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Demeure, dite château de Quérézieux

Dossier IA42002471 réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Appellationschâteau
Parties constituantes non étudiéescommuns
Dénominationsmaison forte, demeure
Aire d'étude et cantonMontbrison - Montbrison
AdresseCommune : Écotay-l'Olme
Lieu-dit : Quérézieux
Cadastre : 1808 B 266, 267 ; 1986 B 28 à 34

Une domus de Carisiaco est citée en 1220 par les chartes du Forez (Dufour), et un Petrus de Cayrisieu, domicellus, est mentionné en 1356 et 1362. Cette maison forte est identifiée par Salomon à la maison dont certaines parties sont datables du 17e siècle, édifiée au nord du hameau de Quérézieux (IA42002497), mais pourrait aussi désigner le site où s´établissent les seigneurs d´Ecotay à la fin du Moyen Âge, plus au sud, délaissant le château fort d´Ecotay. Un édifice plus ancien a sans doute en effet précédé leur "chastel neuf et maison fort d´Escotay" où est passé en 1571 le contrat de mariage entre Anne d´Urfé et Diane de Châteaumorand, en présence de François de Chalmazel, seigneur d´Ecotay. A la fin du 17e siècle, la seigneurie d´Ecotay passe à la famille de La Roue, de Saint-Anthème, puis à une famille piémontaise (marquis de Saint-Germain, Saint-Damien, Rivarol et autres places). Louis-Anne de Rivarol, réside "en son château d´Ecotay paroisse de Verrières" d´après les actes qu´il signe (Meaux). Il meurt en 1753 et ses terres passent à son neveu, qui réside en Piémont, mais entretient le château (il le fait "recouvrir à taille ouverte et réparer"). En 1765 le service de la "prébende... ou commission des messes de la chapelle du château de Saint-Anthème, diocèse de Clermont [...] doit se transférer en la chapelle du château d´Ecotay" (le château de Saint-Anthème ayant brûlé peu auparavant). En 1801, tous les biens de Forez et d´Auvergne des Rivarol sont vendus à trois marchands de biens associés. Les biens dépendant de l´ancienne seigneurie d´Ecotay sont revendus le 2 août 1804 à la famille de Meaux. En 1806, Antoine Granjon donne une description succincte de l´édifice : "carré parfait flanqué aux quatre angles saillants de tours rondes, il n´a besoin que de quelques réparations", qui correspond au plan du cadastre de 1808 : un château de plan quadrangulaire, avec deux ailes (sud et est) cantonnées de tours rondes aux angles, une aile plus étroite à l´ouest et une dernière aile plus longue et plus large au nord, délimitant une petite cour carrée au coeur de l´édifice. Une longue allée conduisait du chemin d´Ecotay vers l´avant cour du château, à l´ouest. Ce château était complété par des dépendances autour d´une seconde cour à l´est, comportant un grand bâtiment de communs de plan allongé (date portée du 18e siècle ; selon A. Carcel, mur nord en partie en maçonneries médiévales), au nord, avec un corps de bâtiment perpendiculaire au milieu (comportant une salle à trois vaisseaux voûtés d´arêtes sur des colonnes, datée par A. Carcel du 16e siècle) et d´un petit bâtiment bordant un bassin de forme allongée. Au sud s´étendait un jardin de plan rectangulaire, avec un pavillon dans l´angle nord-ouest. Le château est totalement reconstruit dans la première moitié du 19e siècle (des salles voûtées en berceau plein-cintre, datant de l'édifice antérieur, seraient conservées dans les substructions). Le toit aurait été posé en 1814 (Carcel). Selon un Procès-verbal d´état des lieux établi le 15 décembre 1845 pour Célinie de Waters, veuve d' Augustin de Meaux (A. Privées, copie partielle dans les archives du SDAP), le domaine comprend alors "1. Un grand corps de bâtiment appelé le château (...) lequel quoique construit depuis longtemps n´a reçu ni plancher, ni division, ni boiserie et les murs sont restés bruts. 2. Un jardin potager dont la clôture n´est pas encore achevée. 3. et une loge couverte en paille". L'édifice n´est aménagé, meublé et doté d´un parc (étudié) que dans les années 1850 (la chapelle est consacrée dès 1847 par le cardinal de Bonald ; Carcel). Il devient la résidence secondaire du vicomte Camille de Meaux, ministre de l´Agriculture et du Commerce, gendre de Charles de Montalembert (dont la bibliothèque est conservée au château), et fréquenté par des personnalités du milieu catholique libéral. L´édifice a été inscrit MH partiellement en 1990 (façades et toitures, aménagements et décors intérieurs : hall d'entrée, escalier, grand et petit salons, salle à manger, chapelle ; communs (à l'exception du bâtiment transformé au 19e siècle) et bibliothèque de Montalembert installée à l´étage du bâtiment en retour des communs, au-dessus de la salle voûtée).

