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Église prieurale et paroissiale Saint-Thomas

Dossier IA42001498 inclus dans Prieuré de Saint-Thomas (Saint-Thomas-les-Nonnains) réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Voir

Genrede bénédictines
VocablesSaint-Thomas
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Saint-Thomas-la-Garde
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 1814 A 189 ; 1984 A 635

Une église paroissiale Saint-Thomas, dépendant de l'abbaye d'Ainay (à Lyon), existait déjà au début du 13e siècle : c'est cet édifice qui est donné en 1213 par l'archevêque Renaud à une nouvelle communauté religieuse fondée en 1206. L'édifice actuel présente des vestiges qui peuvent correspondre à ce premier édifice, datable de la fin du 12e siècle : chevet, abside et choeur, première travée de nef, éléments de portail et de fenêtre en remploi dans la façade. La nef a sans doute été allongée à une date précoce (13e siècle ?), et sa façade dotée d'un clocher-mur. Deux chapelles non symétriques ont été ajoutées entre la fin du 15e et le 17e siècles, dédiées à la Vierge (chapelle sud) et à saint Thomas (chapelle nord). Une tribune en charpente a été aménagée dans la nef pour permettre aux religieuses d'assister aux offices ; elle est attestée à partir de 1614. La communauté de religieuses ayant été supprimée en 1755, l'église n'a plus eu qu'un usage paroissial et la tribune a été supprimée, sans doute dès avant la Révolution. Le clocher est reconstruit entre 1842 et 1845, sur un projet de Faure, garde du Génie à Montbrison. A l'occasion de ces travaux, on découvre des fentes dans les voûtes ; certaines parties s'écroulent, d'autres sont étayées ; cet état semble subsister durant les quarante années suivantes. Des réparations, puis l'agrandissement de l´église, par construction de deux chapelles latérales, sont projetés respectivement en 1865 et 1879, sur des projet d'A. Favrot, architecte de l'arrondissement de Montbrison, qui restent sans suite. En août 1884, à la suite d'une campagne de petits travaux de réparation, le mauvais état de l'église est mis en évidence : les voûtes des travées II et III s'écroulent partiellement. Un nouveau devis est donc établi par A. Favrot en octobre 1884 et les voûtes sont immédiatement reconstruites (en brique) par Georges Rolland, entrepreneur à Montbrison. Un second devis estimatif pour les travaux à terminer est rédigé le 24 juin 1885, qui porte sur des ouvrages de vitrerie ou d'aménagement intérieur, et prévoit surtout la réfection de la façade, dotée d'un décor de ciment, et dont le portail semble avoir été très restauré. En 1894, un projet est donné par Auguste Jeandeaux, successeur d'A. Favrot, pour la construction d'un dépôt d'objets du culte de grande taille (en particulier les objets funéraires) au sud-ouest de l'église ; on décide peu après de lui ajouter une sacristie, au sud de la travée III. Ces bâtiments sont achevés par l'entrepreneur Jean-Marie Genevrier à l´automne 1898, et la façade du dépôt, à décor néo-roman, vient compléter celle de l'église, lui donnant son aspect définitif.

Période(s)Principale : 2e moitié 11e siècle
Principale : 2e moitié 14e siècle
Secondaire : 2e moitié 15e siècle
Auteur(s)Auteur : Levelut Claude maître maçon attribution par source
Auteur : Favrot A. architecte départemental attribution par source
Auteur : Rolland Georges entrepreneur attribution par source
Auteur : Jeandeaux Auguste architecte attribution par source
Auteur : Genevrier Jean-Marie entrepreneur attribution par source

L´église se compose d´une nef unique de 5 travées de longueur inégale terminée en abside semi-circulaire, avec trois chapelles : chapelle de la Vierge, ou des Chabeu, au sud-est, chapelle Saint-Thomas au nord-ouest, chapelle Saint-Vincent au sud-ouest, surmontée du clocher à trois niveaux. Une sacristie est accolée au sud de la travée III et un dépôt au sud de la travée I. L´église avait trois accès : le portail occidental, une porte au nord, dans la travée VI, donnant dans le cimetière, et une porte au sud, dans la travée III, donnant actuellement dans la sacristie (et autrefois dans le prieuré ? Une autre porte reliant la chapelle de la Vierge à la cour du prieuré semble avoir été murée). Les parties anciennes de l´église sont construites en granite (ou grès ?) à grain fin, de couleur jaune, grise ou gris-rose. Les murs plus récents ont été reconstruits en moellon de granite gris (provenant en grande partie de Moingt) ; la sacristie est construite en moellon de granite avec des encadrements de fenêtre, des angles et une corniche en brique. L´abside est voûtée en cul-de-four, les travées IV et V sont voûtées en anse-de-panier, avec arcs doubleaux supportés par des piliers ; les piliers ouest sont contrebutés par des contreforts. Le mur nord de la travée IV conserve un arc formeret creusé dans l´épaisseur du mur. Les travées III, II et I sont voûtées d´ogives retombant sur des piliers, en brique. Les chapelles sont voûtées d´ogives, avec une clef de voûte sculptée et nervures en granite. La travée III est épaulée par deux contreforts côté nord. La façade occidentale est recouverte d´un enduit au ciment avec un décor en relief (voir décor sculpté). La partie principale est percée d´un portail surmonté d´une fenêtre. L'église est couverte de toits à longs pans, en tuile creuse, avec croupe polygonale sur le cul-de-four, appentis sur la chapelle Saint-Thomas, pavillon sur le clocher. La sacristie est couverte en fibrociment et le dépôt en tôle.

Mursgranite
ciment
moellon
moyen appareil
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrementsvoûte d'ogives
voûte en berceau
voûte en berceau en anse-de-panier
Couverturestoit à longs pans
appentis
toit en pavillon
croupe polygonale
Escaliersescalier hors-oeuvre : escalier droit en charpente
Techniquessculpture
Précision représentations

Voir description du décor sculpté.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Historique complémentaire :

    L´église romane et ses premières adjonctions :

    En 1213, l'archevêque Renaud donne l'église paroissiale de Saint-Thomas, qui dépendait de l´abbé d´Ainay (à Lyon), à la nouvelle communauté religieuse fondée dans la paroisse en 1206. Le vocable de Saint-Thomas est attesté dès 1213. L´édifice actuel présente des vestiges qui peuvent correspondre à ce premier édifice, datable de la fin du 12e siècle : chevet (appareillage en pierre de taille layée, larmiers des contreforts ornés de boules ou de tresses), abside et choeur (impostes ornés de motifs romans de boules, rectangles, billettes ou cordon, petite fenêtre sud, arc formeret destiné à alléger les maçonneries et porte nord à linteau en bâtière sur coussinets), éléments de portail et de fenêtre en remploi dans la façade.

    L´abside romane en hémicycle semble avoir eu, à l´origine, deux fenêtres. La fenêtre axiale a été murée, sans doute à une date assez ancienne, et pour établir la clôture du couvent : en effet le mur fermant la cour située au sud-est du chevet (emprise de l´ancien cloître ?) prend appui sur l'église à l'emplacement de cette baie. Côté intérieur, le large ébrasement et l´appui horizontal sont des réfections. Du côté nord, il ne semble pas y avoir eu de fenêtre dans l´abside primitive (si on tient compte de la taille de l´ébrasement de la fenêtre romane subsistant dans le mur sud de la travée V) ; la fenêtre actuelle, en arc brisé, à double ébrasement en pierre taillée, peut dater du 17e siècle (? elle est représentée sur le plan d´état des lieux de 1879). Du côté sud, la fenêtre actuelle peut occuper l´emplacement d´une fenêtre plus ancienne ; il s´agit d´une large fenêtre en plein cintre, dont l´ébrasement est voûté partiellement en brique, avec un encadrement en granite gris, qui semble du même modèle que la fenêtre percée dans le mur nord de la travée V, et, peut-être, que la fenêtre de la chapelle des Chabeu. La travée de choeur (travée V) est également éclairée par deux fenêtres : la fenêtre sud, à linteau monolithe en plein-cintre et profond ébrasement soigneusement appareillé, est le seule fenêtre romane subsistante et donne le gabarit des percements primitifs ; la fenêtre nord, à une lancette légèrement brisée, est peut-être l´agrandissement d´une fenêtre romane dont subsisterait l´archivolte de l´ébrasement intérieur. L-P Gras a vu dans le sol du choeur (refait en 1884), à gauche, une pierre sculptée en forme de "rectangle orné d´un sautoir accompagné de chaque côté de trois arcatures aveugles ogivales, dont deux trilobées intérieurement et la dernière remplie par un petit personnage à grosse tête et terminé en gaine. Ce fragment peut avoir été soit un ancien autel, soit un cancel ou barrière de choeur" (Gras, Obituaire..., p. 99 ; étudié, IM42002139). La travée IV, de plan presque carré, fait encore partie de l´église primitive. Son mur nord est percé d´une porte à linteau droit extradossé en bâtière et reposant sur des coussinets, de facture soignée, qui donnait sans doute vers le cimetière. L´abside est voûtée en cul-de-four, la travée de choeur et la travée IV sont voûtées en berceau, et présentent des appareillages similaires, avec une ligne de rupture par rapport aux murs : leur voûtement semble avoir été refait (au 13e siècle ?).

    Le reste de la nef (travées III, II et I) serait une extension de cette première église, qui pourrait être liée à l´installation de la clôture monastique et au partage de l´église entre couvent et paroisse : il a peut-être été nécessaire d´allonger la nef pour accueillir les paroissiens hors de l´espace réservé aux moniales. Cet agrandissement a sans doute été assez précoce : en effet, avant les travaux de la fin du 19e siècle, l´église semble avoir possédé un clocher-mur, situé "au-dessus de l'entrée" (AD Loire, H 30/4. 13 mai 1751 Procès-verbal de visite des bâtiments...), au-dessus d´un mur délimitant des "cabinets" (AD Loire, V 896, devis du 9 décembre 1842) ou "réduits" (L.-P. Gras, Obituaire..., p. 96). La présence d´un clocher-mur situerait la construction de la façade à une date assez ancienne, peut-être au 13e siècle. L-P Gras mentionne également la présence, dans la travée IV, d´une clef de voûte (disparue) avec un blason écartelé "dont la forme allongée appartient au 14e siècle", qu´il attribue à la prieure Catherine du Saix (écartelé d´or et de gueules ; Gras, Obituaire..., p. 98) : la voûte de cette partie de la nef aurait donc été construite ou reconstruite à cette époque. Une porte semble avoir existé dans le mur sud de la travée III dès avant les travaux du 19e siècle, puisqu´il est question de la démurer pour donner accès à la sacristie que l´on projette de construire en 1895. elle aurait alors mis en communication le prieuré et la partie paroissiale de la nef ; on peut la rapprocher aussi de la porte mentionnée par le Procès-verbal de visite de 1751 entre le prieuré et l´église (cf. infra).

