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Entrepôt commercial, dit magasin général des sucres, puis la Sucrière

Dossier IA69000839 inclus dans Port Rambaud réalisé en 2000

Fiche

TEXTE COMPLEMENTAIRE

I. Historique

En 1925, un entrepôt de 100 m de long est édifié pour le stockage des sucres ; en rez-de-chaussée, il est construit en béton sur pieux en béton armé. En 1927, après accord du Ministère du Commerce, la Chambre de Commerce décide de le transformer en « Entrepôt réel des sucres indigènes » et de le surélever de 2 étages ; elle passe marché avec les Etablissements Cochet.

Un monte-charge, d'une force de 2 T, commandé aux Etablissements Gervais (Lyon), ainsi que 3 toboggans métalliques, fournis par les Etablissements Bourdet (Lyon), y sont installés.

Le bâtiment, concédé à la Chambre de Commerce par décret du 7 mars 1928, est ouvert le 1er décembre de la même année. Le règlement du 16 juillet le qualifie de « Magasin général », mais il ne sera agréé que par décret préfectoral du 28 février 1948.

Des fissures dans les planchers apparaissent dès 1929 (A. Chambre de Commerce : S4 TC1, boîte 4, Examen des planchers / P. Mauvernay, 15 mai 1929).

En 1930, un nouvel entrepôt de 3 étages lui est adjoint au nord, avec une surface de planchers de 5 930 m² (A. Chambre de Commerce : Compte rendu des travaux, séances des 19 juin, 3 juillet, 2 octobre 1930, 6 janvier, 16 avril, 18 juin 1931 ; Journal officiel, 25 décembre 1931). Un règlement de la chambre de commerce de 1938 indique que les sacs de sucre étaient entreposés en piles de 100 aux étages et de 150 au rez-de-chaussée, chaque pile étant constituée par 10 ou 15 couches de 10 sacs chacune.

En 1945, le niveau du sol côté quai de chargement est relevé d'1m 10 pour éviter les infiltrations d´eau (A. Chambre de Commerce : S4, TC1, boîte 13).

A partir de 1952, une partie des bâtiments est louée à la société A. Berger et Cie ("Le Bon Sucre"), qui pratique la transformation et le conditionnement des sucres : la semoulerie avec broyeurs, épurateur et planschisters, est complétée par une empaqueteuse automatique qui produit 3600 sacs de 1 kg par heure.

Dès 1956, la Société Berger envisage la construction de silos pour le stockage des sucres en vrac. En 1957, elle installe du matériel pour la transformation du sucre en sirop.

En 1960, la Société Berger décide l´extension de l´entrepôt afin de faire passer sa capacité de 100 000 quintaux à 150 000. Ce 2e entrepôt, communiquant avec le précédent par des ouvertures pratiquées dans le mur pignon, est construit au nord par l'entreprise l'Avenir. Sur 2 étages, il occupe 1 333 m² de surface. En 1964, la société Berger fusionne avec la Compagnie nouvelle des Sucreries réunies ; les deux sociétés sont absorbées par la Générale sucrière en 1972.

En 1976, la Chambre de Commerce passe marché avec les entreprises Chovet Engineering et Maia-Sonnier pour construire 3 silos au sud du bâtiment, afin de décharger les péniches apportant du sucre en vrac et d´alimenter les installations de broyage et tamisage (cf. Annexe). Ces silos sont alimentés en continu par fer et par eau.

Appellationsmagasin général des sucres
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, silo
Dénominationsentrepôt commercial
Aire d'étude et cantonLyon Confluent
AdresseCommune : Lyon 2e
Lieu-dit : Confluent
Adresse : 47 quai
Rambaud
Cadastre : 2000 BH 21 partie

