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Présentation de la commune de Cusy

Dossier IA74002481 réalisé en 2015

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    Cusy, Lachat, route de la Chapelle

Géographie

Cusy est l’une des principales communes rurales de l’Albanais, entre Préalpes et Jura, tant pas la population (près de 1850 habitants en 2017) que par la superficie (1743 hectares). Limitée au sud par la frontière départementale savoyarde, au nord-ouest par les communes de Saint-Ours, Chainaz-les-Frasses et Héry-sur-Alby, et au nord-est par la tumultueuse rivière du Chéran, elle s’adosse au massif des Bauges, dont elle est à la fois l’une des entrées et un débouché. Etagée entre 420 m (au niveau du Chéran) et 1 365 m (au lieu-dit les Trois Bornes, point de rencontre des communes de Cusy, Saint-Offenge et Arith), elle est classée en zone de moyenne montagne mais s’étend largement dans les collines de l’avant-pays, où son chef-lieu positionné sur un petit promontoire est positionné à 547 m d’altitude.

La population de la commune est confinée dans sa moitié ouest avec le hameau de la Pallud pour point de convergence et situé à l’intersection de la D 911 (Aix-les-Bains /le Cœur des Bauges ) qui traverse d’est en ouest la commune, de la D 211b (d’orientation Nord-sud) des D3 et D 253 qui desservent respectivement Héry et Chainaz, et enfin, et non des moindres la D31 qui emprunte le pont de l’abîme (étudié : IA74002525 ) s’élançant à 90 m. au-dessus du Chéran et se connecte à la commune de Gruffy puis de là à Annecy.

La partie est de la commune, située sur la rive gauche du Chéran, est une longue langue de forêts qui épaulent la montagne de Bange où de rares constructions s’égrènent au centre de petites clairières.

L’habitat se répartie assez uniformément sur cette première partie de la commune en plusieurs écarts (d’importance variable), en nombreux lieux-dits et fermes isolées éparses. Le chef-lieu de Cusy (étudié : IA74002482), en léger retrait des grands axes de circulation n’est pas le plus peuplé, les écarts de la Tropaz (étudié : IA74003014), la Pallud (étudié : IA74003004), Balevaz (étudié : IA74002492), les Chavonnes (étudié : IA74002538), Chez les Bogeys (étudié : IA74002544), Pételaz (étudié : IA74002546), Lachat (étudié : IA74002551) sont bien souvent plus denses.

Historique

« Le village de Cusy se trouve situé au sud-ouest d’Annecy sur la route qui, suivant la rive gauche du Chéran, relie la vallée de l’Isère à celle du Fier. Il constitue le point terminus d’une autre route qui vient d’Aix-les-Bains. C’est par là que passait autrefois la voie romaine qui conduisait directement de Chambéry à Genève par Annecy, mais cette vois fut plus tard abandonnée au profit de la route royale passant par Alby et Albens qui fut créée en 1818 et seuls en subsistent de nos jours quelques vestiges et notamment l’arche d’un pont sur le Chéran.

C’est lors de la construction de la voie romaine, et en vue de la surveiller, qu’un proconsul nommé Cusius aurait fait édifier, au sommet d’une motte artificielle une villa servant de poste d’observation.

Cette villa fut détruite lors des invasions barbares et remplacée sans doute vers l’an 100 par un château qui semble avoir été bâti par le premier comte de Savoie Humbert-aux-Blanches-Mains. (Georges Chapier. Revue Savoisienne, 1947)

« Il est hors de doute que la voie à l’entrée de Vernet (Gruffy) ne pouvait que descendre au Chéran par le vieux chemin assez raide et en lacet qui y conduit actuellement. Arrivé au lieu-dit « vers le pont », il tournait à gauche et franchissait le torrent sur un pont. Ce pont s’appuyait à la rive droite sur un banc molassique qui servait d’appui naturel à l’une des culées et se reliait par une voûte en pierre à la rive voisine. De là elle escaladait par le moulin Vauteret et passant sous les épaisses murailles du château de Cusy perché au bord de l’abîme pour défendre et fermer le passage, elle gagnait la villa Cusiacus » (Charles Marteaux et Marc le Roux, revue Savoisienne 1900)

Notons également les ruines d'un ancien pont romain, dont il reste les traces des piles enjambant le Chéran, en amont du pont de Banges. Le pont de Banges datait des Romains et était situé sur la voie romaine, très fréquentée pendant la bonne saison, qui reliait Annecy à Chambéry, par le col de Leschaux, la commune d'Arith et le col de Plainpalais.

En 1022, la paroisse de Cusy est mentionnée pour la première fois dans une charte, comme relevant du comté de Genève. Elle est une possession du comte Humbert, qui fait don de l’église à l'évêque de Langres sous certaines conditions, de l'église. La première mention d'un château remonte à 1263 (étudié : IA74002513). Il semble que dès le XIIe siècle, le château relève de la famille de Grésy, une branche cadette de la famille de Faucigny. En 1262, le comte Raoul de Genève prête hommage au comte Boniface de Savoie pour ses châteaux de Cusy et de Charousse2. Cette même année Raoul/Rodolphe III de Grésy devient homme-lige du comte de Genève. Il serait ensuite passé à son frère, Guillaume, qui fait hommage pour la châtellenie au comte de Genève et au comte de Savoie, en 1273. Il l'aurait donné par la suite en dot à Béatrix, sa fille, lors de son union avec Guy de Seyssel. Le couple, sans héritier, le château passe à la maison de Savoie. En 1287, lorsque la paix est signée à Annemasse entre le comte de Savoie et le comte de Genève, Cusy n'apparaît plus dans les possessions de ce dernier. L'année suivante, le comte Amédée V de Savoie octroie une charte de franchises à Cusy.

En 1372, il est donné en fief à Rodolphe IV de Grésy, puis fait de nouveau retour à la maison de Savoie avant de passer à la famille de Montmayeur. En 1432, il est la propriété de Jacques II de Montmayeur, maréchal de Savoie. Il sera élevé au titre de comte en 1447. À son décès en 1487, le château passe en différentes mains avant d'échoir à Sébastien de Luxembourg. Ce dernier le vend aux frères Emmanuel-Philibert et Louis de Pingon le 10 mars 1560 contre une somme de 3 500 écus d'or. Le château leur est donné en fief le 12 mars 1563 et ils verront leurs terres élevées au titre de baronnie.

À la fin du XVIIe siècle y vivent Jacques Sylvestre, mort en 1691, et Claude Eugène de Pingon, fils d'Aimé de Pingon et de Suzanne de Montmayeur.

En 1771, il est entre les mains du sénateur du Freney. Sous la Révolution, le château est pillé puis incendié. Il ne sera jamais relevé et servi comme carrière de pierre.

Châtellenie de Cusy

Le château de Cusy est le siège d'une petite châtellenie, dit aussi mandement (mandamentum), appartenant au bailliage de Savoie. Il s’agit d’une châtellenie ayant relevé des comtes de Genève et de Savoie, selon les périodes, puis définitivement à partir de 1287 au comté de Savoie. Dans l'organisation du comté de Savoie, elle appartient au bailliage de Savoie.

Le châtelain est un « [officier], nommé pour une durée définie, révocable et amovible ». Il est chargé de la gestion de la châtellenie, il perçoit les revenus fiscaux du domaine, et il s'occupe de l'entretien du château. Le châtelain est parfois aidé par un receveur des comptes, qui rédige « au net [...] le rapport annuellement rendu par le châtelain ou son lieutenant ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Cusy

Un deuxième château se trouvait sur la commune au N-O sur les hauteurs entre Chainaz et Cusy et appartenait à la famille de Fésigny (étudié : IA74002575). Au XVe siècle, un différend entre Jacques 1er de Montmayeur et Guy de Frésigny, président du conseil de justice, se solde par la décapitation du second et fait grand bruit.

Un dernier château enfin, au lieu-dit actuel les Parisiens, prenait place. Sous le Château, Morel Mathieu, noble était en 1732 propriétaire d’un château et d’un important domaine dont nous retrouvons les traces sur la mappe sarde (parcelles n°443 à 455, dont au numéro 443 un château en masure, 448 : une grange et 451 : une maison et four). Aucune information n’a été trouvée concernant le site.

Situation administrative

Le décret du 20 décembre 1860 transfère la commune de Cusy du canton d'Albens (département de la Savoie) au canton d'Alby (département de la Haute-Savoie), nouvellement formé. Le 21 novembre 1884 (J.O. du 09 février 1885), de nouvelles délimitations entre la commune de Cusy et celle de Saint-Ours sont définies. Aujourd’hui Cusy appartient au canton de Rumilly, qui compte 29 communes selon le redécoupage cantonal de 2014. Ses habitants se nomment les Cusiards/Cusiardes ou Cusillards/Cusillardes ou Cuséens/Cuséennes.

La commune appartient depuis le 1er janvier 2017 au Grand Annecy qui remplace la communauté de communes du Pays d'Alby-sur-Chéran, créée en 1993 et qui fait suite à différents syndicats communaux (syndicat intercommunal pour le développement économique du canton d'Alby, syndicat intercommunal pour l'équipement scolaire du canton d'Alby, syndicat intercommunal pour le ramassage des élèves du canton d'Alby). On retrouve ainsi les onze communes de l'ancien canton d'Alby-sur-Chéran.