    Sur l´édifice roman primitif ont été greffées deux chapelles : la première, au sud de la travée IV (chapelle de la Vierge), a une clef de voûte aux armes des Chabeu, famille dont trois prieures seraient issues au 15e siècle (Gras, Obituaire..., p. 50 : Antoinette de Chabeu, morte en 1500, Claudine de Chabeu, prieure en 1545, et une autre Claudine de Chabeu, morte en 1592. Gras indique également, p. 54, que Marguerite de Bouthéon, mariée vers 1400 à Jean de Chabeu-Becerel, a eu trois filles prieures à Saint-Thomas). Cette chapelle contenait le caveau des prieures du couvent (ibid., p. 99). Elle était éclairée par une fenêtre en arc brisé, remplacée (au 19e siècle ?) par une fenêtre moins haute et plus large, en plein cintre. J. Verrier y a noté l´existence d´une étroite porte murée, dans le mur sud, qui pouvait être utilisée comme accès par les religieuses (Verrier, 2011, p. 25) ; il peut s´agir de la porte évoquée dans le Procès-verbal de visite des bâtiments... du 13 mai 1751, AD Loire, H 30/4).

    La seconde chapelle (chapelle Saint-Thomas), au nord de la travée II, a une clef de voûte portant l´inscription XOUNIASSY, peut-être pour Cogniassy, famille dont la présence est attestée dans la paroisse dès le début du 17e siècle (ibid., p. 97). La fenêtre est à une lancette en arc brisé ; à l´extérieur, son mur est couronné d´une corniche en granite mouluré à baguette.

    L´église à l´époque moderne :

    L.-P. Gras aurait vu dans l´édifice des restes de peintures murales : "Dans l´église, une fresque, largement peinte sur la muraille et qu´un malheureux badigeon a recouverte, représentait deux bénédictines en grand costume, accompagnées d´une novice", que Gras suppose être les trois dames prieures de Coligny, Diane de Coligny, prieure de 1621 à 1662, et ses tantes auxquelles elle a succédé (p. 85.)

    La visite pastorale du 19 juin 1614 indique que l´autel de la paroisse, qui est le seul autel pour le culte paroissial, est situé sur la tribune. La prieure présente à la cure. L´église est "assez pauvre" et "assez mal accommodée", et ce sont les religieuses qui s´occupent de la luminaire. Il y a 60 communiants. La visite suivante, du 17 juin 1662, explique que "l´église est partagée par un mur : une moitié est réservée aux religieuses, l´autre au service paroissial", et que selon une ancienne coutume, le curé dit la messe et les vêpres sur le grand autel dans la partie réservée aux religieuses, qui répondent de leur choeur ; cependant, "l´autel de la paroisse est en haut, en une tribune" pourrie, où l´on dit rarement la messe. Il y a 80 communiants. La paroisse n´a pas d´ornements à elle, ce sont les religieuses qui les fournissent, ce qui explique l´absence de sacristie.

    Le procès-verbal de visite de 1751 (AD Loire, série H : 30) précise les dispositions de l´église au milieu du 18e siècle : celle-ci est entièrement voûtée (la voûte est en mauvais état, "entr´ouverte en plusieurs endroits". L´entrée principale est le portail occidental, les religieuses disposant d´une petite porte du côté sud (la porte murée du mur sud de la chapelle des Chabeu ?). L´autel se trouve dans la travée de choeur. Le sanctuaire est séparé de la nef par "une petite balustrade en bois à hauteur d´appui" qui sert de table de communion. Les deux chapelles existantes sont dédiées à la Vierge (chapelle sud) et à saint Thomas (chapelle nord). Le clocher est situé au-dessus de l´entrée. La tribune des religieuses est décrite avec une certaine précision : "La nef est coupée par le milieu à peu près par un ouvrage considérable en bois élevé au dessus du pavé à la hauteur d´environ 9 pieds, soutenu par des consoles de pierre qui prennent dans le mur de l´église, ce qui occasionne une obscurité considérable dans cette partie de l´église qui n´est éclairée par aucun vitraux. Le devant de cette ouvrage servant de tribune étoit clos en face de l´autel par une grille en bois jusqu´à la voûte". Le curé faisant fonction d´aumônier monte à cette tribune "par un escalier en bois prenant pied dans ladite église, pour donner la communion aux dames" ; la tribune a aussi un accès extérieur "au coin de la cave du cloître du coté de bize est une espèce de petit bâtiment dans lequel il y a un méchant escalier pour monter à la tribune qui servoit de choeur pour les offices desdites dames". L.-P. Gras indique que la tribune était supportée par "les lourds piliers carrés de l´arc triomphal" (p. 98), mais ne dit pas si cette affirmation est une supposition ou si elle se base sur des témoignages matériels ou oraux. La tribune, en mauvais état et inconfortable, dût en effet être démontée assez rapidement après la suppression du couvent.

    Enfin, le procès-verbal de visite de 1751 indique que "les vases sacrés ont toujours été à l´usage de la paroisse, sans qu´il paraisse que les dames en aient eu pour elles", ce qui est contraire à ce que rapporte la visite pastorale de 1662.

    Les travaux du 19e siècle  :

    En 1839, une subvention du Ministères de la Justice et des Cultes est accordée pour la réfection de l´église ; le député Lachèze a pu intervenir en faveur de la commune pour l´obtention de cette somme (AD Loire, V 896). La commune obtient dans un premier temps de pouvoir affecter cette somme à des travaux sur le presbytère, jugés plus urgents, mais peu après les priorités changent et en 1841 il est question de reconstruire le clocher (voire dès 1837, lettre du curé Valentin ; AD Loire, V 896), "que les temps ont en partie détruit" (AD Loire. Série 2 E : 573, 13 mai 1841). Ce clocher était situé au-dessus de l'entrée (AD Loire, H 30/4. 13 mai 1751 Procès-verbal de visite des bâtiments...), à l´aplomb du mur construit en retrait de la façade, encore visible sur les plans du 19e siècle, délimitant peut-être ce que le devis du 9 décembre 1842 (AD Loire, V 896) appelle des "cabinets". Sa forme n'est pas décrite, mais selon ce dernier document il dispose d´une charpente. Le nouveau clocher doit être édifié en hors-oeuvre, au sud de la travée II ; son rez-de-chaussée, ouvert vers l´église, formera ainsi une chapelle (dédiée à saint Vincent) en pendant à celle existant du côté nord. La commune fait pour cela l´acquisition d´une parcelle de terrain appartenant à Georges Nizès, instituteur (procès-verbal d´estimation du 1er août, AD Loire, V 896, et délibération du 2 août 1842, AC). Un devis est dressé le 15 mai 1842 par Claude Levelut maître maçon, entrepreneur de bâtiment, et Jean Savatier, maître menuisier et entrepreneur, domiciliés à Montbrison, qui prévoit de la maçonnerie en moellons piqués jusqu´au 1er, 2e et 3e cordons, un beffroi à 3 cases, un portail en bas et en haut de l´escalier (45 marches) d´accès extérieur qui longe la façade sud (2998,31 F). La commune vote 1000 F pour aider la fabrique et peu après une somme de 600 F provenant de dons s´ajoute à ce budget (AC). Une adjudication des travaux a lieu à la suite, à laquelle Georges Nizès "propriétaire et constructeur demeurant à Saint-Thomas-la-Garde", est le seul à répondre. Mais dès octobre 1842, les voûtes montrent des problèmes de stabilité (AD Loire, V 896, délibération du conseil de fabrique du 1er octobre 1842 : "la réparation de la voûte de l´église qui en est déjà tombé une partie [sic] et le reste de la voûte est appuyé pour l´empêcher de tomber"). Un nouveau devis, sans doute demandé pour tenir compte de ces désordres, est établi par Faure, garde du Génie de 1ère classe à Montbrison. Le rapport qu´il rédige le 14 février 1843 (AD Loire, V 896) donne l´historique de cette période des travaux : son projet de construction de clocher a été commencé en 1842 et doit être achevé à la belle saison en 1843. La percée occasionnée dans le mur sud pour ouvrir le rez-de-chaussée du clocher a fait tomber des morceaux d´enduit de la voûte et découvert "d´anciennes lézardes". Celles-ci mettaient en danger la stabilité de la voûte de la travée "au-dessus" [à l´ouest ?] de celle où se situait la percée ; des parties de cette travée, dissimulés derrière des placages, étaient "fortement affessées" [sic]. Décision est prise "d´abattre ces placages et d´étrésillonner la partie dangereuse de cette voûte". Une fois le clocher monté au niveau du toit, celui-ci est découvert en partie afin de faire les modifications de toiture nécessaire : on constate que la charpente est pourrie et pèse sur la voûte, ce qui a pu entraîner les dégradations constatées. Un nouveau devis de travaux est donc dressé le 9 décembre 1842, prévoyant le changement et l´exhaussement de la charpente, posée sur une surélévation des murs. Lors du 1er devis de construction du clocher, par manque de ressources, le conseil municipal avait décidé de conserver les deux cloches existantes : un cassée depuis longtemps et une toute petite. Mais la commune a besoin d´une cloche convenable et l´installer en même temps que la construction du clocher est plus économique que de la placer plus tard. Le conseil demande donc à Faure de comprendre dans le 2e devis (6720 F ; voir annexe) la charpente du beffroi, l´achat de la cloche neuve et sa pose. Ce 2e devis prévoit également de "Réparer la voûte de l´église et la prolonger sous l´ancien clocher et jusqu´à la porte d´entrée sur la façade" (donc à l'emplacement de la travée affaissée que l'on a dû étayer ?) et "Rouvrir l´oeil de boeuf bouché sur la façade". La commune, à court de ressources, vote une imposition de 2000 F, mais le préfet refuse de l´approuver et demande à la commune de réduire le devis en renonçant aux dépenses non urgentes (cloche, enduit). En mai 1843, la commune doit emprunter pour payer les ouvriers qui ont construit le clocher, et des travaux de charpente ont bien été effectués (AC, délibération du 1er septembre 1843). Le "compte général et définitif des travaux de réparation de l´église et construction du clocher" est réalisé le 9 juillet 1845 (5343,86 F). A l´issue de cette campagne de travaux, l´église compte donc une troisième chapelle, du côté sud, dédiée à saint Vincent, surmontée du clocher. Les murs des travées occidentales de la nef montrent une surélévation, mais il est difficile de savoir si celle-ci date des travaux de charpente de 1843 ou de travaux ultérieurs.

