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Bourg de L'Hôpital-le-Grand

Dossier IA42003652 réalisé en 2007

Œuvres contenues

Appellationsde L'Hôpital-le-Grand
Dénominationsbourg
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : L'Hôpital-le-Grand
Lieu-dit : le Bourg

Ce petit village situé dans le Forez abritait une commanderie des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, à laquelle, selon la règle, était joint un hôpital ; cette commanderie fut plus tard réunie à celle de Saint-Jean-des-Prés de Montbrison. Le commandeur était seigneur du lieu. Une maladrerie paraît avoir existé sur le chemin de L’Hôpital-le-Grand à Saint-Galmier. Il ne reste aucun vestige des bâtiments de jadis et la vaste maison bourgeoise qui a pris le nom de commanderie (1986 B1 446), toute proche de l’église, n’a rien à voir avec cette époque.

L’église de L’Hôpital-le-Grand est mentionnée en 1209 (Dufour) ; elle dépend de la commanderie d’hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem fondée en 1154 à Montbrison (Saint-Jean-des-Prés). Elle est sous le vocable de la Sainte-Croix au moins depuis le début du 15e siècle. Le chœur a sans doute été reconstruit en 1842 et après plusieurs travaux de rénovation, une restauration globale est menée en 1978.

En 1808, à peine 20 constructions constituent le bourg de la commune de l’Hôpital-le-Grand. L’église a le numéro 15 et le cimetière, situé autour de celle-ci, a le numéro 16. L’édifice correspondant à l’ancienne commanderie avait le numéro 14, propriété de Louis Gilbert Marie Mondon, avoué, située à l’emplacement actuel de la maison bourgeoise actuelle (1983 B1 446), mais avec une emprise entièrement différente. Les numéros 73 (Jean Tissot, maire), et 89 (Jean Lombardin, ancien maire) correspondent à de grosses fermes, semblables à celle du numéro 90 appartenant à Benoît Tixier. Les maisons n° 80, et 81, ainsi que celle ayant le numéro 82 sont la propriété des Hospices de Montbrison, cette dernière numérotation (n°82) correspond vraisemblablement au domaine dit « du Bourg » donné à l’hospice des pauvres infirmes de Montbrison par Jean-Baptiste Poncet, clerc tonsuré décédé à Montbrison le 25 février 1790, aux termes de son testament en date du 25 juin 1778. Ce domaine n'a pas été clairement identifié, à la différence de plusieurs autres appartenant également aux hospices et présents sur la commune.

Une grande place est déjà aménagée au tournant du 18e siècle, intersection des chemins conduisant à Unias / Vauchette / Boisset-lès-Montrond / Montbrison ; toujours présente aujourd’hui, elle est toujours le carrefour des voies conduisant à Montbrison / Saint-Galmier / Saint-Maurice-en-Gourgois. Au 19e siècle une mairie-école est construite au centre du carrefour vers 1851 puis détruite vers 1999 pour y construire l’actuelle mairie. C'est aux environs de cette mairie-école que se tenait le presbytère de la commune. C’est à partir des années 1995 que débute la construction des zones pavillonnaires qui ceinturent le centre du village.

Le bourg, d’après le recensement des populations depuis 1846 comprenait à cette date 34 maisons, puis 40 en 1856, 37 en 1861, 66 en 1891, et 55 de 1901 à 1911.

Le 15 novembre 1885, la commune installe une bascule, puis érige un monument aux morts en 1920. Quinze années plus tard, le projet d'installation d'un lavoir communal voit le jour, et en 1942 il est proposé d'ériger une statue de la Vierge sur une place publique.

Période(s)Principale : Haut Moyen Age
Principale : Epoque contemporaine

église (étudiée) ; monument aux morts (étudié)

Statut de la propriétépropriété privée
propriété de la commune

Annexes

  • Presbytère de la commune de l'Hôpital-le-Grand

    Presbytère de la commune de L'Hôpital-le-Grand, synthèse historique.