La commune de Cusy a adhéré au parc naturel régional du massif des Bauges dès sa création le 7 décembre 1995. Celui-ci regroupe 67 communes dont 46 en Savoie et 21 en Haute-Savoie, plus six villes portes. Au total, le parc compte 67 000 habitants pour une superficie d'un peu moins de 90 000 hectares, dans le massif des Bauges, qui s'étend globalement entre Annecy au nord, Aix-les-Bains et Chambéry à l'ouest et Albertville à l'est, limité au sud par la vallée de l'Isère.

En septembre 2011, le parc a obtenu le label géoparc, le troisième en France.

http://www.plancherine.fr/iso_album/atlas-diag-pnr-bauges.pdf

http://www.parcdesbauges.com/fr/

Cusy au 18e siècle

Lors de l’établissement du cadastre sarde en 1732, l’habitat de la commune se répartit entre plusieurs écarts :

* Le chef-lieu (lieux-dits Dessous le Puis, au Feys, la Pallud), La cure de Cusy détient une grange, l’église et son cimetière, un presbytère avec jardin et divers prés et jardins. Les propriétés de « l’hôpital de Dieu de Chambéry » sont importantes, situées entre l’église et la ferme de la Pallud (Réf. IA7002585)

* La Tropaz (La Troppaz, Réf. IA74003014), l’écart de loin le plus gros de la commune avec la présence de 29 maisons, dont 6 sont associées avec des granges, de 20 granges indépendantes et de 3 masures, soit un total de 52 bâtiments aux mains de 34 propriétaires ; présence également de deux fours appartenant au village

* Les Crêts, lieu-dit le Village des Crêts où se trouvent 11 fermes, 8 granges isolées et un four à pain commun à deux personnes, le tout appartenant à 14 personnes

* Les Fillards, hameau assez concentré composé de 3 maisons, 3 maisons et granges, 5 granges et 7 masures, dont la famille Millioz composée de 5 membres est propriétaire de la majorité des maisons ; présence de nombreuses châtaigneraies aux alentours

* Chez les Reys (Réf. IA74002574), 21 constructions, dont sept d’entre-elles sont constituées de « maison, grange et cour » sous le même toit, deux familles sont massivement représentées : les Rey et les Martin, 14 personnes se partagent le bâti

* Lachat (village de La Chapt, Mas de la Coste, Mas des vergers de la Chapelle) (Réf. IA74002551), Deux familles sont massivement représentées : les Grellier et les Morel avec respectivement dix et six personnes distinctes. Présence de 19 maisons, 6 maisons avec grange, 10 granges et 4 masures

* Pételaz (village chez Petellat, Réf. IA74002546), divisé en deux parties (l’une au nord-est, l’autre au sud-ouest) de part et d’autre du chemin de Saint-Offenge-Dessous à Cusy ; toutes deux possèdent des bâtiments distendus entre eux. Présence de 5 maisons, 3 autres avec grange et 5 granges distinctes. On trouve la présence nombreuse de représentants de la famille Paris qui possèdent 7 bâtiments

* Les Mièges (Village des Mièges et Mas dessus la Pra), hameau s’étirant le long du chemin comportant 10 maisons et 7 granges distinctes, pas de signalement de maison avec grange, aux mains de 12 propriétaires différents

* Les Bogeys (Villages des Genets et des Amand, Réf. IA74002544), le hameau des Bogey est divisé en deux ensembles distincts le long du chemin actuel des Bogeys. Celui au nord concentre onze édifices ruraux dont deux fours à pain, La seconde partie du village, au sud, regroupe quatre constructions qui s’étirent de part et d’autre du chemin rural, dont deux sont divisées en deux parties mitoyennes. Le patronyme le plus fréquent est celui des Bogey. Présence de 6 maisons, 3 autres avec grange et 8 granges distinctes et une masure

* Les Chavonnes (mas et village des Chavonnes et le mas de Liseroz, Réf. IA74002538), écart divisé en deux regroupements distincts qui comprend 6 maisons, 6 granges distinctes et 1 masure appartenant à 7 propriétaires distincts

* Les Massettes, village des Mascettes, Dessous les Macsettes, occupé par la famille Grosjean uniquement (Claude François, Aymé, Maurice, Jean dit Tocquet, Jean dit le Vert) et propriétaires de 4 maisons, 5 granges.

En dehors de ces écarts relativement importants, plusieurs lieux-dits regroupent un ensemble restreint de bâtiments. Ainsi, plusieurs granges au Mas de Longe Fant (lieu-dit actuel Meurat), plusieurs fermes au Village des Vauterets (actuellement Vautray), le domaine de Rocheray appartenant à l’Hôtel-Dieu de Chambéry (actuellement les Christollets), le village des Genets (actuellement Chez Genet, dont les seuls propriétaires sont, en dehors d’une maison de l’Hôtel-Dieu, les 3 membres de la famille Genet qui possèdent 1 maison avec grange, 2 maisons et 2 granges), le village des Armand (actuellement Pré Armand, dont les seuls propriétaires sont les frères Jacques et Jean-Claude Armand qui possèdent deux maisons et une grange et peut-être un four à pain (non cadastré)), un ensemble de bâtiments appartenant aux révérents Pères des Carmes au lieu-dit mas du Pont de Banges (2 masures, une grange et un jardin), présence également de l’ancien pont des Banges, Sous le Château, Morel Mathieu, noble est propriétaire d’un château et d’un important domaine (parcelles 443 à 455, dont au numéro 443 un château en masure, 448 : une grange et 451 : une maison et four)

Enfin quelques bâtiments isolés sont présents sur la commune. Chez Rosset, une maison et une grange appartenant à Grellier François (1396), Mas de Chez Bogey, une maison et jardin appartenant à Effrancay Claude et frères (2916), un four et une maison avec grange à Chabert Antoine au lieu-dit Chez la Perrière (3007, 3009), un fourneau et un bâtiment à Devidonne Joseph Marie baron, à la Tuilhere (3081, 3082), et un certain nombre de masures isolées.

Nous notons ainsi, aux vues de ces dénombrements que nous avons énormément de maisons sans grange attenante mais plutôt distinctes à cette époque, ainsi que de nombreuses masures qui pourraient être des remises ou constructions mineures. Autour des maisons (ou fermes) la présence régulière de jardins potagers est significative, auxquels succèdent souvent des prés vergers. Plusieurs fours de hameaux sont pointés sur la mappe sarde, propriétés de l’ensemble des habitants dudit village : les villages de Longefaud (n° 151), de Chavonnes (n° 939), du Villard (n° 1136), de chez les Bogeys (n° 2017), de la Troppaz où il y en a deux (n° 3205 et 3227) ; d’autres plus nombreux appartiennent à un seul propriétaire, voire deux : fours appartenant à une seule personne (n° 33, 44, 108, 310, 332, 688, 714, 1955, 2164, 3007, 3281), fours appartenant à deux personnes (n° 287, 332, 2020, 3245), et un four familial pour les frères et sœurs (n°594), soit un total de 21 fours à pains dispersés sur la commune.

Une rapide étude anthroponymique pointe un certain nombre d’écarts et de lieux dits qui prennent le nom des personnes y résidant, il en est ainsi des villages des Genets, des Armand, des Mièges, des Reys, des Bogey et du lieu-dit Dessous Chez Gilloz. Plusieurs écarts étudiés pointent la présence sur certains d’entre eux d’une prédominance de quelques patronymes (voir par exemple le hameau de Lachat)

L’étude des tabelles de la mappe sarde souligne également l’existence, dans la liste des propriétaires, de plusieurs familles qui, pour se distinguer d’un homonyme ont des surnoms commençant par « dit » placé après le prénom, ou entre le nom et le prénom pour caractériser une autre branche familiale, quelques exemples : Grosjean Jean dit le Vert, Grosjean Jean dit Tocquet, Paris Jacques dit Donnet, Paris dit Benin Joseph , Paris dit l’Espérance Jacques, Chabert Claude dit Baron, Filliard dit Carrier Jean, Filliard dit Carrier Claude, Grellier dit Chappuis Claude, Grellier dit Chapuis Etienne, Grellier dit Chappuis Joseph, Grellier dit Grenettier Claude, Grellier dit Goulet Claude, Grellier dit Maquignon Claude, Morel dit Brave Jacques, Morel dit Bonevos Christophe, Morel dit Bonnevos Baptiste, Morel dit Bonnevos Jacques Claude Pierre François, Morel dit Brave Joseph fils de Christophe, Morel dit Brave Claude, Morel dit Brave Jacques, Gilloz dit Goudet Georges, Gilloz dit Baron Claude.