    En 1862, le mauvais état de la toiture et des voûtes est constaté ; le curé a dressé un devis de 617 F, et la commune demande une subvention. Mais dès 1865, devant la dégradation de l´édifice (en particulier à l´intérieur), la commune décide de demander un devis à Favrot, architecte du département, qui est cependant laissé sans suite.

    En 1879 naît un nouveau projet de réparation et agrandissement de l´église, devenue trop petite, pour lequel A. Favrot dresse le 15 novembre 1879 les plans (AC, voir documents figurés), devis et cahier des charges ; une lettre accompagnant ces documents précise que les travaux, qui s´élèvent à 10 800 F, ne comprennent pas la reconstruction de la façade (3500 F) car elle ne présente pas de danger imminent. Le mémoire justificatif fourni en préambule au projet décrit l´état de l´église avant les travaux : de construction très ancienne, elle est jugée "sans style" par Favrot. Elle comprend une seule nef avec trois petites chapelles ajoutées par la suite. Une cloison cintrée en bois, placée au fond de l´abside, délimite une sacristie (comme à l´église de Moingt). La nef est couverte d´une voûte d´arêtes sans nervures saillantes, qui est en mauvais état, "surtout la grande voûte et le doubleau qui précèdent le choeur". L´église est humide car son sol est en contrebas du sol naturel. La façade a une simple porte cintrée surmontée d´une petite arcature aveugle. Le projet consiste à reconstruire la voûte précédant le choeur, agrandir l´église par l´adjonction de deux chapelles symétriques (de part et d´autre de la travée III ; le plan montre également le projet de construction d´une petite chapelle au nord, symétrique à celle des Chabeu), restituer l´ancienne abside ("primitivement éclairée par deux petites fenêtres", qui ne sont pas représentées sur le plan, et dans laquelle on ouvrirait de nouvelles baies) et construire une sacristie ("sur terrain communal", au sud de l´abside), enfin assainir le sol (avec pose d´un dallage en ciment) et crépir l´intérieur. Le devis estimatif des travaux prévoit la démolition des murs latéraux de l´église, afin de l´ouvrir sur les nouvelles chapelles, ainsi que celle de la "voûte avant le choeur" (travée IV ?), et le percement d´une porte dans le mur sud de la travée de choeur (travée V), vers la sacristie projetée. En corollaire, cinq fenêtres doivent être construites (on compte cependant six fenêtres neuves sur le plan, si on inclut la sacristie), avec des encadrements en pierre de taille de Moingt : le devis descriptif ou cahier des charges précise que les "croisées [seront] en carreaux de Rive-de-Gier en verre mi-double 1er choix". Les arcs ouvrant vers les nouvelles chapelles doivent être maçonnés en briques (seules les bases devaient être en pierre de taille), de même que la voûte qui devait être démolie et les voûtes des nouvelles chapelles. Cependant, aucun de ces travaux ne semble avoir été réalisé.

    En 1884, une nouvelle campagne de travaux est entreprise. En 1883, l´architecte. A. Favrot établit un devis, qu´il réduit l´année suivante à la demande du conseil de fabrique ; celui-ci, satisfait, vote un budget pour le mettre en oeuvre (27 avril 1884, délibération du conseil de fabrique ; AD Loire, V 896). Il est soutenu par le conseil municipal qui souligne le mauvais état de l´église (délibération du 18 mai 1884 ; AD Loire, V 896). Les travaux sont adjugés le 17 août suivant (2249,30 F) à Georges Rolland, entrepreneur à Montbrison. Cependant, une fois les murs et les voûtes décrépis, leur mauvais état devient patent et leur réfection est envisagée. Les voûtes sont été étayées, mais, là encore (!) "une grande partie" s´écroule : le reste des voûtes de la nef est donc démoli, sauf les voûtes des chapelles ; il semble que les voûtes en plein-cintre de la travée IV (que le plan de l´état des lieux de 1884 représente bien en berceau) et de la travée de choeur, ainsi que le cul-de-four aient également été épargnés. Un nouveau devis de 8000 F (cumulatif du devis précédent) est donc établi par Favrot en octobre 1884. La reconstruction du couvrement est prévue en voûtes d´arêtes (le mémoire descriptif de Favrot parle de "berceaux primitifs" pour l´état antérieur, alors que des voûtes d´arêtes sont mentionnées dans le rapport de Favrot de 1879 et systématiquement dessinées sur les plans d´état des lieux) et en matériau léger, afin de peser moins sur les murs : il est donc prévu d´édifier les voûtes, nervures et pilastres en "brique anglaise", avec des moulures en ciment. On projette la suppression des deux murs construits en retrait de la façade occidentale, dont on supposait qu´il auraient servi à renforcer le soubassement d´un clocher disparu, et la division de l´espace entre la travée III et la façade en deux travées de largeur égale. Le dallage, "fortement usé", doit aussi être refait en ciment, ce qui incite à penser que cette réfection, prévue par le projet de 1879, n´avait pas encore eu lieu. Le Ministère la Justice et des Cultes accorde une subvention de 5000 F pour ces travaux, à condition que certaines modifications soient apportées au projet (conserver les deux contreforts existants puisqu´on ne démolit pas le pignon montant sur l´arc contrebuté par ces deux contreforts ; placer un contrefort au droit de l´arc séparatif de la nef et du choeur ; AD Loire, V 896) ; à cette date, les voûtes ont déjà été reconstruites, sans nouvelle adjudication, afin d´assurer la poursuite du culte (délibération du 13 septembre 1885 ; un décompte des travaux exécutés par Georges Rolland, entrepreneur de menuiserie et charpente à Montbrison, a lieu le 16 mai 1885 ; AC). Un nouveau devis estimatif pour les travaux à terminer est rédigé le 24 juin 1885 : il comprend la réfection de huit fenêtres "avec ferrure, les montants ainsi que les croisillons en petits fers à T", et un vitrage en grisaille pour six d´entre elles ; dans le choeur, on prévoit la pose sous l´arc d´entrée d´un arceau en fer "simple T", recouvert d´une moulure en ciment (non réalisé), le piquage de la voûte du choeur et des réparations en ciment pour le sol (composé de parties en brique et d´autres en dalles de pierre, dont certaines doivent être conservées). Un degré de pierre est prévu à l´entrée des chapelles. Enfin, la façade occidentale est largement remaniée, voire reconstruite ou au moins surélevée, et cimentée. La description que L.-P. Gras donne de la façade avant 1873 permet de constater que l'aspect général du portail a été conservé (Obituaire..., p. 96) : "portail roman avec archivolte à dents de scie entourée d´un cordon de billettes et soutenue par deux colonnettes à chapiteaux. Au-dessus, une étroite petite fenêtre ornée d´une archivolte à dents de scie a été bouchée. A l´intérieur, la porte se fermait par une barre transversale dont on voit la coulisse dans l´épaisseur du mur. De chaque côté se trouvent deux petits réduits de maçonnerie sur lesquels s´élevaient peut-être un clocher primitif en forme de campanile ; la présence d´un grand éperon extérieur, du coté du cimetière, vient à l´appui de cette supposition".) Les encadrements du portail et de la fenêtre murée située au-dessus ont été partiellement refaits (AC, devis du 24 juin 1885 : "réfection en ciment des vieilles moulures, ornements des chapiteaux, encadrement de la porte d´entrée"), de même que les vantaux du portail, en chêne, et le décor complété par un bandeau à mi-hauteur, une frise d´arcatures sous une corniche à modillons, une croix sommitale et des pinacles à chaque extrémité de la façade. Un enduit à assises horizontales gravées et des contreforts étaient prévus, mais la mise en oeuvre du projet s´est limitée à un enduit lisse et des pilastres latéraux peu saillants. En septembre 1885, Georges Rolland s´engage à exécuter les travaux portés sur le devis précédents pour 3172, 75 F (la délibération du 13 septembre 1885 précise que l´entrepreneur qui a effectué la reconstruction des voûtes s´est engagé par convention écrite à achever les travaux dans les mêmes conditions que celles de la première adjudication ; AC). En septembre 1886, l´entreprise Sciau fils, 36 Grande rue à Montbrison, envoie une facture de travaux de vitrerie pour 9 fenêtres.

    10 ans plus tard, le chantier est repris par l´architecte Auguste Jeandeaux, 9 rue de la Loire à Saint-Etienne, successeur d´A. Favrot. Le devis estimatif du 6 novembre 1894 (3846 F ; voir aussi délibération du 7 avril 1895, AC) porte sur la construction d´un bâtiment du côté sud de l'église pour ranger les objets religieux volumineux (catafalques, bannières, chaises...). En effet on utilise toujours le fond de l´abside comme sacristie. Ce nouveau dépôt-sacristie doit être construit au sud de la travée I, à l´emplacement d´un bâtiment rural (écurie ou étable). À cette occasion, l´escalier d´accès au clocher, construit contre le mur sud de la travée I, serait déplacé à l´arrière du nouveau bâtiment. Les murs sont prévus en moellons, avec de la pierre de taille de Moingt pour l´encadrement de la fenêtre (garnie de verre de Saint-Just), l´angle sud-est et les contreforts, et un décor en ciment pour la façade (enduit uni, rampants, archivolte de la porte, contrefort). Cette pièce doit recevoir une voûte en brique creuse. Le vantail de la porte est en chêne, de même que le nouvel escalier d´accès au clocher. Quelques mois plus tard, le projet prend de l´ampleur : la commune décide d´acquérir toutes les parcelles bordant la nef au sud (elle avait acheté un premier bout de terrain à cet emplacement pour construire le clocher en 1842), afin d´empêcher les infiltrations d´eau pluviales en y construisant un bâtiment qui pourra également servir de sacristie ; pour cela, la commune demande que le projet soit déclaré d´utilité publique (afin de faciliter l'acquisition du terrain divisé en de nombreux propriétaires). Le projet est rejeté par le Ministère des Cultes, qui demande des précisions sur l´utilité du dépôt occidental et demande la construction de contreforts pour renforcer le mur dans lequel on projette d´ouvrir une arcade donnant dans la nouvelle sacristie. La commune justifie l´utilité du dépôt (supplément au rapport de Jeandeaux : ce dépôt est nécessaire pour stocker les objets encombrants, et doit faire disparaître une écurie jugée disgracieuse, afin de donner du caractère´ à la façade de l´église ; AC) et renonce à l´arcade ouvrant sur la sacristie : on se contentera de démurer une porte existant dans le mur sud (cf. supra) ; de plus, un legs de Mme Chollet (femme du maire de la commune, résidant à Paris) de 3000 F doit permettre de financer ces travaux. Une diminution du projet est cependant demandée à la mairie, qui refuse. En juillet 1896, les travaux d´agrandissement de l´église sont déclarés d´utilité publique et les deux parcelles situées au sud de l´édifice sont expropriées. Le devis final, qui propose de construire la sacristie, puis le dépôt si le budget est suffisant, est établi par Jeandeaux le 12 mai 1897 (AC). Le 28 avril 1898, un traité de gré à gré est passé entre André Florimond Chollet, maire de Saint-Thomas-la-Garde, et Jean-Marie Genevrier, entrepreneur de travaux publics à Saint-Georges-Hauteville, pour la construction de la sacristie et du dépôt d´objets funéraires selon le devis du 12 mai 1897 (AD Loire, V 896). L´architecte ayant omis dans son devis la suppression du galandage qui sépare le choeur de l´église de la sacristie actuelle, l´entrepreneur s´engage à faire cette opération et à badigeonner les murs et la voûte à cet endroit pour les rendre uniformes (2799,50 F après rabais). Le chantier est achevé à l´automne.

