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Parc des Thermes

Dossier IA73001397 inclus dans Rue du Parc, puis avenue Lord-Revelstoke réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

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AppellationsParc des Thermes
Dénominationsparc
Aire d'étude et cantonPlaine de Marlioz
AdresseCommune : Aix-les-Bains
Lieu-dit : Plaine de Marlioz
Adresse : avenue
Lord-Revelstoke
Cadastre : 1728 271, 273-274, 479 1/4, 480-483, 483 1/2 ; 1879 D 550, 550 bis, 503, 506 ; 2004 CE 9

L´emplacement était occupé par un pré jusqu´en 1596, date à laquelle il fut entouré d´un mur et devint sans doute le jardin du château. Il était parcouru par les eaux chaudes provenant des sources thermales. Au XIXe siècle, le clos du marquis d´Aix, mis à la disposition des curistes, était considéré comme la plus belle promenade de la ville. Cependant, divers projets de lotissement virent le jour vers 1860. C´est pour éviter l´urbanisation de ce jardin, proche de l´établissement thermal, et pour répondre au besoin d´un parc public, que fut décidé, en 1865, la création du parc thermal. L´Etat acheta l´ensemble de la propriété en 1866 et rétrocéda le château et ses dépendances à la commune. Il fut précisé que le clos du marquis d´Aix devait être maintenu à perpétuité à l´état de parc ou promenade publique et qu´aucune autre construction que le chalet impérial projeté par le conseil général, ne pouvait y être implantée. L´emprise du parc fut augmentée d´un terrain situé au sud, précédemment acquis pour y construire l´hospice Reine-Hortense. En 1868, l´architecte Samuel Revel se vit confier le dessin du jardin. Les travaux d´aménagement furent réalisés par l´entrepreneur aixois, François Duvernay, et les plantations par le pépiniériste Gotteland de Chambéry. Le parc fut ouvert au public en 1869. Si le chalet impérial ne fut jamais édifié, d´autres constructions et aménagements virent le jour progressivement : un réservoir pour l´arrosage du parc en 1869, une serre de production, dite serre hollandaise, construite par l´entreprise Bonna à l´angle sud ouest, en 1875, un chalet d´aisances la même année, un nouveau portail au nord, en 1897, des tennis au sud, en 1903 et 1913, et un kiosque à musique en 1920. En 1933, suite à l´agrandissement de l´établissement thermal, le parc fut entièrement remanié par l´architecte paysagiste parisien, Bouhana, en conservant cependant tous les arbres existants. La construction de la pergola et du bassin central fut confiée à l´entreprise Boschetto. Les plantes et arbustes furent fournis par John Lachenal, pépiniériste de Neydens. La Ville devenue locataire du parc par bail du 7 avril 1933, s´engagea dans la construction de plusieurs bâtiments : deux kiosques-buvettes reliés par un promenoir, quatre kiosques à fleurs, un kiosque pour les autocars et un café-bar. L´ensemble fut réalisé par l´architecte des nouveaux thermes, Roger Pétriaux. Des espaces de jeux pour les enfants et un nouveau mobilier urbain vinrent compléter l´ensemble. Hormis la création du théâtre de verdure, devant le promenoir des sources, en 1953, le parc n´a fait l´objet depuis que d´aménagements partiels : revêtement du bassin en carreaux de grès bleu porphyre et mise en place de jets d'eau aux angles en 1959, canalisation du ruisseau des Gachet, au sud, entre 1966 et 1969, remplacement, en 1974, des lampadaires en béton de 1933 par des lampadaires en fonte, et enfin, suppression du bassin central pour faire place à une fontaine, en 2005. La fontaine a été réalisée par des artisans marocains dans le style et avec des matériaux de leur pays, en mémoire des accords sur l´indépendance du Maroc, négociés à Aix-les-Bains en 1956. Malgré la clause spécifiée dans l'acte de vente du clos du marquis d'Aix, la superficie du parc a progressivement diminué depuis l'origine : création de trottoirs sur son emprise le long de la rue de l'Institut-Zander, actuelle portion sud de la rue Jean Monard, en 1901, implantation de l'asile évangélique en 1933, et surtout aménagement de parkings à l'est et au sud.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1868, daté par source
1933
Auteur(s)Auteur : Pétriaux Roger architecte départemental attribution par source
Auteur : Bouhana architecte paysagiste attribution par source
Auteur : Revel Joseph-Samuel
Joseph-Samuel Revel

Architecte de Chambéry (architecte pour l'administration sarde puis architecte diocésain), a travaillé à la réfection de l'église de Saint-Offenge-Dessous (73) en 1861 et à la reconstruction de celle d'Épersy entre 1859 et 1864. Restaure la façade de l'église Notre-dame de Chambéry en 1864.