Parfois, pour différencier les différentes branches familiales les personnes indiquent « fils de », quelques exemples : Beguin Jacques fils de Claude, Beguin Jacques fils de François, Grellier Jean fils de Guillaume

Au passage on note également la présence de plusieurs nobles et bourgeois présents sur la commune de Cusy qui possèdent généralement d’assez grands domaines que le dépouillement plus complet des tabelles permettrait de quantifier. Voici la liste de ceux-ci et leurs propriétés bâties : • Montfalcon Claude Philibert (maison cour grange, grange) à Dessous le Puis (Chef-lieu)

• Derolland Jean-Baptite (grange maison et four) au Feys (Chef-lieu)

• Devidonne Joseph Marie ancien baron de Cusy (château de Cusy, jardin, parterre à fleurs, chapelle, maison, moulin) au Mas de la Crusaz, (chalay et alentours) au mas du Chalay du Baron (fourneau, bâtiment) à la Thuilhere

• Jouty Abel, bourgeois de Montmellian (maison et four, maison, jardins, grange) au Village des Crêts

• Verdet Louis bourgeois de Chambéry (maison) au Village des Vauterets

• Vachery Marc bourgeois de Chambéry (grange) au Village des Fillards

• Derolland Jean-Baptiste noble (maison, masure) au Village des Fillards (terrains divers) à la Montagne appelée la Teppe de la Dame.

• Devincent François Michel, seigneur de Fésigny (château) à Fésigny

• Guichon François et frère Dodon bourgeois de Chambéry (maison) au village de Lachapt

• Dussangle Claude noble (chalays) à la Montagne appelée la Teppe de la Dame

Ces nobles détiennent également les quelques artifices existant sur la commune : deux moulins, une scie (scierie) et un fourneau appartenant à Devidonne Joseph Marie ancien baron de Cusy respectivement au lieux-dits au Maz de la Crusaz (n° 251 ), Sous le Château (n° 413 et 414), à la Thuilhere (n° 3081)

En plus de ces grands domaines aux mains de quelques nobles, la commune de Cusy, et d’autres sont aux mains de l’hôtel-Dieu de Chambéry qui possède plus de 100 Ha que lui a donné par testament (10 juillet 1700) François Charvet, opulent propriétaire de Cusy et bourgeois de Chambéry, avocat au Sénat. Sur Cusy, voici la liste des propriétés bâties recensés en 1732 : Au Feys (Cusy)(38 : maison et cour au Cimetière / 39 : grange et cour en plaine), La Pallud (51 : masure / 52 : maison / 55 : masure), au Chappet (91 : grange / 97 : maison grange et cour au Château), Village des Genets (sous les Mièges)(591 : maison), Grand Champ (685 : grange dite grange de la Pallud / 688 : four / 689 : grange), Mas dessus la Pra (les Mièges)(1022 : grange / 1034 : grange), Rocheray (1970 : grange / 1971 : maison / 1985 : grange au Ripaillay), Village des Bogey (2016 : grange).

Le 19e siècle

L’implantation du bâti, au 18e siècle est identique à celle du 19e siècle. Globalement les écarts et lieux-dits se retrouvent d’un siècle à l’autre, quelques granges éparses ont disparu, un lieu-dit a disparu (le Mas du pont de Banges occupé par les révérents Pères des Carmes) et les nouveaux sont rares (Bellegois). Le parcellaire bâti s’est cependant densifié en tous lieux mais la superposition (pas toujours aisée) de celui-ci, d’un cadastre sur l’autre, nous montre que pratiquement tout le bâti du 18e siècle a disparu et que les rares bâtiments qui se retrouvent en place au 19e siècle ont soit été reconstruits sur la même emprise, soit considérablement rénovés, masquant les éléments anciens permettant de les dater avec certitude. Beaucoup d’anciennes fermes comportent des encadrements de baies anciens (chanfreins, congés, accolades) qui sont très généralement des remplois, mais occasionnellement datent de l’origine du bâtiment.

Des propriétés des Hospices civils de Chambéry de 1732, en 1892 il ne reste que celles de la Pallud, Chappet, Rocheray, et Grand Pré, lesquelles sont en 1892 cadastrées ainsi :

* Chapet-Nord (le), Châteaupair, B1 4 : bâtiment, B1 14 maison (bâtiment, B1 4 ; B1 10, existe)

* Les Marais de la Pallud, B5 264 : bâtiment (la Pallud, B5 307, 308, existe)

* La Pallud, B5 312 : maison (la Pallud, B5 1109, existe)

* Grand Pré (le), les Christollets, Rocheray, E13 920 : maison (le Grand Pré, E13 1250,1249, existe)

D’autres nouvelles tombent dans le giron de l’Hôtel-Dieu de Chambéry :

* Chez Filliard, A7 724 : maison (les Filliards, A7 588, existe)

* Grand Verger (le), E8 609 : bâtiment (les Filliards E8 523, très modifié)

* Chante Merle, E9 666 : bâtiment (Chante-Merle, E9 972, n’existe plus)

Quoi qu’il en soit, au 19e siècle, leurs propriétés restent importantes, les matrices cadastrales de 1892 les montrent bien. Il faudra attendre le début du 20e siècle pour que les domaines hospitaliers soient vendus et rachetés bien souvent par les derniers fermiers en place, et par des particuliers pour y construire des maisons avec commerces (la Pallud) ou par la commune pour y fixer un certain nombre d’édifices municipaux (la poste, le cimetière) (voir dossier écart de la Pallud)

L’étude qui a été faite de nombreux écarts et du chef-lieu de la commune pointe un certain nombre de renseignements concernant l’anthroponymie des dits écarts : les matrices cadastrales dévoilent également la correspondance du patronyme des habitants et du nom du lieu-dit (les Christollets, Chez les Rey) ou la suprématie d’une ou deux familles en ces mêmes lieux (famille Gaime , écart des Parisiens ; les Bogey au lieu-dit Meurat, les Grosjean et Bogey à l’écart de Balévaz, les Grosjean encore à Bordin, toujours les Grosjean à la Muffat… ).

La lecture des matrices, toujours source de nombreux renseignements, nous apprend le lieu où un certain nombre de Cusiard-e-s s’expatrièrent pour trouver du travail : majoritairement à Paris (27 personnes), Lyon (5 personnes), Chambéry (3 personnes) et 1 personne à Belley, avec pour fonction : 7 garçons d’hôtel ou de café, 5 concierges, 5 domestiques, 2 cochers, 2 marchands de vin, 2 charpentiers puis 1 seul employé de commune, horloger, parfumeur, avoué, jardinier, cuisinier, camionneur, contre-maître, restaurateur, chauffeur, cordonnier, négociant, frotteur (sic).

Concernant les moulins, plus nombreux au 19e siècle, certains éléments historiques pour certains sont en annexe et nombreux sont ceux qui ont été étudiés dans le cadre de l’inventaire du patrimoine hydraulique des Pays de Savoie (portée par l’assemblée des Pays de Savoie). La liste de ces « artifices » de Cusy (moulin, scierie, battoir, huilerie) est celle-ci :

• 2 moulins aux Reisses, de Plat Claude (A3 244, 244 bis)

• 1 forge à la Pallud, de Paccard Jean (B 310)

• 1 moulin vers Chéran, de Vautrey François (B6 384) (ROCHET Sabine, GARCIN Catherine, CHATILLON Marie-Jo. Chronique d’un village et de son canton. Viuz-la-Chiésaz, raconte-moi ton histoire ! Tome 2, Agriculture – Métiers, p. 302)

• 1 moulin à Bassat-Est, de Collomb Pierre François et Louis François (B7 402)

• 1 scierie à la Biollière, de Christollet Jean (B7 433)

• 1 huilerie à Champs de la Tuilière, de Davat François (B12 1004)

• 1 battoir, 1 moulin, 1 scierie au Pont de Banges, de Dagand Jean Claude (C8 494 bis, 495, 495 bis)

Les fours à pain, comme au 18e siècle peuvent être soit communs aux habitants d’un écart ou appartenant à un ou deux particuliers ; en observant les cadastres, certains petits édicules pourraient laisser à penser qu’ils pourraient abriter un four à pain, mais en l’absence d’indication. voici la liste des fours à pain « déclarés », où seuls 3 fours (dont deux à la Tropaz) sont de hameau et 1 seul de lieu-dit :

• 1 four privé à la Fin des terres, de Gaime Joséphine (A 34)

• 1 four privé à Cusy, de Dagand Charles (B 85)

• 1 four privé aux Massettes, de Christollet François (B 287)

• 1 four privé aux Perrières-Est, de Chabert Joseph (B 749)

• 2 fours de hameau à la Tropaz (B 879, 898)

• 1 four privé chez les Bogey-Nord, de Thiervoz Etienne (D 434)

• 1 four à deux personnes à Lésinas, de Paris François et Porcheron François Sylvain (D 511)

• 1 four à deux personnes à Pételaz-Est, de Domenget François et Paris Etienne (D 649)

• 1 four de lieu-dit (3 personnes) à la Grand’Raie, de la famille Balthazar (E 375)

• 1 four de hameau à Chez les Rey-Nord (E 510)

• 1 four privé aux Galères, de Balthazar Bernard (E 744)

Un oratoire et de nombreuses croix de chemin (17) sont quant à elles bien pointées sur les cadastres :

• A3 250 (vers) : croix de Balèva

• A4 NC (vers 453) : croix de Vautrey

• A6 NC (vers 636) Croix de Fésigny

• A7 NC (vers 722), Croix de Chez Filliard

• B1 NC (vers 22), Croix de Châteaupair

• B2 NC (vers 82), Croix de cimetière

• B4 224 (NC), croix de chemin. Croix dite Croix Bérard

• B4 150 (NC), croix de chemin. Croix dite Croix des Trois Vies

• B5 308, la Pallud, Croix dite « Croix de la Pallud »,

• B7 NC (vers 578), Croix des Crêts

• B8 NC (vers 563), Croix du Pré du Sang

• B11 NC (vers 926), Croix de la Troppaz

• C4 NC (vers 277), la Grande Raie-Ouest, Croix de la Grande Raie.

