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Immeuble

Dossier IA69005800 inclus dans Ensemble d'édifices derrière façade réalisé en 2003

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

NOTE DE SYNTHESE

La convention du 10 janvier 1821, entre le maire et le propriétaire, fait référence, comme modèle à suivre, à un dessin d'élévation conservé, Plan n° 2, approuvé par le maire à la même date. Ce document n'est pas signé mais il est sûrement l’œuvre de Jean-Marie Gabriel Thibière qui intervient le 20 mars suivant comme architecte du propriétaire dans l'expertise contradictoire pour estimer les terrains cédés par les deux parties (c'est généralement l'architecte de l'immeuble qui officie dans ce cas). En revanche dans l'expertise du 12 juin 1822, il est remplacé par Fleury Falconnet et pour cause, Thibière était mort le 23 mars précédent !

Parties constituantes non étudiéesboutique
Dénominationsimmeuble
Aire d'étude et cantonLyon Saint-Nizier
AdresseCommune : Lyon 1er
Lieu-dit : Saint-Nizier
Adresse : 6 rue, Chavanne , rue, Longue , rue
Lanterne
Cadastre : 1831 F 320 ; 1999 AV 17

Immeuble occupant l'emplacement de deux autres, le premier donnant sur la rue Lanterne, le deuxième sur la rue Chavanne. Le premier avait été reconstruit à la suite d'une autorisation d'alignement délivrée à André Challaye, orfèvre, le 22 mars 1646. Le deuxième a fait l'objet d'une autorisation d'alignement le 26 avril 1644, accordée à Etienne Lalive et à Jean Girardot. Cette autorisation ayant été contestée par les voisins, une deuxième leur est actée le 21 février 1645. Le 16 février 1646, une fois l'immeuble achevé, il fait l'objet d'un partage entre les deux copropriétaires dont les termes resteront en vigueur jusqu'à la démolition de l'immeuble. Il présentait sur l'angle des deux voies, dans une niche, une Vierge de Pitié, réalisée par Georges Imbert en 1646 ou 1647 selon les sources. La ville ayant le projet de démolir cet immeuble afin d'élargir le coude de la rue, un procès verbal d'estimation est réalisé le 23 mars 1809 (cf. annexe). Mais ce n'est que le 26 août 1819 qu'un arrêté du maire autorise la démolition de la partie sud (pour celle du nord, cf. 4, rue Chavanne). La Ville l'acquiert le 4 avril 1820 et l'adjudication pour la démolition est passée le 26 juin suivant avec François Barbara, entrepreneur : elle doit être achevée le 20 août. Les pierres de l'ancien édifice, en particulier la niche et les moulures, sont remployées dans l'immeuble 2, rue Pierre-Corneille (6e). Le 10 janvier 1821, une convention est signée entre le maire et Claudine Marguerite Dubois, veuve d'Augustin Arlès, propriétaire de l'immeuble donnant sur la rue Lanterne : elle obtient ce qui reste, après alignement, de la partie de maison démolie pour agrandir sa propre parcelle ; elle reconstruira entièrement un nouvel immeuble en se conformant au nouvel alignement donné sur les trois rues ; elle doit élever sur la rue Saint-Côme (Chavanne) une façade conforme "avec le genre d'architecture de la façade de la maison qu'élèvent en ce moment les Hôpitaux de Lyon" (2, rue Chavanne) ; son architecte, Jean-Marie Gabriel Thibière, s'entendra avec celui des Hospices, Barthélemy Antoine Tissot, à ce sujet. Les travaux sont en cours le 21 août suivant. Le 12 juin 1822 est réalisée l'expertise contradictoire pour constater que les termes de la convention ont bien été respectés. Avant 1836 (date où l'immeuble est décrit dans les matrices cadastrales), il est surélevé d'un demi-étage. Au milieu du 19e siècle, une devanture en bois est ajoutée dont il ne subsiste que la partie couvrant l'entresol.

Période(s)Principale : 2e quart 17e siècle , (détruit)
Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Dates1644, daté par source
1821
Auteur(s)Auteur : Imbert Georges sculpteur attribution par source
Auteur : Thibière Jean-Marie Gabriel architecte attribution par source
Personnalité : Lalive Etienne commanditaire
Personnalité : Girardot Jean commanditaire
Personnalité : Arlès Claudine Marguerite commanditaire

L'immeuble présente des angles abattus. Le rez-de-chaussée de la façade principale est en pierre de taille. Les deux derniers niveaux d'élévation sont des demi-étages. L'escalier ouvre sur une sorte de cour couverte, actuellement à moitié occupée par une cage d'ascenseur.

Murscalcaire
enduit
pierre de taille
moellon
Toittuile mécanique
Étagessous-sol, entresol, 5 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour cage ouverte, en maçonnerie
Typologiesimmeuble à un corps de bâtiment
État de conservationbon état
Techniquesferronnerie
Précision représentations

Garde-corps des fenêtres dessinant des cercles entrelacés.

Mesuresh : 2235.0 cm

Boutique : actuellement Mobilier du monde Dayak.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Procès-verbal d´estimation d´un immeuble sis place de l´Herberie et 71, rue Saint-Côme (à l´emplacement de l´actuel 6, rue Chavanne). 23 mars 1809. AM Lyon : 321 WP 182.

    23 mars 1809. Procès-verbal d´estimation d´un immeuble sis place de l´Herberie et 71, rue Saint-Côme (à l´emplacement de l´actuel 6, rue Chavanne). AM Lyon : 321 WP 182.

