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Ferme

Dossier IA42003380 réalisé en 2007

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesporcherie, pigeonnier, logement, puits, cuvage
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Grézieux-le-Fromental
Lieu-dit : les Armands
Cadastre : 1809 A 208 à 211 ; 1986 A2 108, 109, 397

Le domaine est mentionné en 1675 (reconnaissance de dîme par noble Claude Giraud, entre autres conseiller du roi et receveur des tailles, pour le domaine des Armands. L'acte ne mentionne pas de bâti ; AH). Il est représenté sur la carte de Cassini, au milieu du 18e siècle. En 1830 (matrice cadastrale) il appartient à M. Tison Desarnaud, et se compose d'une maison et bâtiment (A 209), de trois bâtiments ruraux (A 208, A 210 et A 211), avec des jardin (A 204 à 207) et une mare ou péchoire (A 203) (le plan cadastral de 1809 ne correspond pas exactement avec les indications de la matrice : la parcelle bâtie A 201 (? lecture difficile) n'est pas indexée, le numéro 210 ou 211 est difficile à lire et l'un de ces deux numéros paraît omis). Le même possède également l'étang du Petit Sartet (A 165), avec sa péchoire (A 166). Les bâtiments actuels sont datables de la 2e moitié du 19e siècle. Le cuvage est reconstruit en 1887 (matrice : A 211, construction nouvelle de "maison", pour Jean-Baptiste Gonon), avec des reprises au début du 20e (ouvertures). En 1913 (matrice), la répartition du bâti n'a pas changé par rapport à 1830, sauf pour la parcelle bâtie A 210 qui est devenue "maison et cave" (fonctions du bâtiment actuel), signalant l'activité viticole qui s'est implantée sur le site sans doute dans la 2e moitié du 19e siècle ; le propriétaire est alors Jean Baptiste Gonon (puis Jean dit Joannès Gonon en 1922). La dépendance agricole (porcherie et grenier) subsistant sur la parcelle 1986 A2 108 est datable du début du 20e siècle. Dans la 2e moitié du 20e siècle, le domaine aurait appartenu à un notaire de Roanne, puis à un boucher ; il comptait 50 ha cultivés en polyculture, avec un élevage de vaches laitières (renseignement oral). La ferme de la parcelle 1809 A 209 (1986 A2 108), ainsi que le bâtiment 1809 A 208 (1986 A1 398), qui était un pigeonnier isolé de plan carré, à toit chauffoir, ont été détruits au 20e siècle (le pigeonnier est encore cadastré comme parcelle bâtie en 1986). La ferme aurait été détruite par un incendie ; le logement d'ouvriers agricoles en étage du cuvage serait alors devenu logement du fermier.

Période(s)Principale : milieu 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle

L'édifice se présente actuellement comme une ferme à bâtiments distincts, mais il est incomplet. Logis dans l'ancienne maison des maîtres, de trois travées, avec un étage carré (plafonds en voûtain de briques sur poutre de bois ou IPN), avec une cour fermée devant la façade principale, encadrée par deux pavillons (remises) et fermée le long de la route par un mur avec portail et porte piétonne (piédroits en granite, vantaux en fer forgé). La maison était à l'angle sud-est d'un clos (murs en pisé) de vigne (renseignement oral), dont le pigeonnier détruit occupait l'angle sud-ouest. À l'est, bâtiment perpendiculaire à la route contenant un logement en étage (accès par un escalier en bois, tournant ; trois pièces) et un cuvage, séparé d'une étable par plusieurs granges et remises. Au nord, dépendance à usage de porcherie ou poulailler au rez-de-chaussée, grenier (accès par escalier extérieur) à l'étage. Puits au nord du cuvage. Les bâtiments sont en pisé enduit (le soubassement en maçonnerie couvre tout le rez-de-chaussée ; il est enduit à pierres vues à assises dessinées sur la porcherie), avec des encadrements en granite (logis ; portes du cuvage, avec marques lapidaires : boule, carré), en brique (fenêtres du cuvage, ouvertures de la porcherie) ou en bois (étable). Les toits sont à longs pans et croupes (sauf sur la porcherie), en tuile plate mécanique. Inscription sur la pompe du puits : POYET / A RENAISON / LOIRE.