    L’église Sainte-Croix de L’Hôpital-le-Grand était, dès 1378, unie à celle d’Unias. Son église paroissiale était alors une annexe de celle d’Uniaz. En 1789, l’Hôpital-le-Grand était annexe de la paroisse d’Unias, seigneurie dans le Forez, élection et archiprêtré de Montbrison ; l’église était sous le vocable de Saint-Laurent. Une lettre du maire de l’Hôpital au préfet, en date du 1er février 1805, précise : « Comme la succursale dont nous dépendons est composée de trois communes : Unias, L’Hôpital-le-Grand, Boisset-les-Montrond, faut-il que ces trois communes concourent ensemble aux réparations de la seule église et à l’acquisition d’un seul presbytère de la commune qui forme le point central de la succursale. Si cela doit être ainsi, on pourra atteindre aux réparations et à l’acquisition qui sont à faire et qui seraient supportables à chacune de ces communes séparées. Vous nous annoncez dans votre instruction qu’il y a une modération dans l’achat de l’ancien presbytère ; mais l’acquéreur de la nôtre ne prétend pas la céder sans bénéfices, car il en a fait le commerce, il a vendu celui de L’Hôpital-le-Grand qu’il avait soumissionné pour racheté celui d’Unias où est le point central de la succursale. » (AD 42, série O736) La commune est érigée en paroisse le 28 août 1808. (Vachet, Paroisses du diocèse de Lyon, 1899, P. 180). En 1838, le 1er février, le préfet pointe la pauvreté de la commune de L’Hôpital-le-Grand (« une des communes les plus pauvres du canton ») qui n’a pas de fonds, la fabrique non plus. Il sera donc fait une demande de secours pour les réparations à faire au presbytère (AD42, série 0 1015). Plus tard, le 30 novembre 1840, le curé demande la construction d’une cave voûtée sous le salon, l’exhaussement de la cuisine et de la salle à manger avec destruction du caveau. Les bâtiments et jardin du presbytère a été acheté il y a 15 à 20 ans (vers 1820 ?) ; réparations et nouvelles constructions faites par la commune, en particulier la dernière : construction d’un salon plafonné, chambre dessus et fournier à côté. Le logis comporte donc, au rez-de-chaussée, une vaste cuisine, salon à cheminée en midi et porte vitrée sur le jardin, salle à manger en nord et caveau à côté, un fournier ; au 1er, 4 chambres avec cheminées. En soir, jardin clos. Deux personnes (le curé et ?) y vivent. Mais la commune refuse de faire de nouveaux travaux, d’autant plus qu’une cave, selon elle, se remplirait fatalement d’eau étant donné la géologie des lieux. Malgré tout, en octobre 1844, un devis de 775 F 60 pour la construction d’une cave et son assainissement est établi. Certains estiment que cette dépense est inutile car la commune n’a pas de fonds libres : ceux-ci doivent servir au solde des réparations faites à l’église. De plus l’argent d’une imposition future devra aller à l’achat ou à la construction d’un bâtiment d’instruction primaire. Néanmoins la majorité est d’avis de faire les travaux d’une cave de 4,80 m carrés, et 2,30 m de profondeur, sous la cuisine, avec drain. Le conseil municipal vote à l’unanimité qu’une partie du presbytère pourrait être affectée à l’instruction primaire. De fait, une lettre de l’instruction primaire à l’adresse du desservant communal de L’Hôpital-le-Grand, datée du 3 mai 1845, précise que : « le presbytère suffit et est assez vaste pour suffire toujours à la tenue de l’école. Si les enfants dégradent la salle de classe, c’est la commune qui doit payer les réparations et non la fabrique. Donc le curé Claveloux est instituteur, même cas à Grézieux paraît-il. On réclame au curé le remboursement de l’indemnisation de logement accordé aux instituteurs…puisque le curé est logé par la commune. S’en suivent plusieurs demandes de travaux à effectuer au presbytère. En octobre 1855 le département refuse d’apporter son secours pour les réparations à effectuer au presbytère ; l’état des travaux, de décembre de la même année, à faire au presbytère et au mur du jardin, est signé par Michelon Jacques, maître maçon à Sury. Les réparations sont à faire à la cuisine (plancher, portes…), à la toiture, au plancher de l’évier, aux murs pour la somme de 680,60 F. Le 27 décembre 1902, le conseil municipal refuse de participer aux travaux de réparation de la cure, attendu que la fabrique dispose de fonds bien plus que suffisants. Projet de travaux pour 7000 F (14 janvier 1904, les travaux suivis par le Garde Champêtre, sont terminés à la cure). En mars 1907, le presbytère est loué pour 190F par an, pour 9 ans.