    Ce procès-verbal, achevé le 23 mars 1809, est réalisé en vue d´un projet d´acquisition de l´immeuble par la Ville pour élargir le tournant de l´ancienne rue Malpertuis (Chavanne). L´immeuble est divisé en deux propriétés depuis un partage du 16 février 1646. Le procès-verbal est dressé par cinq architectes : Claude Marion, nommé par le maire, Jean-Antoine Péranciol, nommé par le préfet, Louis Flachéron, choisi par Faure-Rozier, propriétaire d´une partie, et Jean-Marie Louis Turrin, désigné par Courderc, propriétaire de l´autre.

    (...)

    Cette maison (...) est composée, de caves voûtées, de rez-de-chaussée et de quatre étages au-dessus outre une tour au-dessus de l´escalier commun aux deux portions de cette maison, dont la superficie totale, mesurée au rez-de-chaussée en y comprenant la moitié de l´épaisseur des murs mitoyens, au soir, au nord et une petite partie à l´orient est d´environ cent trois mètres quatre-vingt-dix centimètres carrés.

    (...)

    La portion de cette maison appartenante au Sr Faure-Rozier consiste 1° en deux magasins au rez-de-chaussée, loués l´un au Sr Puy orfèvre et l´autre au sieur Balança coeffeur ci-après détaillés, avec les caves au-dessous dépendantes de cette portion ; 2° en tout le second et le troisième étage, tant sur la place de l´Herberie que sur la rue Malpertuis [Saint-Côme] ; 3° en deux chambres au quatrième étage, répondantes au-dessus des deux magasins précités 4° et enfin en une tour au-dessus de l´escalier et du petit vestibule sur la rue, avec la communauté de l´allée, du puits y étant, de l´escalier et autres objets d´un intérêt commun aux deux portions, si ce n´est la cour qui d´après l´acte de partage sus daté paraît appartenir au Sr Faure-Rozier ; mais à la charge d´en laisser jouir l´autre portion, tant pour y passer, que pour y tremper ses lessives, et y prendre ses jours et vue droite.

    L´autre portion appartenante au Sr Couderc, consiste 1° en un magasin au rez-de-chaussée dans lequel il exerce son commerce d´épiceries et dont dépendent deux cabinets ci-après servant l´un de comptoir et l´autre de souillarde, avec la cave étant sous le magasin et sous partie de la cour y compris le droit d´encaver et de décaver par la descente étant sous le magasin présentement occupé par le Sr Balança coëffeur et appartenant au Sr Faure-Rozier, dont la portion est grévée de cette servitude par le dit acte de partage 2° en tout le premier étage, tant sur la place de l´Herberie que sur la rue Malpertuis ; 3° en une chambre au quatrième au-dessus du magasin tenue (sic) par le Sr Couderc avec le petit grenier au-dessus sous la pente du toit et la jouissance en commun avec l´autre portion, du petit vestibule d´entrée à la suite de l´escalier audit quatrième étage 4° et enfin en un petit grenier clos en planches dans le haut de l´escalier commun, de même avec la communauté des objets à l´usage des deux portions entretenus pour quelques uns de ces objets dans la proportion voulue par l´acte de partage susdaté.

    Portion d´une maison appartenante au Sr Faure-Rozier

    Le premier magasin loué et occupé par le sieur Puy orfèvre prend ses jours et entrée par deux arcs sur la place de l´Herberie et par deux autres arcs en retour, sur la rue Malpertuis, celui de ces arcs, le plus rapproché du mur mitoyen au couchant, est fermé par un banc en pierre de taille, surmonté d´une grille composée de douze barreaux et trois traverses en fer, avec une croisée vitrée, divisée sur sa hauteur en deux parts ; dont la supérieure éclairant un entresol, est ferrée de ses fiches et catole sans volets ; la partie inférieure éclairant la boutique au-dessous de l´entresol, ferme au moyen d´un volet et d´une barre en fer ; le second arc faisant l´angle de la place, est fermé par un banc en bois dur fixé au mur et surmonté d´un volet à demeure, avec emparre à brisure, barre de fer et clavettes, garnie (sic) d´une porte vitrée aussi en bois dur, avec pentures et volets de rapport, retenus par des clavettes, locquet et serrure, (...). Au-dessus de cette porte, est une imposte surmonté d´une grille composée de douze barreaux et d´une traverse en fer avec châssis vitrés sans volets éclairant l´entresol au-dessus du magasin aussi à l´usage du Sr Puy.

    L´arc en retour, sur la rue Malpertuis est fermé par deux bancs en bois dur, aussi attaché au mur avec un portillon de rapport, ses planches à coulisses et banderons jusqu´à la hauteur de l´imposte au-dessus de laquelle est une clôture en bois recouverte extérieurement par un enduit.

    L´autre arc à la suite sur la rue Malpertuis est clos par une fermeture en pierre de taille un peu plus haute que la hauteur d´appuy, surmontée d´une grille en fer composée de treize barreaux et de trois traverses, même métal, garnie en outre d´une croisée vitrée en bois dur à deux venteaux avec fiches et espagnolette, l´aire de ce magasin au rez-de-chaussée est en dalles pierre de St-Cyr, le plancher au-dessus est à la française et en bon état ; (tous les agencements formant la distribution intérieure de ce magasin ainsi que l´entresol au-dessus appartiennent au locataire actuel), à l´exception d´une porte, donnant sur la cour, laquelle porte est en bois dur ferrée sur taille avec deux emparres, une serrure, un ferouil et une barre en fer, (ces deux derniers objets réclamés par le locataire ainsi qu´une pierre d´évier, un fourneau et un potager dont le soupirail communique dans la souche de la cheminée au premier étage en traversant la cour.)