    Les cartes postales de la 1ère moitié du 20e siècle montrent l´intérieur de l´église recouvert d´un badigeon clair uniforme, avec des faux chapiteaux, sans doute en plâtre, similaires à ceux des travées I et II, sur les piliers de l´arc séparant les travées III et IV. Cet état de l´édifice a été supprimé (vers le milieu du 20e siècle ?), l´ensemble de l´intérieur de la partie ancienne de l´église ayant été décroûté.

    Par la suite, des travaux d´entretien sont menés sur la toiture (devis estimatif de Bernard, architecte à Saint-Etienne, le 15 avril 1912, pour 1084,25 F ; traité de gré à gré le 1er mai 1912 avec Néel, entrepreneur à Montbrison ; AC), l´assainissement du côté sud (la petite sacristie est inondée pendant les périodes de pluies. Devis de Jean Benoît Robert, maître maçon au bourg, le 1er octobre 1922, pour 474,50 F ; traité de gré à gré avec le même ; AC), le beffroi et le clocher (devis pour le beffroi des Etablissements A. Drevon 4 rue Lafond à Lyon, octobre 1935, réparation au clocher en 1937 puis 1961 : charpente par Damon et Mondon, maçonnerie par Arthaud, zinguerie par Moulanger ; AC).

  • Description générale :

    L´église se compose d´une nef unique, comportant actuellement 5 travées de longueur inégale. La travée V (travée de choeur), terminée à l´est par une abside semi-circulaire, est très courte ; les travées IV et III sont approximativement de plan carré et les deux dernières travées (II et I) sont de plan barlong : elles sont issues de la subdivision de l´ancienne première travée, autrefois raccourcie à l´ouest par des maçonneries correspondant à l´implantation de l´ancien clocher. Une chapelle est ouverte au sud de la travée IV. La travée II est encadrée de deux chapelles ; le clocher est construit au-dessus de la chapelle sud. Enfin, une sacristie est accolée au sud de la travée III et un dépôt au sud de la travée I.

    Les parties anciennes de l´église sont construites en granite (ou grès ?) à grain fin, de couleur jaune (murs, corniche), grise (en particulier les éléments sculptés) et gris-rose (à l´intérieur ; piliers, arcs, parement du côté nord ; la couleur est-elle due à des traces d´incendie ?). Les pierres présentent des marques d´outil : traces de layage strié, en arête de poisson ou en zigzag. L´abside est en pierre de taille de moyen, voire petit appareil, formant des assises de hauteur variable. Côté extérieur, le soubassement est en moellon assisé et le mur contient des moellons posés sur chant ; les trous de boulin sont visibles, et en partie haute du mur de l´abside et de la travée V, une frise de deux rangs trous similaires (aération du comble ?) a été ménagée ultérieurement (avant la suppression de la baie axiale) ; on retrouve ce dispositif sur le mur nord de la travée VI. Le passage à la travée de choeur est marqué par un épaississement du mur ; cette travée est aussi contrebutée à l´ouest par des contreforts doubles, à larmier orné d´un décor sculpté (voir décor sculpté). Côté intérieur, la partie basse du mur de l´abside est précédée par une banquette couronnée par des dalles à filet et chanfrein. L´abside comportait une fenêtre axiale, murée, dont l´ébrasement est partiellement visible à l´intérieur ; la fenêtre nord est en arc brisé, avec un ébrasement intérieur et extérieur de pierres taillées (qui intègre les moulurations côté extérieur), la fenêtre sud est en plein-cintre. La travée de choeur est éclairée par deux étroites fenêtres en plein cintre ; la fenêtre du côté sud a un linteau monolithe à chanfrein. Les murs du chevet sont couronnés d´une corniche en granite à filet et chanfrein. L´abside est voûtée en cul-de-four, les travées IV et V ont une voûte maçonnée en anse-de-panier, avec arcs doubleaux supportés par des piliers ; l´arc doubleau à l´entrée de la travée de choeur a deux rouleaux du côté ouest. Le mur nord de la travée IV conserve un arc formeret destiné à alléger les maçonneries ; à son extrémité est se trouve une porte avec linteau droit extradossé en bâtière et reposant sur des coussinets polygonaux (accès vers le cimetière), et une fenêtre en plein cintre y a été percée ultérieurement. La retombée des arcs doubleaux et formerets se fait sur une imposte à chanfrein sculpté (voir décor sculpté). Côté sud, le mur a été modifié par le percement de l´arc d´entrée de la chapelle des Chabeu : cet arc est brisé, mouluré de deux cavets, et vient mourir sans délimitation sur les murs latéraux. La chapelle est voûtée d´ogives, avec une clef de voûte sculptée. Elle comporte un placard contenant un lavabo (mur est), une petite niche surmontée d´un arc en accolade (mur sud) et une niche à linteau droit décoré d´une pointe d´arc infléchi. Elle était éclairée par une fenêtre en arc brisé (remplacée par une fenêtre en plein cintre). La travée III est épaulée par deux contreforts côté nord (en pierre de taille, partie supérieure reconstruite en moellon) ; elle est éclairée par une fenêtre en arc brisé percée dans son mur nord (avec un petit arc de décharge en brique), et percée d´une porte dans son mur sud, qui dessert actuellement la sacristie.

    Les travées III, II et I sont voûtées d´ogives (les voûtes, ogives et pilastres à chapiteaux en tronc de pyramide sont en brique). La sacristie est construite en moellon de granite avec des encadrements de fenêtre (en plein cintre), des angles et une corniche en brique, formant un décor jouant sur le relief et la polychromie (briques rouges/blanches). Dans la travée II sont ouvertes deux chapelles : au nord, la chapelle Saint-Thomas, voûtée d´ogives avec clef sculptée et culots en forme de consoles en quart de rond moulurées et éclairée par une fenêtre en arc brisé ; à l´extérieur, son mur est couronné d´une corniche en granite mouluré à baguette. Au sud, la chapelle Saint-Vincent est également voûtée d´ogives, sans support à la retombée des nervures en granite, éclairée par une fenêtre en arc brisé à encadrement creusé d´un large cavet. Cette chapelle, ainsi que le clocher situé au-dessus, sont construits en moellon de granite (de Moingt ?), avec des bandeaux à la séparation des étages. Un escalier d´accès au 1er étage (une volée droite en chêne, départ en pierre) est ménagé contre son mur ouest. Le premier étage a été percé (après-coup) d´un oculus, certainement destiné au cadran d´une horloge. Les quatre côtés du 3e niveau sont percés de baies géminées en plein cintre. Le dépôt situé à l´angle sud-ouest de l´église est construit en moellon de granite avec des assises dessinées, et pourvu d´une corniche en brique ; il est accessible par une porte aménagée dans le mur sud de la travée I. Les murs du côté nord des travées IV, II et I, ainsi que de la chapelle Saint-Thomas, sont recouverts d´un parement en moellon. Ils sont couronnés d´une corniche en dalle de pierre.

    La façade occidentale de l´édifice forme une composition qui simule la présence d´un bas-côté au sud. Construite en moellon de granite et recouverte d´un enduit au ciment avec un décor en relief (voir décor sculpté), elle est plaquée contre la nef et le dépôt. La partie principale est percée d´un portail en arc en plein cintre à ressauts à trois rouleaux (deux rangs engrenés et un rouleau d´archivolte), reposant sur des colonnettes à chapiteaux, surmonté d´une fenêtre en plein cintre à linteau monolithe avec un rouleau d´archivolte retourné en crossettes. Les colonnettes et les chapiteaux sont en pierre blanche, avec bases et astragales en ciment ; les claveaux des rouleaux de l´arc du portail et le linteau de la fenêtre sont en granite, avec des parties refaites en ciment (claveaux du 2e rouleau et archivolte du portail, archivolte de la fenêtre). La partie droite de la façade est ouverte d´une baie simulant une porte, en plein-cintre, avec rouleau d´archivolte retourné courant sur toute la largeur.

    Le sol ciment de l´église est en ciment quadrillé, surélevé d´un degré dans le choeur et le sanctuaire (travées V et IV) et dans la chapelle Saint-Vincent. On trouve encore des dalles provenant de l´ancien dallage en granite en remploi dans l´église et ses abords immédiats : au centre de la marche à l´entrée du sanctuaire, dalle avec deux cavités circulaires correspondant à deux anneaux (dalle de caveau ?) ; sur le parvis de l´église, pierre tombale aux armes des Rivoire (au sud du portail), puis, devant le dépôt, deux fragments de tables d´autel (l´une avec une cavité rectangulaire pour une pierre consacrée, l´autre avec des croix aux angles), enfin, devant la baie du dépôt, un fragment de table d´autel bordée d´un double filet.

