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Château Lachèze

Dossier IA42003276 inclus dans Les faubourgs de la ville de Montbrison réalisé en 2006

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • jardin d'agrément
    • bassin
    • dépendance
    • garage
Appellationschâteau Lachèze
Destinationsécole maternelle
Parties constituantes non étudiéesjardin d'agrément, bassin, dépendance, garage
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonMontbrison - Montbrison
AdresseCommune : Montbrison
Adresse : 50 avenue d'
Alsace-Lorraine
Cadastre : 1809 D 214 ; 2011 BN 66 a et z

Le plan cadastral de 1809 indique, au lieu-dit Basses-Braies, une vigne (parcelle D 214) et une loge - nom local pour désigner une cabane de vigne - (parcelle D 213) qui appartiennent à « Julliard, receveur ». En 1867, le long de la partie basse de ce terrain, la municipalité ouvre une rue qui dessert le centre ville jusqu´à la gare récemment construite. Cette nouvelle voie de circulation appelée avenue de la Gare devient après la guerre de 1870 l´avenue Alsace-Lorraine. De chaque côté de cette promenade ombragée, les terres agricoles sont achetées par des familles aisées afin d´y bâtir une maison, un petit immeuble de rapport, voire un château et quelques années plus tard des maisons pavillonnaires. Ainsi dans la 2e moitié du 19e siècle, sur la vigne de « Julliard », terrain à forte déclivité, Louis Lachèze et son épouse née Châtelard, font construire au sommet de la butte un château entouré d´un jardin d´agrément. Le portail monumental, qui ouvre sur la nouvelle avenue, montre en couronnement le chiffre LC, initiales des commanditaires Lachèze-Châtelard ; Louis Lachèze est fils d´un ingénieur et petit fils de Claude Lachèze, l´ancien maire de Montbrison de 1801 à 1812. Cette demeure de notable - rare château de la ville - est réalisée par les architectes lyonnais Henri Feuga et Henri Despierre. Les matrices cadastrales précisent que ce domaine constitué des « maison, loge du concierge, bâtiment » est achevé en 1874 et imposable en 1877. C´est probablement à cette date que les célèbres pépiniéristes et architectes paysagers Luizet et Barret d´Ecully (Rhône) procèdent à l´aménagement du parc arboré. Dans le 1er quart du 20e siècle, le jardin est amputé, le long de l´avenue d'Alsace-Lorraine, d´une bande de terrain pour l´installation d´un lotissement constitué de cinq maisons pavillonnaires implantées de part et d´autre du portail d´entrée (parcelles BN 67 à BN 71). A la même époque, une remise est édifiée dans la partie haute du parc. En 1950, le domaine est acheté par la commune pour y établir, dès 1951, une école complémentaire de filles ; établissement déplacé lorsqu´en 1964, il devient collège d´enseignement supérieur. Le château accueille alors une école maternelle publique ; il est prévu que l´école maternelle soit transférée en 2014 vers le nouveau complexe scolaire, sur le site Brillé.

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle
Dates1874, daté par source
Auteur(s)Auteur : Luizet-Barret architecte paysagiste attribution par travaux historiques
Personnalité : Lachèze, Louis commanditaire
Personnalité : Châtelard, demoiselle commanditaire
Auteur : Despierre Henri
Henri Despierre

Architecte (1835-1909), né à Bourg-en-Bresse, collaborateur puis associé d'Henri Feuga à partir de 1872.


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architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Feuga Henri
Henri Feuga

Architecte lyonnais (1819-1884), maire de Brindas et conseiller général du canton de Vaugneray dans les années 1870.


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architecte attribution par travaux historiques

L´édifice présente des solins de granite en pierre de taille et ses murs sont constitués de moellons de granite et de calcaire couverts d´un enduit. La tour est tout en pierre de taille et la toiture en ardoise. La demeure, de plan symétrique, montre des façades à travées : cinq travées dans les élévations principale et postérieure, trois travées dans les élévations latérales. La façade principale du côté du parc est agrémentée d´une tour à pans coupés qui constitue l´axe de symétrie de la maison ; l´élévation postérieure possède un avant-corps axial légèrement saillant. La toiture est à longs pans et croupes, sa tour est couverte d´une flèche polygonale avec épi de faîtage et girouette, l´avant-corps reçoit un toit en pavillon. Une haute souche de cheminée s´élève sur chacun des versants. Le toit est agrémenté de quatre oeil-de-boeuf du côté de la façade principale et de lucarnes-pignons sur les autres versants formant un étage de comble, à l´exception de la tour et de l´avant-corps qui possèdent un étage carré supplémentaire. L´étage de soubassement, orienté du côté de l´élévation principale, est masqué par une terrasse bordée d´un garde-corps à balustres en pierre ; celle-ci est interrompue en son milieu par un degré extérieur convexe qui donne monumentalité et accessibilité au rez-de-chaussée surélevé ouvrant sur le grand vestibule d´honneur. L´intérieur de l´édifice est distribué par un escalier tournant à retours avec jour, suspendu. La rampe d´appui est en fonte. L´étage de soubassement, sur entrevous en brique cimentée, est accessible par un escalier à une volée droite, installé sous l´escalier principal. Le décor d´architecture reste discret. La tour est mise en valeur par un bossage à refends dans ses deux premiers niveaux tandis que des frontons curvilignes garnissent les dessus de fenêtres de l´étage attique, au 3e niveau. L´ensemble des élévations est orné de bandeaux d´étage, de chaînes d´angle à refends, d´encadrements de baies, de tables saillantes au-dessus des fenêtres du rez-de-chaussée surélevé ; une simple corniche moulurée couronne l´étage carré. Les garde-corps des baies sont en fonte. La distribution intérieure est symétrique : l´axe étant réalisé par le vestibule d´honneur et l´escalier intérieur. Quatre pièces se répartissent de part et d´autre de cet axe, avec un jeu de fausses portes et fausses fenêtres, soit deux salons de chaque côté de la tour, une bibliothèque ( ?) à l´arrière du côté de la cour ; la quatrième pièce est restructurée. Le parc aujourd´hui très modifié est délimité par un mur de clôture en mâchefer enduit, posé sur un solin de pierres et protégé par un chaperon de tuiles. Subsistent de la création initiale du jardin d´agrément, le portail monumental en fer forgé, trois terrasses en terre-plein étagées maintenues par un mur de soutènement et le bassin. Les bâtiments annexes implantés dans la partie haute du parc ne sont pas étudiés.