    Le troisième arc sur la rue Malpertuis, donnant jour et entrée au magasin présentement occupé par le sieur Balança coeffeur, a sa fermeture en bois dur composée de deux parties dormantes et d´une porte vitrée décorée au-dehors de pilastres et entablement avec volets de rapport garnis de leurs pentures, boulons et clavettes, la porte est avec locquet et tarjette, et au-dessus de cette porte, est un imposte surmonté de ses châssis vitrés avec volets intérieurs, fiches, tarjettes. Ce magasin du sieur Balança est séparé du précédent, par un briquetage fesant retour d´équaire, doublé en planches du côté du sieur Puy. Dans le mur au nord est une porte à brisure doublée à clous, garnie de deux emparres à charnières et d´une serrure dépendante de la propriété, (...), cette porte est surmontée d´un imposte contenu par trois happes dans le mur de refend, au midi de l´escalier est un placard renforcé à deux portes bois sapin, garni de ses fixes et rayons, dans les angles sont trois autres placard (réclamés par le locataire, ainsi que le tambour ouvrant dans l´allée et ses deux rayons), ledit tambour avec son plafond au-dessus et au-devant de la porte de sortie donnant dans l´allée garnie de ses pentures et accessoires dépendantes de la maison. Dans ce magasin dont l´aire est cadetée en dalles est un trapon et deux venteaux, garnis de six empares et d´une boucle, au-dessus de la descente de l´encavage, à l´usage des deux portions de cette maison ; le plancher au-dessus est à la française, il est recouvert d´un plafond en toile, appartenant au locataire.

    La porte d´allée commune aux deux portions, est à panneaux bois dur ferrée sur taille au moyen de deux emparres avec serrure tour et demi et un heurtoir en-dehors, au-dessus de cette porte est un imposte surmonté d´un grillage en fer. Dans cette allée pavée en dalles, ainsi que la cour à la suite, avec rigoles pour l´écoulement des eaux à la rue, est un puits commun aux deux portions, avec sa margelle en pierre, sa poulie en fer fondu et sa chappe tournante en fer forgé, il est fermé par deux portes dont une sur l´allée garnie de deux pentures à charnières et d´une serrure, l´autre porte est dans l´intérieur du cabinet servant de souillarde lequel cabinet dépendant exclusivement de la portion appartenante au Sr Couderc et séparée de l´allée par une cloison de briques dans une ancienne baie.

    Sous la rampe de l´escalier tournant commun aux deux portions est une porte en bois dur à claire voie, garnie de ses emparres et d´une serrure, laquelle porte ferme la descente sous la rampe de l´escalier pour le service journalier des caves à l´usage des locataires de ces deux portions de maison distinctes.

    A la suite est une baie de porte donnant entrée dans une petite cour pavée en dalles et appartenante à la forme du partage au sieur Faure-Rozier, à la charge néanmoins d´en laisser jouir l´autre portion pour y tremper ses lessives, y passer et y prendre des jours à vue droite. Au fond de cette cour, dans le mur mitoyen au couchant est une porte tenue fermée en ce moment et au moyen de laquelle on communiquait de l´une dans l´autre maison, surmontée d´une imposte avec trois barreaux en fer ; il y existe aussi deux autres portes, dont l´une dans un emparage en planches pris au dépens de cette cour, communique au magasin du Sr Puy susdécrit, et l´autre ferrée sur taille donne entré au magasin du Sr Couderc ci-après. Contre le mur mitoyen au couchant de cette cour est le massif dans lequel est la chute d´aisance, sans siège dans la hauteur de ce rez-de-chaussée ; cette chute répond à une fosse commune au-dessous des caves, se vidant au moyen d´une pierre percée garnie de son bouchon, faisant partie des dalles de cette cour et servant en même tems pour jetter le bois et le charbon dans les caves au-dessous.

    2ème étage en entier au Sr Faure-Rozier

    Sur le pallier d´arrivée du second étage, est une porte en bois dur à deux venteaux garnie de quatre pentures, d´une serrure, d´une tarjette, de trois verroux à ressorts et d´une poignée pour la tirer, surmontée d´un imposte avec châssis vitrés garantis par des barreaux de fer ; cette porte donne entrée dans un vestibule commun aux deux locations de ce second étage, il est éclairé sur la rue par une croisée à la française vitrée, avec fiches et espagnolette sans volets, sur l´appuy de cette fenêtre est une tablette bois sapin ; au nord de ce vestibule dont l´aire est en dalles est l´entrée de la location occupée par Delle Escot au moyen d´une porte à brisure en bois dur ferrée de deux emparres à charnières d´une serrure d´un loquet et d´une poignée. Elle consiste en une chambre éclairée à l´orient sur la rue Malpertuis, par une croisée à la française aussi vitrée avec fiches et espagnolettes contenante une cheminée en pierres consolées garnie de sa plaque en fonte ; à côté la cheminée de cette pièce dont l´aire est carrelée et dont le plancher qui la couvre est à la française en bon état, est un placard, bois sapin à deux portes l´une au-dessus de l´autre avec un charbonnier. Attenant à ce dernier est un cloison en planches garnie de sa porte ferrée avec fiches et loquet renfermant une souillarde, éclairée au midi, par une petite croisée vitrée et dans laquelle est une pierre d´évier avec sa conche au-dessous, ses tuyaux en plomb et une planche pour les seaux, cette souillarde est carrelée et surmontée d´une voûte. En face de la cheminée, dans un renfoncement du mur est un placard à deux portes avec fiches serrure et quatre rayons, dans le fond est une alcôve en menuiserie dans laquelle est une cloison en briques et plâtre formant un dégagement ; au-dessus de cette alcôve fermée par une porte vitrée avec fiches et loquet est une soupente qui a son entrée par le corridor éclairée sur la cour par une porte vitrée sans volet avec fiches et loqueteaux, à côté de laquelle est la porte des latrines ferrée sur taille avec deux emparres et un loquet, ce cabinet d´aisance, dont le siège est garni de sa planche et de son bouchon est éclairé sur la cour par une croisée vitrée avec fiches et loqueteaux.