    L'église est couverte de toits à longs pans, en tuile creuse, avec croupe polygonale sur le cul-de-four, appentis sur la chapelle Saint-Thomas, pavillon sur le clocher. La sacristie est couverte en fibrociment et le dépôt en tôle.

    Décor sculpté :

    Travée de choeur (travée V), chanfrein des larmiers du contrefort nord : baguette, frise de perles ovales soulignées d´un trait sur le chanfrein.

    Travée de choeur, chanfrein des larmiers du contrefort sud : faces orientées à l´est, frises de perles ovales soulignées d´un trait ; face orientée au sud, frise de boules, avec une tête coiffée d´un chapeau, tournée à l´horizontale, à l´angle.

    Travée de choeur, chanfrein de l´imposte du pilier nord-est : deux rectangles en relief (pointes de diamant ?).

    Travée de choeur, chanfrein de l´imposte du pilier sud-est : trois boules ; en partie basse, dans le prolongement de la banquette : billettes.

    Travée de choeur, chanfrein de l´imposte des piliers nord-ouest et sud-ouest : corde.

    Travée IV, impostes des piliers nord-ouest et sud-ouest : filet.

    Chapelle des Chabeu : clef de voûte circulaire bordée d´un décor cordé, avec un écusson (une bande) surmonté d´une feuille, support dextre, un chat, support senestre, un boeuf, une inscription au-dessous : ATH(tilde)S (S à l´envers). En remploi dans le parement extérieur, au-dessus de la fenêtre : fragment de larmier ( ?) à décor de frise de perles ovales.

    Chapelle Saint-Thomas : clef de voûte circulaire avec un écusson (trois croix ?) cerné d´un bandeau portant une inscription et encadré d´une couronne végétale. Inscription : XOUNIASSY.

    Façade encadrée de pilastres surmontée de pinacles en bâtière, ornés d´une croix (en creux) ; bandeau médian, oculus aveugle, corniche à frise de billettes surmontant une frise d´arcatures en accolade, croix pattée au sommet. Décor du: second rouleau du portail et du linteau de la fenêtre : frise de dents de scie très aigues et soulignées d´un filet ; décor du rouleau d´archivolte du portail, de la fenêtre et de la baie du dépôt : frise de billettes. Chapiteaux du portail à décor feuillagé.

  • AD Loire. Série H : 30/4. Liasse Prieuré de Saint-Thomas-la-Garde, 1630-1738. 13 mai 1751. Procès-verbal de visite des bâtiments par Michel Espinat, maître entrepreneur à Montbrison. (Transcription partielle).

    'On entre dans le monastère du côté de soir, dans une petite cour ayant sur la droite un grand bâtiment de la longueur d'environs 80 pieds sur 54 de large [ces dimensions semblent surévaluées], destiné à mettre du bois et des fagots, et qui est en bon état. Sur la gauche de la cour se trouve une petite écurie en pisé de 10 pieds sur 8, adossée à l´église, en mauvais état.

    De cette cour on rentre dans une autre ayant un puits au milieu et entourée sur ses faces du côté de midi et matin d'une espèce de cloître supporté par deux piliers de pierre et le surplus en p...ll...(?) de sapin, ledit cloître en fort mauvais état, sans carrelage ni pavé. Au midi de ladite cour est un bâtiment de 70 pieds de longueur sur 26 de large, divisé pour le rez-de-chaussée en trois pièces dont l'une sert de réfectoire, l'autre de cuisine et la 3e de fournil. Au 1er étage dudit bâtiment est un corridor qui communique à plusieurs petites chambres par des garandages[cloisons]. Le plancher et couvert au dessus et la totalité dudit bâtiment en fort mauvais état. A côté dudit corridor est un escalier à noyau en pierre qui communique à une grande chambre attenante au bûcher dont a été cy-devant parlé, et une autre chambre servant de parloir aux dames religieuses, dont la grille n'est qu'en bois et espacé(e ?) à plus d'un pied en carré. Les étrangers entrent dans ledit parloir par la 1ère cour dont a été fait mention. Au matin de ladite cour du cloître est un bâtiment de 104 pieds de longueur sur 26 pieds de largeur consistant au rez-de-chaussée en deux fruitiers et un bûcher, le dessus en 5 chambres, après le couvert, dans lesquelles on entre par un corridor en garandage. Tout le bâtiment de pisé en très mauvais état, tant pour la charpente que pour les murs et carrelages. Du même côté de matin, attenant le bâtiment susdit, en est un autre adossé de 53 pieds de longueur sur la s... de 32, dans lequel est un pressoir, 4 cuves, un tenatier [Gras lit tenalier ; cuvage, de tine, cuve à vin ?], et au fond une cave voûtée en pierre, grenier au dessus ; seulement couvert au dessus du cuvage. Mauvais état sauf la cave qui est bonne.

    On communique par ledit tenatier et pressoir par une 3e cour en pente qui est décarrelée (?) presque partout. Dans la même cour est un bâtiment servant de grange, déclinant de matin et bise, de la longueur de 60 pieds (...) sur 27 de large. Au dessous de ladite grange est une écurie pour les bestiaux, les murs d'icelle en assez bon état et auxquels il n'y a de réparation à faire qu'un crépissage. Les bois du plancher sur lequel on bat le grain est en mauvais état, de même que la charpente du couvert. Au coin de la cour du cloître du coté de bize est une espèce de petit bâtiment dans lequel il y a un méchant escalier pour monter à la tribune qui servoit de choeur pour les offices desdites dames.

    L'église dans laquelle elle est a 80 pieds de long sur 20 pieds de large. Ladite église est paroissiale et ne forme qu'une seule nef voûtée en pierre, entr'ouverte en plusieurs endroits. Sa principale entrée est du côté de soir, la petite entrée servant aux dames du côté de midi, l'autel est au matin avec un petit intervalle derrière de 6 pieds depuis l'autel jusqu'au mur bombé faisant le fond de ladite église du côté de matin. Deux petites chapelles sont adossées à l'église : l'une du coté de midi, dédiée à la sainte Vierge, l'autre du côté de nord, dédiée à saint Thomas. Le sanctuaire, séparé de la nef par une petite balustrade en bois à hauteur d'appui pour la table de communion. La nef est coupée par le milieu à peu près par un ouvrage considérable en bois élevé au dessus du pavé à la hauteur d'environ 9 pieds, soutenu par des consoles de pierre qui prennent dans le mur de l'église, ce qui occasionne une obscurité considérable dans cette partie de l'église qui n'est éclairée par aucun vitraux. Le devant de cette ouvrage servant de tribune étoit clos en face de l'autel par une grille en bois jusqu'à la voûte. Ledit curé faisant fonction d'aumônier montant à cette tribune par un escalier en bois prenant pied dans ladite église pour donner la communion aux dames. Il est facile d'observer que cette église étoit commune entre la paroisse de Saint-Thomas et les dames prieures et religieuses du monastère. Le service paroissial y a lieu. Les paroissiens participent aux réparations de la nef et clocher qui est au dessus de l'entrée. les vases sacrés [détaillés dans l'inventaire établi selon l'arrêt du conseil de 1740] ont toujours été à l'usage de la paroisse, sans qu'il paraisse que les dames en aient eu pour elles. De même pour les ornements et le linge'.

    La totalité des bâtiments comprend 4 bicherées incluant les cours, le jardin potager, la vigne et un petit champ. Clos de pisé.

    La clôture religieuse est pratiquement effondrée.

    Le village de Saint-Thomas compte une vingtaine de maisons.

    La réunion est conclue avec le chapitre noble de Saint-Martin de Sales en Beaujolais. Le brevet de suppression a été établi le 4 août 1753, confirmé par lettre patentes en mars 1754 et arrêt définitif du conseil le 3 juillet 1755.

  • Commune de Saint-Thomas-la-Garde. Devis estimatif des travaux urgents à exécuter à l´église de Saint-Thomas-la-Garde en 1843

    Dressé le 9 décembre 1842 à Montbrison, signé par Faure, garde du génie de 1ère classe. Total 6720 F (AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887).

    Description des ouvrages :

    1/ Démolir la charpente de l´église presque entièrement pourrie et qui porte sur la voûte de l´église et fait fendre celle-ci au point de menacer ruine.

    2/ Réparer et exhausser les murs de l´église pour recevoir en contre-haut de la voûte la nouvelle charpente du toit de l´église

    3/ Reconstruire à neuf la charpente du toit de l´église.

    4/ Réparer la voûte de l´église et la prolonger sous l´ancien clocher et jusqu´à la porte d´entrée sur la façade.

    5/ Crépir les murs de l´église à l´intérieur et à l´extérieur et badigeonner l´intérieur. Faire un autel et l´orner dans la nouvelle chapelle.

    6/ Remplacer le pavé en cailloux de partie de l´église par un pavé en dalles

    7/ Rouvrir l´oeil de boeuf bouché sur la façade et y mettre une rose en verre de couleur

    8/ Construire à l´étage supérieur du nouveau clocher la charpente pour recevoir les cloches

    9/ Enfin changer la cloche cassée contre une autre du poids de 600 kg.

    Estimation des ouvrages :

    - (...) Journées 'pour démolir la charpente du toit, celle de l´ancien clocher et des cabinets'.

    - Matériau pour la surélévation des murs : grosses briques. Pour le toit : tuiles creuses de Rézinet ou de la Corée. Pour le sol, pavé en dalles de Moingt.

    - Pour l'intérieur, badigeon à fresque avec rechampissage simulant des assises, 136 F.

    - 'Autel à tombeau avec des marches et gradins, en chêne', 100 F ; 'peinture à l'huile et vernis, en marbres feints', 30 F ; 'ornement en plâtre, à pilastres et entablement', 100 F.

