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Groupe scolaire, dit groupe scolaire de Lafin

Dossier IA73002250 inclus dans Chemin des Marmillons réalisé en 2014

Fiche

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Les constructions scolaires à Aix-les-Bains

I) Le corpus : les premiers bâtiments d’école

Huit ensembles scolaires ont été étudiés (recherches en archives et enquête de terrain) :

le groupe scolaire du Centre : l’ancienne école de garçons (2004, parcelles CD 513, 550 et 913) ; l’ancienne école de filles (2004, parcelle CD 515) ; l’école maternelle (2004, parcelle CD 480)

le groupe scolaire de Lafin (2004, parcelles BS 57-58 et 241)

le groupe scolaire de Choudy (2004, parcelle BH 98)

le groupe scolaire de Marlioz (2004, parcelle CH 171)

le groupe scolaire de Boncelin (2004, parcelles BZ 196-197)

le groupe scolaire de Saint-Simond (2004, parcelles BV 166-167)

La création de ces ensembles scolaires entre 1878 et 1930 s’est incarnée dans la construction de bâtiments d’école. Pour répondre à l’augmentation démographique de la commune au cours du XXe siècle, des agrandissements sont intervenus : soit directement sur les bâtiments d’origine ; soit par la construction de nouveaux édifices dans l’enceinte scolaire. Quelque soit le type d’intervention, l’architecture extérieure et bien souvent l’organisation générale intérieure des constructions primitives ont été peu modifiées.

Le texte qui suit s’intéresse uniquement à ces bâtiments d’origine, construits entre 1880 et 1930. Il s’appuie sur les recherches en archives et sur l’enquête de terrain réalisée ainsi que sur une étude plus générale sur les constructions scolaires menée par Michel Lainé et publiée en 1997 (LAINE Michel. Les constructions scolaires en France. Paris : PUF, 1997. 239 p.).

II) La création et la construction d’écoles communales

Avant la création et la construction d’écoles communales à la fin des années 1870, l’instruction à Aix-les-Bains était assurée par les congrégations. L’école de filles, fondée en 1812, était tenue par les sœurs de Saint-Joseph ; l’école de garçons, créée au cours des années 1820, était confiée aux Frères de la doctrine chrétienne.

Entre 1878 et 1930, la municipalité s’est dotée de plusieurs établissements scolaires publics et laïcs implantés au centre du bourg et dans les hameaux :

le groupe scolaire du Centre : une école de garçons en 1883, une école de filles en 1885 et une école maternelle en 1938

l’école de Lafin en 1901

les écoles de Choudy et Marlioz en 1910

les écoles de Saint-Simond et Boncelin en 1932

Les créations et les constructions de ces écoles, et plus particulièrement celles de l’école du Centre, accompagnent le mouvement républicain qui s’intensifie après la défaite de 1870 en s’appuyant notamment sur la diffusion de l’instruction.

C’est au sein de la population qu’émergent les demandes de création d’écoles communales : pétition de 1877 des habitants pour demander la création d’une école de garçons publique et laïque qui donne lieu à la construction de l’école du Centre ; l’école de Lafin trouve ses origines dans une pétition des habitants de hameaux datée de 1887 ; celle de Saint-Simond doit son édification notamment à une demande réitérée des habitants de hameaux en 1925. Si la demande de 1877 semble motivée par un élan républicain, les pétitions ultérieures adressées par les habitants éloignés du bourg mettent l’accent sur la nécessité de disposer d’écoles plus proches que celles du centre urbain et réparties équitablement dans tous les hameaux.

Un effort financier important de l’État accompagne et permet la construction de ces établissements. La caisse des écoles, mise en place en 1878, donne la possibilité aux communes d’accéder à des subventions ainsi qu’à des emprunts facilités. L’État assure en outre le traitement des instituteurs.

La Ville, sous la pression exercée par l’État, saisit les opportunités financières proposées par ce dernier et répond favorablement aux demandes des habitants. Assurer l’instruction des enfants des habitants représente également la possibilité de libérer ces derniers afin qu’ils puissent assurer le fonctionnement de la ville thermale.

