Logo ={0} - Retour à l'accueil

Moulin à farine de Pré Rouge actuellement logement

Dossier IA73002895 inclus dans Paysage du bassin-versant du Chéran réalisé en 2013

Fiche

Dénominationsmoulin à farine
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Châtelard (Le)
HydrographiesChéran ; bassin-versant du Chéran
AdresseCommune : Arith
Lieu-dit : Pré rouge
Adresse : Cadastre : 2009 A 720

Le site apparaît sur le premier cadastre français de 1877 sous le nom « Moulin Héritier ». A cette date, il appartient au meunier Pierre Matrod. A partir de 1881, le moulin appartient à la famille Triquet originaire de Cessens (Savoie). Le 21 mai 1884, François Triquet, propriétaire du moulin Héritier, demande l’autorisation de reconstruire la digue-barrage sur le Chéran emporté par les crues de 1883. Il souhaite déplacer le barrage de 90 mètres en amont. Par pétition du 1er octobre 1887, Eller Triquet demande l’autorisation de construire trois petits barrages afin de protéger les abords de sa propriété en cas de crues du Chéran. Des annonces dans le journal L’indicateur de la Savoie du 29 août 1891 et du 5 septembre 1891, nous apprennent qu’Eller Triquet souhaite vendre ou louer le moulin de Pré Rouge : « A vendre ou à louer pour le 1er mars 1892, moulins composés de deux paires de meules, nettoyage, battoir à chanvre, cuisine, deux chambres, cave, écurie, deux jardins et champ d'une contenance d'environ soixante-quinze ares, lieu dit Pré Rouge. Les moulins et l'habitation sont tout neufs. Forte clientèle. L'eau qui les actionne est intarissable. Le tout est situé sur la commune d'Arith, à 250 mètres de la grande route d'Aix-les-Bains au Châtelard. S'adresser à TRIQUET, meunier à ARITH, par Lescheraines (Savoie) ». Par pétition en date du 21 février 1892, Eller Triquet demande l’autorisation de transformer et de transporter de 108 mètres en amont la prise d’eau sur le Chéran. La visite des lieux se déroule le 9 août 1892. L’autorisation préfectorale est accordée par un premier règlement d’eau en date du 1er mars 1893. Le moulin sera soumis par la suite à d’autres règlements d’eau : celui du 26 août 1893 et celui du 24 juin 1894. D'après Le Patriote savoisien du 18 septembre 1897 et L’Indicateur de la Savoie du 2 octobre 1897 et 16 octobre 1897, le site est à nouveau à louer : « A louer moulins comprenant deux paires de meules. Nettoyage, battoir à chanvre, petite scierie, habitation, remise, cave, écurie, prés, champs, broussailles, le tout situé sur la commune d'Arith (par Lescheraine, Savoie) a 100 mètres de la grande route, lieu dit Pré Rouge. Eaux intarissables. Toutes facilités seront accordées. S'adresser à M.Triquet meunier-propriétaire au lieu-dit ». De 1901 à 1906, le moulin appartient à la famille Bourgeois originaire de Cusy (Haute-Savoie). A partir de 1911, le moulin appartient à la famille Clerc originaire de Jarsy (Savoie). Le moulin de Pré rouge apparaît sur le recensement des moulins de 1917. A cette date il est exploité par Hippolyte Clerc. Il peut écraser jusqu’à 4 quintaux de blé par jour grâce à une force motrice de 3 chevaux. Le moulin travaille à façon pour les agriculteurs. Le moulin apparaît sur les recensements de 1923 et 1924. Le moulin cesse son activité à la fin des années 1950. Par la suite, il appartient à une association. Laissé à l’abandon pendant plusieurs années, il est vandalisé et une grande partie de son équipement disparait. En 1978, il est restauré et devient une auberge. Depuis la fin des années 1980, il est occupé par un logement.

