Moulin à farine et battoir de Pré Rouge actuellement logement
Copyright
  • © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
  • © Assemblée des Pays de Savoie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays de Savoie - Châtelard (Le)
  • Hydrographies Chéran ; bassin-versant du Chéran
  • Commune Arith
  • Lieu-dit Pré rouge
  • Cadastre 2009 A 720

Le 17 janvier 1750, le moulin de Pré Rouge est albergé par le marquis de Lescheraines à la famille Francoz. Le 26 janvier 1833, François Francoz (fils de Joseph Alexis) vend le site à Jean Claude Neyret (feu Claude Charles). Ce dernier est syndic de la commune de Lescheraines où il possède un autre moulin (IA73002886). A cette date, la propriété de Pré Rouge comporte un moulin à trois paires de meules et deux battoirs à chanvre (FR.AD073, 6E7616). Le 17 mars 1854, Humbert Neyret passe une annonce dans La Gazette de Savoie pour vendre la propriété. Le 17 juin 1872, le moulin appartenant à Michel Bourgeois est vendu à l'audience des criées du tribunal civil de Chambéry. Il est acheté par les mariés Jeannette Francoz et Georges Germain. Le 11 septembre 1875, le moulin est à nouveau vendu à l'audience des criées du tribunal. Il est acquis par Marie Favre (fils de feu François) et Jean Louis Mermet (feu Joseph) qui le revendent le 2 mars 1877, à Pierre Matrod (feu Maurice) et à son épouse Josephte Pollier (FR.AD073, 4Q4507). Le 16 novembre 1878, le moulin est revendu à Françoise Marie Germain, épouse de François Triquet (FR.AD073, 4Q4558). Le moulin et le battoir sont visibles sur le premier cadastre français de 1882 sous le nom « Moulin Héritier » (section A, feuille 7, moulin : parcelle 960, battoir : parcelle 964). En 1883, le barrage sur le Chéran est emporté par une crue. Le 21 mai 1884, François Triquet demande l’autorisation de le reconstruire 90 mètres en amont (FR.AD073, 81s9). En janvier 1886, le fils de François Triquet, Eller dit Claudius (époux de Marie Clotilde Mouchet) hérite de la propriété. Par pétition du 1er octobre 1887, il demande l’autorisation de construire trois petits barrages pour protéger le site en cas de crue (FR.AD073, 81s9). Des annonces dans le journal L’indicateur de la Savoie en août et septembre 1891, précisent que la famille Triquet souhaite vendre ou louer le moulin de Pré Rouge. Par pétition du 21 février 1892, Eller Triquet demande l’autorisation de déplacer de 108 mètres en amont la prise d’eau sur le Chéran. L’autorisation préfectorale est accordée par un premier règlement d’eau du 26 août 1893 remplacé par un règlement du 25 juin 1894 (FR.AD073, 81s9). Plusieurs annonces parues dans la presse au cours de l'automne 1897 précisent que le moulin de Pré Rouge est à nouveau à louer. Le moulin de Pré rouge apparait sur le recensement des moulins de 1917 (FR.AD073, 284 R 1). A cette date il est exploité par Hippolyte Clerc (feu Eugène, né à Jarsy le 6 novembre 1863) et travaille à façon pour les agriculteurs. Il peut écraser jusqu'à 4 quintaux de blé par jour grâce à une force motrice de 3 chevaux. Le 13 juillet 1921, Hippolyte Clerc achète le moulin à Eller Triquet (FR.AD073, 4Q 5742). Le site cesse son activité à la fin des années 1950. Par la suite, il appartient à une association. Laissé à l’abandon pendant plusieurs années, il est vandalisé et une grande partie de son équipement disparait. En 1978, il est restauré et devient une auberge. Depuis la fin des années 1980, il est occupé par un logement.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 18e siècle , daté par source
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
    • Principale
  • Dates
    • 1750, daté par source
    • 1884, daté par source

Le moulin est situé en rive gauche du Chéran, au niveau du Pont de Détrier, en face des grottes de Pré Rouge.

A l'origine, le site était alimenté en eau par une dérivation du Chéran, une résurgence de source et une dérivation du ruisseau des Bialles.

La prise d'eau sur le Chéran, modifiée en 1892 se faisait au moyen d'un barrage constitué de pièces de bois de sapin installé à 400 mètres en amont du moulin. L'eau s'engouffrait dans une dérivation creusée dans la roche des berges prolongée par un canal à ciel ouvert. Cette prise d'eau est toujours visible. La dérivation du ruisseau des Bialles n'existe plus et un bassin maçonné a été aménagé en 1988 pour canaliser la résurgence de la source.

Actuellement, le battoir n'existe plus. Le moulin a été rénové pour devenir un logement. Le bâtiment est de plan en L sur trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage et un étage de comble. Il est construit en pierre et en essentage de planches. Le toit est en ardoise. La date 1706 est gravée sur le linteau de l'une des portes d'entrée.

Autrefois, le moulin était équipé de deux paires de meules actionnées par deux roues à augets de coté (ou de poitrine) de 2,80 mètres de diamètre. Ces deux roues n'existent plus. Elles ont été remplacées dans les années 1980 par une roue provenant du moulin de Scionzier (Haute-Savoie). Celle-ci n'actionne aucun mécanisme car le matériel et les engrenages du moulin n'existent plus.

