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Immeuble

Dossier IA69006208 réalisé en 2004

Fiche

Parties constituantes non étudiéesboutique, cour
Dénominationsimmeuble
Aire d'étude et cantonLyon Jacobins
AdresseCommune : Lyon 2e
Lieu-dit : Jacobins
Adresse : 2 place
Bellecour
Cadastre : 1831 I 102 ; 1999 AK 101

Pierre Perrachon de Saint-Maurice, commanditaire de l'hôtel particulier dit de Montribloud (cf IA69006311), fait construire six maisons jusqu'au 5 place Bellecour : il passe pour cela un prix-fait avec Lacombe (maçon ?) en 1669.

En 1747, Pierre Dareste, écuyer, conseiller du roi en la cour des Monnaies, sénéchaussée et siège présidial de Lyon, fait placer un balcon sur l'élévation antérieure (pourrait-il s'agir plutôt de l'actuel 1 place Bellecour ?).

Période(s)Principale : 3e quart 17e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 2e quart 18e siècle , daté par travaux historiques
Dates1669, daté par travaux historiques
1747, daté par travaux historiques
Auteur(s)Personnalité : Perrachon de Saint-Maurice Pierre
Perrachon de Saint-Maurice Pierre ( - 1688)

Pierre Perrachon de Saint-Maurice fait construire l'hôtel de Montribloud (Lyon 2e, 1 rue du Colonel-Chambonnet) dans la décennie 1650. Il réalise quelques années après un lotissement de 6 maisons à l'emplacement du jardin de cet hôtel particulier.


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commanditaire attribution par travaux historiques
Auteur : Lacombe
Lacombe

Actif dans la seconde moitié du XVIIe siècle


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maître de l'oeuvre (?), attribution par travaux historiques

L'élévation antérieure, revêtue d'enduit, s'élève sur quatre étages carrés et compte trois travées. Côté rue, le portail du porche d’entrée est en calcaire blanc-beige, à grain plus ou moins fin, sans fossiles, indéterminé. Les fenêtres de l'élévation antérieure du corps de bâtiment principal sont dotées de garde-corps en fer forgé.

De l’autre côté du porche, côté cour, apparaît un arc disparate dont les montants sont en calcaire à gryphées et les claveaux en calcaire à entroques jaune-brun à silex, du type de la pierre dorée du Mont d'Or.

L'escalier principal, en calcaire à gryphées gris, est tournant à retours sans jour, « rampe sur rampe ». La première marche, débordante, est convexe, comme au n° 1 de la place Bellecour. Les marches sont brochées et layées (au taillant ou à la polka) et leur nez est arrondi, épais et bouchardé. Elles sont souvent très riches en gryphées et leur couleur varie entre les trois teintes caractéristiques de la pierre à gryphées : gris-noir, violacé et jaune. Ce dernier faciès est remarquable : des sections de fossile bleutées se dessinent sur le fond jaune. On observe çà et là des marques en forme de « I », « H » ou « K barré », d’autres ont la forme de la lettre grecque pi. Les paliers sont faits de dalles mêlant calcaire à gryphées gris layé et calcaire à entroques jaune bouchardé. La pierre jaune laisse voir des radioles (piquants) d’oursins et des articles de crinoïde.

L’escalier de service côté est est en vis semi-cylindrique à tambours, il s'insère dans une cage carrée. Les paliers sont voûtés en berceau à lunettes. Le noyau semi circulaire est formé de tambours présentant un large diamètre (85 cm), de hauteur variable mais assez limitée (20 à 36 cm), layés et ciselés, avec quelques marques « qp » et « cR ». Dans ce modèle d’escalier, une telle disposition permet de ménager de larges dégagements à hauteur des paliers. Le faciès pétrographique mis en œuvre dans le noyau est peu commun : il s’agit d’une roche sédimentaire brun-jaune, voire rougeâtre, montrant une alternance marquée et répétée de niveaux calcaires compacts à bélemnites et lamellibranches et d’étroits niveaux marneux (calcaire argileux), plus délités et plus fins. Ce faciès double est indéniablement à rattacher aux strates calcaires et marno-calcaires de la fin du Sinémurien du massif du Mont d'Or. De tels affleurements ont été exploités sur son flanc nord (Saint-Germain) et sur son versant nord-est (Dardilly-Lissieu). Les marches, constituées d’une pierre à gryphées relativement monochrome, gris sombre à presque noire et très riche en gryphées, sont scellées dans le noyau et le mur de cage. Une belle ammonite est visible sur l’une d’entre elles. Une autre est gravée d’un signe « 4 ». Marches et contremarches sont brochées et layées, avec un nez épais (7-8 cm) bouchardé assez grossier. Les paliers des étages supérieurs sont revêtus de carreaux de Verdun.