    La cloche cassée pèse 200 kg.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 4 mai 1839. La commune a obtenu 500 F du Ministères de la Justice et des Cultes pour la réfection de l'église ; mais compte tenu de l'urgence des réparations à faire au presbytère elle souhaite pouvoir changer l'affectation de ce crédit.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde (déposé). 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 13 mai 1841. Reconstruction du clocher que les temps ont en partie détruit. Pour y subvenir la commune demande l'autorisation de vendre une rente constituée pour la fabrique par Marie-Claire Allois en 1831.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 2 juin 1842. Travaux indispensables de reconstruction du clocher. Devis de 3000 F ; la commune vote 1000 F pour aider la fabrique.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 4 juillet 1842. Projet de réparations à faire à l'église. Les ressources : remboursement d'une rente (capital 1400 F), 600 F de dons et 1000 F votés par la commune. La commune demande à pouvoir faire les travaux en régie.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 2 août 1842. Projet d'achat d'un terrain pour construire le clocher, à Georges Nizès, instituteur, pour 150 F.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 10 décembre 1842. Vote d'une imposition extraordinaire pour réparations urgentes à l'église à faire en 1843. En effet les ressources communales et le secours du gouvernement ont été absorbées par la construction du clocher.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 8 mai 1843. La commune doit emprunter pour payer les ouvriers qui ont construit le clocher.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 1er septembre 1843. Travaux de l'église. Le président de séance propose de donner 'le travail au rabais et la charpente en grais [gré ?]'. Vote : les réparations seront faites au 'prix le plus avantageux'.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 9 juillet 1845. Compte général et définitif des travaux de réparation de l'église et construction du clocher : 5343,86 F. Le mémoire de l'architecte donne un montant de 5777,15 F, 'et en effet un projet de 6720 F a été dressé par ledit architecte mais il [le conseil] trouve que la somme de 50 F est bien élevée pour le travail peut-être d'une journée'.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 9 février 1862. Réparations à faire à l'église : 'la toiture et la voûte entre autres sont en très mauvais état'. Un devis est prêt ; la commune demande un secours de 250 F (en plus des fonds communaux). Délibération du 23 février (suite de la délibération précédente). Devis de 617 F dressé par le curé. La commune vote 167 F, demande un secours de 100 F, la fabrique payant à priori le reste.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 28 mai 1865. Dégradation et malpropreté de l'église. Il faut recrépir et blanchir l'intérieur. Projet de demander un devis à Favrot architecte du département.

  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde. 5 septembre 1838-27 mars 1883 (déposé). Délibération du 26 mai 1866. Devis de 1300 F pour le badigeonnage ; la commune budgète 800 F et demande de 500 F de subvention.

  • AD Loire. Série H : 30/4. Liasse Prieuré de Saint-Thomas-la-Garde, 1630-1738. 13 mai 1751. Procès-verbal de visite des bâtiments par Michel Espinat, maître entrepreneur à Montbrison (voir transcription en annexe).

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Presbytère 1837-1856. 29 avril 1837. Lettre du curé Valentin au maire. Le presbytère menace ruine totale malgré le secours de plusieurs étais. 'Les recources de la fabrique sont tout à fait insuffisantes pour faire l'autel, la table de la communion, les croisées, cadeter l'église et le claucher [sic]'.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 18 mars 1842. Lettre du préfet à M. Lachèze, député à Paris. L'informe, sur demande du curé de Saint-Thomas, qu'il transmet le dossier de demande de subvention de la commune au ministre des Cultes, 'sachant tout l'intérêt que vous portez à cette commune'.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 15 mai 1842. Devis estimatif des travaux à effectuer pour la construction du clocher dans la commune de St-Thomas-la-Garde. 1844. Dressé par Claude Levelut maître maçon entrepreneur de bâtiment et Jean Savatier maître menuisier aussi entrepreneur, domiciliés à Montbrison. Le devis prévoit : de la maçonnerie de moellons piqués, jusqu´au 1er, 2e et 3e cordons ; un beffroi à 3 cases ; un portail au bas de l´escalier de 45 marches, un portail au haut de l´escalier, porte doublée avec ferrures.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 1er août 1842. Procès-verbal d'estimation du terrain pour construire le clocher et promesse de vente de G. Nizes.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 1842, le ... (date non précisée ; après le 13 août). Adjudication des travaux de construction du clocher. Georges Nizès, 'propriétaire et constructeur demeurant à Saint-Thomas-la-Garde', est le seul à répondre

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 1er octobre 1842. Délibération du conseil de fabrique. '...délibérant sur la réparation de la voûte de l'église qui en est déjà tombé une partie et le reste de la voûte est appuyé pour l'empêcher de tomber'. Les ressources sont déjà absorbées par la construction du clocher.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 9 décembre 1842. Commune de Saint-Thomas-la-Garde. Devis estimatif des travaux urgents à exécuter à l'église de Saint-Thomas-la-Garde en 1843. Signé à Montbrison par Faure, garde du génie de 1ère classe. Total 6720 F. Transcription en annexe.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 27 décembre 1842. Lettre du préfet au maire. Le conseil municipal a voté une imposition de 2000 F pour les réparations de l'église dont le devis est de 6615 F. Le préfet refuse d'autoriser cet impôt et les travaux car le financement n'est pas réalisé. Il faut réduire la dépense : enlever du devis l'achat d'une cloche (avec les travaux de charpente afférents), le dallage, le badigeonnage extérieur.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 14 février 1843. Rapport sur les motifs qui ont nécessité la rédaction d´un projet pour restaurer l´église de Saint-Thomas-la-Garde, dressé par Faure, garde du Génie, en exécution de la lettre de M. le préfet du département de la Loire en date du 11 février 1843.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 27 avril 1884. Délibération du conseil de fabrique. A sa session de janvier le conseil de fabrique manifeste son désir de faire modifier les plans et devis que lui a soumis l'architecte Favrot l'année précédente. Le maire a obtenu de Favier un nouveau devis qui n'absorbe plus la totalité des ressources de la paroisse. Le conseil de fabrique souhaite le faire exécuter.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 18 mai 1884. Délibération du conseil municipal. Le conseil de fabrique a voté 2500 F pour mettre en oeuvre le devis des réparations les plus urgentes à faire à l'église dressé par Favrot, ce qui couvre la dépense. Les voûtes de l'église sont lézardées, l'édifice est dangereux. Le bois des croisées est pourri, il ne peut plus tenir le verre qu'on est obligé de remplacer par du papier. Le conseil municipal souhaite autoriser ces travaux.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 17 août 1884. Procès-verbal d´adjudication des réparations à l´église paroissiale de Saint-Thomas-la-Garde, réalisées pour le compte de la fabrique, signé par le curé Jean-Baptiste Clairet. A. Favrot architecte. 2249,30 F. Candidats : Olivier Félix, Depoux François, Rolland Georges, Allézina Joseph, entrepreneurs montbrisonnais. Georges Rolland est adjudicataire.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. 10 novembre 1884. Délibération du conseil de fabrique. But de la réunion : examiner les nouveaux rapports, plans, devis et cahier des charges dressés par l'architecte d'arrondissment de Montbrison (...) après la découverte inattendue de l'état menaçant des voûtes de la nef et leur complète destruction demandée d'urgence par l'architecte pour cause de sécurité. Nouveau devis [cumulatif] de 8000 F (5650 F de plus que le 1er devis de 2350 F), qui nécessite des subventions.

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier église et presbytère : ancien dossier 1837-1887. Chemise Eglise 1843-1887. [17 mars 1885]. Lettre du ministre de la Justice et des Cultes au préfet de la Loire (brouillon). Accorde un secours de 5000 F pour les travaux de l'église, à certaines conditions : conserver les deux contreforts existants puisqu'on ne démolit pas le pignon montant sur l'arc contrebuté par ces deux contreforts. Placer un contrefort au droit de l'arc séparatif de la nef et du choeur [date du courrier mentionnée dans la Délibération du conseil de fabrique du 12 avril 1885].

  • AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas-la Garde. Dossier Réparations à l'église et au presbytère. Agrandissement de l'église. Déclaration d'utilité publique. 1895-1896. 28 avril 1898. Traité de gré à gré entre André Florimond Chollet, maire de Saint-Thomas-la-Garde, et Jean-Marie Genevrier, entrepreneur de travaux publics à Saint-Georges-Hauteville, pour la construction d'une sacristie et d'un dépôt d'objets funéraires selon le devis établi par l'architecte Jeandeaux le 12 mai 1897. L'architecte ayant omis dans son devis la suppression du galandage qui sépare le choeur de l´église de la sacristie actuelle, l'entrepreneur s'engage à faire cette opération et à badigeoner les murs et la voûte à cet endroit pour les rendre uniformes (2799,50 F).

  • AD Loire. Série 1111 VT : 256. Fonds Louis Bernard. Saint-Thomas-la-Garde. Dossier 42.74.1528, recensement MH de l'église. Dossier établi en 1974.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1883 - 6 mars 1904. Délibération du 18 mai 1884. Le maire soumet au conseil : le devis des réparations les plus urgentes à faire à l´église et la délibération du conseil de fabrique qui a approuvé ce devis et voté une somme de 2500 F pour faire face à la dépense. Considérant que les voûtes de l´église sont lézardées, que le bois des croisées est pourri et ne peut plus tenir le verre qu´on est obligé de remplacer par du papier, que les travaux prévus dans le devis de M. Favrot sont urgents, que le conseil dispose d´une somme plus que suffisante pour y faire face (avec le conseil de fabrique), le conseil municipal approuve le devis et les travaux à effectuer.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1883 - 6 mars 1904. Délibération du 16 novembre 1884. Le projet de travaux à effectuer à l´église a connu un commencement d´exécution. Mais au moment de toucher aux voûtes de l´église, il a été reconnu que celles-ci étaient dans un tel état de vétusté et de délabrement qu´il ne fallait plus songer à leur réparation. L´architecte a fait suspendre les travaux commencés et les voûtes en partie désagrégées se sont écroulées dans l´église, sans causer d´accident. M. Favrot a fait un rapport sur cet objet et a dressé des nouveaux plans et devis qui portent la dépense globale, avec la première adjudication, à 8000 F. Ce devis est accepté par le conseil qui demande une aide au Département et à l´Etat de 5650 F.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1883 - 6 mars 1904. Délibération du 7 avril 1895. Des travaux de réparations à faire au presbytère et à l´église sont devenus urgents. Le devis du presbytère est de 4780 F hors honoraires de l´architecte. Les jours de pluie, l´eau pénètre dans l´église de tous côtés surtout celui du midi où le sol extérieur est en contre-haut, les murs salpêtrent. Il faut acheter les parcelles par où s´infiltre l´eau afin de recouvrir d´une toiture pour éloigner les eaux d´infiltration. Ces terrains acquis pourraient servir à un dépôt des objets religieux et à une sacristie dont l´église est dépourvue, et qu´en rendant à l´église son ancienne abside qui sert actuellement de sacristie, on agrandirait l´église beaucoup trop petite actuellement. Devis de M. Jeandeau, architecte de 3846,98 F. Le terrain concerné appartient à plusieurs personnes habitant diverses localités dont des mineurs : la commune souhaite provoquer la déclaration d´utilité publique de ces parcelles.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1883 - 6 mars 1904. Délibération du 28 juillet 1895. Le dossier relatif à l´agrandissement de l´église à été renvoyé par le ministère pour les motifs suivant : les voûtes n´étant pas contrebutées, il y aurait lieu d´établir des contreforts (avec augmentation du devis). Or si un arceau était établi pour communiquer de l´église à la nouvelle sacristie, les voûtes pourraient s´en trouver affaiblies. L´attention de l´architecte ayant été appelée sur ce point, il a modifié les plans primitifs en se contentant de faire communiquer la nouvelle sacristie avec l´église par une simple porte.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1883 - 6 mars 1904. Délibération du 17 mai 1896. La subvention de 2800 F accordée par le ministère des Cultes pour l´agrandissement de l´église et la construction d´une sacristie. Le ministre estime que pour diminuer les dépenses on peut substituer aux voûtes de la nouvelle sacristie un plafond horizontal couvert en appentis. Le ministre a demandé la suppression du dépôt des objets religieux prévus à côté de l´église.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 5 juin 1904 - 10 octobre 1926. Délibération du 21 avril 1912. Devis estimatif des travaux à exécuter à la toiture de l'église (1084,25 F).