    Presbytère de la commune de L'Hôpital-le-Grand, archives documentaires.

    AC l'Hôpital-le-Grand, registre des délibérations du conseil municipal

    * 30 novembre 1840. Le curé demande la construction d’une cave voûtée sous le salon, l’exhaussement de la cuisine et de la salle à manger avec destruction du caveau. Les bâtiments et jardin du presbytère a été acheté il y a 15 à 20 ans ; réparations et nouvelles constructions faites par la commune, en particulier la dernière : construction d’un salon plafonné, chambre dessus et fournier à côté. Le logis comporte donc, au Rez-de-chaussée, une vaste cuisine, salon à cheminée en midi et porte vitrée sur le jardin, salle à manger en nord et caveau à côté, un fournier ; au 1er, 4 chambres avec cheminées. En soir, jardin clos. Deux personnes (le curé et ?) y vivent. La commune refuse de faire de nouveaux travaux, d’autant plus qu’une cave se remplirait fatalement d’eau vu la géologie des lieux.

    * 29 octobre 1844. Devis de 775 F 60 pour construction d’une cave et assainissement. Certains disent que c’est inutile et qu’il n’a pas de fonds libres : dépensés pour « solder les réparations faites à l’église », et l’argent d’une imposition future devra aller à l’achat ou construction d’un bâtiment d’instruction primaire. La majorité est d’avis de faire les travaux : cave de 4,80 m carrés, 2,30 m de profondeur, sous la cuisine, avec drain. Le Conseil municipal vote à l’unanimité qu’une partie du presbytère pourrait être affectée à l’instruction primaire.

    * 3 mai 1845 : lettre instruction primaire au desservant, instituteur communal de L’Hôpital-le-Grand : « le presbytère suffit et est assez vaste pour suffire toujours à la tenue de l’école. Si les enfants dégradent la salle de classe, c’est la commune qui doit payer les réparations et non la fabrique. Donc le curé Claveloux est instituteur, même cas à Grézieux paraît-il. [On réclame au curé le remboursement de l’indemnisation de logement accordé aux instituteurs… puisque le curé est logé par la commune.]

    * 10 octobre 1855 : refus de secours du département pour les réparations à effectuer au presbytère.

    * 04 décembre 1855 : État des travaux à faire au presbytère et au mur du jardin, signé Michelon Jacques, maître maçon à Sury. Réparations à la cuisine (plancher, portes…), à la toiture, au plancher de l’évier, aux murs pour 680,60 F.

    * 27 décembre 1902. Le conseil municipal refuse de participer aux travaux de réparation de la cure, attendu que la fabrique dispose de fonds bien plus que suffisants. Projet de travaux pour 7000F (14 janvier 1904, les travaux suivis par le Garde Champêtre, sont terminés à la cure).

    * 15 mars 1907. Location du presbytère pour 190F par an, pour 9 ans.