A l’exception de l’école de garçons et de la salle d’asile (école maternelle) du Centre, logées quelques années dans des locaux existants, la création de chacune de ces écoles entraîne la construction d’un nouveau bâtiment.

La création du groupe scolaire du Centre, comprenant une école de garçons, une école de filles et une salle d’asile (école maternelle), est décidée en 1878 et sa construction envisagée sur plusieurs années. L’école de garçons, dont l’ouverture immédiate est souhaitée, s’installe dès 1878 dans un local loué par la mairie avant d’emménager dans une construction neuve en 1883. Le bâtiment de l’école des filles est inauguré dès 1885 tandis que la salle d’asile est logée pendant quelques années dans une construction existante avant d’être dotée de son propre bâtiment en 1908 et d'emménager dans un nouvel édifice en 1938.

La construction des écoles du Centre à la fin du XIXe siècle est suivie par l’édification d’établissements scolaires dans les hameaux de la commune conformément à la loi de 1883 (loi du 20 mars 1883 qui impose aux communes la construction d’écoles dans les hameaux situés à plus de trois kilomètres) ainsi qu’aux souhaits de la population.

La première école de hameau, l’école de Lafin, ouvre en 1901 et accueille une classe de filles et une classe enfantine.

Au début du XXe siècle, les écoles publiques doivent faire face à une augmentation soudaine des effectifs liée à la fermeture des écoles congréganistes décidée par les lois de 1901 et 1904. Afin d’accueillir ces élèves supplémentaires, les écoles du Centre sont réaménagées et la construction de deux nouvelles écoles de hameau, à Marlioz et à Choudy, est décidée. Ces deux écoles de hameau mixtes abritent chacune une classe pour chaque sexe et une classe enfantine. Elles ouvrent en 1909. Vingt ans plus tard, le conseil municipal réitère cette démarche par la construction simultanée des écoles de Boncelin et de Saint-Simond.

III) L’architecture des premiers bâtiments

Si l’État encourage la construction d’établissements scolaires par la mise à disposition d’aides financières aux communes, il impose par ailleurs des normes constructives dictées principalement par des impératifs hygiénistes. En 1880, la législation sur l’instruction se dote d’un règlement sur les constructions illustré par des figures de l’architecte Felix Narjoux (Règlement pour la construction et l’ameublement des maisons d’école, 17 juin 1880) ainsi que d’un comité des bâtiments scolaires chargé d’examiner les projets et les chantiers de construction (arrêté du 24 septembre 1880). Les dessins, les cahiers des charges et les devis proposés par les architectes doivent donc s’inscrire dans un ensemble de normes avant d’être approuvés par le comité. Le respect des prescriptions conditionne en partie l’accès aux aides financières (subventions et emprunts).

Progressivement, l’édifice scolaire est pensé comme un ensemble caractérisé par la présence d’éléments qui le singularise.Il est enserré dans une enceinte dont la présence matérialise la limite temporelle et spatiale de l’instruction. Les préaux qui l’agrémentent témoignent d’une attention de plus en plus grande à la fin du XIXe siècle à la formation du corps et à la nécessité pour les enfants de se détendre par une activité récréative. L’établissement scolaire contient des salles de classes dédiées au travail intellectuel et bien différenciées des salles spéciales dédiées aux travaux pratiques (dessin, couture, etc.). Il abrite également des logements pour les instituteurs. Enfin, une stricte séparation des sexes doit être observée : soit par la construction d’écoles différenciées, comme ce fut le cas pour les écoles du Centre, soit par des salles de classes de garçons et des salles de classes de filles, solution retenue pour les écoles des hameaux.