Mursgranite
calcaire
pierre
résidu industriel en gros oeuvre
enduit
pierre de taille
moellon
Toitardoise, tuile
Plansplan symétrique
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
flèche polygonale
toit en pavillon
croupe
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit
escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour suspendu
escalier intérieur : escalier droit en maçonnerie
États conservationsremanié, bon état, désaffecté
Techniquesferronnerie
sculpture
fonderie
mosaïque
Précision représentations

Le couronnement du portail d'entrée se compose d'un médaillon axial, dans lequel est inscrit le chiffre LC surmonté d'un fleuron, encadré par une guirlande de rinceaux et fleurons. La porte axiale de la tour est ornée d´un médaillon en demi-relief aux initiales LC tenues par un mufle de lion, des chutes végétales et des branches de laurier croisées. Les garde-corps des fenêtres et la rampe d'appui intérieure sont à décor de rinceaux et fleurons. Le sol du vestibule est couvert d´une mosaïque à motifs de fleurons dans les angles.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Les fonds d´archives des pépiniéristes, horticulteurs et architectes paysagistes Luizet et Barret ont été rassemblés par Gabriel Luizet et Antoine Barret en 1912. Après le décès de Gabriel Luizet, en 1922, ces deux sociétés éculloises, fusionnent en une seule entreprise à partir de 1925.

    Au moment de la construction du château Lachèze, de 1874 à 1877, les sociétés Luizet et Barret sont des maisons concurrentes dirigées, l´une par Marc Antoine Luizet (1820-1897) et son fils Gabriel Luizet (1845-1922), l´autre par Victor Barret (1834-1885).

    L´étude du fonds Luizet-Barret dresse la liste des propriétés dans lesquelles ces célèbres architectes paysagistes sont intervenus ; la propriété de Monsieur Lachèze à Montbrison y est mentionnée sans que l'un des trois noms soit spécifié.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série 3P 1059 à 3P 1064 et 3P 1072 à 3P 1073. Etat des sections et matrices cadastrales de Montbrison

  • DRAC Rhône-Alpes. Service des Monuments historiques. Cote HA2 AUD Luizet-Barret. France. ARTOPOS de l´école d´architecture de Marseille-Luminy. Inventaire du fonds d´archives des paysagistes Luizet et Barret. Rapport final de la mission d´étude n° 97/2/69/003. Dir. Alix Audurier-Cros ; collab. Sylvia Bellono-Mazard, Véronique Fosset. Marseille : équipe de recherche Artopos, juillet 2000, multigr et cédérom.

    Listing p. 18
Documents figurés
  • Parcellaire de Montbrison. Section D dite du Chef-lieu. Reboul, géomètre, Montbrison, 1809. Papier, encre brune, lavis brun. Ech. 1/2500e. (AC Montbrison)

  • Ecole maternelle du château Lachèze Bureau d'études, Montbrison. [2e moitié 20e siècle], tirage, 42 x 59, 4 cm, éch. 1 : 200. Annotations : sous-sol (cave et chaufferie), 196 m2, école rez-de-chaussée, 195 m2, école 1er étage, 195 m2, 2e étage appartement 1, 72 m2, appartement 2, 99 m2 (AC Montbrison, bureau d'études)

  • LAPIE (une pie)/(v°) EN AVION AU DESSUS DE .../ 22. MONTBRISON (Loire)/ Château Lachèze/ Edition LAPIE - 125 rue Garibaldi St-MAUR (Seine)/ Véritable photo au bromure : reprod. Interdite (emplacement timbre) : LAPIE/ SERVICE/ AERIEN (Coll. Part. L. Tissier)

Bibliographie
  • CHARVET, E.-L.-G. Lyon artistique. Architectes. Notices biographiques et bibliographiques. Lyon : Bernoux et Cumin, 1899.

    p. 128-129, 150
  • SALOMON, Emile. Les châteaux historiques : manoirs, maisons fortes, gentilhommières, anciens fiefs du Forez et des enclaves du Lyonnais, du Beaujolais et du Macônnais qui ont formé le département de la Loire ; ill. par le Vicomte Gaston de Jourda de Vaux et Henry Gonnard. Réimpression de l'édition de Hennebont de 1916, 1922, 1926. Marseille : Laffitte, 1979. 3 Vol. (446-464-361 p.) : ill.; 30 cm

    t.1, p. 274-276
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Conseil général de la Loire © Conseil général de la Loire - Hartmann-Nussbaum Simone