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Ferme

Dossier IA42002008 réalisé en 2005

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • porcherie
    • cuvage
    • remise
    • logement
    • pigeonnier

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesporcherie, cuvage, remise, logement, pigeonnier
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Lérigneux
Lieu-dit : Frédifont
Cadastre : 1809 B 309 à 316 ; 1987 AK 77

Le cadastre napoléonien de 1809 indique l´existence d´un certain nombre de corps de bâtiments à l´emplacement actuel de la ferme étudiée (ancienne dénomination du lieu-dit : Freidifons). Par superposition des cadastres ancien et actuel, et étude des élévations des différents édifices, deux grandes phases de constructions sont à noter pour ce site. La première remonte vraisemblablement à la seconde moitié du 18e siècle et comprend alors un logis (actuelle construction située au nord de la clôture et devancée d´un escalier en pierre) et le bâtiment qui se trouve dans son prolongement à l´ouest (ancienne grange étable qui a été transformée en étable, remise et cuvage) ; il est intéressant de noter, à la jonction de ces deux volumes, des traces de reprises et de reconstruction partielle. Par la suite, et assez rapidement le logis est agrandi sur sa droite avec un four à pain au rez-de-chaussée et une chambre à l´étage, mise en communication avec celle du logis primitif. Sur la cadastre ancien, un bâtiment a été hachuré postérieurement aux autres (1809 B 314) indiquant peut-être que la construction de celui-ci est contemporain de l´établissement final du cadastre ; aujourd´hui celui-ci se trouve à l´emplacement de la grange-étable qui n´est pourtant pas de cette époque, plus longue et construit d´un seul tenant ; cette construction semble donc avoir disparue entre temps. La seconde période de construction comprend celle du logis actuel et de sa grange-étable arrière, dans le courant du milieu du 19e siècle. La ferme de Frédifont, n´ayant aujourd´hui plus de fonction agricole, et n´étant plus habitée depuis assez longtemps, a plusieurs de ses bâtiments agricoles en mauvais état qui menacent ruine, mais une campagne de rénovation est prévue très prochainement.