• D7 NC (vers 655) : Croix de chemin dite de Pételaz

• E3 NC (vers 212) : Croix de la Chat

• E4 NC (vers 339) : Croix de la Chat

• E5 NC (vers 456), Croix de Chez les Rey

• D7 NC (vers 645b, limitrophe avec St-Offenge-Dessous), oratoire

Au 18e siècle, le hameau de la Tropaz est de loin le plus important, sans en connaître les raisons. Etait-ce parce qu’il existait, le long de la route de communication principale qui se rendait à Aix-les-Bains peu d’espaces où il était possible de construire du fait de la présence entre Lachat et la Pallud de nombreux espaces marécageux et que le terrain était la propriété de noble et d’un riche bourgeois, terrain qui échoit en grande partie aux hospices en 1700 (testament Chabert) ? Etait-ce également la relative proximité de l’ancien château et de son bourg fortifié, de l’existence d’un vaste espace propice aux cultures et situé entre le Chéran et les bois des contreforts de la montagne de Banges ? Ce hameau, encore aujourd’hui, est l’un des plus dense.

A contrario, la Pallud, n’est, au 18e siècle qu’une ferme avec un vaste domaine appartenant à l’Hôtel-Dieu de Chambéry, mais son positionnement le prédestine à devenir un lieu d’échanges car situé au carrefour de deux axes principaux, le premier d’orientation nord-sud qui traverse le Chéran, dite la route des Bauges, et le second, l’axe est-ouest qui longe le Chéran, dite la route d’Aix-les-Bains et aménagée en 1842 (actuelle D 911). La création du pont de l’Abyme en 1884 devient un trait d’union entre Gruffy et Cusy mais également entre les deux chefs-lieux des deux Savoie, la nouvelle voie entre Annecy et Aix-les-Bains est très fréquentée par les voyageurs et touristes désireux de profiter des points de vue variés et pittoresques.

La physionomie de la commune et de l’écart de la Pallud se modifie : des commerces et cafés, des auberges, une fruitière (1885), un maréchal-ferrant sont édifiés le long de la route. Avec la vente de terrains (1898) par l’Hôtel-Dieu, d’autres commerces, un bureau de poste (1899), une fruitière et un hangar aux pompes (1925) s’installent dans le premier quart du 20e siècle. A la même époque le bourg de Cusy reconstruit son église (1889) et translate son cimetière, crée une école-mairie (1875) qui n’aura de cesse de s’agrandir, 10 septembre 1922 le monument aux morts est érigé ; il n’y aura pas de commerce au chef-lieu hormis quelques cafés, ceux-ci se concentreront dans les écarts situés le long de la D 911 aidés pour cela par l’électrification progressive de la commune en 1928.

L’augmentation de la population et donc celui de l’élevage bovin génèreront la mise en place d’une école (1861) et une fruitière (1885) au hameau de Lachat, le second plus peuplé (où se trouve déjà une chapelle (1700))

En 1898 le conseil s’oppose au captage des eaux de la Monderesse par la ville d’Aix-les-Bains, source située sur Cusy et qui alimente le hameau de Lachat et met en mouvement un grand nombre d’usines, moulins, scieries, huileries, et à l’irrigation des prairies

Caractéristiques de l'architecture

Les croix de chemin

Sur les huit croix repérées lors de notre enquête de terrain, avec la croix de cimetière, deux sont très lacunaires : deux bases avec inscriptions. Nous avons vu précédemment qu’il en était dénombré 17 sur le cadastre de 1890.

• Croix de chemin, Fésigny (A6 NC (vers 577)), métal, déplacée, milieu 19e siècle

• Croix de chemin, Poutex (le) (B7 NC (vers 477)), béton et bois, 1992

• Croix de cimetière, Fay-Est (le) (B3 NC (129)), granite et calcaire, 1889

• Croix de chemin, Tour (la) (B4 NC (vers 1616)), béton et bois, existe en 1890

• Croix de chemin, Côte (la) (D7 NC (vers 455)), bois, 1996

• Croix de mission, Tropaz (la) (B11 NC (vers 2228)), calcaire, 1872 (déplacée)

• Croix de chemin, Pré du Sang (le) (B8 NC (vers 1666)), calcaire, 1812

• Croix de chemin, Châteaupair (B1 NC (vers 22)), bois, existe en 1890

Les fermes

66 fermes ont été repérées ou étudiées (2 cas) dans la commune. L'habitat est semi-dispersé, avec un chef-lieu central assez peu développé et à bâti lâche, onze écarts (Tropaz (la), Lachat, Pallud (la), Balevaz, Chavonnes (les), Chez les Bogey, Pételaz, Chez les Rey, Crêts (les), Mièges (les), Vautrey) qui sont souvent plus importants que le bourg, et une part importante de lieux-dits d’importances divers (Filliards (les), Massettes (les) Meurat…). Le bâti isolé est somme toute assez peu présent. Notons la présence de deux domaines (Châteaupair (IA74002502), Rocherex, Grand Pré (le) (IA74002570)). Les constructions sont implantées majoritairement sur des replats, à l’exception de celles situées dans les hameaux de Lachat, Chez les Reys, les Filliards et Vautray où la pente du terrain est plus prononcée. Un certain nombre de dates, avec ou sans initiale des propriétaires, sont gravées, parfois peintes, sur des encadrements de porte, fenêtre ou des cheminées, et dans quelques cas sur des pièces de charpente. 17 dates ont été relevées sur les bâtiments, repérage non exhaustif car difficile d’étudier tous les bâtiments en détail (1841, 1843, 1843, 1858, 1865, 1868, 1872, 1875, 1887, 1887, 1889, 1891, 1891, 1900, 1912, 1914, 1915)

Les fours à pain

Le repérage a permis de dénombrer environ 39 fours à pains (le livre des numéros suivis de la mappe sarde en mentionne 25, le cadastre de 1892 en dénombre 12), qui sont généralement situés dans des petits bâtiments à part, avec parfois une remise et/ou une petite étable adossée ; neuf d’entre eux ont fait l’objet d’un dossier, 30 autres nous ont été signalés comme ayant été détruits, ou sont à l’état de ruine. Certains se trouvaient adossés aux murs de construction et donnaient dans une cheminée intérieure, en excroissance (2015 A4 349, Vautrey, ancienne ferme, un four à pain en saillie sur le mur pignon Est ouvrait dans la cheminée ; 2015 B7 1910, 1911, les Crêts-Ouest, ferme, un four à pain contre le mur pignon du bâtiment (parcelle 456) est aujourd’hui détruit), deux autres se trouvent sous l’habitation (2015 D4 610 à 618, les Chavonnes (2015 B4 2360, 2361), les Chavonnes). Deux types de four à pain coexistent : le four à pain avec avant-toit plafonné ou voûté (ce dernier type semble être un modèle plus ancien que le précédent)

Les bassins

Plus de 45 bassins ou bassins-lavoirs ont été repérés. Ce sont généralement des bassins en béton de la fin du 19e siècle ou du début du 20e. Ces Bassins-lavoir à un ou deux bacs en béton armé, sont composés de quatre côtés obliques, ornées d’un décor de tables rentrantes sur les faces principales, avec tringles métalliques à l‘intérieur du bac destiné au lavage pour y glisser les planches à laver en bois. Une borne de plan carrée adossée au bassin, également en béton, est munie d’un bec en fonte ou métal d’où s’écoule l’eau. Plusieurs sont datés en creux et plus rarement en relief (1883, 1889, 1893, 1904, 1905, 1906, 1911, 1924, 1925, 1928, 1934). D’autres bassins sont en calcaire.

les fermes

L’architecture des anciennes fermes est « traditionnelle » : constructions à juxtaposition en ligne avec un logis de plain-pied (43%) ou en rez-de-chaussée surélevé, accessible par un escalier droit maçonné ou en bois desservant un perron (32%) ou une galerie filante (24%). Lorsque l’accès au logis est de plain-pied, la cave est soit à l’arrière de la cuisine (IA73004662), soit au même niveau mais adjacente, ou bien en étage de soubassement accessible depuis la façade principale via un escalier maçonné accolé au nu du mur, ou depuis le mur pignon si le dénivelé est plus important. Les caves sont généralement plafonnées, quelques-unes sont voûtées.