    AD Loire. Série O 736

    * 12 pluviôse an 13 (1er février 1805). Lettre du maire au préfet. « Comme la succursale d’on nous dépendons est composée de trois communes : Unias, L’Hôpital-le-Grand, Boisset-lès-Montrond, faut-il que ces trois communes concourent ensemble aux réparations de la seule église et à l’acquisition d’un seul presbytère de la commune qui forme le point central de la succursale. Si cela doit être ainsi, on pourra atteindre aux réparations et à l’acquisition qui sont à faire et qui seraient supportables à chacune de ces communes séparées. Vous nous annoncez dans votre instruction qu’il y a une modération dans l’achat de l’ancien presbytère ; mais l’acquéreur de la nôtre ne prétend pas la céder sans bénéfices, car il en a fait le commerce, il a vendu celui de L’Hôpital-le-Grand qu’il avait soumissionné pour racheté celui d’Unias où est le point central de la succursale.

    AD Loire Série O 1015

    * 01 février 1838. Lettre du préfet au maire : L’Hôpital-le-Grand est une des communes les plus pauvres du canton. Demande de secours pour les réparations du presbytère (la fabrique n’a pas les fonds, la commune non plus).

  • Présentation architecturale du Bourg actuel et d’autrefois d’après certains renseignements oraux.

    Présentation architecturale du Bourg actuel et d’autrefois d’après certains renseignements oraux.

    * Parcelle B1 415 : boulangerie, café, dancing, gros four en saillie sur l’arrière de 2,50 m de diamètre, encadrement en brique * Parcelle B1415, 661 : appartient à Giroudon de Sury (début 20e siècle), ferme avec génoise

    * Parcelle B1 722 : marchand de vin* Parcelle B1 417 : ferme ( ?) en long

    * Parcelles B1 421, 692 : ferme divisée en deux logis ( ?) actuellement deux logis avec un étage + comble à surcroît. Petite dépendance sur le côté, génoise. Petite grange sur parcelle 421

    * Parcelle B1 796 : petite ferme en ligne, porcherie en face

    * Parcelle B1 362 : ferme début 20e siècle, de type B. Toiture longs pans, tuiles creuses pour le logis, tuiles plates mécaniques pour la grange-étable, deux niveaux : rez-de-chaussée et étage carré

    * Parcelle B1 695 : ferme limite 19e – 20e siècle, toit longs pans avec tuiles creuses. Encadrement en brique. Deux niveaux : rez-de-chaussée et étage carré. Type A (hangar en retour)

    * Parcelle C1 819 : café la détente * Parcelle C1 34 : café Camille, aître

    * Parcelle C1 808 : épicerie * Le monument aux morts : place du rond point * Parcelle B 748 (face à) : ancien puits, aujourd’hui borne d’incendie

    * la bascule se trouvait devant la mairie, avec à côté la petite épicerie « la détente »

    * A gauche de la cure : plutôt une grange-étable de la cure, actuellement appartement (B1 748 (grange-étable), 747) ; dans l’angle en face, petite épicerie (4e quart 20e siècle) B1 419.

    * Parcelle B1 417 : ferme avec 3 ou 4 vaches (bâtiment perpendiculaire à la rue)

    * Place de la Croix. Ferme détruite (B1 103), idem à côté B1 661 * La croix, vers l’école

    * Maisons le long de la RD détruites il y a 15 ans * Parcelle B1 95 maison encadrement pierre : petite maison ferme * Parcelle B1 722 maison négociant en vin, cave en face, 1 vache et 1 cheval

    * Croix vers Madone, autrefois en pierre (socle) et fonte (croix)

    * Parcelle C1 33 : ancien marchand de vélo

    * Parcelle C1 615 : ancienne boulangerie

    * Parcelles C1 617, 618 : épicerie en fond, Boulangerie / épicerie Tabac depuis au moins 60 ans ; à l’arrière, un dépôt

    * Parcelle C1 25 : ancien maréchal ferrant

    * Parcelle C1 30 : dernière maison dans l’angle anciennement occupée par le garde champêtre

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