L'escalier de service côté ouest (XIXe siècle) est en choin de Villebois bouchardé « moyen » (boucharde à nombre de dents moyen, entre 25 et 36). Les marches possèdent un nez et un réglet.

Mursenduit
Toittuile plate mécanique
Étages4 étages carrés
Couvrementsvoûte en berceau, à lunettes
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
toit à un pan
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
escalier demi-hors-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
Typologiesimmeuble à trois corps de bâtiments en U
Techniquesferronnerie

En 2006, les magasins sont occupés par une boutique SNCF et par l'agence de voyage Touristra.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protections07/03/41 : inscrit MH partiellement

Annexes

  • CRMH. 69 - Lyon 2e. Hôtel de l'Europe, Note de synthèse, Bernard GAUTHERON, 1995, extraits

    CRMH. 69 - Lyon 2e. Hôtel de l'Europe, Note de synthèse, Bernard GAUTHERON, 1995, extraits. DRAC Rhône-Alpes, CRMH. 69 - Lyon 2e, hôtel de l'Europe, 1 I 11 MHAAA-99-464.

    En face de la Primatiale Saint-Jean, sur la rive gauche de la Saône, au débouché du pont Bonaparte, cette maison, appelée autrefois «Maison-forte de Bellecour», est située dans un quartier prestigieux. Son histoire témoigne de l´évolution urbaine depuis le XVIe siècle.Sur le plan scénographique de 1550, à l´emplacement de cet immeuble, on remarque seulement quelques baraques qui longent le chemin tendant du port du Temple à Ainay. Au nord se trouvent les célestins, à l´est les jardins de Pomey où est installée la «Douane». Le passage de Charles X en 1560, puis celui d´Henri III en 1574 provoque l´arrangement de la rue Bellecour (actuelle rue Colonel-Chambonnet) car les rois, résidant à l´Archevêché, s´embarquaient port du Roy.En 1600, le tènement (qui appartient alors aux Faye) est vendu aux Pomey, qui possèdent une importante maison figurant sur le plan de Maupin de 1635. Elle est mentionnée comme Douane. Un acte notarial de 1635 décrit cette maison et le magasin donnant sur le port du Roy où demeure l´intendant Jacques Prévot d´Herbelaz, à qui le Consulat fournissait un logement. En 1644, Pierre Perrachon de Saint-Maurice succède aux Pomey. Il envisage de consacrer sa fortune à des investissements immobiliers. En plusieurs années et successivement, il construira des maisons de l´angle du port-du-Roy (actuelle place Antonin Gourju) jusqu´au 5 de la place Bellecour, sorte de «lotissement» dans la lignée des places royales du début du siècle.

    (...)

    En 1669, Perrachon passe un prix-fait avec Lacombe pour la construction de six maisons dans le jardin dépendant de son hôtel (ce sont les maisons actuelles jusqu´au n° 5 de la place Bellecour).

    ...

Références documentaires

Documents d'archives
  • DRAC Rhône-Alpes, CRMH. 69 - Lyon 2e, hôtel de l'Europe, 1 I 11 MHAAA-99-464

    CRMH Rhône-Alpes : 1 I 11 MHAAA-99-464
  • AC Lyon. 37 II. Fonds Joseph Pointet. XXe siècle

    Feuille 49, volume 18, folio 4960 AC Lyon : 37 II
Documents audio
  • ROUSSELLE, Bruno. SAVAY-GUERRAZ, Hugues. TRITENNE, Dominique. Étude géo-patrimoniale du secteur des Jacobins. 2017 - 2018

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Belle Véronique