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Maison, école primaire (maison Thevet ou maison Durand)

Dossier IA42002280 inclus dans Village de Roche réalisé en 2005

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Destinationsprieuré (?), petit séminaire
Parties constituantes non étudiéesjardin, pigeonnier, fournil
Dénominationsmaison, école primaire
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Roche
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 1818 (?) E 541 ; 1986 AM 35

L´école communale de Roche occuperait le partie habitation de l´ancien château puis prieuré du village, devenue maison des notaires royaux implantés à Roche, en particulier la famille Thevet, qui l´auraient fait reconstruire au 17e siècle (Lugnier), et remanier au 18e (fenêtres en arc segmentaire). A la fin du 18e siècle, la propriété, qui comprenait alors des bâtiments d´exploitation (au nord-est), passe à la famille Durand, qui réside à Montbrison. Dès 1799 (J. Barou), une école presbytérale, puis petit séminaire, est installée dans cette maison, avec une classe d´école primaire (Lugnier), tenue par un instituteur laïc. Malgré un nombre très important d'élèves (plus de cent en 1806 ou 1811, d'après J. Barou), ce petit séminaire, jugé trop isolé (et peut-être trop à l'étroit dans les bâtiments existants à Roche, les élèves logeant également au presbytère et chez des habitants du village), est transféré dans la commune voisine de Verrières-en-Forez en 1812 (voir dossier). Des religieuses de Saint-Joseph s´installent à sa place et ouvrent dans le bâtiment une école mixte. Cette école congréganiste est à son tour transférée dans un bâtiment que les religieuses se font construire au bourg en 1845 (étudié). Une école communale de garçons (avec salle du conseil municipal et des archives dans une pièce du logement de l´instituteur) continue d´exister dans la partie nord-est de la maison qui a été rachetée entre-temps par le curé François Chomel, qui la loue à la commune, avant de lui en faire don en 1888. Dans les années suivantes, la commune achète les autres parties de l´ancienne maison Thevet divisée et transforment l´ensemble en école de garçons, puis école mixte, avec dortoirs provisoires pour les enfants des hameaux éloignés en période hivernale (projets demandés successivement à Thévenet, agent-voyer à Montbrison, Girardier, agent voyer cantonal à Montbrison, puis Tronchon, agent voyer cantonal à Montbrison ; travaux terminés en novembre 1899 : la façade est harmonisée, les ouvertures du rez-de-chaussée modifiées, le toit à croupes remplacé par un toit à longs pans). L´école communale occupe toujours le même bâtiment, largement dénaturé. Selon un témoignage oral, l´ancienne cuisine aurait été dotée d´un four à pain (en saillie sur l´extérieur), détruit au 20e siècle.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 18e siècle , (?)
Secondaire : 2e moitié 19e siècle

L´édifice se situe à proximité du chevet de l´église, le long du chemin auquel il tourne le dos. Au sud-est de la maison, devant sa façade principale, s'étend une terrasse soutenue par l'ancien mur d'enceinte du bourg, devenue cour de récréation. Au nord-est, l'ancienne cour est devenue une impasse desservant les fermes aménagées dans les anciens communs (repérées). Un pigeonnier est construit hors de l'enceinte des bâtiments (et du bourg), à l'est (étudié). La maison est édifiée sur une déclivité du terrain et comprend des caves en sous-sol (jours visibles aux extrémités nord et sud du bâtiment ; caves non visitées), un étage de soubassement ouvert sur la terrasse, un rez-de-chaussée surélevé accessible par le chemin et un comble à surcroît. L'étage de soubassement est occupé par des salles de classe et des sanitaires ; les niveaux supérieurs n'ont pas été visités. Les murs sont en moellon de granite, enduits au ciment sur la façade principale. Le toit est à longs pans, en tuile plate mécanique.