Les bâtiments dont l’accès au logis est de plain-pied ont les chambres à l’étage, accessibles par un escalier intérieur en bois et tournant ou occasionnellement par une galerie courante extérieure. Ces mêmes constructions, lorsqu’elles datent du début du 20e siècle, ont fréquemment un logis avec un couloir central, qui peut être traversant, desservant les quatre pièces d’habitation et abritant à son extrémité l’escalier en bois ; à l’étage se trouvent alors quatre chambres avec couloir et porte-fenêtre axiale sur la façade principale ouvrant sur un balcon avec garde-corps en fer forgé.

Les bâtiments, dont le logis est soit au rez-de-chaussée surélevé, s’il y a un étage de soubassement du fait de son implantation dans la pente (avec cave sous le logis) ou soit au premier étage, au-dessus d’une cave de plain-pied, sont accessibles soit par l’intermédiaire d’un escalier desservant un perron ou une petite galerie (originellement en bois), ou soit par celui d’un escalier desservant une galerie filante qui de déploie au droit des autres pièces d’habitation du logis. Les chambres, dans ces cas de figure, sont au même niveau que la cuisine, et moins nombreuses (deux en moyenne). Sous le massif maçonné supportant l’escalier en pierre desservant le logis, un espace était aménagé pour y loger un cochon (le « beu ») et/ou un poulailler. Ces accès au logis via un escalier menant à un perron ou à une galerie sont systématiquement dessinés au droit des façades principales des fermes en comportant alors un sur le cadastre de 1890. Ces détails architectoniques nous ont souvent aidés à mieux comprendre la typologie des fermes qui ont été remaniées ou dont l’agencement a été bouleversé.

La cuisine, pièce essentielle du logis, comportait une cheminée pour la cuisson. Cette dernière, plus ou moins importante était réalisée selon un modèle assez courant : un linteau et deux jambages à faces internes rentrantes en molasse, parfois datées. Les cheminées plus modestes avaient un linteau en bois sur consoles en bois, ou l’une de ses extrémités étaient bloquée dans la maçonnerie du mur adjacent.

Au revers de cette cheminée, dans la pièce à vivre qui faisait également office de chambre d’hiver, le pèle, se trouvait parfois ce que l’on pourrait appeler une « bretagne », à savoir un placard à deux portes et étagère placé au revers de la plaque de cheminée (en molasse ou en fonte) dont la chaleur, par rayonnement chauffait l’intérieur du placard, ou la pièce adjacente lorsque les portes étaient ouvertes. Nous avons trouvé de rares exemples en place (IA74002519).

Au droit de la fenêtre principale de la cuisine, se trouvait fréquemment « un potager » : pierre en molasse horizontale ajourée de trous circulaires ou carrés au-dessus desquels étaient placés les plats devant être tenus au chaud, chaleur provenant des braises du foyer de la cheminée qui étaient déposées dans un cendrier en molasse en dessous du potager.

Enfin, nous avons trouvé quelques traces d’ouvertures extérieures (petits et étroits jours, au nombre de deux généralement et superposés) aménagés dans le mur du logis exposé au nord et ouvrant intérieurement dans un placard fermé par deux portes avec rayonnage. Cet espace servait, par circulation de l’air froid, à maintenir au frais les aliments qui y étaient déposés, ancêtre du frigidaire (?). Les ouvertures étaient grillagées pour éviter l’intrusion des nuisibles et autres animaux indésirables.

Les fermes à juxtaposition en ligne possédaient donc un logis, accolé à plusieurs espaces agricoles mitoyens : parfois la cave, la grange, l’étable et parfois « la loge ». La loge est un espace de remise situé à l’extrémité des communs de la ferme, ouvert du côté de la façade principale du bâtiment, ou traversant et protégé sur son côté latéral par un mur maçonné ou en bardage bois. Couramment visible sur le cadastre de 1890, ces espaces sont par la suite fermés par des murs pour créer un espace agricole supplémentaire et mieux isolé à la ferme. Cet espace abritait fréquemment le pressoir à pommes.

Le matériau de construction usuel du gros-œuvre des bâtiments est le moellon de calcaire, enduit à pierre vue d’un matériau à base de terre ou de chaux ; l’enduit pouvait également être couvrant avec, pour le logis, un décor peint relativement modeste autour des ouvertures (bandeaux blancs ou ocrés) ou aux chaînes d’angle (faux appareillage harpé), à peine cinq exemples ont été pointés lors de notre étude. Aujourd’hui le ciment a très largement remplacé les anciens enduits plus « respirant »

L’encadrement des baies de la ferme est quasi systématiquement en pierre de taille et en calcaire, en plusieurs éléments, plus rarement monolithes. Lorsque c’est le cas, surtout pour les constructions à cheval sur le 20e siècle, le montant d’une baie est commun à une autre, accolée, ou bien commun avec la chaîne d’angle du bâtiment ; nous l’avons noté au moins à douze reprises.

Concernant l’encadrement des larges portes des étables et des portes doubles des granges, les piédroits sont souvent en pierre de taille, mais le linteau, de grande portée, est en bois ou en brique, souvent cintré. L’IPN a souvent, à la suite de réfection ou d’agrandissement de l’ouverture, fait office de linteau. L’usage de la molasse comme matériau d’encadrement des baies se faisaient de temps à autre, nous avons relevés au moins huit exemples de fermes l’ayant utilisée. Les encadrements ont fréquemment été refaits en béton, peut-être à cause de la proximité de Cusy où étaient installés des cimentiers (Emonet, Balthazar).

Fréquemment, quelques anciens encadrements en remploi sont présents au niveau des ouvertures des fenêtres du logis et des jours de cave ou d’étable ; les pierres de taille, du 15e ou 16e siècle sont généralement chanfreinées, parfois avec congés, plus rarement avec linteau en simple ou double accolade. Pierres récupérées sur de plus anciennes fermes, ou châteaux détruits. Rares sont les constructions datant de ces époques qui nous soient parvenues (ferme de la Pallud, IA74002585 ; ferme de Cusy (chef-lieu), IA74003003…).

Les toitures sont à longs pans avec, à leurs extrémités une demi-croupe ou une croupe ; parfois une de chaque, ou une seule d’elles. Au droit de la façade principale de la ferme, généralement orientée à l’est, un profond avant-toit, fermé par un bardage bois droit ou oblique, permet de protéger la circulation des habitants des intempéries (pluie et neige) mais également d’agrandir la surface du fenil placé sous le toit. Ces débords de toiture, asymétriques, sont réalisés de deux manières distinctes : soit par extension de la charpente, soit par désaxement de la charpente par rapport à l’axe centrale des murs. Le premier cas de figure est majoritairement propre à une toiture avec demi-croupe, le second cas (désaxement de la toiture) est quant à lui propre à la toiture avec croupe. De rares constructions ont un toit en pavillon (2015 D4 611, 614, 617, réf : IA74002537)

Au 20e siècle, les murs des fermes ont été rehaussées en moellons de béton plein, en mâchefer ou plus récemment en moellons de béton creux, et les dernières couvertures en chaume (1940) ont cédé la place aux couvertures en tuile plate mécanique (90% des fermes repérées) ou en ardoise. Les dalles de fibrociment sont également entrées en action sur bon nombres d’édifices, la tôle ondulée ou plate dans une assez faible mesure.

Sous ces avant-toits s’abritaient quelques pigeonniers en bois ou des claies de séchage en bois pour les châtaignes.

Sur le cadastre de 1890 on constate la présence de nombreux jardins attenants à la ferme, aujourd’hui encore, certains d’entre eux existent toujours, souvent clos d’un mur maçonné bas. Sur le même document, en deuxième couronne s’étendaient les prés et prés vergers. Les arbres fruitiers, nombreux, servaient à la confection du cidre (boisson usuelle) et à la gnôle. L’alambic itinérant passait de villages en hameaux et autour de lui conversations et affaires se déroulaient bruyamment ; nous avons trouvé deux alambics (un ancien et un moderne) au hameau de Lachat, propriétés de M. Grellier.

Les constructions sont généralement non mitoyennes, sauf dans les hameaux les plus importants, où le parcellaire est dense et les habitations parfois confinées sur de courtes portions (voir l’étude des écarts réalisée dans le cadre de ce travail d’inventaire). Concernant les autres configurations parcellaires, les fermes sont relativement distantes les unes des autres, mais parfois la mitoyenneté semble découler d'épisodes de partage-agrandissement d'un bâtiment non mitoyen à l'origine. Cela est vrai aujourd’hui, cela l’était également au 19e siècle où une ferme pouvait avoir jusqu’à sept propriétaires différents, avec des partages par niveau et pièce (Cusy, 1890 B2 108 à 118, réf : IA74003003) ou six propriétaires encore à Sous le Chat (1890 E1 39 à 42, réf : IA74002550).

Actuellement

Le cadastre de 2015 nous montre une certaine continuité de l’habitat et de sa répartition par rapport à celui de 1890, environ 80 % du bâti de cette dernière période se retrouve en place aujourd’hui, mais les rénovations, agrandissements et l’emploi de matériaux dits « modernes » les ont largement dénaturés jusqu’à parfois les rendre méconnaissables. La déprise agricole, le changement de fonction de ces anciennes fermes ont conduit les nouveaux propriétaires à transformer les communs en logements, à modifier les dimensions des ouvertures et à en créer de nouvelles, et, dans le cadre de réorganisations internes à modifier de place les entrées et les modes d’accès. Le bois des galeries et des escaliers a fait place au béton armé et les enduits à la chaux ont cédé leur place au ciment uniforme qui a réagréé les façades et habillé les ouvertures.