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architecte attribution par source

Le parc, bordé au nord de kiosques, est aménagé sur un terrain approximativement circulaire, en pente d'est en ouest. Une large allée médiane nord-sud le traverse et débouche, au sud, sur un théâtre de verdure et un promenoir. Une fontaine rectangulaire interrompt l'allée en son centre.

Plansjardin irrégulier
Jardinsparterre, pelouse, massif d'arbres, palissade de verdure, arbre isolé
Statut de la propriétépropriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 2008/04/23

Annexes

  • ANNEXE 1

    Délibération du conseil municipal pour l'achat du clos du marquis d'Aix-les-Bains afin de créer un parc thermal. (AC Aix-les-Bains : 1 D 1865. Délibération du 2 octobre 1865)

    "La ville d'Aix-les-Bains, par son établissement thermal, a une importance considérable. Ses eaux rendent à l'humanité des services de jour en jour plus appréciés et la foule des baigneurs qu'elles y attirent chaque année en font une source de fortune et de prospérités générales.

    Cette situation particulière impose à l'administration de la ville d'Aix-les-Bains de grands devoirs....

    Parmi les mesures qui se recommandent à l'administration locale pour atteindre ce but, l'établissement d'un parc ou jardin public, à l'usage des baigneurs, se présente en première ligne. Le conseil général du département a proclamé lui-même l'opportunité de cette création, en offrant d'y concourir pour une somme de 1OO.OOO francs, et, en même temps, il a reconnu que cet établissement devait se faire dans le clos du marquis d'Aix-les-Bains ; car son concours est subordonné au choix de cet emplacement.

    L'administration supérieure est du même avis : elle pense que ce jardin public doit être une annexe de l'Etablissement thermal qui est la propriété de l'Etat, et qu'il doit être placé dans son voisinage immédiat. Aussi, se montre-t-elle disposée à fournir à l'oeuvre un concours assez puissant, pour que les charges de l'exécution n'exigent de la ville d'Aix qu'un sacrifice limité et ne pouvant, dans aucun cas, dépasser les prévisions actuelles.

    .....

    Il est enfin opportun d'ajouter que l'occasion qui se présente est unique ; que si elle est repoussée, on court le risque de voir se retirer la main bienveillante qui s'offrait à venir en aide aux efforts intelligents de la Municipalité.

    On ne doit pas perdre de vue que si l'occasion actuelle est manquée, le clos du marquis d'Aix, livré à la spéculation, sera bientôt couvert de maisons à louer, placées dans les meilleurs conditions, et constituant la plus redoutable rivalité pour les anciens quartiers.

    ....

    Le conseil adopte :

    1er. Le projet d'acquisition par l'Etat, le Département et la Ville du Clos du marquis d'Aix-les-Bains avec le château, et toutes les dépendances, pour y créer un parc en promenade publique. Il offre de concourir à la dépense de ce projet pour la somme de 300.000 F., dans les réserves et conditions suivantes expressément formulées :

    L'Etat rétrocédera gratuitement à la Ville le château et la partie du jardin situé devant le bâtiment pour être affectés aux services municipaux. Il demeurera propriétaire de tout le surplus du clos qui sera transformé en parc, jardin ou promenade en y comprenant la partie acquise déjà par lui en 1862, qui recevra également la même destination. De même que l'emplacement des rues projetées précédemment acquis par la Ville. En cette qualité, l'Etat s'obligera à prendre à sa charge tous les travaux que nécessitera la création du parc, et en outre, tous les frais quelconques de mise en état et d'entretien annexes, tels que plantations, éclairage, cantonniers, réparations, etc. Sans que la Ville puisse être appelée à contribuer à ces dépenses.

    Le Clos du marquis d'Aix sera maintenu à perpétuité et d'une manière incommutable à l'état de parc ou promenade publique ; aucune construction, autre que celle indiquée dans la délibération du conseil général et sous réserve de laquelle l'assemblée départementale apporte un concours de 100.000 F., n'y sera autorisée, aucune industrie autre que les jeux et divertissements placés dans les promenades publiques et la vente des raffraichissements destinés aux promeneurs ne pourra s'y établir...."

  • ANNEXE 2

    Séance du conseil général du 28 août 1865. Acquisition d'un parc pour la ville d'Aix-les-Bains. (AC Aix-les-Bains : 1 0 355. Copie)

    "Le conseil général a manifesté dans sa dernière réunion la pensée de donner à Sa Majesté l'Empereur la possibilité de venir à Aix, en lui offrant un chalet ou un pavillon digne de le recevoir. Une combinaison se présente aujourd'hui qui permet de réaliser ce projet, tout en dotant la ville d'Aix d'une promenade réclamée par les baigneurs et annexe indispensable à l'établissement thermal.