Mursgranite
enduit
moellon
Toittuile plate mécanique
Étagessous-sol, étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Historique complémentaire

    Les travaux d´A. Lugnier permettent d´établir un historique de la parcelle 1818 E 541 avant le 19e siècle. Selon lui en effet, la résidence castrale devenue prieuré (p. 89) devient au 16e siècle la maison du notaire royal (p. 19), office tenu par plusieurs familles, puis, aux 17e et 18e siècles, par la famille Thevet. La maison aurait été reconstruite au 17e siècle (p. 274). Au décès du dernier notaire royal, Me Thevet, en 1793, ses biens passent à son héritier Pierre-Joseph Durand, conseiller au baillage de Montbrison (p. 23). Après le concordat de 1802, un petit séminaire est installé dans cette maison, jusqu´à son transfert dans la commune voisine de Verrières-en-Forez en 1811 (voir dossier) ; une classe d´école primaire, tenue par un instituteur laïc, est adjointe au petit séminaire (Lugnier, p. 22 et 273). En 1811, des religieuses de Saint-Joseph s´installent à la place du petit séminaire et ouvrent dans le bâtiment une école mixte. Cette école congréganiste est à son tour transférée dans un bâtiment (étudié) que les religieuses se font construire au bourg en 1845.

    En 1818 l´immeuble appartient à Jean-Baptiste Durand (AD Loire, matrice cadastrale), vice président du tribunal de Montbrison (Lugnier, p. 131). Il se compose d´une maison sans doute édifiée en plusieurs fois, dont une photographie conservée dans le fonds Brassart (Bibl. Diana) permet de connaître l´allure avant les travaux de la fin du 19e siècle.

    La partie nord-est du bâtiment est la plus ancienne, datable du 16e siècle (avec un remaniement au tout début du 19e siècle, lors de l´installation du petit séminaire ?). La porte d'entrée, à encadrement chanfreiné et congé en forme de feuille, se trouve dans le mur sud-ouest. L'élévation de la façade sur cour comprend une travée d´ouvertures à linteaux droits : la porte du rez-de-chaussée est une ancienne fenêtre à encadrement chanfreiné, de format carré (la fenêtre voisine a été percée au 19e siècle), surmontée d'une grande fenêtre à encadrement chanfreiné à l´étage. Cette façade est protégée par une avancée du mur nord-est, de l´autre côté duquel est appuyé un petit bâtiment en rez-de-chaussée (la petite étable puis cuisine du plan de 1873). L´élévation ne semble pas porter de trace de l´existence d´un aître qui se serait appuyé sur ce mur. Ce premier édifice a été agrandi d´une travée sur l'arrière (chaîne d'angle dans le mur nord-est), percée d´un jour avec encadrement à cavet pour le sous-sol et d´une fenêtre à encadrement chanfreiné. C´est cette partie qui est représentée sur le plan de 1873, et comprend alors, au rez-de-chaussée, la salle de classe et une cave (dont l'accès n'est pas dessiné ; la porte du mur sud-ouest, sans doute murée, n´est pas figurée non plus) et deux chambres à l´étage. La partie médiane du bâtiment comprend deux travées à linteaux en arc segmentaire (les ouvertures du rez-de-chaussée ne sont pas alignées avec les fenêtres de l´étage). Des ouvertures du même type sont visibles sur l'arrière du bâtiment (avec un linteau en arc segmentaire qui remploie un linteau à accolade). Deux grandes cheminées sont adossées sur le mur de refend entre les deux premières parties. Enfin la partie sud-ouest comprend une travée, qui semble sensiblement contemporaine de la précédente (agrandissement ou remaniement au 18e siècle ?) mais a sa propre porte d´entrée au rez-de-chaussée. Ces trois parties forment alors trois propriétés distinctes. L´ensemble est couvert d´un toit unique, à croupes et en tuile creuse, avec une avancée assez large devant la façade. Cette "vaste et antique maison bourgeoise" décrite plus tard en 1888 (AC Roche, délibération du 23 décembre 1888), est précédée au sud-est d´une terrasse appuyée sur l´ancien mur d´enceinte (escalier d´accès au bas du mur visible sur la photographie) prolongée au nord-est par une vaste cour desservant un grand bâtiment en L, regroupant sans doute les communs. Ce corps de bâtiment n´est pas mentionné par la suite en lien avec la maison : l´ensemble a été divisé en plusieurs lots vendus à des propriétaires séparés (le bâtiment en L forme par la suite les parcelles 1986 AM 140, 14, 16 et 137 ; recensées). La propriété comprenait un pigeonnier, mentionné en 1880 (v. infra; AC Roche, délibération du 29 août 1880). Deux édicules identifiables à des pigeonniers sont représentés sur le plan vers 1818, de fonction non précisée dans la matrice : un au bord de la cour, disparu (est-ce le "fournil ou débarras pour y mettre le charbon" mentionné en 1885 ? ; AD Loire), et un autre à l´extérieur de l´ancienne enceinte, sur le pente qui descend au ruisseau, qui existe toujours en tant que pigeonnier (1818 E 372 ; 1986 AM 17 ; étudié) et qui présente une belle fenêtre encadrement à cavet et linteau en accolade (remploi).