Néanmoins, si plusieurs fermes ont traversé les décennies sans trop de dommages, d’autres plus nombreuses ont sauvegardé l’essentiel, permettant d’en comprendre l’organisation ancienne.

La liste supplémentaire des bâtiments non repérés au sein de chacun des écarts étudiés et ceux présents à l’annexe « Présentation sommaire des bâtiments non repérés de la commune » illustrent ces remarques successives.

Economie

La mappe sarde nous indique, du fait de la nature des parcellaires, que la population bénéficiait de grandes surfaces de terre cultivable mais également de prés et champs, ainsi que de chènevières (chanvre) et de châtaigniers, conduisant à une agriculture de type polyculturel associé à un élevage bovin

En 1890, le résumé général des sections cadastrales précise que Cusy, avec sa superficie de 1695 Ha possède 656 Ha de terres ; 253 Ha de prés, vergers, prés-vergers ; 38,5 Ha de marais et prés marais ; 5,8 Ha de vignes ; 54 Ha de Châtaigneraies ; 601 Ha de Bois aulnaies, saulsaies, sapinières ; 36 Ha de broussailles ; 23 Ha de Pâtures ; 6,8 Ha de friches et terres vaines ; 14 Ha de sols de maisons, bâtiments et cours et enfin 5,5 Ha de jardins.

Nous constatons la part très infime de la vigne dans l’économie locale, vignes que l’on trouve sur la frange est de la commune ; a contrario la superficie des prés et vergers nécessaires pour la réalisation du cidre est importante et la présence de 55 Ha de châtaigneraies pour la consommation propre et la vente l’est aussi. Les agricultures sont très largement majoritaires et chacun d’eux possède généralement une variété de parcelles leur permettant de vivre en autarcie, avec deux ou trois vaches, un mouton et de la volaille pour en tirer parfois un revenu complémentaire.

En parallèle à la fin du 19e siècle s'organise le développement et la transformation de la production laitière, avec la construction de fruitières.

Aujourd’hui, sur la commune de Cusy, il ne reste que 25 personnes vivant de l’’agriculture (2019)Le parc naturel régional du massif des Bauges est une mosaïque de terroirs agricoles avec des espaces dédiés à l’élevage, à l’apiculture ou encore à la viticulture. Le massif a ancré son développement agricole sur la valorisation de savoir-faire ancestraux. L'économie du massif fonde l’essentiel de ses revenus sur huit produits qui ont adopté des signes de qualité :

• Cinq bénéficient d'une appellation d'origine contrôlée (AOC) : le reblochon, les vins de Savoie, l’abondance, la tome des Bauges et le chevrotin proposées par les fruitières et les producteurs fermiers. Les fromages de chèvre et de brebis sont également proposés dans une trentaine de fermes des villages et alpages.

• Trois ont une indication géographique protégée (IGP) : l’emmental de Savoie, les pommes et poires de Savoie et la tomme de Savoie.

L’agriculture a toujours porté la vie économique et sociale dans les Bauges. Elle a contribué à protéger l’héritage naturel du massif ainsi qu’à l’épanouissement d’une biodiversité exemplaire.

Le monde agricole est une réalité forte : tout d’abord c’est une présence visible grâce aux troupeaux de bovins dans les prairies ou les alpages.

C’est ensuite un atout économique puisqu’il fait toujours vivre la population avant l’industrie du bois et le tourisme, avec 1 000 exploitants agricoles en activité. Le massif des Bauges compte 24 000 hectares des surfaces agricoles dont 6 000 hectares d’alpages. Le savoir-faire des agriculteurs a favorisé le développement de l’élevage laitier avec comme produits emblématiques la Tome des Bauges. Cette dernière est une production en constante augmentation qui a obtenu la reconnaissance de l’AOC.

L’agriculture est répartie par secteurs géographiques : à l’est, les vergers de hautes combes cultivent des pommes et des poires. Au sud, les vignobles situés sur les coteaux ensoleillés de la Combe de Savoie révèlent les subtils arômes de vins de Savoie qui sont appréciés depuis le temps des Romains. Au centre, on trouve les zones dédiées à l’élevage. Les troupeaux sont constitués de vaches laitières rustiques appartenant aux races pures Abondance, Tarine et Montbéliarde. La profession agricole est très structurée et structurante pour le parc grâce à l’implication des agriculteurs dans le collectif comme les groupements agricoles, les coopératives et les associations des agriculteurs du parc naturel des Bauges.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_naturel_r%C3%A9gional_du_massif_des_Bauges

Aires d'étudesHauts de l'Albanais
AdresseCommune : Cusy

Annexes

  • Liste des maires 1813 - 1989 (AD 74, AC Cusy)

    AD 74, série 2D, Cusy

    1813-1814 Etienne Chabert était maire

    16 octobre 1818 : Milloz Honoré, syndic

    21 janvier 1824. Joseph Laubé est nommé syndic

    19 mai 1824. Joseph Laubé syndic

    15 décembre 1824. Joseph Laubé, syndic est démissionnaire, Claude Collomb fera fonction de syndic le temps d'en élire un autre.

    31 janvier 1824. L'intendant de la province du genevois nomme Martin Pierre Aimé, membre du conseil de Cusy, syndic de la commune.

    13 février 1828. Nomination de Jean Laubé, sergent royal comme syndic en remplacement de Pierre-Aimé Martin

    24 mars 1836. Laubé François appelé aux fonctions de syndic

    2 mai 1838. Joseph Chabert appelé aux fonctions de syndic.

    14 janvier 1844. Collomb Louis installé comme syndic [confirmé le 13 février 1847].1

    14 janvier 1844. Collomb Louis installé comme syndic [confirmé le 13 février 1847].

    18 juillet 1844. Louis Girod Montfalcon, syndic.

    1849. Claude-Marie Duffourd, syndic2

    8 mars 1850. Claude Grosjean syndic.

    29 mars 1853. Antoine Brunier dit fridor (?), appelé pour être syndic

    18 novembre 1857. Jacques-François Duvernay est syndic

    23 mars 1859. Brunier Etienne est appelé comme syndic. (Confirmé en 1860)

    1er novembre 1860. Brunier Etienne maire

    17 mai 1871. Election de Brunier Antoine comme maire.

    AC Cusy, registre des délibérations du conseil municipal

    18 février 1917 : M. Louis Effrancey est le maire.

    10 décembre 1919. Élection de M. Duffour Pierre comme maire.1

    10 décembre 1919. Élection de M. Duffour Pierre comme maire.

    12 mai 1922. Élection de M. Davoine Joseph comme maire.

    17 mai 1925. Réélection de Joseph Davoine comme Maire.

    19 mai 1935. Election de M. Brunier Marius comme maire.

    10 Décembre 1944 : à cette date Brunier Marius, réélu maire.

    18 mai 1945 : Brunier Marius réélu maire.

    6 novembre 1947. Paccard Gustave élu maire. Reconduit le 8 mai 1853, reconduit le 22 mars 1959

    5 décembre 1959, Paccard Gustave, maire, décède. Remplacé par Pierre Julliand le 15 décembre suivant.

    27 mars 1965. Janin Maurice élu maire.

    23 octobre 1966. Maurice Janin, maire.

    27 mars 1971. Pierre Julliand, maire.

    28 mars 1977. Grosjean George, maire.

    24 mars 1983. Armand Jacques, maire.

    25 mars 1989. Armand Jacques, maire.

  • Pont à reconstruire sur le Nant Favant, 1855, 1856

    AD74 Série 2D. Pont du Favant

    12 août 1855. Copie délibération du conseil délégué de Cusy pour être autorisé à construire un ponceau sur le ruisseau dit le Nant Favant. Le syndic a observé qu'une grande partie des habitants de cette commune traverse pour se rendre dans la ville d'Annecy qui est le point central de leur commerce et de leurs affaires, la commune d'Hery-sur-Alby et de là descendent au bourg d'Alby, que ces deux paroisses ont pour point démarcatif un bas fond présentant des pentes très rapides et où s'écoulent les eaux du ruisseau dit le Nant Favant, sur lequel la commune de Cusy fit construire à ses frais, il y a plus de 25 ans un pont en pierre. Celui-ci tombe en ruine et que déjà sans les étais que des particuliers ont mis, il serait renversé. Le conseil trouve nécessaire de reconstruire le dit pont. Considérant que la commune d'Héry paraît ne pas vouloir concourir pour la moitié de cette dépense. Le conseil demande l'intercession de l'Intendant pour convaincre la commune d'Héry de participer pour moitié aux frais qui pourraient s'élever à plus de 1 000 livres. Le conseil approuve la nomination du sieur Jacques Brunier à feu Joseph, entrepreneur de travaux publics à Héry de procéder aux devis des travaux de la reconstruction du pont.

