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Ferme du Chevallard

Dossier IA42002933 inclus dans Maison noble du Chevallard, puis ferme réalisé en 2005

Fiche

Dossiers de synthèse

Destinationsferme
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Essertines-en-Châtelneuf
Lieu-dit : le Chevallard
Cadastre : 1986 G 370

En 1768, le château du Chevallard est vendu à Antoine Souchon, conseiller du roi à Montbrison (Salomon) ; il reste dans cette famille jusqu'à sa vente en 1904. L'acte de vente en faveur de Claude Viallard, l´actuel métayer du domaine et qui occupe les lieux, donne quelques indications sur l'état de la propriété : les bâtiments sont composés d'un tènement de bâtiments d'habitation et d'exploitation avec la pâture et aisance qui se trouve devant. (A. Privées). Le bâtiment rural qui porte en 1809 le numéro de parcelle G 339 est encore existant en 1902, date de réalisation du plan cadastral joint à la vente du domaine. C´est vraisemblablement dans les années qui suivent que la ferme du Chevallard est construite. L´habitation est adossée à l´aile nord de la maison forte, et dans son prolongement est édifiée une grange-étable, avec ouvertures en arc plein-cintre et oculi, qui pourrait dater du début du 19e siècle. Au 20e siècle, le domaine comprend de la vigne, avec une loge, aux Brosses (Essertines-en-Châtelneuf et Champdieu). Le domaine est actuellement une habitation et une ferme en exploitation.

Période(s)Principale : 18e siècle , (?)
Principale : 19e siècle

La ferme du Chevallard comprend un logis attenant à une des tours de la maison forte. L´élévation arrière (orientée à l´est) comporte trois travées, avec une porte centrale, et trois niveaux visibles : le rez-de-chaussée surélevé, l´étage carré et le comble à surcroît. La façade avant, sur cour, comporte seulement deux travées (une troisième a été aménagée dans la tour adossée par le percement de baies en arc plein-cintre) et quatre niveaux. L´étage de soubassement abrite une cave accessible par une porte basse en façade (avec jour sous l´escalier) et une seconde, datée 1775, aménagée dans le mur pignon sud qui est en retrait par rapport au mur de la maison forte. La cave est composée de deux travées voûtées en berceau qui communiquent entre elles par un passage aménagé dans le mur porteur central. Le rez-de-chaussée surélevé est accessible par un escalier à deux volées convergentes en pierre qui conduit à la porte située sur le côté droit. Des ouvertures ont été réalisées dans le mur de la maison forte, pour mettre en communication les deux constructions, et une porte a été percée dans la tour, à chacun des trois derniers niveaux, pour y aménager une pièce. Le comble à surcroît est divisé en deux parties communiquant par une série d´arcades aménagées dans le mur porteur. La partie haute des murs en moellon de granite est soulignée par une corniche en brique, et la toiture à longs pans et croupe est couverte de tuiles creuses. La grange-étable est moins haute que le logis, ses murs gouttereaux présentent deux traitements différents : à l´est (façade arrière), pour chacun des deux niveaux de l´édifice, les portes sont rectangulaires (celle située à droite, au rez-de-chaussée, est murée) tandis qu´à l´ouest, les baies sont en arc plein-cintre et beaucoup plus nombreuses. Le rez-de-chaussée abritant deux étables comporte deux portails séparés par deux ouvertures en demi-lune ; l´étage de la grange est accessible par un large portail en arc surbaissé, situé au droit d´un montoir (pente aménagée), et éclairé par quatre hautes baies en arc plein-cintre (trois sur la façade principale, une sur le mur pignon nord) surmontées chacune d´un oculus. L´ensemble de ces baies est aligné mais un bon nombre d´entre elles ont été modifiées (agrandissement, occultation, division). Au niveau de la grange, un grand arc plein-cintre est aménagé dans le mur porteur situé immédiatement à gauche en entrant par le portail. Le bâtiment est en moellon de granite (appareillage à petits moellons sur chant), avec des encadrements de baies en pierre de taille. Le toit à longs pans (en tuile creuse) a été surélevé, il devait avoir une croupe au droit du mur pignon nord.

Mursgranite
moellon
Toittuile creuse
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît
Couvrementsvoûte en berceau
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier hors-oeuvre : escalier symétrique en maçonnerie
État de conservationremanié
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • EPINAT, Joannès (abbé). Le Pont. Bulletin paroissial de la commune d'Essertines-en-Châtelneuf. Juin 1950. Rubrique Un peu d'histoire de chez nous : "Le Chevallard".

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