    Etant revenus dans le vestibule précédent, il a été reconnu, qu´au midi d´icelui est une porte à panneaux à brisure en bois dur, ferrée de deux pentures à charnières, d´une serrure à tour et demi, d´un loqueteau et d´un heurtoir donnant entrée à l´autre location de ce second étage occupée par le sieur Arlès, composée d´une première pièce éclairée sur la rue Malpertuis par une croisée vitrée à petit bois, avec fiches, et espagnolette sans volets. Dans cette pièce carrelée et recouverte d´un plancher à la française en bon état, sont deux placards dans l´épaisseur de ce mur, avec fiches, serrures et rayons avec un montant entre deux, dans le fond de cette pièce est une porte en bois dur, garnie de ses ferrures donnant dans un cabinet d´aisance, aussi éclairé sur la cour par une croisée semblable à celle de l´autre cabinet son siège est également garni de sa planche et bouchon. Elle est séparée de la suivante par une cloison en briques et plâtre dans laquelle est une porte ferrée sous ses esselliers avec pommelles et loquet donnant entrée dans un dégagement formé de même par une cloison en briques et plâtre et par le mur de face dans lequel est une fenêtre tenue condamnée en ce moment ; au midi de ce corridor, surmonté d´une soupente servant de linge sâle et dont l´entrée se fait par l´alcôve ci-après, est une porte vitrée garnie de ses fiches et d´un loquet, dans ce même corridor est une porte de dégagement donnant dans l´alcôve. La chambre à laquelle donne entrée ce corridor de dégagement et dans laquelle est ladite alcôve, est éclairée au midi, sur la place de l´Herberie, par deux croisées vitrées avec volets, fiches et espagnolettes, et à l´orient sur la rue Malpertuis par une fenêtre semblable. La face au midi, est boisée à hauteur d´appuy avec deux marchepieds dans les founettes, le surplus du pourtour avec plinthes, simaises et corniche, tapissé en papier peint collé sur toile et en bon état, son carrelage est aussi en bon état ainsi que son plancher à la française, elle contient une cheminée garnie de sa plaque en fonte et recouverte d´une tablette en bois, à côté de cette cheminée est une porte à chambranle avec pommelles (réclamées par le locataire).

    3ème étage aussi en entier au Sr Faure-Rozier

    On arrive au troisième par la continuité de l´escalier à noyeau commun aux deux portions et éclairé à mi-étage par une fenêtre sur cour sans aucune fermeture, dans l´une, ni dans l´autre portion ; sur le pallier de cet escalier garni de son écuyer en fer, est comme au second une porte en bois dur à deux venteaux, avec quatre pentures, une serrure, deux verroux à ressorts et un heurtoir, donnant entrée dans un vestibule semblable pavé en dalles, éclairé sur la rue par une fenêtre coupée par une imposte en pierre garnie de ses châssis vitrés à coulisse par le bas, et sans châssis dans le haut ; au-dessus de ce vestibule est une souspente avec un trapon, à droite est une porte à brisure, à panneaux bois dur, garnie de deux pentures à charnières, d´une serrure, d´un loquet d´un verouil et d´un heurtoir donnant dans un dégagement éclairé sur la rue par une fenêtre à la française vitrée avec fiches et espagnolette. En face de cette fenêtre est une cloison en briques et plâtre dans laquelle est une porte à vitres avec fiches et loquet, donnant dans une petite chambre, éclairée sur la cour par une fenêtre à châssis vitrés fermant par des catoles en bois avec volets posés sur dormant garnis de leurs fiches et tarjette. A côté cette fenêtre est un placard à trois portes renfermés dans l´épaisseur du mur, garni de ses rayons, montant fiches et serrures, le carrelage y est en médiocre état et son plancher est à la française.

    Dans le fond de cette chambre est un briquetage, derrière lequel est un corridor dont la porte à panneaux est ferrée avec fiches et olive, au-dessus de ce corridor est une souspente pour linge sale avec ses fiches et fermant à catole, et à gauche d´icelui est une porte en bois dur garnie de deux emparres, d´un loquet et d´un crochet, donnant dans une cabinet d´aisance, éclairé par une croisée vitrée avec fiches et loqueteaux, le siège est avec sa planche et son bouchon.

    A la suite du premier dégagement, sur la rue est une porte à panneaux bois sapin, garnie de ses fiches, d´une serrure et d´un loquet donnant entrée dans un autre dégagement éclairé sur la rue par une fenêtre à la française, aussi vitrée avec fiches et espagnolette : en face de cette fenêtre est une cloison en briques et plâtre, dans laquelle est une porte à panneaux ferrée sur essellier avec fiches et tarjette, le carrelage y est en bon état.

    On entre dans la pièce suivante, par une autre porte aussi bois sapin à vitres garnie de ses fiches et d´un loquet. Cette pièce est éclairée au midi, sur la place par deux croisées à la française aussi vitrées avec volets fiches et espagnolette à l´orient sur la rue Malpertuis est une autre fenêtre à croisillons closes en briques et plâtre, dans cette pièce, contre le mur mitoyen est une cheminée en pierre consolée dont le contrecoeur est en gray.