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 5 juin 1904 - 10 octobre 1926. Délibération du 9 juin 1912. Devis dressé par Bernard architecte à Saint-Etienne le 15 avril 1912. Traité de gré à gré le 1er mai avec Néel entrepreneur à Montrbison.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 5 juin 1904 - 10 octobre 1926. Délibération du 10 septembre 1922. Réparation à faire à l´église : côté sud, dans la petite sacristie, inondée pendant les périodes de pluies : travail général d'assainissement à faire. 1er octobre 1922 : devis de Jean Benoît Robert, maître maçon au bourg, 474,50 F, traité de gré à gré.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 21 novembre 1926 - 15 décembre 1962. Délibération du 30 juin 1935. Réparations nécessaires au beffroi (le 6 octobre, le conseil examine le devis des Etablissements A. Drevon, 4 rue Lafond à Lyon). 28 juillet, le curé demande la construction d'une cheminée à l'église, passant à travers la voûte.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 21 novembre 1926 - 15 décembre 1962. 1937. Réparation au clocher.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 21 novembre 1926 - 15 décembre 1962. 1961. Travaux au clocher. Charpente : Damon et Mondon ; maçonnerie : Arthaud ; zinguerie : Moulanger.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 15 novembre 1879. Lettre d'A. Favrot (6 rue Sainte-Catherine à Montbrison) au maire. Les plans devis et cahiers des charges pour les réparations et agrandissements de l'église sont prêts (10 800 F). La reconstruction de la façade n'y a pas été incluse (3500 F en plus), car elle ne présente pas de danger imminent.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. Pièces envoyées au maire par A. Favrot le 25 novembre 1879. N°2 : mémoire justificatif. L'église est de construction très ancienne. Favrot la juge sans style. Une seule nef, trois petites chapelles ajoutées par la suite. Voûtes d'arêtes sans nervures saillantes. Pas de sacristie : espace pris dans l'abside délimité par un galandage cintré. Mauvais état, surtout la grande voûte et le doubleau qui précèdent le choeur. L'église est humide, son sol est en contrebas du sol naturel. Elle est trop petite. Devis d'A. Favrot dès 1865, sans suite. Clocher en bon état. Façade : simple porte cintrée surmontée d'une petite arcature aveugle. Le projet consiste à reconstruire la voûte précédent le choeur, agrandir l'église par deux chapelles symétriques, restitution de l'ancienne abside (primitivement éclairée par deux petites fenêtres), construction d'une sacristie (terrain communal), assainissement (dallage en ciment), crépissage, ouverture de fenêtres a fond de l'abside. [voir N°1 : Plans, coupes et élévation, en document figuré].

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. Pièces envoyées au maire par A. Favrot le 25 novembre 1879. N°3 : devis estimatif des travaux. Démolitions : mur de la chapelle de droite, de gauche, petite chapelle à gauche près du choeur, une fenêtre de l'abside, voûte avant le choeur, porte de la sacristie. Pierre de taille de Moingt pour 5 encadrements de fenêtres, jambages des archivoltes, bases des angles et des piliers des nouvelles chapelles. Maçonnerie de briques : archivoltes des chapelles, toutes les voûtes et supports. (...)

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. Pièces envoyées au maire par A. Favrot le 25 novembre 1879. N°4 : devis descriptif ou cahier des charges. Croisées en carreaux de Rive-de-Gier en verre mi-double 1er choix.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. Pièces produites par le maire de Saint-Thomas-la-Garde. 8 octobre 1884. N°1 : Réparations à l'église. Augmentation de travaux. Rapport ou mémoire justificatif de l'architecte. A. Favrot architecte de l'arrondissement de Montbrison. Un projet concernant seulement de petits travaux de réparation et appropriation (badigeon...) a été dressé le 5 mai 1884 et approuvé par le préfet ; travaux adjugés le 17 août suivant (2239,70 F hors honoraires architecte). Mais quand les murs ont été décrépis, on a pu constater la ruine des maçonneries, surtout les voûtes, dont l'ensemble doit être refait. En attendant, les voûtes ont été étayées, mais une grande partie s'est écroulée. Donc on a démoli le reste (sauf dans les chapelles latérales). Il faut reconstruire des voûtes en matériau plus léger et avec des arêtes, et non les berceaux plein-cintre primitifs, très lourds. A cause de l'irrégularité du plan, on est obligé de faire de nouvelles travées de longueur inégales, et il y a lieu de supprimer les murs A et A´ qui sans doute servaient autrefois à porter, avec la façade, un campanile, mais ne servent plus à rien, ce qui régularisera un peu la travée d'entrée. Clocher de construction récente en bonne état. On fera des piliers en brique encastrés dans les murs. On réparera le dallage fortement usé. Nouveau devis de 8000 F

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. Pièces produites par le maire de Saint-Thomas-la-Garde. 8 octobre 1884. N°5 : Devis descriptif et cahier des charges. Pilastres, bases et chapiteaux en briques anglaises. Voûtes en briques anglaises posées à plat. Nervures briques anglaises. Moulures en ciment. Dallage ciment. Toit tuiles creuses. N°6 : Avant métré. N°7 : Devis estimatif. 8000 F. [voir N°2, 3, 4. Plan de l'état actuel de l'édifice, plan d'ensemble de l'édifice reconstruit ou restauré, élévation de la façade actuelle, en document figuré].

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. Délibération du 26 avril 1885. Le ministre des Cultes a octroyé une subvention de 5000 F pour les travaux à condition que certaines modifications soient faites au projet de Favrot.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 24 juin 1885. Réparation de l'église. Devis estimatif des travaux à terminer. 8 croisées à reconstruire avec les ferrure, les montants ainsi que les croisillons en petits fers à T. 6 vitrages en grisaille pour ces croisées. Porte en chêne de l'entrée principale. Arceau en fer simple T sous l'arceau du choeur, recouvert d'une moulure en ciment. Piquage de la voûte du choeur. Dallage ciment dans le choeur, dans les parties en brique ou sous les pierres mauvaises, il restera des parties en pierre de taille (pas sous les stalles). Marche en pierre à l´entrée des chapelles. Chapelle des fonts baptismaux : pour faire la marche, on enlèvera la partie basse en bois de l'autel, afin de poser les fonts baptismaux dans l'axe du retable. Façade principale : restauration en ciment : cordon de petits modillons... petite ouverture (archivolte, cul-de-lampe)... deux clochetons... croix avec piédestal... enduit uni en ciment avec joint... élévation de la façade en maçonnerie de moellons bruts... réfection en ciment des vieilles moulures, ornements des chapiteaux, encadrements de la porte d'entrée.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 10 septembre 1885. Georges Rolland s'engage à exécuter les travaux portés sur le devis précédents pour 3172, 75 F.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 25 septembre 1886. Facture pour 9 fenêtres de Sciau fils, travaux de vitrerie, 36 Grande rue à Montbrison.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. Délibération du 13 septembre 1885. Récapitulation : 1er devis et adjudication, mais lors des travaux, on découvre l'état des voûtes et on doit les démolir. Les travaux seront donc plus chers. On demande alors une subvention au ministre des Cultes (5000 F). Il y aurait eu lieu de faire une nouvelle adjudication, mais les voûtes ont été reconstruires dans l'urgence pour permettre la reprise du culte. Puis l'entrepreneur s'est engagé par convention écrite à achever les travaux dans les mêmes conditions que celles de la 1ère adjudication.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 16 mai 1885. Réparations à l'église. Décompte des travaux exécutés par Rolland entrepreneur.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. Projet pour la réparation du presbytère et agrandissement de l'église. A. Jeandeaux, architecte, successeur de M. Favrot, 9 rue de la Loire à Saint-Etienne. 6 novembre 1894. N°6. Devis descriptif (9600 F). Moellons, briques, pierre de taille de Moingt (marches et plafonds, perrons...), verres de Saint-Just. N°7. Série de prix. N°8. Cahier des charges. N°9. Devis estimatif. 1 : agrandissement de l'église. Démolition de l'écurie hangar attenat à l'église. Maçonnerie : Petit bâtiment servant à retirer les objets religieux. Pierre de taille de Moingt : 1 fenêtre, 2 jambages, cintre, angle extérieur vers le choeur, 2 contreforts. Voûte en brique creuse. Ciment : façade principale : enduit uni, rampants, archivolte de la porte, contrefort... menuiserie : porte en chêne, escalier pour monter au clocher. 2 : réparations à faire au presbytère. Crépi, toiture, dallage ciment dans la cuisine. Reprises en maçonneries dans les parties où le pisé est tombé... mur de clôture... mur en brique vers le four...stylobate de la salle à manger...N°10. Devis estimatif général de la dépense.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 7 avril 1895. Etanchéité de l'église. L'eau rentre les jours de pluie surtout côté du midi où le sol est en contrebas par rapport à l'extérieur. Pour y remédier, il faut acquérir les parcelles par où s'infiltrent les eaux et les recouvrir d'une toiture. Dans cet espace on aménagerait un dépôt d'objets religieux et sacristie (l'abside sert toujours de sacristie) (3846 F). Total avec honoraires de Jeandeaux 9600 F. La commune demande une déclaration d'utilité publique du projet pour faciliter l'achat des terrains.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. Délibération du 28 juillet 1895. Le dossier relatif aux réparations du presbytère et agrandissement de l'église vient d'être renvoyé par le ministre. Motif : le projet manque d'indications précises sur l´annexe située à droite de la porte d'entrée de l'église ; il faudrait établir des contreforts pour contrebuter les voûtes (parce qu'on veut créer un arceau pour faire communiquer la nef et la nouvelle sacristie) ; la commune manque de ressources. Réponse : des précisions ont été données concernant le 1er point, on renonce au 2e, un legs de Mme Chollet de 3000 F (destiné à de bonnes oeuvres ; un Chollet, résidant à Paris avenue du Trocadéro est maire dans les années 1880) pourvoira au 3e.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 30 juillet 1895. Supplément de rapport (de Jeandeaux) : l'annexe placée à droite de l'église sera destinée à retirer les objets servant au culte tels que catafalques, bannières, chaises etc que l'on ne peut placer dans la sacristie trop petite. Cette construction donnera du caractère à la façade de l'église et permettra de faire disparaître une écurie adossée à tort à l'église.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. Délibération du 10 novembre 1895. Sur la demande de diminution du projet : le conseil ne veut céder sur rien, même pas sur la voûte de la sacristie. Comme la porte de communication avec la sacristie projetée existe déjà (murée), on ne risque pas de fragiliser le mur.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 2 avril 1896 : lettre du sous-préfet. Le ministre des Cultes accorde une subvention à condition que le projet soit revu à la baisse.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 12 mai 1897 : lettre de Jeandeaux au maire. Il lui adresse les plans de la sacristie et dépôt des objets mortuaires (3045 F). Si la dépense est trop élevée, on ne fera que la sacristie.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 6 septembre 1896 : les travaux d'agrandissement de l'église ont été déclarés d'utilité publique le 4 juillet. Expropriation de 2 parcelles.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers. Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897. 28 avril 1898 : traité de gré à gré pour la construction d'une sacristie et d'un dépôt d'objets funéraires. Devis estimatif du 12 mai 1897 (2799,50 F après rabais). Le 3 novembre 1898, le chantier est achevé depuis peu.