Période(s)Principale : 16e siècle , (?)
Principale : 18e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Secondaire : milieu 19e siècle
Auteur(s)Personnalité : Meaux Camille vicomte de propriétaire
Personnalité : Montalembert Charles de personnage célèbre

La demeure a un plan rectangulaire et comporte trois niveaux et un comble. La façade sud compte 15 travées, rythmées par un avant-corps central de trois travées, en légère saillie, surmonté d´un fronton (décor sculpté : armoiries de Meaux et de Waters), et par des pilastres qui séparent les deux dernières travées de chaque côté. Un perron avec escalier tournant à chaque extrémité permet de racheter la déclivité du terrain du côté sud pour l´accès principal au rez-de-chaussée. Celui-ci est distribué par un vestibule précédant un grand escalier (tournant à retours, avec jour), à l´est de l´avant-corps. La moitié ouest du rez-de-chaussée est occupée par les pièces de réception (grand salon derrière l´avant-corps, salon ou billard, grande salle à manger, petite salle à manger) ouvertes en façade sud et bordées sur l´arrière par un corridor de service qui relie le grand escalier à l´extrémité ouest de l´édifice où se trouvent l´entrée et un escalier de service (au nord) et l´office. La partie restante du bâtiment, à l´est, est divisée en quatre pièces de séjour. L´étage est occupé par des chambres et par la chapelle, du côté ouest.

Mursgranite
maçonnerie
Plansplan rectangulaire symétrique
Étages2 étages carrés
Couvrementsvoûte d'arêtes
fausse voûte en anse-de-panier
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour
Techniquespapier peint
Précision représentations

Papiers peints du milieu du 19e dans deux chambres de l'étage.

L'édifice n'a pas été visité.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH partiellement, 1990/01/22

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. CRMH Rhône-Alpes, Lyon. Dossier de protection du château de Quérézieux (cote MHAAA 99-0864). Notice du château de Quérézieux par Anne Carcel, vers 1989. Dossier de photographies. Rapports établis en vue de la présentation en Commission Régionale du Patrimoine Historique, Archéologique et Ethnologique le 10 juillet 1989.

  • Bibl. Diana, Montbrison. GRANJON, Antoine. Statistique du département de la Loire. Manuscrit, vers 1806.

    p. 111 B Diana Montbrison
Documents figurés
  • Château d´Ecotay. Edition D. Perroton [Vue du château de Quérézieux depuis le plan d´eau]. / D. Perroton (éditeur). 1 impr. photoméc (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (tampon 1911). Coll. Part. L. Tissier.

Bibliographie
  • DUFOUR, J.-E. Dictionnaire topographique du Forez et des paroisses du Lyonnais et du Beaujolais formant le département de la Loire. Mâcon : imprimerie Protat frères, 1946.

    col. 776
  • LONGEON, Claude. Documents sur la vie intellectuelle en Forez au XVIe siècle. Saint-Etienne : Centre d'études foréziennes, 1973

    p. 55
  • SALOMON, Emile. Les châteaux historiques : manoirs, maisons fortes, gentilhommières, anciens fiefs du Forez et des enclaves du Lyonnais, du Beaujolais et du Macônnais qui ont formé le département de la Loire ; ill. par le Vicomte Gaston de Jourda de Vaux et Henry Gonnard. Réimpression de l'édition de Hennebont de 1916, 1922, 1926. Marseille : Laffitte, 1979. 3 Vol. (446-464-361 p.) : ill.; 30 cm

    p. 288-290
  • SONYER DU LAC, Jean-Baptiste. Les fiefs du Forez ; d'après le manuscrit inédit de M. Sonyer Du Lac, premier avocat du roi au siège domanial de Montbrison, ressort et comté de Forez, en 1788 ; avec notes, carte et une table raisonnée des noms de lieux et de personnes jointes audit recueil par M. P. d'Assier de Valenches,... Lyon : Impr. L. Perrin, 1858

    p. 77
Périodiques
  • MEAUX, [Maurice ?] de. Histoire d´une seigneurie forézienne au XVIIIIe sous la possession d´une grande famille italienne. Bulletin de la Diana, T. XLVII, n°5, 1982

    p. 181-191
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