    19 juin 1856. Lettre de l'intendant général au syndic. Mr L'agent-voyer chef ayant rédigé le projet de pont à reconstruire sur le Nant Favant ensuite de la délibération du conseil du 11 août 1855. Le projet suivant est adressé au syndic pour l'examiner et trouver les moyens nécessaires à sa réalisation.

    Plan : Bureau des Agents Voyers / de la / province de Savoie Propre / Pont Favant / aux confins des communes / de Cusy et d'Héry. Plan local des abords du Pont / Coupe au travers / Coupe en long / Plan / Chambéry le 13 juin 1856 / L'agent-voyer chef.Plan à l'encre noire et rouge, rehauts polychromes sur papier calque tissé. Dimensions : h = 30,4 ; La = 42.

    Rapport sur la construction du ponceau au Nant Favant (photographie de deux pages) (Cf N° IVR84_20207400038NUCA_P.jpg et IVR84_20207400039NUCA_P.jpg)

    Devis des travaux à exécuter (photographie de 7 pages)

    Métré et devis estimatif (photographie de 3 pages)

    24 mars 1861. Il est dit que le pont s'est effondré soudainement par le passé, pont sur le ruisseau Favant.

  • Pompe à incendie, construction d'un hangar à pompe (1879- 1882)

    Historique.

    une souscription pour l'acquisition d'une pompe à incendie parvient en 1879 à la somme de 1 306,50 francs. Son achat s'effectue le 14 juin 1879 auprès de M. Thirion, fabricant de pompes à incendie à Paris et sa réception est faite par les officiers de la compagnie des sapeurs pompiers de Gruffy. Les Hospices civils de Chambéry consent le 25 juillet 1879 la cession gratuite en faveur de la commune d'une parcelle de terrain au centre du village de la Pallud pour y construire une hangar aux pompes. Le 8 février 1880 les cahier des charges, devis estimatif et plans du hangar sont dressés par l'architecte Girod de Chambéry et les travaux sont adjugés le 6 juin 1880 à Couversy Claude. La réception définitive du hangar date du 29 septembre 1881, pour un montant de 1 138,04 francs L'augmentation des dépenses est lié à l'augmentation de maçonnerie du fait de sa construction au bord du ruisseau, plutôt qu'au centre de la place, pour améliorer la visibilité.

    Descriptif.

    Bâtiment de plan rectangulaire construit en moellon de calcaire avec les arcs des portes en brique et en saillie, un parement enduit pour recevoir les inscriptions. la couverture à longs pans couverte en ardoise. L'encadrement des baies et chaînes d'angles sont en pierre de taille calcaire.

    Archives

    AD 74, cote 2O 2414 (édifices funéraires d'utilité publique de 1877 à 1937)

    8 avril 1879. Souscription volontaire pour l'acquisition d'une pompe à incendie, ouvertes dans la commune, à Lyon et à Paris s'élèvent à un total de 1 306,50 francs.

    22 juin 1879. Vu le marché conclu à la date du 14 juin 1879 entre le maire et M. Thirion, fabricant de pompes à incendie, domicilié à Paris, 14 rue Vaugirard. Achat d'une pompe à incendie n°1, aspirante et refoulante, avec tous les accessoires moyennant la somme de 1703,50 francs. Le conseil municipal vote à l'unanimité l'achat de la pompe à incendie.

    27 mai 1879. Procès-verbal de réception de la pompe à incendie. Réception faite par les officiers de la compagnie des sapeurs-pompiers de Gruffy, assistés du sieur Paccard, maître forgeron à Cusy.

    3 mars 1880. La délibération administrative des Hospices civils de Chambéry du 25 juillet 1879, consent la cession gratuite en faveur de la commune de Cusy d'une parcelle de terrain pour y établir un hangar aux pompes à incendie au centre du hameau de la Pallud, et vote conditionnellement une somme de 200 francs à titre de souscription pour la dépense dont il s'agit.

    14 février 1880. La commune envoie au préfet un projet de construction d'un hangar pour remiser les pompes à incendie. Pour en acquitter la dépense (700 francs), la commune a en caisse les 200 francs des Hospices.

    8 février 1880. Le maire donne connaissance au conseil les plan, cahier des charges et devis estimatif dressés par l'architecte Girod de Chambéry en date du 20 janvier 1880.

    Plan : Département de la Hte-Savoie / Canton d'Alby / Commune de Cusy / Projet de construction d'un hangar / pour remiser les pompes à incendie / Echelle de 0,02.Plan, coupe, façade. Dim. : H = 48 ; La = 53,7. Plan à l'encre brune sur papier calque brun. (Cf ill. n° IVR84_20207400040NUCA_P.jpg à IVR84_20207400043NUCA_P.jpg)

    20 janvier 1880. Cahier des charges du hangar aux pompes. Travaux consistant en maçonnerie, pierre de taille, menuiserie, charpenterie et couverture. Arcs des portes en brique en saillie et le parement sera enduit pour recevoir les inscriptions. Couverture en ardoise. Encadrement des baies et angles en pierre de taille.

    3 août 1879. Le conseil municipal vote la coupe de 6 m3 de bois nécessaires pour la construction du hangar.

    5 février 1882. Délibération approuvant la réception définitive du hangar aux pompes et approuvent l'augmentation des dépenses. Adjudication délivrée au sieur Couversy Claude, en date du 6 juin 1880. Procès-verbal de réception définitive, dressé par M. Girod en date du 29 septembre 1881. Le montant s'élève à 1138,04 francs (devis primitif de 700 francs)

    22 mars 1882. Le hangar projeté au centre de la place a été construit, pour améliorer la viabilité, jusqu'au bord du ruisseau ce qui a nécessité une augmentation de maçonnerie pour le mur de derrière qui a dû descendre jusqu'au plafond du ruisseau.

    14 juin 1925. Le conseil municipal accepte les donations faites par Armand Louis et Chappuis Francisque des terrains sur lesquels seront construits respectivement les hangars des pompes des Chavonnes (parcelle D 277) et des Rey (parcelle E 464) pour répartir dans la commune les pompes qui sont au hangar de la Pallud

    Bibliographie

    JANIN Bernard. La vie à Cusy, de l’annexion à la Grande Guerre. 1860-1918. Ed : Cicero, 2009. 284 p. p.

  • AD 74, série 2O 2414, Cusy, Pont à bascule (marché de gré à gré 1903-1904)

    AD 74, série 2O 2414, Cusy, Pont à bascule (marché de gré à gré 1903-1904)

    28 mai 1903. Le maire expose l'intérêt d'avoir un pont à bascule à la Pallud pour peser les nombreuses voitures de marchandises et les animaux qui passent sur la route départementale n° 17. L'établissement à installer sur la place du hangar des pompes pourra procurer une notable recette annuelle en le louant à un tiers. Demande de validation du projet par le préfet.

    21 août 1903 : Devis définitif d'un pont à bascule à peser les voitures de la portée de 8 000 Kgs, dimensions du tablier : 5 X 2 mètres par la société anonyme de construction des ponts à bascule vérificateurs, brevetés S.G.D.G. À Voiron (Isère) par P. Guillaumin.

    10 mars 1904. Fourniture du pont à bascule pour la somme de 2 500 francs.

  • AD 74, Série 2D et 6FS 118 – 119, AC Cusy, M2. Cusy, acquisition, vente, utilisation et partage des communaux. 1824 - 1972

    AD 74, Série 2D, Cusy (sauf indication contraire en fin de paragraphe). Utilisation et partage des communaux.

    27 septembre 1824. Dans la délibération du 19 décembre 1823, il est rappelé que le conseil avait dit que les réparations à l'église de Cusy et la reconstruction du clocher proposées sont indispensables eu égard à l'augmentation de la population. De plus il avait émis le souhait de partager les bois communaux qui serait très avantageux aux habitants par le motif que chaque chef de famille défendrait sa propriété qui deviendra plus productive et augmentera les ressources nécessaires à chacun pour le bois de chauffage et le four, les clôtures et autres et diminuera de beaucoup le nombre des condamnés pour délits forestiers...Il demeurera une quantité en jouissance commune suffisante pour le service de la commune dans un cas extraordinaire.

    29 septembre 1824. Le géomètre Blanchet, dans le cadre de la vente de quelques propriétés communales, doit mesurer et limiter ces propriétés. Le syndic réunira ensuite les divers propriétaires pour être interpellés sur leur adhésion aux opérations du géomètre. Ceux qui donneront leur adhésion devront apposer leur signature au bas du procès-verbal qui sera dressé à ce sujet, quant aux autres il sera fait mention de leurs déclarations et prétentions dans le même procès-verbal...