Les écoles de garçons et de filles du Centre

Par leurs dates de construction et par leur ampleur, l’architecture et l’organisation des écoles de garçons et de filles du Centre constituent de belles illustrations des prescriptions de 1880. Elles se situent sur des terrains placés à proximité directe du centre urbain et sont donc facilement accessibles. Elles sont bâties en pierre c’est-à-dire dans des matériaux locaux solides. Leur architecture extérieure se caractérise par une relative sobriété décorative puisque les bossages développés sur la hauteur du rez-de-chaussée, la forme et les encadrements très simples des baies ainsi que la présence d’un fronton constituent les seuls éléments ornementaux. La forme des ouvertures traduit bien l’utilisation des locaux : de hautes et larges baies éclairent les salles de classes tandis que les logements de fonction, situés au dernier étage, prennent le jour par des fenêtres plus étroites et garnies de balcons à l’école de garçons. A l’intérieur, les plans indiquent bien une séparation des salles de classes et des salles de travaux pratiques, ces dernières étant logées dans un corps de bâtiment distinct au sein de l’école de garçons. Conformément aux prescriptions, les salles de classes adoptent une forme rectangulaire et présentent un cubage d’air permettant d’y loger une cinquantaine d’enfants. Elles sont éclairées par la gauche et suivent ainsi les résultats d’études précises menées sur les meilleurs systèmes d’éclairage à adopter pour enrayer le développement de la myopie chez les élèves. Elles sont accessibles indépendamment les unes des autres par un couloir de desserte prenant le jour par des baies. Celui-ci joint les deux extrémités du bâtiment occupées par deux escaliers dont l’emplacement et le nombre étaient imposés aux écoles de plus de deux cent élèves.

Les écoles de hameau

Bien qu’une trentaine d’années sépare les constructions de la première école de hameau, celle de Lafin (1901), et celles des écoles de Boncelin et Saint-Simond (1932), ces bâtiments ainsi que ceux des écoles de Marlioz et Choudy présentent des formes générales extérieures et des organisations intérieures similaires. C’est principalement dans leur traitement stylistique qu’elles se différencient.Les constructions s’organisent autour d’un corps central encadré de deux ailes et se développent sur un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré. A l’intérieur, le rez-de-chaussée est occupé par : un vestibule, placé à l’avant du corps central, qui dessert une classe dans chacune des ailes (classe de filles et classe de garçons ou classe enfantine pour l’école de Lafin) ; un escalier, logé à l’arrière du corps central, qui donne accès aux logements de fonctions situés au premier étage. De même qu’aux écoles de filles et de garçons du Centre, les fenêtres éclairant les classes se différencient par leur taille plus importante des baies qui éclairent les logements du premier étage. Les écoles de Lafin, Choudy et Marlioz, ces deux dernières étant des écoles jumelles, adoptent un parti extérieur proche de celui des écoles de filles et de garçons du Centre. A l’inverse, les deux autres bâtiments jumeaux que sont les écoles de Boncelin et de Saint-Simond, se différencient par un style années 1930 régional marqué par une grande toiture, un large auvent régnant sur l’ensemble des élévations et un corps central polygonal doté d’un balcon-loggia.

L’école maternelle du Centre

Bien que l’école maternelle du Centre adopte une organisation similaire aux écoles de hameau (un corps central abritant vestibule et escalier ; classes indépendantes les unes des autres et réparties dans les ailes), son architecture se distingue des écoles de Saint-Simond et Boncelin bâtie à la même période.Ses lignes géométriques, ses nombreux accès à l’extérieur par l’intermédiaire de terrasses, sa toiture plate prévue pour être utilisée comme solarium, inscrivent ce bâtiment dans un style années 1930 proche des réalisations aixoises de l’architecte Roger Pétriaux (Thermes Pétriaux, Plage d’Aix, Aquarium, aménagements du parc des Thermes).Ce bâtiment n’était pas destiné à abriter une école mais une goutte de lait et une crèche et sa construction devait être en grande partie financée par des libéralités de l’Aga Khan. La destination du bâtiment, libéré des normes de constructions scolaires, et la qualité du commanditaire, qu’il fallait honorer, expliquent peut-être cette singularité.

AppellationsLafin
Parties constituantes non étudiéesécole maternelle, préau
Dénominationsgroupe scolaire
Aire d'étude et cantonFranklin Roosevelt-Lafin
AdresseCommune : Aix-les-Bains
Lieu-dit : Franklin Roosevelt-Lafin
Adresse : 14 chemin des
Marmillons
Cadastre : 1879 C 43 ; 2004 BS 57-58 ; 241 BS 58 et BS 241: parcelles majoritairement occupées par le terrain de sport.