Période(s)Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Principale
Dates1728, daté par source
1877, daté par source
1884, daté par source
1988, daté par tradition orale

Le moulin est situé en rive gauche du Chéran, au niveau du Pont de Détrier, en face des grottes de Pré Rouge. A l'origine, le site est alimenté par une dérivation du Chéran, une résurgence de source et une dérivation du ruisseau des Bialles. La prise d'eau sur le Chéran qui a été modifiée en 1884 se faisait au moyen d'un barrage constitué de pièces de bois. L'eau s'engouffrait dans une dérivation creusée dans la roche puis dans un canal à ciel ouvert. Actuellement les deux prises d'eau sur le Chéran sont toujours visibles. La dérivation du ruisseau des Bialles n'existe plus et un bassin a été aménagé en 1988 au niveau de la résurgence de la source. Le moulin était équipé de meules actionnées par deux roues à augets de coté (ou de poitrine) faisant 2,80 mètres de diamètre. Ces deux roues n'existent plus. Une nouvelle roue provenant du moulin de Scionzier (Haute-Savoie) a été installée dans les années 1980. Elle n'anime aucun artifice. Le battoir n'existe plus. Actuellement, le moulin est occupé par un logement. Le bâtiment présente un plan en L sur trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage et un étage sous combles. Il est construit en pierre et en essentage de planches. Il est couvert d'un toit à longs pans en ardoise. Une date est toujours visible sur le linteau de la porte d'entrée d'origine du moulin : 1706.

Murspierre
bois essentage de planches
Toitardoise
Plansplan régulier en L
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
Énergiesénergie hydraulique
États conservationsbon état, remanié

Le site se trouve dans le PNR des Bauges. Le moulin n'est plus en activité mais la configuration du site est particulièrement explicite. La réhabilitation du bâtiment du moulin est de grande qualité. La prise d'eau est toujours visible.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Sites de protectionparc naturel régional

Annexes

  • Le journal de la Savoie, 2 juin 1872.

    ANNONCES LÉGALES

    Étude de Me Janus TOCHON, avoué Chambéry, rue de Boigne,

    SUR SAISIE IMMOBILIÈRE D'IMMEUBLES Ensuite de surenchère SUR SAISIE IMMOBILIÈRE D'IMMEUBLES

    Situés sur la commune d'Arith, canton du Châtelard, arith, canton du Châtelary

    Adjudication fixée au dix-sept juin mil huit cent septante-deux.

    Lot unique.

    1° Maison construite en maçonnerie couverte en chaume, composée au rez-de-chaussée d'une grande pièce où il existe trois tournants de moulin mus par trois rouets placés à l'extérieur d'une pièce d'une petite écurie ; au premier étage, de trois pièces servant d'habitation, du galetas au-dessus et d'un fenil au-dessus de l'écurie. Ces moulins ont la jouissance d'une pièce d'eau dans le Chéran, dont le cours traverse les propriété particulières qui se trouvent en amont pour leur exploitation.

    2° Un battoir, séparé de quelques pas de ladite maison, soit moulin, dont le toit est supporté par quatre pieux, et est couvert en planches.

    3° Jardin et cour, broussailles et roche tout ne formant qu'un seul mas, situé lieu dit à la Marettaz ou à Pré-Rouge, territoire de ladite commune d'Arith, de la contenance d'environ dix ares, confiné aux levant et nord par des ruisseaux ; au couchant par un chemin et au midi par la propriété des frères Moine Claude, Christine et Charles. Mise à prix... 1,170 fr.

    Faits et procédures Ces immeubles ont été saisis à la requête de Louis Cartier, représentant de la société Legendre-Depaux, propriétaire de carrière à la Ferté-sous-Jouarre, demeurant à Annecy, ayant Me Janus Tochon pour avoué constitué, sur Michel Bourgeois, meunier, demeurant à Arith, suivant procès-verbal de Boisson, huissier au Châtelard, en date du neuf février dernier, enregistré, visé, dénoncé et transcrit au bureau des hypothèques de Chambéry, le quinze même mois, vol. 25, art. 39. Le cahier des charges, dressé pour la vente, a été déposé au greffe du tribunal civil de Chambéry le quatre mars mil huit cent soixante-douze. Par jugement d'adjudication du vingt mai dernier, les immeubles sus-désigné sont été adjugés aux mariés Jeannette Francoz et Germain Georges, propriétaires, domiciliés à Arith ; niais suivant acte mis au greffe le vingt-cinq mai courant,enregistré, Louis Cartier, poursuivant, a déclaré surenchérir du sixième les immeubles sus-désignés et porter le prix à 1,170 francs.

    En conséquence, il sera procédé le lundi dix-sept juin prochain, à midi, à l'audience des criées du tribunal civil de Chambéry, séant au palais de justice, à l'adjudication, au plus offrant et dernier enchérisseur, des immeubles sus-désignés, sur la mise à prix de... 1,170 fr.

    Fait et rédigé par moi avoué poursuivant,le vingt-neuf mai mil huit cent septante-deux. Signé : Janus TOCHON. Enregistré à Chambéry, le vingt-neuf-mai mil huit cent septante-deux. Reçu deux francs quarante centimes. Signé : CHAMPIER.