En 1925, la Chambre de Commerce fait construire un entrepôt de 100 m de long, en rez-de-chaussée. En 1927, elle décide de le surélever de 2 étages ; sous le nom d'"Entrepôt réel des sucres indigènes", il est ouvert le 1er décembre 1928. Dès 1930, il est agrandi au nord. A partir de 1952, une partie des bâtiments est louée à la société A. Berger et Cie ("Le Bon Sucre"), qui pratique la transformation et le conditionnement des sucres. Un nouvel entrepôt, communiquant avec le précédent, est construit au nord, en 1960, pour la société Berger par l'entreprise l'Avenir. En 1964, la société Berger fusionne avec la Compagnie nouvelle des Sucreries réunies ; les deux sociétés sont absorbées par la Générale sucrière en 1972. En 1976, la Chambre de Commerce passe marché avec les entreprises Chovet Engineering et Maia-Sonnier pour construire 3 silos au sud du bâtiment, afin de décharger les péniches apportant du sucre en vrac et d´alimenter les installations de broyage et tamisage (cf. Annexe). L'entreprise ferme à la fin de 1993. Le bâtiment reste inutilisé. Des travaux sont actuellement entrepris afin d'aménager un espace d'exposition dans la partie de l'entrepôt datée de 1930, avec accueil par les silos, par le cabinet d'architecte At'las. Dans le cadre de cette rénovation pour accueillir la biennale d'arts contemporains de 2004, l'entrepôt des sucres est rebaptisé "La Sucrière".

Ce bâtiment de 11 000 m², est choisi et aménagé en espace d'exposition, avec accueil par les silos pour la 7e édition de la biennale d´art contemporain de Lyon 2003-2004. Il est géré par Rhône-Saône (VNF). L'entrepôt des sucres[1] est

alors rebaptisé « La Sucrière » et réhabilité a minima par le cabinet d'architecte At'las : première étape d’affection de ce lieu.

Depuis juillet 2011, le Groupe GL Evens (eurexpo-palais des congrès-cité internationale) est entré à 50% dans le

capital de la société. La Sucrière va garder sa fonction d’accueil des biennales, la partie 1960 du bâtiment va être dévolue à des bureaux de prestige

proposés à la location. Confiée à Z architecture la réhabilitation sera doublée d’une extension sous forme d’attique, un escalier de secours sera installé dans les anciens silos, un espace café et/ou salle de spectacle est installé sur le toit de la sucrière.

[1] Chambre du Commerce et de l’Industrie : S4 TC1,

boîte 20, silo à sucre, 1975.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1927, daté par source, porte la date
1932
1960
1976
Auteur(s)Auteur : Cochet Claude-Ennemond-Balthazard
Claude-Ennemond-Balthazard Cochet (1760 - 1835

Grand Prix de Rome en 1783, architecte de la Ville de Lyon en 1795, professeur à l'Ecole des beaux-Arts de Lyon (1814-1824)

Voir Maynard, Louis, 1932, vol. 2 p. 41


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Auteur : L'Avenir entrepreneur attribution par source

L'entrepôt des sucres comprend un bâtiment au nord et 3 silos au sud. Les fondations sont établies sur pieux de béton armé et les bâtiments sont construits en béton. Le bâtiment nord se divise en 3 parties. Au nord, les bureaux (réception) et locaux du personnel avec à l'étage l'appartement du gardien. A la suite, un vaste entrepôt composé de 4 travées est-ouest et 5 travées nord-sud délimitées par des piliers carrés à angles abattus et éclairé par des fenêtres oblongues en hauteur (côté est et ouest). A la suite un entrepôt séparé en deux par une cloison en ciment est-ouest, composé de 4 travées est-ouest et 9 travées nord-sud, délimitées par des colonnes cannelées. A l'étage, l'ensemble du bâtiment est divisé par des piliers. 4 tourniquets en fonte rivetés subsistent dans l'entrepôt sud. Le toit terrasse formé de dalles de ciment au nord, recouvert de gravier au centre et au sud, est entouré d'un garde-corps en métal et ciment. Au centre, un corps de bâtiment longitudinal abrite le pont roulant reliant les entonnoirs aux silos. Date 1932 portée sur le pignon sud. Inscription sur la façade orientale : CHAMBRE DE COMMERCE DE LYON / PORT RAMBAUD

Mursbéton
béton armé
béton précontraint
Toitciment en couverture
Étages2 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturesterrasse
Escaliersescalier intérieur : escalier droit en charpente métallique
escalier intérieur : escalier en vis avec jour en charpente métallique, cage ouverte
escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour cage ouverte
Autres organes de circulationsmonte-charge
États conservationsdésaffecté

Permis de construire déposé le 7 juin 2002, par la SEM Lyon Confluence, pour transformation en salles d'exposition

Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Marché pour la construction des silos à sucre passé entre la Chambre de commerce de Lyon et Chovet Engineering et l'entreprise Maia Sonnier, 16 juillet 1976 (A. Chambre de Commerce : S4 TC 1, boîte 20)

    - Création d'un dispositif de déchargement des wagons transportant du sucre en vrac. Cette installation permettra dans un stade ultérieur, moyennant certaines adjonctions, de décharger des péniches amenant du sucre en vrac.