Murspisé
enduit
Toittuile plate mécanique
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier tournant en maçonnerie
TypologiesType C2: logis et grange-étable dans des bâtiments éclatés
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AH Montbrison (dépôt aux AC Montbrison), non classées. Boîte 89. Hôpital de Sury-le-Comtal. Maladrerie de Grézieux. Léproserie de Moingt. Cote B1. Reconnaissances de dîmes à l'hôpital Saint-Main ; en vertu d'un édit de décembre 1672 ordonnant la recherche et le recouvrement des biens et revenus de l'ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare-de-Jérusalem, dont dépend dès lors la maladrerie de Grézieux, dans les diocèses de Mâcon, Chalons-sur-Saône et Lyon. - 19 avril 1675. Reconnaissance par Michel Chappuis, seigneur de Villette, écuyer, au profit de l'hôtel-Dieu de Saint-Main, sis au village de Grézieux-le-Frommental, en vertu d'une transaction du 29 janvier 1541. La reconnaissance porte sur un droit de dîme abénévisé par les habitants dudit Grézieux en 1541, à cause des domaines que ledit Chappuis possède à Grézieux, appelés la Chaud, les Thévenons et Poivon, dont plusieurs pièces de terre sont enclavées dans la dîmerie de 100 sétérées de terre et appartenant à la dîmerie dudit hôtel-Dieu. Le document mentionne la croix de la Coste. Description des domaines : -- le grand domaine de la Chaud : un tènement... au milieu duquel sont ses bâtiments, jardin, chenevier et un étang appelé Fougivon, le tout contigu ; jouxte le chemin de Fontannes à Précieux du matin... -- le domaine des Thévenons : bâtiment et grange. Le document mentionne également "une peschure ou tènement de terre... le long de l'étang de Nizay..." ; "trois bichets... pour le droit dudit dixme abénévisé... à cause d´autre domaine appelé Trunel" : compose d'une maison, grange, cour, jardin et aisance. - 7 septembre 1674. Reconnaissance par maître Jacques Punctis, juge de la seigneurie de Grézieux : un bichet... de droit de dîme... à cause du domaine des Mingallons (l'acte ne mentionne pas de bâti) ; deux bichets... de droit de dîme... à cause du domaine des Lattards, qui consiste en maison, grange, jardin, cour et aisance. - 20 avril 1675. Reconnaissance par François Chassain, sieur de Chabet : pour le "domaine des Chevalliers : premièrement consistant en ses maisons, cour, jardin, paquier, pescheure et pré... plus, aux Verchères ( ?), où autrefois étoit le village des Chevalliers..." - 23 avril 1675. Reconnaissance par noble Claude Giraud (entre autres, conseiller du roi et receveur des tailles) : pour le domaine des Armands (pas de bâti mentionné). - 24 avril 1675. Reconnaissance par Jacques Henry, écuyer, seigneur de Charlieu : pour un domaine à Grézieux... domaine des Meschins... (pas de bâti mentionné). - 22 avril 1675. Reconnaissance par Hubert Bois, prêtre, résidant à Montbrison : pour le domaine des Lattards (idem). - 28 juin 1675. Reconnaissance par Jean Faverjon : pour un domaine dans ledit village. En marge, rajouté postérieurement : appartient à Bénigne Bochetal. - 26 juin 1675. Reconnaissance par les habitants de Grézieux. Cinq maîtres de maison sont mentionnés : quatre laboureurs et un tailleur. Ils sont dits posséder des domaines à Grézieux. - 1er novembre 1692. Sous-ferme des biens, fonds et héritages dépendant dudit hôpital consistant en deux maisons : la maison de l´hôpital et la maison aux Meschins ; bail donné à Etienne de la Font, laboureur, demeurant à Grézieux.

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