    En face des croisées est une alcôve en menuiserie ouverte ayant aussi du côté de la cheminée une porte vitrée avec son attique aussi vitré au-dessus, son carrelage est en bon état et le plancher qui la couvre est à la française, au fond de l´alcôve est une petite porte de linge sale, garnie de même de ses ferrures et d´une serrure.

    A gauche du vestibule précédent est une porte à panneaux en tout semblable à celle en face, dans le même vestibule elle donne entrée à la location occupée par le sieur Hureau, éclairée à l´orient sur la rue Malpertuis, par une fenêtre aussi semblable à celles de l´autre appartement. Elle contient une cheminée en pierre peinte garnie de sa plaque en fonte ; en face de cette cheminée dans l´épaisseur du mur de l´escallier, est un placard en menuiserie à quatre portes ferrées ensemble de douze fiches à bouton, de trois serrures et d´un ressort, garni en outre de ses rayons. En montant entre deux, dans l´angle est un cabinet clos en briques et plâtre servant de souillarde avec sa porte à panneaux ferrée sur esselliers ses fiches et dépendances, cette souillarde éclairée au midi sur la rue Malpertuis par une croisée vitrée semblable à celle au-dessous, contient une pierre d´évier avec sa conche, ses tuyaux et accessoirs, elle contient de plus un charbonnier en planches, elle est surmontée d´un entresol avec sa porte, ses fiches et une serrure. En face de la fenêtre est une alcôve en briques et plâtre dont l´ouverture est décorée d´un chambranle en menuiserie, dans cette alcôve, dépendante de la maison est une fenêtre sur cour, garnie de ses châssis vitrés fermant à tarjette et de volets à brisure ferrée sur un cadre avec fiches et tarjette, à côté de cette fenêtre dans la même alcôve est la porte du cabinet d´aisance ferrée sur taille comme au-dessous avec deux emparres et un loquet, ce cabinet est éclairé sur la cour par une fenêtre vitrée semblable aux autres, son siège est de même garni de sa planche et de son bouchon ; le carrelage de cette pièce est en médiocre état et le plancher qui la couvre est à la française.

    Portion du 4e étage au Sr Faure-Rozier

    La porte d´entrée sur la paillier d´arrivée à ce quatrième étage est sans fermeture et la fenêtre sans croisée, le vestibule commun aux deux portions a de même son aire en dalles, et son plancher au-dessus en tras carrés, au midi de ce vestibule est la porte d´entrée de cette portion au sieur Faure-Rozier, laquelle porte est doublée à cloux, bois sapin, garnie de deux pentures, d´une serrure et d´un loquet, elle donne dans une grande chambre prenant ses jours sur la rue par deux croisées à meneaux garnies de leurs châssis vitrés, fiches et loqueteaux, il est une troisième fenêtre du même côté de la rue tenue condamnée ; elle est encore éclairée sur la place par deux croisées semblables aux précédentes du côté de la cour est une autre croisée sans meneaux, garnie de deux châssis vitrés avec leurs ferrures et espagnolette, toutes ces croisées sont sans volets, dans cette pièce est une ancienne cheminée en pierre avec un tripot pour son âtre ; son carrelage est en médiocre état et le plancher qui le couvre est à la bâtarde ; le cabinet d´aisance dépendant de cette pièce, a sa porte en bois sapin doublée, ferrée de deux emparres et d´un crochet, il est éclairé par une fenêtre garnie d´un châssis à papier, au bas duquel est une pierre d´évier en saillie sur la cour, supportée par une console en fer et se vidant dans la descente commune aux deux portions ; le siège d´aisance est recouvert de sa planche, les séparations de la grande pièce précédente sont réclamées par le Sr Dumoulin locataire actuel.

    La tour appartenant au Sr Faure-Rozier

    On arrive à la tour par un petit escallier en pierre, fermé à son entrée par une porte en bois sapin, garnie de deux pentures et d´une serrure, il y existe une seconde serrure appartenant au sieur Puy locataire, cette tour embrassant le dessus du grand escallier et du vestibule d´entrée est éclairée par quatre fenêtres, garnies chacune d´anciens volets doublés bois sapin avec pentures à charnières et tarjettes ; l´aire est carrelé en bon état, le haut du petit escalier est sans porte et la charpente du toit est recouverte d´un lambris en planches.

    Cave au Sr Faure-Rozier

    Les caves sous les deux magasins au sieur Faure-Rozier, outre la descente pour l´encavage commun aux deux portions, dans l´un de ces deux magasins, sont desservies pour l´usage journalier, par la descente sous l´escalier commun ; elles sont couvertes en voûtes d´arrête avec un pillier en pierre dans le milieu ; une partie de ces caves est pavée en dalles, elles sont divisées par des cloisons en chêne et sapin avec poteaux et traverses nécessaires, leurs portes même bois sont garnies de leurs pentures et ferrure, elles donnent sur un espace commun à la suite de l´encavage, au-dessus d´une partie de ces caves est un plancher en chêne à la bâtarde ; sous la descente de l´encavage est une petit caveau dont la porte doublée est garnie de deux emparres et d´une serrure.

    Dans tout le pourtour de cette maison, tant au droit de la portion du sieur Faure sus décrite que celle du sieur Couderc ci-après, sont des dalles en pierre formant marches.

    Les eaux pluviales s´écoulent sur la place de l´Herberie par une descente en fer blanc au bas de laquelle sont des tuyaux en fonte ; il est une autre descente semblable sur la rue Malpertuis, commune aux deux portions.