    Son Excel. M. Rouher, lors de son passage récent en Savoie, a examiné avec le plus vif intérêt les diverses questions qui touchent à l'avenir de cet établissement et de la ville, et avec le sens supérieur qui le caractérise, il a désigné le clos du marquis d'Aix comme devant, préférablement à tout autre, être transformé en jardin public. Des négociations ont été ouvertes immédiatement avec le propriétaire de ce terrain, qui était sur le point de le céder à une compagnie industrielle pour la construction d'hôtels et bâtiments destinés aux étrangers. Il consent à donner la préférence à la ville pour le prix de 350,000 fr.

    Mais c'est là une dépense considérable que le budget municipal d'Aix ne saurait supporter en totalité. Le département, si directement intéressé à la prospérité de cette ville, peut lui venir en aide, et il doit d'autant moins hésiter à le faire qu'il trouvera dans le parc à créer un emplacement des plus convenables pour la construction du chalet impérial.

    M. le Préfet ne doute pas, en outre, que l'Etat, propriétaire de l'établissement thermal, ne participe à la dépense du projet. Il propose, en conséquence, au Conseil général de concourir avec la ville d'Aix et avec l'Etat, s'il y a lieu, à l'acquisition du clos dont il s'agit, sous la condition expresse qu'il y sera réservé, dans les meilleures conditions, un terrain sur lequel pourra être construit ultérieurement un chalet destiné à Sa Majesté l'Empereur."

  • ANNEXE 3

    Aix-les-Bains. Le parc / anonyme. La République de l´Isère, 15 février 1933

    C´est donc entendu, le parc sera inutilisable cet été, au moins pendant la moitié de la saison et peut-être pendant toute la saison. On y construit à la fois le temple, le café de la Rotonde et le Promenoir couvert. Quand tous ces travaux seront finis le parc ne sera plus qu´un mouchoir de poche. En attendant, ce sera un vaste chantier qui fera fuir les étrangers qui ne sauront où trouver ailleurs les ombrages, du calme et des fleurs. Evidemment, il y aura les jardins du cercle, mais qui ne sont pas gratuits, et qui n´ont pas la simplicité du vieux parc.

    Aix n´avait qu´un coin de verdure, qu´un parc modeste. Il fallait le massacrer.

  • ANNEXE 4

    Historique de la création du parc des Thermes, par Joël Lagrange.

    Le comte de Loche rapporte, dans ses manuscrits, qu´en 1596, la dame Isabelle de la Roche Andry fit clore par une muraille le pré situé derrière la tour du château, acheté à Pierre Caien le 20 janvier 1596. On peut penser qu´il s´agit du grand pré connu sous le nom de clos du marquis d´Aix. Plus tard, en 1641, lors de la mise en fermage des revenus du marquisat d´Aix, le marquis de Seyssel spécifiait qu´il conservait la jouissance du jardin situé côté de bise du plain château.

    Ce clos, en partie paysagé, était parcouru par les eaux chaudes provenant des sources thermales. En 1857, le marquis d´Aix demandait au conseil municipal de lui restituer une partie des eaux du trop plein des bains qui lui avait été enlevé lors de la captation des sources. Dans la délibération prise à cette occasion, on indique que le marquis mettait son clos à la disposition des curistes et que c´était alors la plus belle promenade de la ville. Ce jardin, au sud des murs du château, se prolongeant en direction de l´ancienne tour, était, en 1865, clos d´une palissage mais ouvert par un portail de 3 mètres de largeur à l´est.

    En 1860, dans son plan d´alignement et d´embellissement de la ville, l´architecte Pellegrini avait prévu l´ouverture de plusieurs rues à travers ce jardin, afin que puissent se construire des villas. L´édification du nouvel hospice Reine Hortense avait été convenue à l´est du parc et les terrains nécessaire à cette emprise achetés.

    Néanmoins, en 1863, quand il s´agit d´acheter le foncier pour réaliser les rues, la Ville refusa de dépenser une aussi grosse somme d´argent, d´autant que le projet de construction de l´hospice avait été changé et le lieu déplacé.

    Le marquis d´Aix, de son côté, était en pourparlers avec une société parisienne pour le lotissement de son clos. Et c´est pour éviter l´urbanisation du secteur, que le projet de création d´un parc thermal, qui était reconnu comme une nécessité depuis longtemps, aussi bien par la Ville que par les autorités supérieures, et fortement réclamé par les «étrangers», fut proposé.

    Le conseil général avait été associé à la réflexion car il avait projeté de faire édifier, dans le parc, un chalet impérial qu´il aurait offert à l´empereur Napoléon III, comme témoignage de sa gratitude. Une commission établie à cet effet avait préconisé elle aussi le choix du clos du marquis d´Aix et le conseil général avait conditionné son aide financière au choix de cet emplacement.