  • Bibl. Diana, Montbrison. Procès-verbal de la visite pastorale de Monseigneur Camille de Neuville, 1658-1662. Transcription réalisée par l'abbé Merle, milieu 20e siècle

Documents figurés
  • N°1. Département de la Loire. Arrondissement de Montbrison. Commune de St-Thomas-la-Garde. Projet pour l'agrandissement de l'église. Plans. Coupes et élévations de l'église actuelle. [Plan de l'église agrandie. Plan actuel de l'église]. Coupe transversale suivant AB. Coupe longitudinale suivant CD. Façade principale actuelle. / A. Favrot (architecte). 1 dess. : encre et lavis coloré sur papier. 42x88 cm. Échelle 1:100. 15 novembre 1879. 'Dressé par l'architecte de l'arrondissement de Montbrison soussigné. Saint-Thomas, le 15 novembre 1879. Signé A. Favrot'. AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers : Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897.

  • N°1. Département de la Loire. Arrondissement de Montbrison. Commune de St-Thomas-la-Garde. Projet pour l'agrandissement de l'église. Plans. Coupes et élévations de l'église actuelle. Plan de l'église agrandie. Plan actuel de l'église. [Coupe transversale suivant AB. Coupe longitudinale suivant CD. Façade principale actuelle]. / A. Favrot (architecte). 1 dess. : encre et lavis coloré sur papier. 42x88 cm. Échelle 1:100. 15 novembre 1879. 'Dressé par l'architecte de l'arrondissement de Montbrison soussigné. Saint-Thomas, le 15 novembre 1879. Signé A. Favrot'. AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers : Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897.

  • N°2. Département de la Loire. Arrondissement de Montbrison. Commune de St-Thomas-la-Garde. Réparations à l'église. Plans et coupes de l'état actuel de l´église. / A. Favrot (architecte). 1 dess. : encre et lavis sur papier. 45,2x62,7 cm. Échelle 1:100. 8 octobre 1884. 'Dressé par l'architecte de l´arrondissement de Montbrison soussigné. Saint-Etienne, le 8 octobre 1884. Signé A. Favrot'. AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers : Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897.

  • N°3. Département de la Loire. Arrondissement de Montbrison. Commune de St-Thomas-la-Garde. Restauration de l'église. Plans et coupes de l'église réparée. / A. Favrot (architecte). 1 dess. : encre et lavis coloré sur papier. 47,6x64 cm. Échelle 1:100. 8 octobre 1884. 'Dressé par l´architecte de l'arrondissement de Montbrison soussigné. Saint-Etienne, le 8 octobre 1884. Signé A. Favrot'. AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers : Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897.

  • N°4. Département de la Loire. Arrondissement de Montbrison. Commune de St-Thomas-la-Garde. Réparations à l'église. Elévation de la façade actuelle. / A. Favrot (architecte). 1 dess. : encre et lavis coloré sur papier. 41x35,4 cm. Échelle 1:100. 8 octobre 1884. 'Dressé par l'architecte de l'arrondissement de Montbrison soussigné. Saint-Etienne, le 8 octobre 1884. Signé A. Favrot'. AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers : Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897.

  • [Eglise de Saint-Thomas-la-Garde, projet d'élévation pour la façade principale.]. / [s.n. : A. Favrot, architecte ?, s.l., s.d. : vers 1885]. 1 dess. : crayon graphite, lavis coloré sur papier. 35x23,8 cm. Échelle 1:100. (AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers : Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897).

  • Commune de St-Thomas-la-Garde. Agrandissement de l'église. Plan annexé à l'acquisition du terrain. / [A. Jeandeaux, architecte]. 1 dess. : encres et lavis colorés sur calque. 34,5x29,7 cm. 4e quart 19e siècle. 'Ce plan est certifié conforme à celui dressé par l'architecte et vu par le commissaire enquêteur le 2 août 1896'. AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers : Réparation et agrandissement de l'église. 1879-1897.

  • Eglise de Saint-Thomas-la-Garde avant l'année 1898 [église et bâtiment accolé au sud, vue de trois-quarts depuis le sud-ouest]. / M. Martin (photographe). 1 photogr. pos. : tirage sur papier citrate, collé sur papier cartonné. 17,3x12,5 cm. [s.d.], entre 1885 et 1898. Signature sur le carton : M. MARTIN phot. MONTBRISON. A. Paroissiales Saint-Thomas-la-Garde (sacristie de l'église).

  • Eglise de Saint-Thomas-la-Garde avant l'année 1898 [église et bâtiment accolé au sud, vue de trois-quarts depuis le sud-ouest]. / M. Martin (photographe). 1 photogr. pos. : tirage sur papier citrate, collé sur papier cartonné. 17,3x12,5 cm. [s.d.], 3e quart 19e siècle ? Signature sur le carton : M. MARTIN phot. MONTBRISON. A. Paroissiales Saint-Thomas-la-Garde (sacristie de l'église).

  • [Chevet de l'église de Saint-Thomas-la-Garde]. / Anonyme. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique, collé sur papier cartonné. 17,3x11,7 cm. [s.d.], milieu 20e siècle. A. Paroissiales Saint-Thomas-la-Garde (sacristie de l'église).

  • [Eglise de Saint-Thomas-la-Garde, vue de trois-quarts depuis le nord-ouest]. / Anonyme. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique, collé sur papier cartonné. 17,3x11,7 cm. [s.d.], milieu 20e siècle. A. Paroissiales Saint-Thomas-la-Garde (sacristie de l'église).

  • [Eglise de Saint-Thomas-la-Garde, vue intérieure vers le choeur]. / Anonyme. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique, collé sur papier cartonné. 31,2x24,9 cm. [s.d.], milieu 20e siècle. A. Paroissiales Saint-Thomas-la-Garde (sacristie de l'église).

  • Saint-Thomas-la-Garde en 1856. Dessin de la façade de l'église et de deux chapiteaux. / Louis-Pierre Gras (dessinateur). 1 dess. : crayon sur papier. 21,8x14 cm. 1856. Bibl. Diana, Album n°2.

  • [Eglise de Saint-Thomas-la-Garde, vue du chevet de trois-quarts depuis le sud-est]. / [Bégonnet, abbé (?, photographe)]. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. [s.d.], 1ère moitié 20e siècle ? Bibl. Diana, Montbrison. Fonds Brassart.

  • 8. - St-THOMAS-la-GARDE. - Intérieur de l'Eglise. 1ère moitié 20e siècle. 1 impr. photoméc (carte postale) : N&B. Coll. Part. R. Tissier.

  • SAINT-THOMAS-la-GARDE - Intérieur de l'Eglise. 1ère moitié 20e siècle. 1 impr. photoméc (carte postale) : N&B. Coll. Part. R. Tissier.

Bibliographie
  • Archives départementales du Rhône. Recueil des visites pastorales du diocèse de Lyon aux XVIIe et XVIIIe siècles, Tome I. Visites de 1613-1614. Lyon : aux Archives départementales, 1926

    p. 413, 414
  • GRAS, Louis-Pierre. Obituaire de Saint-Thomas en Forez, suivi de l'histoire de ce prieuré. Lyon : Auguste Brun, libraire ; A. Vingtrinier, imp., 1873.

    p. 50, 84, 97-99
  • LA MURE, Jean-Marie de, chanoine. Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez, en forme d'annales, sur preuves authentiques... : publiée pour la première fois d'après un manuscrit de la bibliothèque de Montbrison portant la date de 1675. Paris : Potier, 1860-1869. STEYERT, André (éd.) ; Roanne : Horvath, 1982- .4 vol.

    p. 171
  • LA MURE, Jean-Marie de, chanoine. Histoire ecclésiastique du diocèse de Lyon. Lyon : Marcellin Gautherin, rue Confort, à la Justice, devant l'Hôtel-Dieu, 1671.

    p. 321, 322
  • VERRIER, Jacques. L'église du prieuré de Saint-Thomas-la-Garde. Bulletin du GRAL, n°21, 2011

    p. 11-32
  • THIOLLIER, Félix. Le Forez pittoresque et monumental, histoire et description du département de la Loire et de ses confins, ouvrage illustré de 980 gravures ou eaux-fortes, publié sous les auspices de la Diana... Lyon : Imprimerie A. Waltener, 1889 (2 vol.)

    p. 378, 379
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