    Le forget de l´une et l´autre est garni dans tout son pourtour d´une channée [ou chaunée] en fer blanc en bon état ainsi que les deux descentes ci-dessus et celle sur la cour ;

    Les façades de cette maison, tant sur la place que sur la rue, sont décorées au rez-de-chaussée, d´arcs avec archivoltes, imposte et quart de rond à moulures, il règne un cordon d´appuy à chacun des étages dont toutes les fenêtres sont ornées de chambranles et corniches en pierre de taille ainsi que la niche qui existe au premier étage dans l´angle de ladite maison, cette niche est décorée de pilastres et de corniche chantournée, cet angle est aussi décoré dans toute sa hauteur d´une chaîne en pierre de taille, le tout en très bon état, quoique remontant à environ deux siècles.

    (...)

    Portion de cette maison au sieur Couderc

    La cave voûtée au-dessous du magasin du Sr Couderc embrasse toute l´étendue de ce magasin à l´exception du dessous de son petit comptoir qui n´est pas recreusé ; cette cave a une très grande hauteur, elle paraît très saine et dans le meilleur état ; elle est aérée, à l´orient par un abat-jour au-devant de la porte d´entrée dudit magasin ; elle est aussi desservie, pour le service journalier, par la descente sous l´escalier commun, et pour l´encavage et décavage ; par la descente étant dans le magasin, au midi de l´escalier commun dans lequel magasin appartenant à M. Faure-Rozier est cette descente recouverte de son trapon et aboutissant à un espace commun où sont les portes d´entrée des caves dépendantes des deux portions ; celle du Sr Couderc, au nord de cet espace, est doublée bois sapin faite à neuf, ferrée sur cadre avec deux pentures et une serrure. A côté de cette porte en est une très petite, aussi neuve et en bois sapin donnant dans un petit caveau, ferrée de deux pommelles doubles et d´une serrure. Ce petit caveau à l´usage d´un des locataires du Sr Couderc, est sous la cour, ainsi que le passage d´entrée de la cave du Sr Couderc pour son encavage ci-dessus ; dans ce passage contenant le massif circulaire pour la chute de la fosse d´aisance au-dessous des caves, est une soupente close en planches appartenant au Sr Couderc et dont l´entrée se fait sur l´espace commun à la suite de la descente de l´encavage, par une petite porte garnie de ses pentures et d´une serrure au-dessus de la porte précédente, faite à neuf par le sieur Couderc.

    Au bas de la descente, pour le service journalier des caves des deux portions, il existe dans l´épaisseur du mur en fondation deux petits caveaux garnis de leurs portes et ferrures, celui au nord dépend de la portion du Sr Couderc et celui au midi appartient au Sr Faure-Rozier.

    Magasin ou rez-de-chaussée au Sr Couderc

    Ce magasin au nord de l´escalier et de la cour à la suite, prend son entrée à l´orient ; sur la rue Malpertuis, par un grand arc cintré au-devant duquel est une fermeture faite à neuf en bois dur, s´ouvrant en trois parties, à panneaux recouverts par le bas avec deux grands carreaux de vitres à chacun de ces trois venteaux, garantis par des volets extérieurs avec leurs pentures et clavettes ; au-dessus de ces venteaux est une imposte surmontée de châssis vitrés et de quatorze barreaux de fer ; cette fermeture, garnie de ses ferrures nécessaires, est peinte à l´huile avec un battement en fer par le bas.

    L´aire de ce magasin est en dalles, dont quelques unes sont cassées ; le plancher au-dessus est à la française avec poutres et demi-poutres, dans les murs au nord et au midi de ce magasin au fond duquel est une porte allant à la cour doublée chêne et sapin, ferrée sur taille, avec deux pentures, une forte serrure et un verrou.

    Le petit comptoir dépendant de ce magasin éclairé au midi par la rue Malpertuis, est surmonté d´une voûte en maçonnerie ; il est séparé du surplus par une cloison en planches dans laquelle est une porte à vitres bois sapin avec fiches et loquet ; l´aire de ce comptoir a son plafond (sic) en planches avec lambourdes au-dessous ; la fenêtre sur la rue garnie de deux carreaux de vitres, est garantie en-dehors par trois barreaux et une traverse en fer scellée dans la taille.

    Dans ce magasin est une soupente qui occupe une moitié environ de son étendue ; elle a sa hauteur d´appuy en planches peintes à la colle ; on y parvient par une petite échelle de meunier ; elle est composée de quatre tras carrés, dans la direction du midi au nord, recouverts de planches lanquetées dans une direction contraire à celle de ces tras : dans l´un des angles de cette soupente est un placard à deux portes, avec fiches, serrure, ressort et rayons.

    Au midi de ce magasin, près du mur de face sur la rue, est un arc en pierre de taille à plein ceintre au-devant duquel est une porte à panneaux avec fiches, targette et une partie dormante, le tout surmonté d´un grillage en barreaux de bois, cette porte donne entrée dans une souillarde séparée de l´allée par une cloison et dans laquelle est une pierre d´évier à douille, ayant son écoulement dans l´allée et la seconde porte pour le puisage. Il y existe aussi quelques rayons et autres objets portatifs indépendans de notre évaluation à venir. Il a été observé que dans ce magasin, dont tous les murs paraissent enduits et blanchis à neuf, sont plusieurs rayons, cases et autres objets portatifs tenant au commerce du Sr Couderc non susceptibles d´être compris dans notre évaluation, ainsi que ladite soupente et ses accessoires.