    Parallèlement à l´occupation de la maison Thevet, la commune cherche à acquérir un local pour la maison commune et l´école communale, et entretient un instituteur communal. Le projet d'acquisition de la maison Chamarel en 1852 (voir dossier Maison, café, mairie (maison Chamarel)) ne semble pas avoir abouti à cette époque. La salle de classe s´est donc sans doute maintenue dans la maison Thevet. Une partie de celle-ci a été rachetée entre-temps par le curé François Chomel, qui continue à la louer à la commune. Un bail de 1872 en donne la description suivante : "la partie de la maison Thevet située au bourg, telle qu´elle a été vendue par M. Albert Durand de Montbrison, et qui se compose d´une salle en bas, d´une chambre au premier, d´un cabinet joignant la chambre, d´un grenier au-dessus de la chambre et d´un autre petit grenier au-dessus du cabinet. 2e, une petite écurie joignant la salle. 3e, la partie de la terrasse. 4e, un jardin au-dessous de la terrasse". Le bailleur se charge de faire ouvrir à ses dépens une porte et une croisée à la salle et une partie allant de l´écurie à la salle, de faire à l´écurie des réparations nécessaires pour en faire une cuisine, de faire un galandage (cloison) à la chambre pour en faire deux pièces (pour le logement de l´instituteur). Il s´agit de la partie nord-est du bâtiment, divisé en trois lots sur le plan dressé en 1873 par l´agent-voyer communal Juliers (doc. figuré ; la partie désignée comme "cuisine" sur le plan serait la "petite écurie joignant la salle" ?). Une délibération de décembre 1888 (AC Roche) précise que ces deux immeubles contigus appartiennent à M. Chapat, négociant, et à Mlle Clairet, célibataire, "le tout formant une vaste et antique maison bourgeoise, indépendante".

    L´école communale de garçons occupe donc une partie de la maison Thevet à partir de novembre 1873 ; du mobilier est confectionné par Etienne Perret, menuisier au bourg de Roche, et un instituteur est nommé. La commune conserve cependant le projet de posséder une mairie-école de taille suffisante (voir délibération du 11 février 1877).

    En 1880, lors du renouvellement du bail, il est question de la vente par l´abbé Chomel de sa partie de la maison Thevet, qui est alors décrite ainsi : la maison comprend une habitation "bien située au midi", avec un petit jardin, une assez grande terrasse qui sert pour les récréations, une fontaine avec un bachat dans la cour, et un petit pré (8-10 ares) où se trouve un pigeonnier. Une autre description est donnée en 1885, dans un questionnaire envoyé par le préfet au maire (AD Loire, O 1210) : la maison louée par la commune pour l´école de garçons de Roche se compose de 3 pièces, d´une petite cour et d´un fournil ou débarras pour y mettre le charbon. Les deux chambres au-dessus sont occupées par l´instituteur, l´une de ces pièces, la cuisine, sert à la fois de logement de l´instituteur et de mairie ; une lettre de l´Instruction publique au préfet, de 1886, précise que les archives de la mairie y sont également déposées.