L’école de Lafin, inaugurée en 1901, est la première école publique et laïque ouverte dans un hameau de la commune d’Aix-les-Bains. Sa création et sa construction répondaient à une demande des habitants.

En 1887, les habitants des hameaux de Saint-Simon et de Lafin adressent une pétition au conseil municipal : étant donné l’éloignement de l’école publique laïque, située au centre ville et donc à plus de deux kilomètres, les pétitionnaires demandent la création d’une école mixte pour les enfants de 4 à 8 ans, au nord de la ville. Parmi les différents désagréments occasionnés par cet éloignement mis en avant par les habitants (dangerosité du trajet, problème de garde des enfants impliquant l’impossibilité de travailler ni aux champs, ni dans les hôtels, ni aux thermes), le conseil municipal se révèle sensible à la nécessité d’assurer la disponibilité d’une main d’œuvre afin de garantir le bon fonctionnement de la station thermale et s’engage à créer une école (Délibération du conseil municipal, 9 octobre 1887). En 1892, les pétitionnaires, plus largement groupés puisque résidant dans les hameaux de Puer, de Pont-Rouge, de Mémars et de Lafin, adressent une nouvelle demande au conseil municipal. Celui-ci réaffirme sa volonté de créer une école et choisit de l’implanter au hameau de Lafin, considéré comme central (Délibération du conseil municipal, 7 février 1892).

Bien que les pétitionnaires demandent la création d’une école mixte enfantine, c’est-à-dire destinée aux enfants de 4 à 7 ans, le conseil municipal choisit, sur les conseils de l’inspecteur primaire et pour obtenir des financements de l’Etat (voir annexe 1), de fonder une école primaire de filles (fillettes de 6 à 13 ans) à laquelle est annexée une école enfantine pour les enfants de 4 à 7 ans (Délibération du conseil municipal, 19 février 1893). Le préfet entérine le projet l’année suivante (Délibération du conseil municipal, 3 juin 1894).

Les plans sont dressés par l’architecte de la Ville, Jules Pin, en 1894, et montrent que les futurs agrandissements de l’établissement sont anticipés dès les premiers dessins. Ainsi, bien que seul le corps central, adoptant un plan en T, soit construit, le plan d’ensemble prévoit d’emblée un édifice de plan en U dans lequel les ailes latérales sont destinées à être édifiées ultérieurement au grès des besoins. Les sous-sols et le premier étage sont affectés aux caves et appartements de la directrice et de son adjointe tandis que le rez-de-chaussée abrite une classe enfantine et une classe pour 48 élèves (AC Aix-les-Bains. 4 M 15). C’est l’entrepreneur chambérien, Jean Michel, qui exécute les travaux. La maçonnerie, l’escalier de distribution intérieur et l’encadrement de la porte d’entrée sont réalisés en pierre de taille de Villebois (AC Aix-les-Bains. 4 M 15). L’école ouvre en 1901.

Dès 1904, l’école de Lafin se révèle trop exigüe pour accueillir un nombre croissant d’élèves. Le logement d’une institutrice ainsi que le vestiaire sont provisoirement transformés pour abriter deux nouvelles classes (AC Aix-les-Bains. A 2576). En 1905, le conseil municipal décide donc d’agrandir l’école par la construction des deux ailes prévues sur le plan d’ensemble de 1894 (Délibération du conseil municipal, 10 décembre 1905). Les travaux ne démarrent qu’en 1909 (AC Aix-les-Bains. 4 M 15) après que la Ville ait renoncé à demander et obtenir une subvention de l’Etat (Délibération du conseil municipal, 24 décembre 1908). Chacune des ailes, comprenant un unique rez-de-chaussée, abrite une classe de 48 élèves.

En 1921, un mur de clôture est construit dans la cour pour la diviser en deux parties.