    Néanmoins les sommes en jeu restaient importantes pour le budget de la ville et finalement on aboutit à une transaction précisée au cours d´une séance du conseil municipal le 2 octobre 1865 à laquelle participait le Préfet : l´Etat se rendait acquéreur du clos des Marquis d´Aix, rétrocédant le château et ses dépendances à la commune. Il s´engageait à créer, à ses frais, un parc, annexe de l´établissement thermal. A ces terrains s´ajoutaient 8 500 m2 que l´Etat avait acheté par acte administratif du 10 décembre 1862 pour la construction de l´hospice Reine-Hortense et une autre partie de ces mêmes terrains finalement achetés par la Ville en 1864, pour l´ouverture de rues.

    La délibération comporte une clause spécifique indiquant que le clos du Marquis doit être maintenu à perpétuité et d´une manière incommutable à l´état de parc, ou promenade publique ; aucune construction, autre que celle du chalet impérial prévu par le conseil général n´y est possible, et aucune activité autre que les jeux et divertissements placés dans les promenades publiques et la vente de rafraîchissements destinés aux promeneurs ne peut s´y établir.

    L´achat fut conclu par acte notarié du 14 septembre 1866 pour le prix de 400 000 f. Cette transaction avait rencontré l´opposition d´une partie de la population qui considérait que le prix payé était trop élevé ; une contre proposition pour l´achat de la propriété Bias, à l´est de ville(avenue Victoria), avait été avancée sans succès.

    C´est à l´architecte Samuel Revel que l´administration des thermes confia l´aménagement du parc, en 1868. Le marché des travaux de voirie, mais aussi des fournitures de terre végétale, fumier et des plantations, fut confié à l´entrepreneur François Duvernay, selon un cahier des charges très précis quant aux matières à employer pour les graviers des allées et empierrements qui devaient provenir des carrières d´Antoger, mais aussi quant à la qualité et la façon de confectionner des tuteurs des arbres.

    Quant aux plantes, elles provenaient du pépiniériste Gotteland de Chambéry, présenté à l´administration des Thermes par l´architecte Revel. Toutefois une partie des plantations annuelles de cette première année, soit les verveines, marguerites, étaient achetées chez Schmitt à Lyon. Le cahier des charges stipulait que les travaux devaient être terminés pour le 15 mars 1869.

    Le statut particulier du parc entraîna de longues et difficiles tractations avec la Ville qui aboutirent, en 1902, à une transaction visant à délimiter les propriétés de l´Etat et de la Ville. Mais, néanmoins, pendant tout le début du siècle, la Ville réclama au cours de plusieurs délibérations que l´Etat lui cède la jouissance et l´entretien du parc afin d´avoir plus de liberté dans son utilisation, notamment pour les fêtes, cérémonies et autres animations qui s´y déroulaient et ne pouvaient avoir lieu sans autorisation de l´administration des thermes.

    Quelques travaux importants furent entrepris dans le parc.

    En 1869, l´entreprise Duvernay fut chargée de la construction d'un grand réservoir pour l´arrosage du parc, surmonté d´une décoration en forme d´arches en briques. La voûte de celui-ci fut ébranlée par un chemin créé par la compagnie du Revard, en 1892, et qui servait de desserte pour le transport des sacs de charbon destiné au dépôt des locomotives.

    En 1875, le parc fut équipé d´une serre de production, dite serre hollandaise, construite par l´entreprise Bonna, à l´angle sud-ouest. La même année, un chalet d´aisances fut établi par l´entreprise Bonna pour la maçonnerie avec une partie de bois construite par l´entreprise Cochet. Mal placées, ces toilettes furent l´objet de nombreuses critiques de riverains et remplacées en 1890 par un salon d´aisances établi par la Ville, place du Revard, à l´entrée du parc.

    En 1897, création d´un nouvel accès au parc par la rue Haldiman, actuelle avenue Lord Revelstoke, face aux Thermes.

    En 1901, l'élargissement de la rue du Zander et l'établissement de trottoirs se firent sur l´emprise du parc, mais l'Etat resta propriétaire du sol.

    Entre 1908 et 1913, des tennis, dont la gestion fut confiée à la ville, existèrent dans la partie basse du parc, le long de la rue Jean Monard.

    En 1900, un premier bâtiment à usage de café-restaurant, connu sous l´enseigne de Bar Mauresque, avait été construit en limite du parc sur un emplacement municipal. Néanmoins, cet établissement possédait une annexe, sous forme de terrasse, louée à l´Etat dans le parc.

