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Peintures monumentales : Scènes de la vie de sainte Catherine

Dossier IM42002204 réalisé en 2006

Historique et descriptif des peintures du choeur de l'ancienne église Sainte-Catherine

En avril 1889, la démolition de l´église est engagée. Lors de la chute de plaques de badigeon des murs de l´abside, des peintures apparaissent. La voûte en cul-de-four, déjà démolie devait aussi être peinte. Les peintures s´établissent sur trois registres : le registre inférieur, d´une hauteur de deux mètres comporte une draperie jaune avec galon, ornée d´un poste et relevée de distance en distance révélant un fond brun rouge. Le second registre, d´un mètre de hauteur, illustre des scènes de la vie de sainte Catherine ; au-dessus, un bandeau comporte des inscriptions latines encadrées de motifs floraux. Le dernier registre, sur une hauteur de quarante centimètres, représente des feuillages gris peints sur un fond noir.

Les scènes de la vie de sainte Catherine se répartissaient sur neuf ou dix tableaux à l´origine, les deux ou trois premiers (dont peut être le mariage de la sainte avec le Christ) ont été détruits lors du percement de la fenêtre et de la porte nord du choeur. Les scènes sont placées entre deux colonnes peintes hormis celles séparées par la prison de la sainte. Le fond des peintures est vert sauf celui des trois dernières qui est bleu ; fonds semés d´étoiles à six branches.

Les tons sont appliqués au lavis : verdâtre pour les fonds, jaune pour les cheveux, gris-vert pour les vêtements, noir pour les chaussures, rouge-brun pour la terre.

Les couleurs sont appliquées à la colle, en aplat, le modelé est indiqué au trait noir. La datation des peintures est entre 1290 et 1320 (forme des vêtements, chaussures, cheveux, épée).

Description des scènes :

1- Un sergent portant une masse, et deux autres personnages soufflant dans une trompette, proclament un édit de l´empereur Maxence (ou Maximien ?) ordonnant de faire un sacrifice en l´honneur des Dieux. Le sergent désigne une idole (en jaune) placée sur un monument circulaire à sainte Catherine qui s´en détourne, mains levées en signe d´indignation. La légende est illisible (sauf le lettre S).

2 - L´empereur, portant une couronne sur la tête et un sceptre à fleur de lys, est assis sur son trône. Il ordonne au sergent portant une masse de mettre la sainte en prison, lequel la pousse dans une tour. A cet endroit se trouve la fenêtre axiale de la prison. Légende : ... S. X. SCS. KATERIN...

3 - Deux philosophes sont envoyés par l´empereur pour la mettre à l´épreuve et avoir un débat philosophique mais la sainte arrive à les convertir. L´impératrice assiste à la scène. On observe un oiseau s´approchant de la sainte : est-ce un pigeon lui apportant sa nourriture ou la colombe du Saint-Esprit insufflant la Parole à la prisonnière ? Légende : ...F (?) R (?) S : PHIL...P...S...

4 - L´empereur couronné et tenant son sceptre fleurdelisé, ordonne de jeter les philosophes convertis au bûcher. Un personnage attise les flammes et la main de Dieu bénit les martyrs. Légende : ...SCS. KATERINA. MA...ENS...

Suivent les scènes détruites par le percement de la fenêtre du 16e siècle.

5 - Fragments : un ange détruit la machine à roues garnies de crocs (quatre selon la tradition), inventée par l´empereur pour tuer la sainte, et dont des morceaux blessent les spectateurs. Légende : ...SCA. KATERIN...

6 - Fragments : le bourreau (chapeau pointu) saisit la sainte par les cheveux et lui coupe la tête avec une grande épée. Légende : ...S.

7 - Deux anges portent le corps de la sainte dans un tombeau sur le mont Sinaï. Dessous, des fidèles en prière

E. Brassart pense que les peintures n´ont pas été achevées : seuls les 3 derniers tableaux l´auraient été, sur les autres le fond n´aurait pas reçu sa dernière couche bleue (appliquée sur un substrat vert) et les visages n´auraient jamais été peints.

Le maire de l´époque projette de garder l´ancienne abside, avec une nouvelle toiture, pour conserver les peintures, l´emplacement de la nouvelle église devait être légèrement déplacée pour cela.

Lors de travaux à la chapelle de Notre-Dame de Chalain-le-Comtal (Notre-Dame des Anges), des peintures furent mises au jour, et Monsieur H. Forissier, maire de Chalain. 20 décembre 1890 en commente la découverte [Copie par l´abbé Valendru, le 19 mars 1898, dans le registre paroissial, p. 40-45 ; il ajoute à cette occasion l´anecdote du traineau transportant la pierre provenant de l´étang Bardoire - ancienne pierre d´autel - qui se brise devant la porte du cimetière pour signifier qu´elle ne doit pas aller plus loin], [des photocopies de ce registre sont conservées dans les AC et à la Diana, où elles ont été consultées.]

« Au moment de sa restauration [de la chapelle], on découvrit sous une couche de badigeon des débris de peinture exacte [sic] comme coloris à celles existant encore (1890) dans le choeur de l´église de Grézieux-le-Frommental, laquelle n´a été abandonnée et détruite qu´en 1888, époque où elle s´effondra un jour de la fête de la Sainte Vierge (grâce à mon beau-frère baron de Vazelhes, on a conservé jusqu´à ce jour les peintures à l´abri de la pluie et du soleil. Elles ont été reproduites par ses soins dans le Bulletin de la Diana). Malgré toutes mes recherches, je n´ai pu trouver trace de personnage. Au reste il ne subsistait que de minces débris, suffisamment néanmoins pour en déterminer le coloris.