En 1931, sur proposition de l’inspecteur primaire, il est décidé de créer deux nouvelles classes, une pour les filles et une pour les garçons (Délibérations du conseil municipal, 30 mars 1931 et 13 avril 1933). L’école est en effet désormais une école primaire accueillant les élèves des deux sexes. Il semble cependant que cette décision ne soit pas suivie d'un agrandissement de l'établissement et que les classes supplémentaires, également demandées par les parents (AC Aix-les-Bains. 4 M 15), soient logées dans des locaux existants mais situés en dehors de l’enceinte scolaire.

En 1945, un terrain sportif est créé à l’école de Lafin, ainsi qu’aux écoles de Choudy et de Marlioz. C’est aussi probablement à cette occasion, que l’établissement s’agrandit par l’édification d’un nouveau corps de bâtiment en rez-de-chaussée et placé au même alignement que l’aile droite. En 1956, le conseil municipal vote l’agrandissement des écoles de Lafin, Saint-Simond (voir dossier groupe scolaire de Saint-Simond) et Boncelin (voir dossier groupe scolaire de Boncelin), travaux estimés urgents par l’inspecteur d’académie (Délibération du conseil municipal, 12 juin 1956). Les plans, dressés par Georges Noiray, architecte de la Ville, sont exécutés en 1960. Un corps de bâtiment, abritant une classe supplémentaire, vient prendre place entre les deux ailes et contre le corps principal. Après ces deux campagnes de travaux l’école présente désormais un plan en L.

Dans le dernier quart du XXe siècle, deux nouveaux édifices sont construits. Le premier abrite l’école maternelle et permet de dédier le premier ensemble à l’école primaire et le second accueille la cantine scolaire.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 1er quart 20e siècle, 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle , daté par source
Dates1901, daté par source
1909, daté par source
1945, daté par travaux historiques
1960, daté par source
Auteur(s)Auteur : Pin Jules (aîné) architecte communal attribution par source
Auteur : Michel Jean
Jean Michel

Entrepreneur chambérien. Actif à la fin du 19e et au début du 20e siècle.


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entrepreneur de maçonnerie attribution par source
Auteur : Noiray Georges
Georges Noiray

Architecte à Aix-les-Bains (architecte de la Ville)


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architecte communal attribution par source
Auteur : Blondin François
François Blondin

Entrepreneur de maçonnerie actif à Aix-les-Bains au début du XXe siècle (vers 1910)


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entrepreneur de maçonnerie attribution par source

Le groupe scolaire de Lafin est implanté au nord de la commune, le long du chemin des Marmillons dont il est séparé par un muret surmonté d’une grille. Il comprend trois édifices abritant l’école maternelle, l’école primaire et la cantine scolaire, implantés au sein d’une grande cour. L’ensemble est mitoyen, mais séparé par un mur, d’un terrain de sport qui se développe à l’arrière (à l’est).

L’école primaire occupe un édifice comptant cinq corps de bâtiments attenants qui forment un plan général en L. Le corps principal est bâti en pierre et coiffé d’un toit à deux versants et croupe en tuile mécanique. Il adopte un plan en T et comprend un sous-sol partiellement enterré, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré. Il est complété à l’arrière par quatre corps de bâtiments en rez-de-chaussée, couverts d’une toiture en terrasse et en métal. Deux ailes latérales, bâties en pierre, sont reliées par un corps de bâtiment construit en béton. L’aile droite est prolongée par une construction également en béton.

Six travées de baies, réparties symétriquement autour d’un avant-corps central, divisent la façade principale (façade sud). Le corps en saillie est mis en valeur par un attique portant l’inscription peinte « ÉCOLE DE LAFIN », par des chaînes d’angle formant pilastres ainsi que par un balcon soulignant le premier étage et abritant la porte d’entrée principale encadrée de pierre de taille et coiffée d’une agrafe à triglyphes. Des bandeaux placés entre les niveaux ainsi qu’un traitement différencié de la forme des baies, en arc surbaissé au rez-de-chaussée, rectangulaire au premier étage, assurent la composition horizontale de l’élévation. L’élévation latérale gauche présente trois fenêtres et une baie jumelée comblée. Huit travées de baies divisent la façade latérale droite (une baie jumelée sur le corps principal, trois sur l’aile et cinq sur le prolongement).