    - Création d'un stockage de 4 000 t. de sucre en vrac.

    - Alimentation à partir de ce stockage des installations de broyage et de tamisage situées à l'intérieur des locaux de la Chambre de Commerce.

    - Implantation définie par le plan 4-02.

    Descriptif technique

    1) Poste de déchargement situé sur l'embranchement ferroviaire existant entre la Saône et le bâtiment "C.C.", placé sur la 2e voie en partant du quai de déchargement des péniches à l'extrémité du bâtiment. Il comprend : - 1 fosse de déchargement L = 4,40 m, l = 3,10, pr = 3, destinée à recevoir la trémie de réception sous wagon, et l'appareil d'extraction du sucre

    Béton armé

    Traversée en long par la voie ferrée existante.

    - un bâtiment d'abri aux wagons, axé sur la fosse, L = 18, l = 5,5, à ossature métallique. H = 4,80 sous poutre (gabarit wagon).

    Toiture 1 pente

    Revêtement façade amiante-ciment grandes ondes, gris clair.

    - une trémie de réception wagon placée à l'intérieur des voies sur la longueur de la fosse, en acier inoxydable.

    L'espace entre les rails et les bords de la fosse est obturé par un platelage en tôle démontable. L'accès en fond de fosse se fait depuis la cage des élévateurs et la galerie souterraine de liaison, et par une échelle à crinoline permettant l'accès direct depuis le poste de déchargement.

    2) Silos de stockage.

    3 identiques d intérieur = 11 m ; h. sur plancher supérieur = 22,20.

    Capacité unitaire 1800 m3 ; totale 4500 t.

    Fondations dalles de répartition sur longrines périphériques et 18 pieux forés répartis sur la circonférence des 3 silos.

    Dans l'axe longitudinal, une galerie souterraine l = 2m, pr = - 2,30, débordante aux 2 extrémités et fondées sur pieux forés.

    Galerie coupée par une galerie de reprise à 90°, pr = 3,5 m, et dont l'axe est à 1,900 m par rapport à l'axe central, côté Saône. Cette galerie rejoint le pied de la cage des élévateurs.

    Galerie en béton armé, revêtement étanche.

    Elles sont destinées à recevoir le matériel de manutention pour la reprise sous silos "sucre".

    On y accède par l'entrée principale au pied de la cage des élévateurs. A chaque extrémité, sortie de secours.

    Extraction sous silos : dans l'axe longitudinal de chaque silo et dans la dalle de fond sont pratiquées 4 ouvertures, équipées chacune d'une trémie d'extraction en acier inoxydable dont la sortie est équipée d'une vanne de vidange à commande pneumatique. Afin d'éviter au maximum les restes de produits dans le fond des silos, des cônes inversés en béton sont réalisés longitudinalement entre les ouvertures et de part et d'autre de la ligne d'extraction des onglets facilitant l'écoulement du sucre.

    Fûts : par coffrage glissant. En béton brut de décoffrage avec revêtement intérieur alimentaire.

    Toits : poutres préfabriquées PPB avec pré-dalle et dalle de finition, revêtement d'étanchéité et protection lourde type gravillon.

    Sur la circonférence des 3 silos et au-dessus du plancher supérieur, acrotère en béton armé H = 1 m.

    Une galerie est placée au-dessus du plancher supérieur des silos, dans l'axe longitudinal des 3 silos, parois en béton et dalle de couverture coffrée. H. totale = 25 m. Les deux extrémités de cette galerie sont fermées par des panneaux démontables en bardage amiante-ciment grandes ondes sur châssis métalliques, pour permettre la mise en place des engins de manutention.

    Eclairage naturel par SKIDOME en toiture.

    Dans l'axe du silo central, une galerie à 90° par rapport à la galerie longitudinale, assurant la liaison avec la cage des élévateurs. Même conception que celle au-dessous.

    3) Cage élévateurs

    Niveau inférieur : 3,50, niveau sur toiture + 25.

    Fondation sur 4 pieux forés.

    Béton armé ; éclairement naturel par châssis vitré fixe, placé sur 2 faces et sur toute la hauteur.

    Plancher métallique intermédiaire à 7 m 20.

    Accès au niveau + 19, 30 depuis la galerie sur le toit du bâtiment existant ; échelles à crinolines pour accéder au niveau inférieur.

    4) Galerie de liaison entre fosse de déchargement et cage élévateurs.