    En 1920, la Ville fit construire le premier kiosque à musique non provisoire du parc.

    Avec la construction du nouvel établissement thermal, en 1932, on songea à remanier et améliorer le parc thermal. Mais les dépenses pour les constructions thermales ayant été lourdes, un accord intervint afin que ce soit la Ville qui se charge de celles-ci.

    L´aménagement paysagé du parc fut mis en concours suivant une délibération du conseil municipal du 14 janvier 1933. C´est M. Bouhana, architecte paysagiste à Paris, déjà célèbre pour ses travaux au Parc des Princes et à Roland Garros, qui fut déclaré vainqueur par le jury, avec son projet, le Petit Charlemagne. Toutefois on lui demanda de remanier profondément ses dessins afin de tenir compte des finances de la Ville, mais aussi de la nécessité de sauvegarder tous les arbres existants.

    Le projet définitif, que l´opposition trouvait sans rapport avec celui primé au concours, fut approuvé par le conseil municipal fin février 1933. Les travaux devaient être finis pour le mois de juin 1933. La construction de la pergola fut confiée à l´entreprise Boschetto, ainsi que la construction du bassin central.

    Par bail du 7 avril 1933, le parc thermal était loué à la Ville, pour une première période de 18 ans renouvelable. En contrepartie, la Ville s´engageait dans la construction de plusieurs édifices : deux kiosques-buvettes pour les eaux de Saint-Simon et des Deux Reines que la Ville projetait d´acheter ; un promenoir reliant ces deux buvettes ; des kiosques à fleurs le long du parc ; un bâtiment d´un étage devant servir de café-bar ; l´aménagement d´espace de jeux pour les enfants et tout cela en respectant les clauses spéciales sur les constructions prévues dans l´acte d´achat de 1865.

    Le mobilier urbain du parc, mais aussi des terrasses de la Rotonde, fut spécialement choisi par le maire et son épouse dans un magasin parisien, les établissements Tricotel, ainsi que chez divers autres fournisseurs. Les plantes et arbustes avaient fait l´objet d´un marché passé avec le pépiniériste John Lachenal de Neydens. Le devis pour l´aménagement du parc fut considérablement dépassé, entre autre parce qu´on ajouta des bordures en ciment pour protéger les pelouses, une allée en roc asphalte, et que l´on augmenta la capacité du réseau d´arrosage.

    C´est en 1953 que fut construit le théâtre de verdure, à l´extrémité sud du parc, en complément du promenoir des sources qui n´avait plus qu´une utilité de scène pour les spectacles de plein air.

    Entre 1966 et 1969 intervint une profonde restructuration des allées du parc, intégrant la création de cunettes et caniveau et le revêtement des allées avec une chape rose. C´est à cette époque que le ruisseau des Gachet, qui longe le parc côté sud, fut canalisé.

    Un système d´arrosage automatique du parc fut mis en place, en 1974, par l´entreprise Bonnel. Dans le même temps, on changea l´ensemble de l´éclairage et les lampadaires en béton furent remplacés par des lampadaires en fonte, dotés de lanternes de style ancien. Enfin, après un reprofilage des allées dans les années 1995, on remplaça le bassin central par une fontaine de type marocaine, en hommage aux accords franco-marocains sur l´indépendance de ce pays, tenus à Aix en 1956.

  • ANNEXE 5

    Liste des arbres du parc en 1993, dressée par Annick de Bombourg. (En relation avec le plan de situation du même auteur)

