L’immeuble dit Brunet du nom de son promoteur est construit entre 1824-1825, comme indiqué par Josette Barre (1993, la colline de la Croix-Rousse, p. 174) : dans le clos St-Benoît, le propriétaire, le teinturier Gonin, a déjà vendu des terrains dans la partie haute de son bien, dont le lot de 720m² sur lequel Brunet a édifié en 1824-1826, un immeuble imposant de 6 étages. Le lacet qui devait être percé directement du quai à l'immeuble Brunet n'a pas été réalisé. En revanche la rue de Flesselles devant relier la maison Brunet à la rue Tolozan est percée.
Il est représentatif des immeubles-ateliers dit de Canuts de la première moitié du XIXe siècle. Son organisation en fonction des chiffres du calendrier (365 fenêtres, 52 appartements, 7 étages, 4 allées) a fait sa célébrité.
Claude Brunet achète un lot de 720 m2 au clos Saint-Benoit localisé à proximité. Il s'agit d'un immeuble-atelier où travaillaient les ouvriers en soie appelés les canuts.
Cet immeuble a servi de bastion aux Canuts révoltés en 1831 et 1834. L’intervention du curé de Saint Bruno en 1834 a permis d’éviter sa destruction par les canons installés sur la terrasse des Chartreux. Il domine l’esplanade Rouville, viaduc construit en 1860 pour permettre la jonction entre la rue de l’Annonciade et le cours des Chartreux (cours Général Giraud) alors récemment ouverts et offre un très beau point de vue sur la colline de Fourvière et les rives de Saône.