Il existait en plus annexe aussi grande que celle existant actuellement, laquelle était bâtie en cailloux roulés de la Loire, beaucoup moins soignée par conséquent que le choeur, lequel, comme on peut le constater, est bâti en pierre taillées qui sont en partie des pierres à chaux » (note 1) [provenance de ces pierres : attribuée à Précieux ou Grézieux ; des pierres de même nature étaient employées en grand nombre dans les murs de l´ancienne église de Grézieux et dans le mur d´enceinte du château détruit par M. de Vazeilhes vers 1882-1885. à Chalain comme à Grézieux cette pierre était mélangée à de la lose ou pierre d´alose, friable, provenant de la Loire].

Dénominationspeinture monumentale
Aire d'étude et cantonMontbrison - Montbrison
AdresseCommune : Grézieux-le-Fromental
Lieu-dit : le bourg
Emplacement dans l'édificeChoeur de l'ancienne église

Au moment de la démolition de l'église en 1889, des peintures murales datant de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle sont mises au jour sous les couches successives de plâtre du pourtour de l´abside. Elles représentent des scènes de la vie de sainte Catherine. D´autres peintures sont signalées dans la chapelle Saint-Mein située au sud : plusieurs litres funéraires du XVe et du XVIIIe siècle. Le maire fait alors arrêter les travaux et construire un abri provisoire. Le maire projette dès lors de garder l´ancienne abside, avec une nouvelle toiture, pour conserver les peintures, et l´emprise de la nouvelle église sera légèrement déplacée pour cela. Malgré tout, l´église ancienne est détruite et avec elle les peintures murales, et la nouvelle est érigée sur le même emplacement. Les couleurs sont appliquées à la colle, en aplat, le modelé est indiqué au trait noir. La datation des peintures est entre 1290 et 1320 (forme des vêtements, chaussures, cheveux, épée).

Période(s)Principale : limite 13e siècle 14e siècle
Auteur(s)Auteur : anonyme (source figurée)

Les peintures s´établissent sur trois registres : le registre inférieur, d´une hauteur de deux mètres, comporte une draperie jaune avec galon, ornée d´un poste et relevée de distance en distance, révélant un fond brun rouge. Le second registre, d´un mètre de hauteur, illustre des scènes de la vie de sainte Catherine ; au-dessus, un bandeau comporte des inscriptions latines encadrées de motifs floraux. Le dernier registre, sur une hauteur de quarante centimètres, représente des feuillages gris peints sur un fond noir. Les scènes de la vie de sainte Catherine se répartissaient à l´origine sur neuf ou dix tableaux ; les deux ou trois premiers (dont peut être le mariage de la sainte avec le Christ) ont été détruits lors du percement de la fenêtre et de la porte nord du choeur. Les scènes sont placées entre deux colonnes peintes, hormis celles séparées par la prison de la sainte. Le fond des peintures est vert, sauf celui des trois dernières qui est bleu, et semé d´étoiles à six branches. Les couleurs sont appliquées à la colle, en aplat, le modelé est indiqué au trait noir.

Catégoriespeinture murale
Matériauxenduit, peint, polychrome
Précision dimensions

Dimensions non prises.

Iconographiesscènes, désobéissance, sentence, mort par le feu , écorchement , décollation , grâce divine, martyre empereur, sainte Catherine

Précision représentations

Les peintures représentaient neuf ou dix scènes de la vie et du martyre de sainte Catherine, dont deux ou trois manquaient déjà lors de l'établissement du relevé photographique avant destruction. Iconographie des scènes subsistantes : sainte Catherine refuse de vénérer une idole ; elle est emprisonnée par l'Empereur Maxence ; confrontée à des philosophes, elle les convertit ; la sainte et les philosophes et sont jetés au bûcher ; sainte Catherine subit le supplice de la roue mais un ange détruit la roue ; décollation de la sainte ; son âme est emportée au paradis par des anges.

Inscriptions & marquesinscription concernant l'iconographie, peintes, sur l'oeuvre, partiellement illisibles, disparues, latin
Précision inscriptions

Inscriptions peu lisibles et donc incertaines : 2ème tableau :...S / X / SCS / KATERIN...// 3ème tableau : PRS / PHIL... // 4ème tableau : KATERINA / MA... ENS... // 5ème tableau : SCA / KATERIN

État de conservationoeuvre détruite
Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents figurés
  • Bibl. Diana, Montbrison. Fonds Brassart. Cote 5081. [Archives du château, communiquées par M. de Vazelhes.] Grézieux-le-Fromentall, [Vues générales des différentes scènes de la vie de sainte Catherine de l'ancienne église]. Les photos des peintures sont numérotées au dos au crayon. Papier fin, tons rosés (citrate ?), fort curling au réchauffement. Plaques de 17,2x12.

  • AD Loire. Cote 1111VT 91, Grézieux-le-Fromental. Fonds Louis Bernard, 1973. Peintures détruites de l'ancienne église Sainte-Catherine. Dessin au crayon sur papier dessin.

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