  • Le journal de la Savoie, 30 avril 1873.

    ANNONCES LÉGALES Étude de Me Janus TOCHON, avoué à Chambéry, rue de Boigne,

    VENTE ensuite de saisie immobilière D'IMMEUBLES Situés sur la commune d'Arith, canton du Châtelard, arrondissement de Chambéry, département de la Savoie. Adjudication fixée au deux juin mil huit cent soixante treize, à midi.

    DÉSIGNATION DES IMMEUBLES

    Lot unique Pièce de terre, nature jardin, chenevière et prés artificiels, d'un seul mas, de la contenance d'environ soixante-dix ares, située au lieu dit à Moretaz ou à Pré-Rouge, territoire de la commune d'Arith, canton du Châtelard, arrondissement de Chambéry, confinée au levant par la rivière du Chéran, au midi par les fonds communaux d'Arith, au couchant par un chemin mappé et au nord par les immeubles adjugés aux mariés Jeannette Francoz et Georges Germain, d'Arith ; sous numéros 1087, 1088, 1089, 1090, 1086 et partie de 1084 ; ladite pièce de terre est traversée par un cours d'eau servant à l'exploitation des moulins de ce derniers. Mise à prix : cent francs, 100 fr

    Faits et procédure.

    Ces immeubles ont été saisis à la requête de M. Louis Cartier, représentant de la société propriétaire de carrières à la Ferté-sous-Jouarre, demeurant à Annecy, ayant Me Janus Tochon pour avoué consitué, sur Michel Bourgeois, meunier, demeurant à Arith, suivant procès-verbal de Boisson Claude-Joseph, huissier, résidant au Châtelard, en date du six février dernier, enregistré, visé, dénoncé et transcrit au bureau des hypothèques de Chambéry, le treize même mois, volume 25, art.5 du registre des formalités. La publication a eu lieu le vingt-un avril dernier et les enchères ont été fixées au deux juin mil huit cent soixante treize. En conséquence, il sera procédé le lundi deux juin mil huit cent soixante-treize, à midi, à l'audience des criées du tribunal civil de première instance de Chambéry, séant au palais de justice, à l'adjudication, au plus offrant et dernier enchérisseur, des immeubles sus-désignés. Ladite adjudication aura lieu sur la mise à prix de cent francs, ci 100 fr. Il est déclaré, conformément aux dispositions de l'article six cent quatre-vingt seize du code de procédure civile, modifié par la loi du vingt-un mai mil huit cent cinquante-huit, que tous ceux du chef desquels il pourrait être pris inscription pour raison d'hypothèque légale sur les immeubles saisis, devront requérir cette inscription avant la transcription du jugement d'adjudication. Fait et rédigé le vingt-trois avril mil huit cent soixante-treize. Signé : Janus Tochon. Enregistré à Chambéry, le vingt-trois avril mil huit cent soixante-treize, folio 45, case 4. Reçu un franc quatre-vingts centimes. Signé : DURAND

  • Le patriote savoisien, 20 août 1875.

    ANNONCES LÉGALES

    Étude de Me TOCHON, avoué à Chambéry, rue de Boigne, 3.

    ENSUITE DE SAISIE IMMOBILIÈRE Situés sur la commune d'Arith,

    canton du Châtelard, arrondissement de Chambéry (Savoie).

    ADJUDICATION FIXÉE AU 11 SEPTEMBRE 1875 A MIDI

    DÉSIGNATION DES IMMEUBLES A VENDRE

    PREMIER LOT.

    Art. 1. Masure à Bourchigny, sous partie des numéros 3770 et 717 de la mappe, contenant environ un are quarante centiares, confinée au nord par les sœurs Blanchin et au midi par les héritiers de Francoz Martin.

    Art. 2. — Pré à Bourchigny, contenant environ quatre ares quarante centiares, sous partie des numéros 722 et 723 de la mappe, confiné au levant par Morand Ferdinand, au couchant par les sieurs Blanchin.

    Art. 3. — Champ sur Arith, de la contenance de cinquante-trois ares quatre-vingt-quinze centiares, sous les numéros 3795 et 3809 do la mappe, confiné au levant par Francoz François dit le Bot et au couchant par Blanchin Françoise.

    Mise à prix 30 fr.

    DEUXIÈME LOT.