    HAUTES TIGES

    1- Alnus glutinosa imperialis ou aulne lacinié

    2- Acer campestre ou érable champêtre

    3- Acer negundo ou érable negondo vert

    4- Acer palmatum ou érable

    5- Acer platanoïde ou érable plane

    6- Acer pseudoplatanus ou érable sycomore

    7- Aesculus carnea Briotii ou marronnier rouge greffé

    8- Aesculus hippocastanum ou marronnier d´inde

    9- Carpinus betulus ou charme

    10- Catalpa bignonioïdes ou catalpa commun

    11- Celtis australis ou micocoulier de Provence

    12- Cercis siliquatrum ou arbre de Judée

    13- Fagus sylvatica ou hêtre commun ou fayard

    14- Fagus sylvatica purpurea tricolor, ou hêtre pourpre de semis

    15- Fraxinus excelsior ou frène d´Europe

    16- Ginkgo biloba ou arbre aux quarante écus

    17- Gleditsia triacanthos inermis ou févier d´Amérique

    18- Juglans nigra ou noyer d´Amérique

    19- Liriodendron tulipifera ou tulipier de Virginie

    20- Magnolia grandiflora ou magnolia

    21- Magnolia soulangeana

    22- Platanus occidentalis ou platane

    23- Populus alba ou peuplier blanc de Hollande

    24- Robinia pseudoacacia ou acacia

    25- Sophora japonica ou sophora du Japon

    26- Tilia euchlora ou tilleul

    27- Tilia platyphyllos ou tilleul de Hollande

    28- Tilia tomentosa ou tilleul argenté

    29- Ulmus glabra camperdowni ou orme pleureur

    30- Quercus robur ou chêne pédonculé

    31- Quercus rubra ou chêne rouge d´Amérique

    CONIFERES

    50- Abies nordmaniana ou sapin de Nordman

    51- Abies pinsapo ou sapin d´Espagne

    52- Araucaria araucan ou inbricata ou le désespoir des singes

    53- Cedrus atlantica ou cèdre de l´atlas

    54- Cedrus atlantica glauca ou cèdre bleu

    55- Cedrus deodara ou cèdre de l´Himalaya

    56- Chamaecyparis lawsoniana

    57- Chamaecyparis presscyparis leylandii ou castelwellan gold

    58- Cupressus ou cyprès bleu

    59- Libocedrus decurens ou thuya géant de Californie

    60- Picea abiees ou exelsa ou épicéa

    61- Picea glauca inversa ou sapin de Noël

    62- Pinus nigra laricio ou pin noir

    63- Pinus ou pin des Landes

    64- Taxus baccata ou if commun

    65- Séquoia gigantea ou séquoia géant

  • ANNEXE 6

    Sculptures et plaques commémoratives placées dans le parc

    L'Enlèvement de Ganymède

    Cette sculpture, oeuvre d´Antoine Louis Barrye (1796-1875), avait été installée dans le parc par le ministère des Beaux Arts en 1884. Elle fut enlevée pendant l´occupation, en 1942, par le service de récupération des métaux non ferreux de Lyon.

    Lion et lionne :

    Ce groupe sculpté, réalisé en 1889; porte les signatures d´Adolphe Geoffroy et de la fonderie Thiebaut frères. Il fut cheté par le ministère des Beaux Arts et installé dans le parc en 1890.

    Monument à R.W. Hudson

    Le buste de Hudson fut offert par sa veuve à la ville d´Aix-les-Bains. Le conseil municipal décida de le placer dans le parc en hommage à cette personnalité anglaise qui fit de nombreux dons à la Ville d´Aix et qui oeuvra en faveur des blessés français de la première guerre mondiale. Le buste, placé sur une stèle en marbre blanc, fut inauguré le 14 juin 1939 en présence du consul d´Angleterre en France. Il a disparu en 2006.

    La stèle porte l´inscription :

    Dans ce coin de France que j´ai tant aimé, mes yeux se sont fermés. R.W.H. / R.W.HUDSON / 1856-1938

    Plaque commémorative du couronnement de Georges VI et de la reine Elisabeth

    Marbre blanc, sur un support en granit rose. Plaque indiquant la plantation d'un arbre dans le parc, en 1937, par les anglais résidant ou en villégiature à Aix-les-Bains.

    Inscription :

    This three was presented to the town of Aix-les-Bains, by the british residents and visitorsin commemoration of the coronation of T.M. King George VI and Queen Elizabeth. May 12 th 1937.

    Plaque commémorative de l'Espéranto

    Marbre blanc. Inauguration de la plaque, en 2006, accompagnée de la plantation d'un arbre.

    Inscription :

    En hommage à / Ludwik Lejzer Zamenhof / 1859-1917 / initiateur de l'Espéranto / langue internationale / le 6 mai 2006

    Plaque commémorative du SARTO

    Marbre blanc. Inauguration de la plaque, en 2005 , accompagnée de la plantation d'un pied de vigne.

    Inscription :

    SABAUDIA / ANIMUS / ROBUR / TERRARUM / ORBIS ; compagnie du SARTO / 2005

    Plaques commémoratives des entretiens franco-marocains de 1955

    Ensemble composé de trois plaques en marbre blanc, lié à l'érection de la fontaine du parc et fixé à proximité, sur un réservoir parallépipédique.

    Inscription :

    A la mémoire / de feu Mohammed V / roi du Maroc / en commémoration / des entretiens / franc-marocains / de 1955 (en français et en arabe) ; Ce monument / a été érigé par / la ville d'Aix-les-Bains / les Bains / La ville de Fès / en 2005

    Plaque commémorative du millénaire de la Maison de Savoie

    Posée en 2003 avec plantation d´un chêne d'Amérique

    Métal repoussé

    Inscription :

    Millénaire / De la Savoie / et de la /Maison de Savoie / 1003-2003

    Plaque commémorative des Justes

    Posée en juillet 2009 avec plantation d´un ptérocarya (à la demande du protrocole)

    Marbre gris et rouge

    Inscription :