Période(s)Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : milieu 19e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Les contours de la parcelle de la ferme actuelle sont presque identiques à ceux du cadastre ancien ; enclose de hauts murs, elle est encadrée de chemins ; celui qui la borde au sud permet d´accéder au double portail d´accès à la cour. Le portail est surmonté d´une étroite couverture soulignée de deux génoises. Les bâtiments, disposés sur le pourtour de la parcelle, délimitent une vaste cour centrale non plane : elle est en pente d´ouest en est ; deux abreuvoirs y ont pris place. De gauche à droite, en entrant dans la cour, se trouvent successivement le nouveau logis avec sa grange-étable sur l´arrière, puis un corps de bâtiment réunissant une remise avec cuvage et une remise au-dessus d´une étable, puis un second corps de bâtiment plus étroit réunissant l´ancien logis de la ferme et son agrandissement comportant un four à pain au rez-de-chaussée, enfin une batterie de porcheries avec fournil. Le nouveau logis, de plan carré et massif, comporte sur sa façade principale trois travées sur trois niveaux (rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît) ; la porte est centrale, et une niche à statuette est aménagée au dernier niveau, entre les deux premières travées à gauche. Sur la façade latérale droite, orientée au nord, à une première travée succèdent plusieurs baies non alignées. Au rez-de-chaussée, un petit couloir central débouche sur un escalier droit en bois desservant les niveaux supérieurs ; de part et d´autrese trouvent la cuisine à gauche et la salle à manger à droite. Cette dernière possède, sur son mur du fond, une cheminée en pierre encadrée sur sa droite par un placard mural. La cuisine comporte également une cheminée en pierre, plus monumentale ; le mur du fond reçoit deux placards muraux et celui de droite a, au fond de la pièce, deux portes : une petite et une grande ouvrant respectivement sur un espace de rangement aménagé sous l´escalier et sur un dégagement, également placé sous l´escalier, et conduisant, par une autre porte, à une cave voûtée en berceau plein-cintre située sur l´arrière des deux pièces de devant. Une porte voûtée en arc segmentaire permet d´accéder à la cave depuis la façade nord du logis. A l´étage, trois chambres sont placées sur le devant de l´édifice. Depuis le palier de l´escalier, trois portes ouvrent successivement, à droite, sur une première chambre, à gauche sur une seconde, plus vaste et depuis laquelle on accède à une dernière, située parallèlement à la façade principale, enfin, au centre, sur un espace libre ayant les mêmes dimensions que la cave au-dessus de laquelle il se trouve, et d´où part un second escalier droit en bois accédant à l´étage de comble en surcroît. Sur la façade nord du logis une porte haute donne accès à cet espace situé à l´étage, elle permettait vraisemblablement le chargement du grain jusqu´au grenier, sans avoir à passer par les pièces d´habitation. La partie haute des murs extérieurs du logis est soulignée d´une double plate-bande à la chaux surmontée d´une corniche en brique. Au revers du logis, un long bâtiment de plan rectangulaire, et en retour d´équerre, abrite une grange-étable. L´étable occupe plus des deux tiers du rez-de-chaussée, le tiers restant à droite est occupé par le fenil ; la grange, occupant tout le volume restant du bâtiment est accessible depuis la cour par une porte haute, située au-dessus d´une des deux fenêtres encadrant la double porte de l´étable, et sur l´arrière du bâtiment par l´intermédiaire d´un montoir. Sur le côté nord de la cour, deux espaces distincts sont réunis sous un même toit. Le premier, à gauche, abrite aujourd´hui un poulailler, un cuvage avec un pressoir et une cuve, ainsi qu´une armoire et un coffre en bois. Le second volume, construit antérieurement au premier, comprend, à l´étage de soubassement, accessible depuis une porte double aménagée dans le mur pignon est, une étable à vaches et deux petites porcheries ; le rez-de-chaussée surélevé est occupé par une remise encombrée de chars et d´outils agricoles. Plus à l´est, accolés aux espaces précédents, deux bâtiments, de volumes identiques sont mitoyens, le second, à droite, étant postérieur au premier qui constituait le logis d´origine de la ferme de Frédidont. Ce logis comporte trois niveaux, mais aucune travée ordonnancée ; le rez-de-chaussée est occupé par des étables de dimensions différentes, et accessibles par deux portes ; l´étage carré, dont la porte haute est devancée d´un escalier droit en pierre de sept degrés, est occupé par une pièce unique où un lit placard est encore décelable ; au-dessus se trouve un comble à surcroît avec pigeonnier, et éclairé par deux baies carrées côté cour. Après agrandissement du logis, une porte est percée à l´étage dans le mur de refend pour communiquer avec une nouvelle chambre comportant également un lit clos ; au rez-de-chaussée de cette seconde construction est implanté un four à pain. Enfin, un étroit et long bâtiment, adossé au mur est de la cour, abrite plusieurs porcheries et un fournil à son extrémité sud. Le matériau de construction est le moellon de granite ; le nouveau logis et sa grange-étable sont enduits à pierres vues avec des assises dessinées par du mortier très débordant. Les toitures, à longs pans, sont couvertes de tuiles creuses ; exception faite pour le logis qui comporte une croupe.

Mursgranite
moellon
Toittuile creuse
Couvrementsvoûte en berceau plein-cintre
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier de distribution : escalier droit en maçonnerie
escalier hors-oeuvre : escalier droit en maçonnerie
TypologiesType B1: dépendances en retour d´équerre
Techniquespeinture
Précision représentations

Niche à statuette : intérieur peint en blanc, avec la silhouette d'un arbre en pot surmonté d'une petite croix, peintes en bleu. Au-dessus, médaillon surmontée d'une croix, contenant l'initiale M (pour la Vierge Marie) avec une petite croix dans le M, peintes en rouge.

Statut de la propriétépropriété privée
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