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Maison, école privée

Dossier IA42003368 réalisé en 2007

Fiche

Genrede soeurs de la congrégation de saint Joseph
Dénominationsmaison, école
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Magneux-Haute-Rive
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 1988 C 237, 238

En 1853, M. de Murard, propriétaire du château, propose à la commune de Magneux-Haute-Rive de prêter gratuitement un local pour l'école et de payer un traitement de 800 F si l'administration consent à confier la direction de l'école à des soeurs de Saint-Joseph (AD). La proposition est acceptée et l'installation des religieuses est effective en 1859. Elles occupent une maison appartenant au château, édifiée sur l'emplacement d'une partie d'une grande ferme représentée sur le cadastre de 1809 (parcelle C 105, appartenant à Michel Lafond, également propriétaire de plusieurs fermes au bourg : C 53, C 96 maison, C 99 maison, C 112). L'enseignement y a sans doute cessé avec la construction des écoles libres à côté de l'église, en 1905 (voir IA42003369), les soeurs continuant à loger dans ce bâtiment. Sa partie est a été par la suite aménagée en maison pour le garde-chasse du château, qui avait également un pavillon dans le jardin (1988 C 238). L'ensemble est actuellement une maison d'habitation.

Période(s)Principale : milieu 19e siècle
Dates1859, daté par source

Bâtiment à un étage, en pisé enduit, avec des encadrements en granite. Toit à longs pans, en tuile creuse.

Murspisé
enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série O : 1044. Magneux-Hauterive. Liasse 129. Affaires diverses. 1836-1883. Ecole des soeurs de saint Joseph. - 27 novembre 1859. Lettre du maire au préfet. Une décision du recteur prive la commune d'instituteur. En effet M. de Murard a demandé des religieuses, et elles viennent d'être installées. Mais la commune a quand même besoin d'un instituteur pour faire l'école aux garçons (elle dispose d'une classe et du mobilier nécessaire), mais aussi pour le secrétariat de mairie (presque personne d'autre ne sait lire et écrire). - 29 novembre 1859. Lettre du maire au préfet. Il précise que "beaucoup de personnes se sont abstenues de signer (une pétition demandant le maintient d'un instituteur) parce qu'étant tous fermiers de M. de Murard, ils ont craint d'être renvoyés de leurs fermes". - 30 novembre 1859. Lettre du recteur au maire. Le remplacement de l'instituteur par des institutrices est une mesure jugée nécessaire du point de vue de l'intérêt général. - 8 mai 1866. Délibération du conseil municipal. M. de Murard demande un loyer annuel de 180 F pour la maison d'école dont il est propriétaire, sans bail. - 3 septembre 1866. Lettre de l'inspection académique au maire. Rappel : en 1853, Murard offre de prêter gratuitement le local de l'école et de payer un traitement de 800 F si l'administration consentait à confier la direction de l'école à des soeurs de saint Joseph. Accepté, mais selon la loi la commune devrait avoir un instituteur (la direction d'une école primaire ne peut être laissée aux soeurs que si il y a moins de 40 élèves, et il y en a 67). M. de Murard possède plus des trois-quarts de la commune. De plus l'école est trop petite, les classes trop basses. Il faut établir un bail avec M. de Murard, et , le loyer sera seulement de 100 F ; et la commune doit construire une école.

  • AC Magneux-Haute-Rive. Registre des délibérations du conseil municipal, 13 juillet 1856-9 novembre 1890. Ecole des soeurs de saint Joseph. - Délibération du 20 février 1859. Traitement de l'institutrice. La commune n'a pas de maison d'école mais M. de Murard de Saint-Romain propose d'en fournir une à ses frais. Il y a beaucoup d'enfants indigents. - Délibération du 8 mai 1866. M. de Murard demande un loyer de 180 F pour la maison d'école dont il est propriétaire, pour le mobilier et le jardin. Voté («"par déférence pour M. de Murard", le maire propose qu'on ne lui demande pas de bail écrit). - Délibération du 19 août 1888. Application des décrets du 4 février et 27 mai 1888 (maintien des établissements d'enseignement primaires dont l'entretien est déclaré facultatif). L'école publique de filles de Magneux, qui est dans ce cas, est indispensable à la commune ; elle est fréquentée par 40 enfants.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Conseil général de la Loire © Conseil général de la Loire - Guibaud Caroline - Monnet Thierry