    En hommage aux « Justes parmi les Nations » / d´Aix-les-Bains et de la Savoie / et aux Héros anonymes qui / au péril de leur vie / sauvèrent des Juifs pendant les persécutions.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Savoie. B 5181. Acensement du seigneur marquis de la Chambre et d´Aix de la ferme du marquisat d´Aix, 1647

  • AD savoie. 92 X 58. Parc des thermes, 1860-1900

  • AD savoie. 92 X 59. Parc des thermes, 1860-1900

  • AD savoie. 92 X 60. Parc des thermes, 1860-1900

  • AD savoie. 92 X 61. Parc des thermes, 1860-1900

  • AD savoie. 2 O 234. Parc des thermes, 1886-1934

  • AD savoie. 2 O 235. Parc des thermes, 1886-1934

  • AC Aix-les-Bains. MS 7. Manuscrit Mouxy de Loche, n° 60

  • AC Aix-les-Bains. 1 O 354. Parc des Thermes, 1864-1902

  • AC Aix-les-Bains. 1 O 355. Parc des Thermes, 1865-1971

  • AC Aix-les-Bains. 1 D. Registre des délibérations du Conseil Municipal, 1857-1858. Délibération du 12 décembre 1858

  • AC Aix-les-Bains. 1 D 1933. Délibération du Conseil Municipal. Aménagement du parc. Concours entre architectes paysagistes, 14 janvier 1933

  • AC Aix-les-Bains. 1 D 1933. Concours pour l´aménagement du parc, désignation du lauréat, 19 février 1933

  • AC Aix-les-Bains. 1 D 1933. Construction d´une pergola et de deux bassins dans le parc, 16 juin 1933

  • AC Aix-les-Bains. 1 D 1939. Délibération du conseil municipal au sujet du don de Mme Hudson, 12 juin 1939

  • AC Aix-les-Bains. 1 M 114. Dossier sculpture de l´enlèvement de Ganymède, 1942-1971

  • AH Thermes Nationaux d´Aix-les-Bains. Parc thermal. Vente par Mr le Marquis de Seyssel d´Aix à l´Etat, et à la ville d´Aix-les-Bains, 28 juin 1864

  • AH Thermes Nationaux d´Aix-les-Bains. Dossier Parc thermal. Projet de création d´un parc annexe de l´établissement thermal, cahier des charges, 28 juin 1864

  • AH Thermes Nationaux d´Aix-les-Bains. Dossier Parc thermal. Vente par Mr le Marquis de Seyssel d´Aix à l´Etat, et à la ville d´Aix-les-Bains, 14 septembre 1866

  • AH Thermes Nationaux d´Aix-les-Bains. Dossier Parc thermal. Bail portant location du parc de l´Etablissement, 7 avril 1933

Documents figurés
  • [Projet pour la création d´un parc thermal] / anonyme. [S. l.], [186 ?]. Ech. 1 : 500. 1 plan ; 60 x 80 cm (AD Savoie. 92 x 60)

  • Ville d´Aix-les-Bains. Plan parcellaire des immeubles à acquérir pour l´établissement d´un parc et le dégagement de la place des Bains / Revel. Chambéry, 1 septembre 1865. Ech. 1 : 100. 1 plan : calque aquarellé. (AD Savoie. 92 X 60)

  • Etablissement thermal d´Aix-les-Bains. Projet d´un parc / J. S. Revel. Chambéry, 1869. Ech. 1 : 500. 1 plan ; calque aquarellé ; 50 x 90 cm (AD Savoie. 92 X 60)

  • Projet de chalet café au parc d´Aix / anonyme. [Aix-les-Bains], [1889]. Ech. inconnue. 1 plan : coul. 50 x 30 cm (AC Aix-les-Bains. 92 X 61)

  • [Parc des Thermes. Délimitation des terrains entre la Ville et l'Etat] / anonyme. Aix-les-Bains, [1901]. [Ech. 1 : 1000]. 1 plan sur calque : encre et coul. ; 37 x 54 cm (AC Aix-les-Bains : 1 O 354)

  • [Parc des Thermes. Plan de la végétation pour l'implantation des bâtiments] / S. n. Aix-les-Bains, [1932]. 1 plan sur calque ; 106 x 217 cm (AH Thermes nationaux d'Aix-les-Bains : dossier Parc)

  • Ville d´Aix-les-Bains. Aménagement du parc / Francis Crochon. Aix-les-Bains, 27 février 1933. 1 tirage de plan ; 70 x 110 (AD Savoie. 2 O 334)

  • Parc des thermes nationaux d'Aix-les-Bains. Plan parcellaire / Ch. Foray, architecte des thermes. Aix-les-Bains, 21 juillet 1955. Ech. 1 : 500. 1 plan ; calque ; 30,5 x 23,5 cm. (AH Thermes nationaux)

