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Église Saint-Paul, puis prieuré Saint-Hippolyte, puis église paroissiale Saint-Hippolyte

Dossier IA73001560 inclus dans Rue du Puits-d'Enfer réalisé en 2007

Fiche

Á rapprocher de

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VocablesSaint-Paul, Saint-Hippolyte
Parties constituantes non étudiéescimetière
Dénominationséglise, prieuré, église paroissiale
Aire d'étude et cantonSaint Pol-Biollay
AdresseCommune : Aix-les-Bains
Lieu-dit : Saint Pol-Biollay
Adresse : rue du
Puits-d'Enfer
Cadastre : 1728 434-435 ; 1879 D 1221

Cette église remonte au moins au début du XIIe siècle ; elle est déjà citée sous le vocable de Saint-Paul dans le troisième cartulaire de saint Hugues, évêque de Grenoble de 1182 à 1132. Par la suite, elle fut érigée en prieuré, sous le vocable de Saint-Hippolyte, desservi par six chanoines bénédictins, sous la dépendance de l´abbaye Saint-Just de Suze. Le prieuré fut l´objet d´un échange, le 13 novembre 1307, entre l´abbaye Saint-Just et le comte Edouard de Savoie. En 1340, lors de sa visite pastorale, l´évêque Jean de Chissé constata que le prieuré était en ruine ; l´église fut alors interdite au culte. Au XVe siècle, l´église Saint-Hippolyte d´Aix est mentionnée sous le patronage du seigneur d´Aix, et désignée comme paroissiale. Le grand pouillé du diocèse de Grenoble y mentionne, en 1497, deux chapelles de fondation récente : la chapelle Saint-Blaise, construite par Philippe de Mouxy, et la Chapelle du Saint-Sépulcre, fondée par le curé du lieu. L'église fut unie à la mense de la collégiale d´Aix en 1513, lors de l´érection de celle-ci. En 1728, suite à la visite pastorale de Mgr Caulet, la paroisse de Saint-Hippolyte fut annexée à celle d´Aix, le village de Lafin relevant désormais de la paroisse de Saint-Sigismond. Néanmoins, les habitants, attachés à leur église du faubourg, entamèrent un procès contre le chapitre de la collégiale d´Aix, avec l´aide du conseil de ville, devant le Sénat de Savoie, afin de maintenir le culte à Saint-Hippolyte. Ils obtinrent gain de cause jusqu’à ce qu´en 1768, l´église Saint-Hippolyte étant en ruines par défaut d´entretien, une transaction intervint entre le chapitre et le Conseil pour que le culte soit désormais pratiqué uniquement à la collégiale. Dès 1773 le chapitre acensait l'église et le cimetière à Théodore Piquet, maître maçon et, en 1782, ce même personnage figure au cadastre comme propriétaire des lieux. L'église était alors transformée en maison d'habitation.

Période(s)Principale : limite 11e siècle 12e siècle
Principale : 2e moitié 14e siècle

La représentation que donne le Theatrum Sabaudiae montre une église orientée de petite dimension, à nef unique ; le choeur, plus bas que la nef, à chevet plat, est surmonté d'un clocher de plan carré.

Murspierre
Toittuile plate
Étages1 vaisseau
Couverturestoit à longs pans
États conservationsdétruit
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Savoie. 6 E 13470. Minutes du notaire Forestier Gaspard, 1773. Acte d'acensement au profit de Théodore Piquet par le chapitre de la collégiale d'Aix, 17 avril 1773

    AD Savoie : 6 E 13470
Documents figurés
  • Ayx. [Theatrum Sabaudiae] / [G.T. Borgonio]. Amsterdam : Jean Blaeu, 1674. 1 est. : gravure ; 55 x 65 cm. (AC Aix-les-Bains : C 38)

Bibliographie
  • MOUXY DE LOCHE Jules de Histoire d´Aix-les-Bains. Chambéry : Imprimerie savoisienne, 1898. 2 vol. : ill. ; 21 cm

    p. 591-600
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