    Cependant le bail de location est renouvelé jusqu´en 1888 : le curé Chomel fait alors donation de sa maison à la commune, pour servir de mairie-école de garçons (notaire Rory de Montbrison). Il s´y réserve cependant l´usage d´une chambre, et il faudrait agrandir le bâtiment (en plus de la classe de garçons, la femme de l´instituteur s´occupe d´une classe de jeunes enfants). La commune projette alors l´acquisition des deux autres parties de la maison Thevet (appartenant à M. Chapat et à Mlle Clairet), et de demander à M. Thévenet, agent-voyer à Montbrison, de dresser les plans et devis pour l´appropriation des immeubles ; ainsi "la chambre réservée par M. Chomel pourra être fournie sans inconvénients". Mais Mlle Clairet demande un prix jugé trop élevé par la commune (qui souligne que son immeuble n´est même pas habité et pense à l´exproprier : avec la donation Chomel et l´acquisition Chapat (265 m²), l´immeuble reste insuffisants, grevé de servitudes actives et passives liées à la propriété Clairet (266 m²) qui empêchent de mettre la classe où elle devrait être, de même que le préau à construire qui "a sa place naturelle dans un délaissé de ce 3e immeuble" (délibération du 28 décembre 1890). La commune finit par obtenir la vente de l´immeuble Clairet, en 1891, et un projet de réfection des bâtiments est demandé à Girardier, agent voyer cantonal à Montbrison (rendu à la commune en octobre 1893). Cependant en avril 1894 Girardier abandonne le projet inachevé et on propose pour lui succéder M. Tronchon, agent voyer cantonal à Montbrison, qui donne un nouveau projet approuvé en octobre 1895. Il faut encore attendre févier 1899 pour que les travaux commencent. On doit alors louer un local temporaire pour l´école, qui compte 63 élèves, et le logement de l´instituteur (chez Pugnet, au Montet) Les travaux terminés en novembre 1899. Un préau couvert est ajouté par Tronchon en septembre 1900. On peut supposer que les travaux ont occasionné une légère surélévation du bâtiment, avec passage d´un toit à croupes à un toit à longs pans (voir plans et coupes de 1873).

    La nouvelle école devient mixte : en janvier 1905 le mobilier scolaire des filles est fabriqué par Joseph Forestier, menuisier. Afin de répondre aux demandes des familles sur l´hébergement, en hiver, des élèves venus de hameaux éloignés, le conseil décide d´affecter la salle des réunions du conseil au dortoir des filles : les réunions se tenant habituellement le dimanche, on les fera dans une salle de classe. L´ancien dortoir des garçons a été affecté à la classe des filles, et le nouveau dortoir des garçons sera installé dans une des pièces du logement de l´instituteur (demande de l´instituteur en 1903, et délibération du 20 novembre 1904 ; AC). En 1912 l´inspecteur d´académie demande l´établissement d´une séparation plus nette entre les écoles de filles et de garçons : une barrière en bois est installée dans la cour, un nouveau préau et des toilettes sont construits à l´école de garçons.

    Bien qu´en 1944 une délibération du conseil municipal se prononce en faveur de la construction d´une nouvelle école mieux adaptée à sa fonction, des travaux de réfection façades et de préau sont réalisés en 1948 par l´entreprise Jean-Baptiste Pérat de Montbrison et les entrepreneurs Grandpierre, Pérat et Gallino. En 1951 une 3e classe est créée (devis de Palmier, architecte à Montbrison ; entrepreneur maçon François Goure et plâtrier-peintre Joseph Olivier de Montbrison.) et on projette l´achat de la maison Plagne-Mollin pour logement des maîtres d´école.

    L´école communale occupe toujours le même bâtiment, largement dénaturé. Selon un témoignage oral, l´ancienne cuisine aurait été dotée d´un four à pain (en saillie sur l´extérieur), détruit au 20e siècle.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série O : 1210. Roche. 13 janvier 1848. Lettre du recteur d´Académie au président du comité d´arrondissement de Montbrison. La commune de Roche compte 644 habitants et un instituteur y trouverait des ressources suffisantes pour vivre convenablement. Son école serait fréquentée par une trentaine de garçons. Il y a donc lieu d´examiner s´il convient de donner suite aux délibérations tendant à confier à des institutrices la direction de l´école des garçons et des filles.

  • AD Loire. Série O : 1210. Roche. 22 avril 1851. Instituteur communal. Le sieur Néel, ex instituteur de Roche, réclame le payement de deux mois de son traitement de l´année 1850.