  • Aménagement du parc. Revêtement des allées et construction de caniveaux et de puisards. Plan / Brunet. Aix-les-Bains, 16 janvier 1959-14 septembre 1966. Ech. 1 : 500. 1 tirage de plan : coul. ; 40 x 84 cm. (AC Aix-les-Bains. 1 O 355)

  • Parc des thermes. [Plan : essence des arbres] / Debombourg Annick. Aix-les-Bains, 1993. 1 plan : papier, feutre, pastel ; 59,4 x 84 cm. (Ville d'Aix-les-Bains : service des parcs et jardins)

  • [Aix et le jardin public] / J. Blériot, del. Chambéry : litho. A. Perrin, [1870]. 1 est. : litho. ; 14 x 20 cm (AC Aix-les-Bains : 15Fi 308)

  • Savoie Pittoresque, [Parc des Thermes] / Louis Demay. Aix-les-Bains, [vers 1870]. 1 photogr. ; 11 x 16 cm (AC Aix-les-Bains, albums).

  • Vue générale d'Aix / S. n. Aix-les-Bains, [vers 1885]. 1 photogr. : noir et blanc ; 13 x 18 cm (Coll. R. Bruyère)

  • 1120. Aix-les-Bains. Un coin du parc. [S.l.], [fin XIXe siècle]. 1 carte postale ; 9 x 13 cm (AC Aix-les-Bains : Cp 14_5)

  • 41. Aix-les-Bains. Le jardin public. [S.l.], [fin XIXe siècle]. 1 carte postale ; 9 x 13 cm (AC Aix-les-Bains : Cp 14_18)

  • 17. Aix-les-Bains. Le parc. Paris : J. S., 1911. 1 carte postale ; 9 x 13 cm. (AC Aix-les-Bains. CP 14_06)

  • 119. Aix-les-Bains. Le parc. Paris : N.D., 1917. 1 carte postale ; 9 x 13 cm. (AC Aix-les-Bains. CP 14_12)

  • 35. Aix-les-Bains. Le parc. Paris : [S.n.], 1912. 1 carte postale ; 9 x 13 cm. (AC Aix-les-Bains. CP 14_09)

  • 22. Aix-les-Bains. Le jardin public. Paris : L.L., [fin XIXe siècle]. 1 carte postale ; 9 x 13 cm. (AC Aix-les-Bains : Cp 14_10)

  • 98. Aix-les-Bains. Le parc pendant la musique. Paris : L.L., 1928. 1 carte postale ; 9 x 13 cm. (AC Aix-les-Bains. CP 14_17)

  • 298. Aix-les-Bains. Le parc pendant la musique. Paris : L.L., [début XXe siècle]. 1 carte postale : coul. ; 9 x 13 cm. (AC Aix-les-Bains. CP 14_23)

  • 23. Aix-les-Bains. Le Miroir d´eau et le parc. Strasbourg : Cap, [milieu XXe siècle]. 1 carte postale ; 9 x 13 cm. (AC Aix-les-Bains. CP 14_21)

  • 18. Aix-les-Bains. Palais des sources et la Pergola. Pétriaux architecte. Paris : Adia, [milieu XXe siècle]. 1 carte postale : coul. ; 9 x 13 cm. (AC Aix-les-Bains. CP 14_26)

  • Aix-les-Bains. (Savoie). La Pergola du parc. Bron : J. Cellar, [milieu XXe siècle]. 1 carte postale ; 9 x 13 cm. (AC Aix-les-Bains. CP 14_34)

  • La perspective du Parc, telle que la conçoit M. Bouhana, lauréat du Concours / Bouhana. Aix-les-Bains, 1933. 1 impr. photomécanique ; 12 x 17 cm dans L´Avenir d´Aix-les-Bains. N° 3167, 18 février 1933, p. 1

  • 1612. Aix-les-Bains. Le bassin du parc. Chambéry : Savoie tourisme, [milieu XXe siècle]. 1 carte postale ; 9 x 13 cm. (AC Aix-les-Bains. Cp 14_20)

  • [Buste de R. W. Hudson] / Georges Brun. Aix-les-Bains, [seconde moitié XIXe siècle]. 1 photogr. ; 18 x 24 cm. (AC Aix-les-Bains : 12Fi 15/459)

Bibliographie
  • DESPINE, Constant. Communication sur les travaux au clos des Marquis pour le parc public. Mémoires de l'Académie de Savoie, 19 novembre 1868, 2e série, t. XI

  • GAILLARD, César. Le jardin public d´Aix-les-Bains. Le Courrier des Alpes, n° 9, 21 janvier 1865

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