Dans le corps central, le premier étage est occupé par des logements tandis que le rez-de-chaussée est dédié aux fonctions scolaires. Un vestibule central permet de desservir deux vestiaires partagés par quatre classes ainsi que l’escalier tournant à retours avec jour en pierre situé au centre et au revers de la façade postérieure.

L’édifice qui abrite l’école maternelle est situé au nord du terrain et adossé au mur qui clôture le terrain de sport. Il est formé de trois corps de bâtiments attenants en rez-de-chaussée, édifiés en béton et couverts de toits en terrasse. Des baies rectangulaires, placées alternativement en retrait ou en saillie, ajourent régulièrement les élévations sur cour (élévations sud).

La cantine scolaire, logée dans une construction de plan polygonal, prend place à l’est. Le bâtiment, édifié en béton et couvert d’un toit en terrasse, se développe en rez-de-chaussée.

Murspierre moellon enduit
béton enduit
Toittuile mécanique, métal en couverture, béton en couverture (?)
Étagessous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans croupe
terrasse
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
États conservationsremanié
Techniquesmaçonnerie
ferronnerie

PLU 2007 : étoile creuse (bâti intéressant : démolition soumise à permis de démolir) sur l'édifice abritant l'école primaire.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • ANNEXE 1 Lettre de l’Inspecteur primaire, M. Pacot, au maire de la ville d’Aix-les-Bains, 5 février 1893

    ANNEXE 1

    Lettre de l’Inspecteur primaire, M. Pacot, au maire de la ville d’Aix-les-Bains, 5 février 1893 (AC Aix-les-Bains. 4 M 15. École de Lafin, 1897-1956)

    « Cette école ne peut légalement comprendre ni deux classes enfantines ni même une seule classe enfantine ; à moins d’être entièrement facultatives et à la charge exclusive des communes, les classes de ce genre sont toujours annexées à une école de filles. Pour une école de hameau ou de section formée par deux classes enfantines, la Ville ne recevrait probablement rien de l’État, ni subvention pour la construction, ni traitements pour les institutrices ; elle supporterait toutes les dépenses occasionnées par l’école. J’ajoute que les maîtresses ne seraient pas classées, c’est-à-dire que leurs années de services seraient perdues pour l’avancement et pour les retraites ; il serait donc difficile de trouver de bonnes institutrices et presque impossible de les conserver longtemps. Il conviendrait, je crois, d’adopter la solution suivante : création d’une école de filles à laquelle serait annexée une classe enfantine et qui recevrait, dans sa classe spéciale de filles, les filles de 7 à 14 ans, dans sa classe enfantine, les garçons et les filles de 4 à 7 ou 8 ans. On pourrait faire valoir que les déplacements quotidiens des filles offrent plus d’inconvénients que ceux des garçons. De cette façon, tout serait régulier : la Ville obtiendrait une subvention, les institutrices seraient payées par l’Etat et classées. Plus tard, si le nombre d’élèves le permettrait, la classe enfantine serait transformée en école spéciale de garçons ; on aurait ainsi deux écoles spéciales admettant l’une les filles et l’autre les garçons de 5 à 14 ans. ».

  • ANNEXE 2 Liste des adjudicataires des travaux entrepris en 1909

    ANNEXE 2

    Liste des adjudicataires des travaux entrepris en 1909 : construction de deux ailes latérales (AC Aix-les-Bains. 4 M 15)

    -Maçonnerie : François Blondin

    -Charpente : Claudius Cochet

    -Ferronnerie : Pierre Devaux

    -Plâtrerie, travaux légers et peinture : Jean-Pierre Massonnat

    -Menuiserie : Charles Jouty

    -Zinguerie et vitrerie : Charles Toussaint

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Aix-les-Bains. 1 D. Registre des délibérations conseil municipal.

    AC Aix-les-Bains : 1 D
  • AC Aix-les-Bains. 4 M 15. Ecole de Lafin, 1897-1956.

    AC Aix-les-Bains : 4 M 15
  • AC Aix-les-Bains. 4 M 16. Ecole de Lafin, 1956-1983.

