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Château de la Bastie d'Urfé

Dossier IA42000621 réalisé en 1999

Fiche

Œuvres contenues

Destinationsmusée
Parties constituantes non étudiéescour, chapelle, grotte artificielle, communs
Dénominationsmaison forte, château
Aire d'étude et cantonBoën - Sail-sous-Couzan
Hydrographiesdérivation du Lignon
AdresseCommune : Saint-Étienne-le-Molard
Lieu-dit : la Bastie d'Urfé
Cadastre : 1826 B4 1201 À 1214, 1228 À 1238, 1244 ; 1986 B4 1435 à 1442, 1445, 1458, 1460, 1751 à 1762, 1892 à 1895

Une domus fortis existe sur le site au 14e siècle, peut-être dès 1331. Vers 1466, Pierre II d'Urfé y fait d'importants travaux (logis avec galerie en bois, au sud de l'aile ouest). Des murs devaient former les trois autres côtés d'une enceinte anglée de tours et entourée de douves. Claude d'Urfé (1501-1558) donne au château son allure actuelle. Compagnon de jeunesse de François Ier (qu'il accompagne en Italie dès 1521-1525), bailli du Forez, sa carrière le conduit de nouveau en Italie, comme ambassadeur auprès du Concile de Trente (1546-1548) puis du Saint-Siège ; il rentre en France en 1551 comme gouverneur des enfants royaux. Dès les années 1540, il élabore un projet d'aménagement du château familial : corps de logis au sud en 1547-1548, rhabillage du corps ouest (rampe et galerie en maçonnerie) avant l'été 1549, corps de garde à l'est vers 1555, poterne au nord. La Bastie est son oeuvre, conçue sans architecte ; plans et élévations traduisent sa culture humaniste raffinée, ses hésitations et revirements, au gré d'une mise en oeuvre parfois maladroite par un maître maçon forézien, Antoine Joinillon. Le chantier s'arrête à sa mort. Honoré d'Urfé s'inspira du lieu en écrivant L'Astrée (1607-1628). La famille d'Urfé s'éteint en 1695 ; la Bastie change plusieurs fois de mains jusqu'en 1872 où elle passe au banquier Verdolin. Les bâtiments sont délabrés et Verdolin fait refaire la toiture du logis (suppression des lucarnes) et araser le 2e étage des bastions. Ruiné, il vend en 1874 la majorité des décors. L'édifice est sauvé par la société savante la Diana qui l'achète en 1909. Depuis la 2e moitié du 20e siècle, d'importantes campagnes de restaurations visent à lui rendre son aspect d'origine.

Période(s)Principale : 15e siècle
Principale : milieu 16e siècle
Secondaire : 17e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 20e siècle
Dates1548, daté par source ; daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Joinillon Antoine maître maçon attribution par source
Personnalité : Urfé Claude d' commanditaire, propriétaire
Personnalité : Urfé Honoré d' habitant célèbre

Le château adopte un plan régulier en U, sur une plate-forme autrefois entourée de douves en eau (dérivation du Lignon). Il est construit en pisé (corps de logis ouest) et en moellons de granite enduits. Le corps de logis principal, comprenant la grotte, la chapelle, la bibliothèque et les chambres des maîtres occupe le sud de la cour. L'étage et le comble sont desservis par un escalier en vis. Le toit pentu est couvert d'ardoise, le comble est éclairé par des lucarnes. Le logis est flanqué au sud par deux bastions de plan polygonal, à rez-de-chaussée voûté (plein cintre à l'ouest, anse de panier à l'est), et à toit terrasse (modifie). Le corps ouest est constitué de pièce de service (rez-de-chaussée) et de pièces de réception à l'étage, donnant sur une galerie desservie par une. L'aile est forme un corps de garde avec sous-sol voûté en anse de panier et rez-de-chaussée constitué de cellules voûtées en berceau, sauf une, voûtée d'arêtes. les toits de ces deux ailes sont à longs pans et croupes, en tuile creuse (un toit en terrasse était prévu sur le corps de garde). Le côté nord était fermé par une poterne et un mur (détruits). Des bâtiments de communs formaient une avant-cour au nord (remaniés). Le jardin (étudié) s'étendait au sud et à l'ouest.

Murspisé
granite
enduit
moellon
Toitardoise, tuile creuse
Plansplan régulier en U
Étagessous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Couvrementsvoûte en berceau plein-cintre
voûte d'arêtes
voûte en berceau segmentaire
voûte en berceau en anse-de-panier
Élévations extérieuresélévation à travées, élévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
États conservationsrestauré
Techniquessculpture
sculpture
vitrail
peinture
menuiserie
céramique

Maison d'homme célèbre ; intérêt botanique. Eléments particulièrement remarquables : la grotte (très bon état de conservation), la chapelle, le jardin (reconstitué par l'archéologie).

Statut de la propriétépropriété d'une association
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquableschapelle, portique, galerie ouverte
Protectionsclassé MH, 1912/10/25
Précisions sur la protection

Château et jardin : classement par arrêté du 25 octobre 1912.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Bardisa Marie - Guibaud Caroline