    A dit, le Sr Couderc, présent à nos opérations qu´indépendamment de la valeur en capital de la portion de maison à lui appartenante, il lui était dû une juste indemnité pour la perte inévitable qu´il éprouvera nécessairement pour les affaires de son commerce, tant pour son déménagement qu´autres objets ; que depuis plus de six ans qu´il habite dans cette rue, il s´est acquis, par des sacrifices, un bon nombre de pratiques qu´il appréhende de perdre, attendu qu´il est forcé, par les démolitions projetées à s´établir ailleurs que dans cette rue ; il nous requiert en conséquence ; d´avoir égard à ses justes observations sur ce chef de demande de sa part, ou tout au moins de lui donner acte de la réserve qu´il fait de réclamer cette seconde indemnité à lui due, comme locataire et privé de son fonds de magasin, si nous ne nous croyons pas autorisés à la comprendre, par addiction à notre estimation en capital de sa portion de maison et a ledit Sr Couderc signé. Signé Couderc.

    1er étage appartenant en entier au Sr Couderc

    Parvenus au premier étage, au moyen de l´escalier à noyau, commun aux deux portions ; il a été reconnu que ce premier étage, au Sr Couderc seul, forme deux locations distinctes, desservies par un petit vestibule semblable à celui du second et du troisième, pouvant servir d´une antichambre commence (sic) à ces deux locations ; sa porte d´entrée sur le palier de l´escalier au dit 1er étage, est à panneaux bois dur à deux ventaux avec quatre pentures, une serrure à tour et demi et verrou à ressort ; ladite porte surmontée d´une traverse en pierre et d´une ouverture sans autre fermeture que six barreaux de fer scellés dans la taille, en face de cette porte d´entrée, dans le mur de face sur la rue est une fenêtre avec son croisillon en pierre garnie d´une croisée vitrée faite à neuf, avec équerres en fer et une capucine en bois, et de deux autres châssis vitrés au-dessus du croisillon.

    Au nord de ce vestibule, est une porte à panneaux bois dur ferrée sur taille avec deux empares, une serrure et un heurtoir en dehors, donnant entrée à une pièce au-dessus du magasin du Sr Couderc, et présentement occupé par le Sr Coulon Me perruquier, éclairée à l´orient sur la rue Malpertuis, par une fenêtre à deux ventaux, avec une banquette en fer en dehors, ladite croisée vitrée en très grands carreaux avec volets intérieurs fiches et espagnolette. Dans le mur de séparation d´avec l´escalier, est, dans un renfoncement un placard à deux portes avec leurs fiches à boutons, deux serrures et rayons avec montans dans le milieu. L´alcôve étant dans cette chambre, son placard autre que le précédent, à côté de l´entrée de ladite alcôve, et quelques autres agencemens, sont réclamés par le locataire ; mais M. Couderc a soutenu qu´une partie de cet agencement avait été faite par le locataire avec des planches par lui fournies, à condition que ces agencemens resteraient réunis à la propriété à la fin du bail.

    Dans cette alcôve, est une fenêtre sur cour, avec ses volets, sans châssis, tenue fermée par le locataire, à côté de cette fenêtre est une porte à panneaux bois dur, avec deux pentures, un loquet et un crochet, donnant entrée au cabinet d´aisance en plafonds posés de champ, éclairé à l´orient sur la cour par un châssi bois de sapin ; le siège de ce cabinet est couvert de sa planche en bois dur et de son bouchon. Dans cette chambre, dont le carrelage est en assez bon état et dont le plancher au-dessus est à la française, il existe en prise, dans le mur au nord, une cheminée en pierre peinte, avec son carré sculpté en plâtre et son contre-coeur en grès.

    Dans l´angle oriental et septentrional est une souillarde fermée par une cloison en planches, dont la porte sur esseliers est garnie de ses fiches et d´une targette ; elle est éclairée au midi, par une fenêtre vitrée à coulisses, elle contient une pierre d´évier et sa conche au-dessous, sur cette souillarde est une soupente pouvant recevoir un lit au besoin.

    L´autre porte au midi dudit vestibule, à la suite de l´escalier, donne entrée à la portion de ce premier occupé par le Sr Puy qui y communique aussi de son magasin sur la place, par un escalier intérieur par lui pratiqué, pour être refermé, s´il y a lieu, à l´expiration de son bail ; cet appartement du Sr Puy est composé de deux pièces dont l´une pouvant prendre son entrée par ledit vestibule au moyen d´une porte doublée à clous, bois de sapin, ferrée avec deux fortes pentures et un verrou intérieur ; elle est éclairée à l´orient, sur la rue Malpertuis, par une fenêtre à croisillons, garnie de ses châssis vitrés avec fiches et targettes. Dans l´épaisseur du mur, est un placard à deux portes à panneaux garni de ses fiches, de deux serrures et de ses rayons avec un montant en planches entre deux. A côté de ce placard, il en est un autre à trois portes, l´une au-dessus de l´autre placée dans le renfoncement d´une partie de la fenêtre sur cour. (Ce dernier placard est réclamé par le locataire). Cette fenêtre sur cour est garnie de sa croisée bois sapin et des ses volets en dedans. Aux dépens de cette chambre, est un espace séparé par une cloison en briques et plâtre, avec sa porte à panneaux ferrée sur l´esselier, garnie de ses fiches et de sa ferrure ; dans lequel espace aboutit l´escalier intérieur, au moyen duquel le sieur Puy communique de son magasin et de l´entresol au-dessus à ce premier étage. Au couchant de cet espace, est la porte à panneaux bois dur, donnant entrée au cabinet d´aisance, garnie de deux pentures, d´un loquet et d´un crochet : ce cabinet dont le siège est recouvert de sa planche et de son bouchon est éclairé sur la cour par un châssis en papier. Au-dessus de cet espace est une soupente (réclamée par le locataire ainsi que ledit escalier de communication en face duquel est une porte vitrée donnant entrée à la pièce sur la place (aussi réclamée par le locataire ainsi que l´alcôve et tous les agencemens qui décorent cette pièce) éclairée au midi, sur la place de l´Herberie, par deux fenêtres à la française, garnies de leurs croisées vitrées avec volets intérieur, fiches et espagnolettes, les deux autres fenêtres en retour sur la rue Malpertuis sont condamnées par des briques. Dans cette pièce dont le carrelage est en partie cassé et cependant adhérent et le plancher au-dessus à la française en bon état est une cheminée en pierre de Tournu peinte en marbre avec son contre-coeur en pierre de grès. Le placard à côté de cette cheminée (est réclamé comme le surplus des agencemens, par le locataire, ainsi que le soupirail du fourneau passant dans la souche de la cheminée de son appartement présentement décrit.)