    AC Aix-les-Bains : 4 M 16
Documents figurés
  • Commune d’Aix-les-Bains. Projet de construction d’une école de hameau de la Fin. Plan cadastral / Pin Jules, architecte. Aix-les-Bains, 1894. Ech. 1 : 1000. 1 plan sur calque rehaussé : encre ; 48 x 53 cm (AC Aix-les-Bains. 4 M 15)

    AC Aix-les-Bains : 4 M 15
  • Commune d’Aix-les-Bains. Projet de construction d’une école de hameau de la Fin. Plan d’ensemble / Pin Jules, architecte. Aix-les-Bains, 1894. Ech. 1 : 200. 1 plan sur calque rehaussé : encre ; 52 x 68, 5 cm (AC Aix-les-Bains. 4 M 15)

    AC Aix-les-Bains : 4 M 15
  • Commune d’Aix-les-Bains. Projet de construction d’une école de hameau de la Fin. Plan du sous-sol, rez-terre et du 1er étage / Pin Jules, architecte. Aix-les-Bains, 1894. Ech. 1 : 100. 1 plan sur calque rehaussé : encre ; 62 x 82 cm (AC Aix-les-Bains. 4 M 15)

    AC Aix-les-Bains : 4 M 15
  • Commune d’Aix-les-Bains. Projet de construction d’une école de hameau de la Fin. Façade principale et façade postérieure. Coupe transversale / Pin Jules, architecte. Aix-les-Bains, 1894. Ech. 1 : 100. 1 plan sur calque rehaussé : encre ; 52 x 106 cm (AC Aix-les-Bains. 4 M 15)

    AC Aix-les-Bains : 4 M 15
  • Projet d’agrandissement à l’école de Lafin. Plans et façades / Pin Jules, architecte. Aix-les-Bains, 1906. Ech. 1 : 100. 1 plan rehaussé : encre ; 53 x 89 cm (AC Aix-les-Bains. 4 M 15)

    AC Aix-les-Bains : 4 M 15
  • Ville d’Aix-les-Bains. Aménagement de la cour de l’école du hameau de Lafin. Mur de séparation, égouts [Plan d’ensemble] / Pin Jules, architecte. Aix-les-Bains, 1921. Ech. 1 : 200. 1 tirage de plan rehaussé : encre, crayon ; 49 x 60 cm (AC Aix-les-Bains. 4 M 15)

    AC Aix-les-Bains : 4 M 15
  • Ville d'Aix-les-Bains. Ecole de Lafin. Construction d'une classe [Plan masse, plan, coupe et élévation] / Noiray G., architecte. Aix-les-Bains, 1960. Ech. 1 : 500. 1 tirage de plan ; 60 x 85 cm (AC Aix-les-Bains. 4 M 16)

    AC Aix-les-Bains : 4 M 16
  • [Ecole de Lafin] / Barrois G., [photographe]. [Aix-les-Bains], ?. 1 photographie ; n. et .b. ; 18 x 13 cm (AC Aix-les-Bains. 12FI5_0190)

    AC Aix-les-Bains : 12FI5_0190
Bibliographie
  • BURDIN, Raymond. L’école de Lafin a cent ans. Arts et mémoire, n° 18. Aix-les-Bains : Société d´Art et d´Histoire, juin 2001. 48 p. ; ill.

    pp. 3-19
  • PALLIERE, Johannès. Les Ecoles dans l'histoire d'Aix-les-Bains de 1870 à 1914. Aix-les-Bains : Imp. de l'Avenir, 1983. 216 p. ; 24 cm (AC Aix-les-Bains : A2650).

    AC Aix-les-Bains : A2650
  • Ville d’Aix-les-Bains. M. J. MOTTET, maire, MM. GUIBERT et FOLLIET, adjoints. Compte-rendu de la gestion municipale de 1900 à 1912. Aix-les-Bains: Imprimerie moderne, F. Blanc. 1912. 138 p. ; illus ; 25 cm. (AC Aix-les-Bains. A 2576).

    pp. 115-116 AC Aix-les-Bains : A 2576
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