  • AD Loire. Série O : 1210. Roche. 1 novembre 1872. Location de la maison Thevet. Le sieur Chomel, curé de la commune de Roche, loue et afferme à la commune, pour la somme de 105 F pour 2 ans et 4 mois et commençant le 1er novembre 1872 : 1 : la partie de la maison Thevet située au bourg, telle qu´elle a été vendue par M. Albert Durand de Montbrison, et qui se compose d´une salle en bas, d´une chambre au premier, d´un cabinet joignant la chambre, d´un grenier au-dessus de la chambre et d´un autre petit grenier au-dessus du cabinet. 2 : une petite écurie joignant la salle. 3 : la partie de la terrasse. 4 : un jardin au-dessous de la terrasse. Le bailleur se charge de faire ouvrir à ses dépens une porte et une croisée à la salle et une partie allant de l´écurie à la salle, de faire à l´écurie des réparations nécessaires pour en faire une cuisine, un galandage à la chambre pour en faire deux pièces.

  • AD Loire. Série O : 1210. Roche. 11 janvier 1873. Demande de création d´une école laïque de garçons. La commune de Roche a une population de 625 habitants. Cette commune possède déjà une école de filles et c´est une école de garçons dirigée par un instituteur laïque dont elle demande la création. En 1872, l´école, dirigée par Mme Palley, a 86 élèves dont 45 garçons et 41 filles.

  • AD Loire. Série O : 1210. Roche. Délibération du conseil municipal, 22 juin 1884. Lettre du préfet en date du 13 juin courant dans laquelle il l´invite à donner son avis avant le 20 courant sur la construction d´une école de garçons et d´une école communale de filles. Il ajoute que les maisons d´école des garçons et de filles sont toutes deux louées.

  • AD Loire. Série O : 1210. Roche. 30 novembre 1885. Questionnaire du préfet au maire. La maison louée par la commune pour l´école de garçons de Roche se compose de 3 pièces, d´une petite cour et d´un fournil ou débarras pour y mettre le charbon. Les deux chambres au-dessus sont occupées par l´instituteur, l´une de ces chambres, la cuisine, sert à la fois de logement de l´instituteur et de mairie.

  • AD Loire. Série O : 1210. Roche. 22 février 1886. Lettre de l´Instruction publique au préfet . La somme de 10 F est à retrancher du loyer scolaire de Roche à raison de la jouissance que la commune se réserve sur une des pièces de la maison d´école. Il s´agit de la pièce qui sert de cuisine à l´instituteur et dont le conseil municipal se sert les jours de séance. Les archives de la mairie y sont également déposées.

  • AD Loire. Série O : 1210. Roche. 14 août 1887. Convention de bail entre François Chomel, curé de Roche, et Jean-Marie Griot, maire de la commune de Roche. Location d´une maison située au bourg de Roche... ainsi que la terrasse et le jardin y joignant, pour servir de maison d´école de garçons. Ce bail commence le 1er novembre 1887.