    Galerie souterraine : 3 m.

    Accès à cette galerie par une porte simple au pied de la tour et escalier.

    Au-dessus de cette galerie et contre la cage des élévateurs, local en béton et toit terrasse prévu pour abriter les armoires électriques et le générateur d'air chaud. Accès direct depuis l'extérieur.

    Eclairement naturel par des châssis vitrés ouvrants.

    5) Galerie de liaison entre stock silos et atelier

    Galerie aérienne circulable en structure métallique ; plancher fermé en tôle à larmes, couverture et bardage en amiante-ciment grandes ondes.

    Isolation thermique en panneaux SHEDISOL sur 3 faces sur bardage.

    En extrémité de cette galerie, côté atelier, structure métallique bardée (matériaux identiques à la galerie) abritant les matériels alimentant l'atelier.

    Eclairement naturel de la galerie par incorporation de plaques translucides en toiture.

    Accès par échelle à crinoline depuis l'atelier, ou depuis les toits des silos.

    Circuits de manutention.

    1) Transporteurs à bande

    soit extracteurs (B1, B4, B5) : largeur de bande 65 cm, profil en auge à 3 rouleaux, vitesse 0,5 à 0,8 m/s

    soit transporteurs (B2, 3, 6, 7, 8, 9, 10) : largeur de bande 50 cm, profil en V à 2 rouleaux, vitesse 1, 2 à 1, 5 m/s.

    Entraînement par moteur et réducteur monté en bout d'arbre d'entraînement de tambour.

    2) Elévateurs de type semi-dragueurs à déchargement centrifuge avec tension à vis en tête

    Godets en acier inoxydable sur bande 1 = 40 cm ; espacement des godets 35 cm, capacité en eau 6 l par godets ; vitesse 1, 5 m.

    Les godets circulent à l'intérieur d'une gaine auto-porteuse de section rectangulaire.

    Fonctionnement suivant flow-sheet 4-05

    1) Chargement des silos

    Le sucre est reçu en wagon-trémie à déchargement par gravité, avec vannes de fermeture sous wagon. Le responsable du déchargement affiche sur le pupitre le silo à remplir : positionnement automatique de la navette.

    Circuit de chargement des silos : transporteur B1, élévateur E1, transporteur B2, navette B3.

    2) Alimentation des trémies atelier

    3 trémies tampons alimentent l'installation sirop, l'installation broyage, l'installation conditionnement.

    Alimentation automatique des trémies avec priorité pour l'alimentation sirop qui ne doit jamais être privée de sucre.

    Les silos de stockage contiennent 3 qualités différentes qui peuvent alimenter une ou plusieurs trémies.

    Pont-bascule mixte : L = 16 m, l = 3 m, portée 80 t.

    Tablier type monobloc en béton avec rails encastrés.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. Chambre de commerce, Lyon. S4 TC1, boîte 15. Fonctionnement de l'entrepôt réel des sucres indigènes, 2 avril 1938.

  • A. Chambre de commerce, Lyon. S4 TC1, boîte 20. Silos à sucre, 1975

Documents figurés
  • Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. Port Rambaud. Installation de réception et de stockage de sucre en vrac. Plan de masse et de situation / Chovet J. engineering S. A., 8 décembre 1975. 1 : 10 000 (A. Chambre de commerce et d'industrie de Lyon)

  • Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. Port Rambaud. Façade est / Chovet J. engineering S. A., 8 décembre 1975. 1 : 100 (A. Chambre de commerce et d'industrie de Lyon)

  • Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. Port Rambaud. Façade ouest / Chovet J. engineering S. A., 8 décembre 1975. 1 : 100 (A. Chambre de commerce et d'industrie de Lyon)

  • Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. Port Rambaud. Installation de réception et de stockage de sucre en vrac. Ensemble silos. Solution n° 4 / Chovet J. engineering S. A., 24 novembre 1975. 1 : 100 (A. Chambre de commerce et d'industrie de Lyon)

  • Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. Port Rambaud. Installation de réception et de stockage de sucre en vrac. Vue transversale / Chovet J. engineering S. A., [1976]. 1 : 100 (A. Chambre de commerce et d'industrie de Lyon)

  • Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. Port Rambaud. Installation de réception et de stockage de sucre en vrac. Flow sheet. Solution n° 6 / Chovet J. engineering S. A., 28 janvier 1976 (A. Chambre de commerce et d'industrie de Lyon)

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