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Ferme

Dossier IA42001542 réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéespuits, logement, pigeonnier
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonMontbrison - Montbrison
AdresseCommune : Précieux
Lieu-dit : la Pompée
Adresse : 2e ferme
Cadastre : 1809 A 37, 38 ; 2003 ZB 10

Le nom du lieu-dit viendrait de Pompée Gouttes, propriétaire d'un domaine à cet endroit, assassiné à Montbrison en 1549 (personnage cité par Rochigneux, 1922, p. 35, et Découverte... n°5, p. 80, qui donne comme source Barthélemy Puy). Il est difficile de savoir duquel des deux domaines existants à ce lieu-dit en 1809 (1809 A 33 et 1809 A 37, dont Rochigneux semble mélanger les historiques, et qui conservent tous deux des vestiges du 18e siècle) il était propriétaire. Toujours selon Rochigneux, le domaine serait ensuite passé à la famille du Verdier puis à leurs héritiers, les La Pierre de Saint-Hilaire, avant de changer de propriétaire à la Révolution. Selon l´Etat de section de 1827, le domaine appartient à la veuve Raymond : A 37 (maison), A 38 (péchoire : en fait, une douve qui fait le tour des trois-quarts de la parcelle, sauf à l´ouest ; il ne reste actuellement que la partie sud), A 36 et 40 (jardins). Il échoit dans les années 1830 à Henri Levet (conseiller en préfecture et député de la Loire) puis à ses descendants (son fils Georges est maire de Montbrison en 1876). Rochigneux qualifie les bâtiments de "ruine qui appelle une prochaine reconstruction", et les décrit ainsi : "Les bâtiments de cette maison des champs transformés aujourd'hui en une ferme incommode et malsaine, faite de bâtisses de toutes les époques sans plan d'ensemble, n'ont conservé en avant d'une primitive entrée en porte ogivale, qu'une étroite mais intéressante façade de style Henri IV notamment une belle porte à fronton mouluré, donnant accès à un escalier à vis de pierre, desservant jadis les étages (note 3 : Hélas ! la belle porte de la Pompée a vécu ! En procédant à son sauvetage en 1921, un événement fortuit la réduisit en miettes). Une large douve, alimentée par des eaux vives que l'on franchit par un terre plein ayant remplacé un ancien pont-levis, entoure encore les bâtiments et n'est interrompue au nord-ouest que par une construction du 18e siècle, aménagée plus tard en magnanerie". Un rapport sur les logements insalubres de l'architecte Joanny Thévenet, du 22 juillet 1915 (cité dans Découverte... n°5), décrivait déjà le mauvais état des bâtiments, anciens, qui "forment ensemble un quadrilatère autour d'une cour intérieure de forme à peu près rectangulaire. La partie ouest est affectée aux appartements du fermier, à un hangar, au portail d'entrée et à un pigeonnier servant de cave et entrepôt au rez-de-chaussée. Le côté nord est occupé par des écuries à porcs ; le côté est par la volaille et les écuries à boeufs et chevaux joignant l'aire à battre ; le côté sud par des écuries à vaches et veaux bordant la mare qui les baigne à l'ouest et au sud". Une partie des bâtiments actuellement existants semble remonter au 18e siècle (partie ancienne du logis : fenêtres à linteau en arc segmentaire) ou à la fin du 18e siècle, début du 19e (dépendances agricoles bordant la cour au nord, corps de bâtiment sud avec un pigeonnier du côté ouest : sur le plan cadastral de 1809 est portée cette annotation : [point de repère K] "Pigeonnier de Mécilleux" (? le nom de lieu est barré). Le second logis peut dater du 19e siècle. Le reste des bâtiments (grande grange-étable à l´est, hangar nord-ouest, porcherie sud-ouest) semblent dater du début du 20e siècle. La ferme, achetée par des agriculteurs en 1923, a été en activité jusqu'au début 21e siècle.

Période(s)Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle

Les bâtiments bordent une cour fermée de plan presque carré, avec un portail vers l'angle sud-ouest et une porte dans l'angle sud-est. Côté ouest, du nord au sud : logis du 19e siècle, logis du 18e siècle, hangar, porcherie. Côté sud, d'ouest en est : espace vide, pigeonnier, étable (?). Côté est, grange-étable. Côté nord, petites étables ? Bâtiments en pisé enduit, encadreents en granite (logis) ou bois (dépendances). Toits à longs pans en tuile creuse ou tuile plate mécanique. Le pigeonnier avait une ouverture côté sud et un toit à deux pans, sans ouverture mais avec le pan sud protégé par des débords des murs pignons. Un puits à margelle en granite est creusé à proximité.

Murspisé
enduit
Toittuile plate mécanique, tuile creuse
Étages1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
TypologiesType C1: logis et grange-étable dans des bâtiments distincts, sur cour
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Précieux. Etat de sections des propriétés bâties et non bâties. 1827.

Bibliographie
  • GACON, Marie-Claude. BRUNET, Marie-Laure. Et alii. Découverte et patrimoine de Précieux. [Les fermes de la commune]. Bulletin de l'association Découverte et patrimoine de Précieux, n°5, 2006

    p. 80-83
  • ROCHIGNEUX, Th. Notes et matériaux pour servir à la monographie de Précieu (Loire). Nice : imprimerie du patronage Saint-Pierre, 1922

    p. 35
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