  • Murs
    • pierre
    • bois essentage de planches
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan régulier en L
  • Étages
    rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
  • Énergies
    • énergie hydraulique produite sur place
  • État de conservation
    bon état, remanié
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Sites de protection
    parc naturel régional

La commune d'Arith fait partie du PNR des Bauges. Le site n'est plus en activité sa configuration est particulièrement explicite. La réhabilitation du bâtiment du moulin est de grande qualité. Le début du canal de dérivation creusé dans la roche est toujours visible.

Documents d'archives

  • FR.AD073, C2036, Cadastre de 1728, Arith, 164, Vue 1, 1732.

    AD Savoie : C2036
  • FR.AD073, 1FS2445, Fonds de l'intendance générale de Chambéry. Endiguements divers, canalisations, dérivations, travaux hydrauliques. Dérivations, scieries, moulins, endiguements divers, dans l'ordre alphabétique des cours d'eau. Chéran, 1815-1860.

    AD Savoie : 1FS2445
  • FR.AD073, 6E7616, Minutes notariales, Archives notariales de maître Guerraz Claude, notaire à Lescheraines, 1833.

    AD Savoie : 6E7616
  • FR.AD073, 4Q 4507, Conservation des Hypothèques de Chambéry, 1823-1955. Transcription d'actes, Transcription des actes translatifs de propriété d'immeubles, Volume 441, 1823-1937, 17 mars - 5 avril 1877.

    AD Savoie : 4Q 4507
    Article 45.
  • FR.AD073, 3P 7017, Premier cadastre français, Arith, Section A, feuille 4, 1877.

    AD Savoie : 3P 7017
  • FR.AD073, 4Q 4558, Conservation des Hypothèques de Chambéry, 1823-1955. Transcription d'actes. Transcription des actes translatifs de propriété d'immeubles, 1823-1937, Volume 492, 19 novembre 1878 - 7 janvier 1879.

    AD Savoie : 4Q 4558
    Article 54.
  • FR.AD073, 45SPC1, Ponts et chaussées, service hydraulique. Arith : moulins Triquet (Chéran, 1892-1893) ; scieries Morand (ruisseau d'Arith et de Saint-François, 1894-1895) ; pressoir à fruits Guerraz (ruisseau d'Arith, 1895-1896), 1892-1896.

    AD Savoie : 45SPC1
  • FR.AD073, 81S9, Service hydraulique. Arith. Travaux divers, moulin Triquet (1894), scierie Morand (1894-1896), 1864-1930.

    AD Savoie : 81S9
  • FR.AD073, 284 R 1, Moulins : recensements, Arith 1917.

    AD Savoie : 284 R 1
  • FR.AD073, 4Q 5742, Conservation des Hypothèques d'Albertville, 1823-1926. Transcription des actes translatifs de propriété d'immeubles, Volume 1676. 13 juillet - 23 août 1921.

    AD Savoie : 4Q 5742,
    Article 9.
  • FR.AD073, 284 R 1, Moulins : recensements, Arith, 1923.

    AD Savoie : 284 R 1
  • FR.AD073, 284 R 1, Moulins : recensements, Arith, 1924.

    AD Savoie : 284 R 1
  • FR.AD073, 3P 7117, Cadastre rénové, Arith, Section A, feuille 4, 1961.

    AD Savoie : 3P 7117
  • FR.AD073, J1706, Inventaire des moulins de Savoie. Association des amis des moulins savoyards. Nicole Gotteland, Louis Crabières, commune Arith, 1999.

    AD Savoie : J1706

Bibliographie

  • La Gazette de Savoie, 17 mars 1854.

  • Le Journal de la Savoie, 14 avril 1872.

  • Le Journal de la Savoie, 2 juin 1872.

  • Le Journal de la Savoie, 30 avril 1873.

  • Le Patriote Savoisien, 20 août 1875.

  • Le Patriote Savoisien, 22 septembre 1875.

  • L'Indicateur de la Savoie, 29 août 1891.

  • L'Indicateur de la Savoie, 5 septembre 1891.

  • Le Patriote Savoisien, 18 septembre 1897.

  • L'Indicateur de la Savoie, 2 octobre 1897.

  • L'Indicateur de la Savoie, 16 octobre 1897.

  • Le Courrier des Alpes, 6 janvier 1900.

  • M. Legrand et P. Joanne, Aix-les-Bains, Marlioz et leurs environs, Hachette, Paris, 1883.

    p.113.
  • Abbé F.Coutin, "Histoire d'Allèves", Mémoire et documents publiés par l'académie Salésienne, Tome 47, Imprimerie commerciale, Annecy, 1929.

    p.32.

Annexes

  • La Gazette de Savoie, 17 mars 1854.
  • Le Journal de la Savoie, 2 juin 1872.
  • Le Journal de la Savoie, 30 avril 1873.
  • Le Patriote Savoisien, 20 août 1875.
  • Extrait de l'ouvrage de M. Legrand et P. Joanne, Aix-les-Bains, Marlioz et leurs environs, 1883, p.113.
  • L'Indicateur de la Savoie, 29 août 1891.
  • L’Indicateur de la Savoie, 18 septembre 1897.
  • Le Courrier des Alpes, 6 janvier 1900.
  • Extrait d'un texte de l'Abbé F.Coutin sur l'histoire d'Allèves dans Mémoire et documents publiés par l'académie Salésienne, 1929, p.32.
Date d'enquête 2013 ; Dernière mise à jour en 2013
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
© Assemblée des Pays de Savoie