  • AD Loire. Série O : 1210. Roche. 2 février 1888. Bail de la maison d´école de garçons. Lettre du préfet au sous-préfet : location d´un immeuble destiné à l´installation de l´école des garçons de la commune de Roche ; loyer de 140 F. Le local ne convient que très imparfaitement à son affectation, et en principe les communes doivent être propriétaires de leurs locaux scolaires.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 20 août 1848-24 décembre 1876. Délibération du 28 octobre 1849. La place d´instituteur est vacante par suite du décès du sieur Robert Jean.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 20 août 1848-24 décembre 1876. Délibération du 13 avril 1873. Etienne Perret, menuisier au bourg de Roche, est payé 281,71 F pour le travail effectué au mobilier de la classe.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 20 août 1848-24 décembre 1876. Délibération du 11 mars 1874. Installation de Benoit-André Bernay comme instituteur communal à Roche.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 20 août 1848-24 décembre 1876. Délibération du 7 septembre 1873. Considérant que la commune a besoin d´une maison d´école de garçons, elle loue pour six ans la maison de François Chomel moyennant la somme de 125F par an. La commune rentrera en jouissance de cette maison le 10 novembre 1873.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 11 février 1877-27 mai 1894. Délibération du 11 février 1877. Il faut aviser aux moyens de construire ou d´acheter une maison d´école pour les garçons (et mairie), celle existante n´appartenant pas à la commune (bail en cours ; un instituteur et une institutrice). Ajourné.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 11 février 1877-27 mai 1894. Délibération du 29 août 1880 : Le curé Chomel veut vendre sa maison : la commune décide de l´acheter pour être propriétaire de l´école-mairie. La maison comprend une habitation "bien située au midi", avec un petit jardin, une assez grande terrasse qui sert pour les récréations, une fontaine avec un bachat dans la cour, et un petit pré (8-10 ares) où se trouve un pigeonnier. La commune achèterait le tout, pour pouvoir agrandir l´école ("sauf la grandeur, ce bâtiment peut servir la commune pour son école et pour la mairie"), et éventuellement transformer le pré en jardin (le jardin existant est petit). Vente conclue pour 4200 F. La maison avait été achetée par le curé Chomel à M. Durand.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 11 février 1877-27 mai 1894. Délibération du 5 août 1888. Le curé Chomel fait donation de sa maison à la commune pour servir de mairie-école de garçons (notaire Rory de Montbrison). Il s´y réserve cependant une chambre. Il faudrait agrandir le bâtiment.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 11 février 1877-27 mai 1894. Délibération du 23 décembre 1888. La maison Chomel est contigüe à 2 autres immeubles, celui de M. Chapat, négociant, et celui de Mlle Clairet, célibataire, "le tout formant une vaste et antique maison bourgeoise, indépendante", qui pourrait donc être réaménagée en mairie-école de garçons. On décide de demander à M. Thévenet, agent-voyer à Montbrison, de dresser les plans et devis pour l´appropriation des immeubles ; "la chambre réservée par M. Chomel pourra être fournie sans inconvénients" (sa donation n´est pas encore autorisée).

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 11 février 1877-27 mai 1894. Délibération du 26 octobre 1890. Somme allouée à la femme de l´instituteur pour entretien de l´école et classe des jeunes enfants.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 11 février 1877-27 mai 1894. Délibération du 28 décembre 1890. Donation Chomel, acquisition Chapat : les plans et devis du bâtiment proposé pour l´école de garçons ont été produit à l´inspecteur. Mais les acquisitions sont insuffisantes, il y a des servitudes actives et passives liées à l´autre partie de l´immeuble qui empêchent de mettre la classe où elle devrait être, le préau à construire a sa place naturelle dans un délaissé de ce 3e immeuble. La commune projette d´exproprier Mlle Clairet, qui veut vendre trop cher (son immeuble n´est même pas habité).