    Portion du quatrième au Sr Couderc

    Sur le palier de l´escalier commun, au dit quatrième étage est le vestibule commun aux deux portions, semblable à ceux décrite précédemment si ce n´est qu´au quatrième étage ce vestibule d´entrée est sans porte, ni croisée du côté de la rue. La porte, au nord de ce vestibule, doublée bois sapin, garnie de deux pentures, ferrée sur taille avec serrure et loquet donne entrée à la portion de ce quatrième étage occupé par le Sr Couderc. Cette location est éclairée à l´orient, sur la rue Malpertuis, par une fenêtre à meneaux garnie de deux châsis (sic) vitrés fermant à targette sans volets ; elle contient une cheminée en pierre sans plaque de fonte. En face de la fenêtre, est une façade d´alcôve en menuiserie avec son chambranle et une porte à vitres garnie de ses fiches et loquet ; cette porte donne entrée dans un corridor séparé de l´alcôve par une cloison en planches, dans lequel est une fenêtre sur cour close en planches et à côté la porte d´entrée du cabinet d´aisance, doublée à clous avec deux empares et un loquet ; ce cabinet est éclairé comme celui de la location à côté par un châssis de quatre carreaux avec une pierre d´évier, également en saillie, se vidant aussi dans la descente commune étant dans cette cour. A côté la cheminée est un placard avec deux fiches à bouton et une olive, renfermant un charbonnier clos en planches ; dans l´angle septentrional et oriental est un cabinet clos en planches, éclairé au midi sur la rue, par un châssis vitré bois dur, fermant avec fiches et targette, sa porte à panneaux est garnie de ses fiches à broches, d´un tourniquet à olive et d´une targette. Cette location est carrelée et le plancher qui la couvre est à la bâtarde. L´intervalle entre le dessus de ce plancher et le dessous du couvert sert d´un petit grenier d´entrepôt auquel on parvient par une trappe pratiquée dans ce plancher et par une échelle portative.

    Au haut de l´escalier commun, dans la partie du côté de la cour, est un tambour clos en planches servant de petit grenier d´entrepôt, à l´usage de l´un des locataires du Sr Couderc. Il n´a de jour que celui qu´il tire par sa porte, garnie de ses pentures et d´une serrure.

    (...)

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Rhône : 3 P 0123-7 à 9. Matrices cadastrales, sections F dite de Saint-Louis et G dite de l'Hôtel de Ville, 1836

    t. 8, f° 373 AD Rhône : 3P0123-7 à 9
  • AM Lyon : DD 6, pces 64 et 65. Contestation, par les propriétaires voisins, de l'alignement donné par le Consulat à Etienne Lalive et Jean Girardot pour la reconstruction leur immeuble, 17 août 1644

  • AM Lyon : 321 P 181.Elargissement de la rue Saint-Côme, 1818-1822

  • Dépouillement et localisation des demandes d'alignement pour le 17e et le 18e siècle / Bernard Gauthiez, Centre de recherche en géographie et aménagement (CRGA), UMR 5600, Université Lyon III (informations communiquées par l'auteur et à paraître)

Documents figurés
  • N° 20 [1ère partie]. Joignant d'orient la rue Saint-Cosme ; de midi la rue Malpertuis, après d'orient la place de l'Herberie, et encore de midi la dite place de l'Herberie et rue de la Pêcherie ; d'occident la rivière de Saône ; de septentrion place de la Platière, la rue de la Palme et la place Saint-Pierre / Claude Contamine. 1 dess. : encre, lavis et aquarelle ; 89 x 116 cm. Dans : " Plans géométriques (...) de la rente noble de labbaye royalle de Saint-Pierre ", 1755-1756 (AD Rhône : 27 H 155)

  • Plan n° 1. Pour copie conforme au plan général d'alignement [alignement de l'immeuble Arlès] / Coillet. 21 novembre 1820. 1 dess. : encre, lavis et aquarelle ; 20 x 31 cm

  • Plan n° 2 [Élévation de la façade sur la rue Saint-Côme] / [Jean-Marie Gabriel Thibière]. [1820], daté et signé par le maire 10 janvier 1821. 1 dess. : encre, lavis et aquarelle ; 42 x 23 cm

Bibliographie
  • BOMBOURG, Jean de. Les tableaux et les statues de Lyon au XVIIe siècle. Paris : Tross, 1862. 75 p. ; 22 cm (tiré à part des Archives de l'Art français, 2e série, t. 2, p. 99-175)

    p. 164
  • SAINT-OLIVE, Paul. Description du quartier qui environnait l'église de Notre-Dame de la Platière. Rev. Lyonnais, 1868, 3e série, t. 5

    p. 106, note 1
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