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Les alpages du Margériaz (Allon-le-Jeune, Aillon-le-Vieux)

Dossier IA73004331 réalisé en 2016

Fiche

Œuvres contenues

Historique

Au Moyen Âge, l'alpage est une possession de l'abbaye d'Hautecombe : "Les biens que l'abbaye possédait, à Thoiry, comprenaient la partie du revers occidental de Margériaz qui domine le village de la Fougère [Les Déserts : montagne de la Balme ?], et s'étendaient, pardessus la crête de la montagne, jusque sur Aillon [site de l'actuel chalet ?]. Il est difficile de fixer l'époque précise où cette vaste étendue de territoire parvint aux religieux ; tout ce qu'on sait à cet égard, c'est qu'en 1210, Guy de la Palud, qui en avait contesté la possession, finit par abandonner ses prétentions et reconnaître le droit du monastère" (Morand).

Les prétentions de l'abbayes sur cet alpages déclinèrent à l'Epoque Moderne : "Pourtant, l'abbaye d'Hautecombe ne conserva pas jusqu'à la fin de son existence, telle qu'ils l'avaient eue à l'origine, la jouissance pleine et exclusive des biens dont ils avaient été ainsi dotés. Après l'avoir partagée pendant plusieurs siècles avec des commendataires, ils la perdirent presque entièrement vers le milieu du siècle dernier, où ils furent réduits, pour ainsi dire, à l'état de simples pensionnaires dans leur propre couvent. Leurs terres, leurs censes, leurs servis, et généralement tous leurs revenus, furent d'abord incorporés à la mense de la Sainte-Chapelle de Chambéry, par bulle de Benoît XIV, du 11 avril 1752, puis passèrent, le 18 août 1779, par la création de l'évêché de Chambéry, à l'évêque du nouveau diocèse, qui fut créé en même temps abbé d'Hautecombe. En 1792, la Révolution ne les épargna pas plus que ceux des autres établissements ecclésiastiques" (Morand).

Le chalet est présent sur le premier cadastre français (1876).

La montagne est un lieu de mémoire de la Seconde Guerre mondiale : une stèle rappelle la mort du sergent Dominique Corneglio et d'Henri Poty lors du "combat de Margériaz", le 4 juillet 1944.

La fruitière d’Aillon-le-Jeune a été mise en place avec la participation de la commune (SICA). Elle est en gestion directe. Le mont Margériaz donne son nom à un fromage de type gruyère

Description du site

Le mont Margériaz culmine à 1845 m. La parcelle sur laquelle est assis le chalet (E1 1) mesure 2 021 510 m² ; ce grand alpage communal fonctionne avec la station de ski.

Parties constituantes non étudiéesferme
Dénominationsensemble pastoral
Aire d'étude et cantonCoeur des Bauges
AdresseCommune : Aillon-le-Jeune
Lieu-dit : Margériaz
Cadastre : 1876 E1 ; 2016 E1
AdresseCommune : Aillon-le-Vieux

Les clairières existent déjà sur la mappe sarde (1732). Elles sont divisées en plusieurs prés, avec seulement trois bâtiment, sur la zone des Mariet.

En 1878 (premier cadastre français), on compte 26 chalets et 30 grangettes. En 2015, 17 chalets et cinq grangettes ont été repérés ou étudiés.

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle, 1er quart 20e siècle

Murscalcaire moellon enduit
Toittôle ondulée, tôle nervurée
Étagesrez-de-chaussée, étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé
Couvrements
Couverturestoit à longs pans croupe
toit à longs pans demi-croupe
Statut de la propriétépropriété privée
Protections

Références documentaires

Bibliographie
  • MORAND, Laurent. Les Bauges : histoire et documents. Vol. II : Seigneurs ecclésiastiques. Chambéry : Imprimerie savoisienne, 1890.

    p. 279-283
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Parc naturel régional du Massif des Bauges © Parc naturel régional du Massif des Bauges - Monnet Thierry - Daviet Jérôme - Guibaud Caroline - Guibaud Caroline