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 11 février 1877-27 mai 1894. Délibération du 7 juin 1891. Girardier, agent voyer à Montbrison, est sollicité pour dresser les plans et devis de la reconstruction de l´école de garçons et surveiller l´exécution.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 11 février 1877-27 mai 1894. Délibération du 8 novembre 1891. Vente Clairet : 2650 F.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 11 février 1877-27 mai 1894. Délibération du 15 octobre 1893. Plans, devis et cahier des charges dressés par Girardier, agent voyer cantonal à Montbrison, le 21 avril 1893. Pour l´exécution, il est nécessaire d´acquérir des immeubles : promesses de vente pour E 541, Chapat (265 m²) et Clairet (266 m²), d´où vote des moyens, emprunts, etc. l´école actuelle est insuffisante, classe de 38 m² pour 55 élèves.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 11 février 1877-27 mai 1894. Délibération du 22 avril 1894. L´agent voyer Girardier a quitté la commune sans achever les travaux ; on propose pour lui succéder M. Tronchon, agent voyer cantonal à Montbrison.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1894-3 septembre 1911. Délibération du 8 octobre 1895. Plans, devis et cahier des charges dressés par M. Tronchon agent voyer cantonal à Montbrison le 17 juillet 1895. Approuvé, sauf modifications demandées par l´agent voyer en chef. 63 élèves.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1894-3 septembre 1911. Délibération du 12 févier 1899. Les travaux de l´école vont commencer, il faut louer un local pour l´école et le logement de l´instituteur (pendant 6 mois) : au Montet, chez Pugnet.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1894-3 septembre 1911. Délibération du 17 juin 1900. Réception provisoire des travaux le 12 octobre 1899.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1894-3 septembre 1911. Délibération du 30 septembre 1900. Plans et devis pour la construction d´un préau couvert, par Tronchon, le 23 septembre 1900. Approuvé.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1894-3 septembre 1911. Délibération du 13 décembre 1903. L´instituteur demande à pouvoir héberger des élèves venus de hameaux éloignés à la mauvaise saison.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1894-3 septembre 1911. Délibération du 20 novembre 1904. Demande des familles pour que les filles des hameaux éloignés soient hébergées à l´école pendant la mauvaise saison. Le conseil décide d´affecter la salle des réunions du conseil au dortoir des filles : les réunions se tenant habituellement le dimanche, on les fera dans une salle de classe. L´ancien dortoir des garçons a été affecté à la classe des filles, et le nouveau dortoir des garçons sera installé dans une des pièces du logement de l´instituteur.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1894-3 septembre 1911. Délibération du 8 janvier 1905 Traité de gré à gré avec Joseph Forestier, menuisier, pour établissement du mobilier scolaire des filles.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 29 octobre 1911-22 juin 1952. Délibération du 11 février 1912. L´inspecteur d´académie demande l´établissement d´une séparation dans la cour et d´un second préau. La commune décide de mettre une barrière en bois dans la cour.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 29 octobre 1911-22 juin 1952. Délibération du 1er juin 1913. Le conseil décide la construction de préaux et de toilettes à l´école de garçons.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 29 octobre 1911-22 juin 1952. Délibération du 9 avril 1944. L´école communale a un bâtiment mal adapté à sa fonction, de gros travaux seraient indispensables, mais ne suffiraient pas. Il y a lieu de créer dans la commune une école publique mixte.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 29 octobre 1911-22 juin 1952. Délibération du 25 décembre 1948. Réfection façades et préau par l´entreprise Jean-Baptiste Pérat de Montbrison. Décompte définitif des travaux des entrepreneurs Grandpierre, Pérat et Gallino.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 29 octobre 1911-22 juin 1952. Délibération du 27 mai 1951. Création d´une 3e classe à l´école publique et projet d´achat de la maison Mollin ou Plagne-Mollin pour logement des maîtres d´école.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 29 octobre 1911-22 juin 1952. Délibération du 26 août 1951. Devis de Palmier architecte à Montbrison pour aménagement d´une 3e classe.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 29 octobre 1911-22 juin 1952. Délibération du 30 décembre 1951. Décompte des travaux d´aménagement de la 3e classe. Entrepreneur maçon François Goure et plâtrier-peintre Joseph Olivier de Montbrison.

Documents figurés
  • Département de la Loire. Arrondissement de Montbrison. Commune de Roche. Plan d´un bâtiment loué par ladite commune, devant servir de maison d´école et de logement à l´instituteur. / Juliers (?, agent voyer cantonal). 1 dess. : encre noire, lavis gris et bleu sur papier. 31x51,2 cm. Ech. 1:100. "Dressé par l´agent voyer cantonal soussigné, Montbrison le 2 février 1873". Signé Juliers (?). (AD Loire. Série O : 1210. Roche).

  • Vue de Roche. Edition D Perroton. Vue générale du bourg, depuis le sud-est. / D. Perroton (éditeur). 1 impr. photoméc (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (?). Coll. Part. L. Tissier.

Bibliographie
  • BAROU, Joseph. La brève existence du petit séminaire de Roche (1799-1812), Village de Forez, n°71-72, octobre 1997. Accès internet :

  • BAROU, Joseph. Le petit séminaire de Verrières. La fondation. Communication à la Diana, 1980. Accès internet :

  • LUGNIER, Antoine. Cinq siècles de vie paysanne à Roche-en-Forez, Loire (1440-1940). Réimpression de l'édition de l'Imprimerie Dumas de 1962

    p. 19, 22, 23, 47, 89, 273- 274, 296-297
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