    Art. 1. Moulin, battoir, emplacement et accessoires à Pré-Rouge, contenant Quatre ares et quarante centiares, sous partie des numéros 1332 et 1090, confinés au levant par le Chéran et au couchant par un chemin.

    [...]

    Faits et procédure.

    Ces immeubles ont été saisis à la requête de MM. Murgier et Bellety, négociants, demeurant à Grenoble, ayant Me Burnier pour avoué,

    Au préjudice de : Francoz Jeannette, épouse de Germain Georges et ce dernier tant de son chef que pour assister et autoriser son épouse, la première commerçant et le second garde forestier, demeurant tous deux à Arith, Suivant procès-verbal de Peytavin, huissier, des deux et trois février mil huit cent soixante-quinze, visé, dénoncé, enregistré et transcrit au bureau des

    hypothèques de Chambéry, quinze février mil huit cent soixante-quinze, v.32, n° 10.

    Le cahier des charges, dressé par Me Burnier, avoué poursuivant, a été déposé au greffe du Tribunal le cinq mars mil huit cent soixante quinze. La publication du cahier des charges a eu lieu le douze avril mil huit cent soixante-quinze. Suivant procès-verbal dudit jour, le Tribunal a fixé l'adjudication au sept juin mil huit cent soixante-quinze.

    Les poursuivants, après la publication, abandonnèrent les poursuites ; Françoise Gallice, demeurant à la Motte-en-Bauges, créancière inscrite contre les mariés Francoz et Germain, demanda la subrogation aux poursuites par exploit des dix, onze et douze juin.

    Par jugement du deux août mil huit cent soixante-quinze, le Tribunal civil de Chambéry a déclaré ladite Françoise Gallice subrogée aux poursuites dont s'agit et a fixé de nouveau l'adjudication au onze septembre prochain.

    En conséquence il sera procédé ledit jour onze septembre mil huit cent soixante quinze, à l'audience des criées du Tribunal civil de Chambéry, à midi, à la vente aux plus offrants et derniers enchérisseurs des immeubles ci-devant désignés, après l'accomplissement des formalités voulues par la loi et sur la miss à prix de :

    Trente francs pour le premier lot.

    Dix francs pour le deuxième lot.

    Vingt francs pour le troisième lot.

    Dix francs pour le quatrième lot.

    Dix francs pour le cinquième lot.

    Dix francs pour le sixième lot.

    Dix francs pour lé septième lot.

    Dix francs pour le huitième lot.

    Il est déclaré que tous ceux du chef desquels il pourrait être pris inscription, pour cause d'hypothèque légale, devront requérir cette inscription avant la transcription du jugement d'adjudication.

    Signé : Janus TOCHON

    Enregistré le quatre août mil huit cent soixante-quinze, f.7, c.2, aux droits de 1 fr. 80 cent.

    Signé : DURAND.

Références documentaires

Documents d'archives
  • FR.AD073, C2036, Cadastre de 1728, Arith, 164, Vue 1, 1732.

  • FR.AD073, 3P 7017, Premier cadastre français, Arith, Section A, feuille 4, 1877.

  • FR.AD073 sous-série 45SPC1, Usines et prises d'eau (rivières non navigables et non flottables) : Bassin du Chéran (1861-1922). Arith, moulins Triquet (Chéran 1892-1893).

  • FR.AD073 sous-série 81S9, Service hydraulique. Arith, moulin Triquet, 1894.

  • FR.AD073, 3P 7117, Cadastre rénové, Arith, Section A, feuille 4, 1961.

  • FR.AD073, 284 R 1, Moulins : recensements, Arith 1917.

  • FR.AD073, 284 R 1, Moulins : recensements, Arith 1923.

  • FR.AD073, 284 R 1, Moulins : recensements, Arith 1924.

  • FR.AD073 sous-série J1706, Inventaire des moulins de Savoie. Association des amis des moulins savoyards. Nicole Gotteland, Louis Crabières, commune Arith.

Bibliographie
  • Le journal de la Savoie, 2 juin 1872.

  • Le journal de la Savoie, 30 avril 1873.

  • Le patriote savoisien, 20 août 1875.

  • Le patriote savoisien, 22 septembre 1875.

  • Indicateur de la Savoie, 29 août 1891.

  • Indicateur de la Savoie, 5 septembre 1891.

  • Le Patriote savoisien, 18 septembre 1897.

  • Indicateur de la Savoie, 2 octobre 1897.

  • Indicateur de la Savoie, 16 octobre 1897.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Assemblée des Pays de Savoie © Assemblée des Pays de Savoie - Bérelle Clara