    1er août 1825. Il est prévu des travaux considérables à exécuter en 1826 et année courante tant à l'augmentation de l'église qu'en la confection d'un clocher à prendre pour fondation conformément aux devis et plans dressés par M. Blanchet adjudant du génie le 19 novembre 1823 approuvés, et dont la dépense arrive à 10 693 livres.Le motif de la réunion est de délibérer sur le mode de partage des broussailles communales figurées en partie sous partie du n° 3000 et n° entier 2841 de la mappe du lieu dont l'autorisation en a déjà été demandée par délibération du 10 décembre 1823. La base de ce partage se ferait non par contenance mais par valeur égale entre tous et chaque faisant feu de la commune, dont le nombre est de 249, toutes les classes d'habitants s'y trouveront par ces moyens compris. Qu'il sera payé par chaque copartageant la somme de 25 livres

    21 septembre 1825. Le ministre de la justice est favorable à la vente des communaux de Cusy et au projet d'agrandissement de l'église. (AD 74, série 6FS 118 – 119)

    9 février 1826. Le ministre de l'intérieur a approuvé le projet dressé par M. l'adjudant du génie Blanchet, tant pour les réparations de l'église de Cusy que pour les nouvelles constructions y mentionnées [agrandissement de l'église], en observant cependant que quant à la vente par forme de partage de la forêt de Vidoune, Son altesse a prescrit de la restreindre conformément à l'avis émis par M. le sous inspecteur forestier. Attendu que le conseil double par sa délibération du 10 décembre 1823 avait demandé l'autorisation de partager toutes les broussailles communales, figurées sous partie du n° 3000, de la contenance de 700 journaux laissant encore en indivision pour l'usage de la commune une surface de près de 500 journaux, et que cette demande a été limitée à 621,81 journaux, la somme escomptée pour les dépenses ci-dessus mentionnée sera insuffisante ; le devis se monte à 9071 livres. (AD 74, série 6FS 118 – 119)

    23 mai 1826. L'intendant accepte le partage de certains communaux entre la population de Cusy.

    25 septembre 1828. Il est de l'intérêt général des habitants de cette commune d'acenser la partie de ses communaux appelés aux Etrey sous les numéros 2841, 2885 et 2886 de la mappe, de la contenance totale de 39 journaux 133 toises 2 pieds. Et c'est suivant les divisions faites et les charges et conditions proposées sur les réquisitions du conseil, par les sieurs géomètres Pavi et Simond dans le plan et rapport qu'ils ont dressé. Les communaux seront acensés pendant la durée de 29 ans et les lots seront mis aux enchères.

    23 juin 1830. Le ministre de l'intérieur approuve le projet du conseil de Cusy d'acenser pour 29 ans la partie de la forêt communale dont la vente par forme de partage avait été autorisée. (AD 74, série 6FS 118 – 119)

    12 mars 1831. Communaux. Délibération du conseil double de la commune de Cusy relative à la somme due à cette commune pour impositions qu'elle a payées à l'acquit du domaine royal. Le conseil fait observer à l'Intendant du Genevois que la commune de Cusy est d'autant mieux fondée à exiger intégralement toutes les impositions de la forêt de Dévidonne qu'elle a payée à l'acquittement du domaine royal dès le 15 novembre 1815 arrivant à la somme de 3 681,87 livres. La commune souhaite obtenir des autorités compétentes le remboursement intégral de cette somme de 3 681,87 livres.

    16 avril 1833. Délibération relative à l'adjudication des travaux en construction d'un clocher. Vu les plans et devis dressés par l'architecte Blanchet en date du 19 novembre 1820 pour la somme de 8 457 livres. Une soumission des habitants s'élève à la somme de 3 708 livres. La commune a un fond de 1 219, 61 livres. Les 2 455,91 livres restantes seront payées sur les budgets 1834 à 1836 en prenant en compte les produits annuels des acensements des communaux qui n'ont été faites que dans ce but.

    25 mai 1849. Délibération ayant pour objet un bail à ferme consenti en faveur de Charles Francoz de St-Offenge-Dessous. M. Charles Francoz propriétaire cultivateur, né et domicilié à St-Offenge-Dessous dit qu'il possède sur cette commune un mas de montagne où il y a chalais, avoisiné par celle de Cusy part du nord, que ses vaches étaient dans le cas de causer quelques dommages à la montagne soit au pâturage de la commune de Cusy. Le garde local lui a par le passé dressé des procès-verbaux relatifs à des infractions. Dès lors il souhaiterait qu'une partie de la montagne de Cusy qui fait confins à la sienne (lieu-dit en Trosset) lui soit affermée pour neuf ans (trois fois trois ans). La commune accepte moyennant un fermage de 50 livres par an.

    15 août 1856 : délibération pour autoriser à faire la dépense de 443,75 livres et la coupe de 100 pièces de sapin, sur la montagne communale, lieu-dit à la Mollérat. Devis estimatif des travaux dressé par Benoit Collomb, charpentier. (AD 74, série 6FS 118 – 119)

    17 juin 1866. Projet d'aliéner deux bois communaux dits des Etrais dont le produit serait affecté à la construction de la mairie et maison d'école. Bois inscrits sous les numéros entiers 2 841, 2 885 et 2 886 de la contenance totale de 11,59 hectares nature bois taillis et broussailles qui n'ont été jusqu'à ce jour d'aucun avantage pour la commune qui n'en retire à peu près rien, les bois état trop jeunes pour le chauffage et nuls pour la construction (bordés par le Chéran au nord-est). La somme de cette aliénation est évaluée à 7 000 francs

    AC Cusy. Boîte M2 : biens communaux. 1950 – 1995. Acquisition, échange, vente.

    21 janvier 1968. La commune décide l'acquisition d'un terrain, appartenant à M. Jean Emmanuel Paccard forgeron à Cusy, situé au carrefour de la Palud, en bordure de la RN n° 511, cadastré B 274, lieu-dit « les marais de la Pallud » pour le prix de 6 500 F

    17 juin 1972. Vente de la carrière de Vautrey à M. Louis Grosjean (A 338) de 3 884 m² pour le prix de 3 000 F

    Carrière Municipale. Acquisition

    1er janvier 1901. Le maire informe ses administrés qu'une enquête est ouverte sur l'acquisition d'un terrain du Sr Laubé Charles Ange pour l'établissement d'une carrière de gravier pour la commune.

    16 avril 1933. Dufour Auguste, électricien souhaite acquérir l'emplacement de l'ancienne carrière municipale : A 366 et A 368P aux Ouchettes Nord, pour y aménager une carrière qu'il possède à proximité.

  • Documentation (archives, bibliographie) traitant des différents métiers de la commune. 1824 - 1932

    Documentation (archives, bibliographie) traitant des différents métiers de la commune. Références documentaires des AD 74, série 2D, sauf indications entre parenthèse.

    24 mars 1824. Alors qu'il y a près de 10 ans qu'il n'y en a point été accordés, une coupe de bois pour 26 particuliers est proposée dont : 8 plantes pour Jean Laubé, pour réparer tant sa maison que sa forge maréchal qui a été incendiée il y a près de 2 ans.

    8 avril 1824. Le conseil accorde 85 plantes de bois sapin à 41 particuliers pour réparation et construction de leurs bâtiments, moyennant une rétribution de 50 sous pour chaque plante. Grosjean Etienne, le boulanger, 2 plantes

    15 octobre 1824. Le conseil double délibère et fait observer qu'il n'existe aucun débitant dans la commune qui soient passibles d'octroi, à l'exception de 4 cabaretiers qui cependant ne méritent point d'y figurer parce que le produit de leur industrie se présente que de très faibles ventes, ne se trouvant pas sur un lieu de passage.

    9 Novembre 1824. Sur insistance de l'intendant, la commune doit proposer une taxe sur chaque hectolitre de vin qui sera débité par les cabaretiers, laquelle taxe pourra être portée au moins à 2 livres d'abonnement de ces cabaretiers, sera ensuite réglé d'après cette base et le débit présume de chacun d'eux. Les sieurs Nicolas Laubé, Jean Laubé (présent au conseil comme notable de la commune), François Collomb (au conseil municipal) et Guillaume Paris (conseiller communal), tous quatre cabaretiers.

    Seront imposés annuellement pour 25 livres Nicolas Laubé, pour 15 livres Jean Laubé (au chef-lieu) et François Collomb, et pour 20 livres Guillaume Paris.

    Il est également dit que d'autres personnes seraient passibles de l'octroi : chaque année dans la commune au moins six fours à chaux qui produisent au moins tous frais payés 200 livres l'un et pourraient être imposés d'un abonnement annuel de 13 livres, 26 livres pour les sieurs Guaime et Dufour. Il existe dans la commune des moulins, il croit aussi légal d'établir en faveur de la commune un droit de mouture, les Sr Louis d'Alby et Honoré Rey présents sont meuniers et ne connaissent pas la quantité qu'ils meulent annuellement. Attendu que la majeure partie des grains qui se récoltent dans la commune consistent en seigle, orge, avoine et blé noir et froment, les deux meuniers payeront chacun annuellement la somme de 15 livres le tout pour droit de mouture. De plus tant pour la conservation des forêts que pour l'avantage de la commune est de fixer un droit sur la sortie des bois abattus : le conseil a d'avis unanime décidé qu'il serait imposé pour chaque voiture trainée par un cheval ou une paire de bœuf la somme de 70 centimes. Comme aussi le conseil taxe la charge de charbon qui se fabrique dans la commune à 5 sous l'une du poids de trois quintaux.

    27 avril 1825. Jean Brunier souhaite reprendre ses activités de cabaretiers. Son habitation est située sur la route communale aux croisées tendantes aux villes de Chambéry, Aix, Rumilly et Annecy, voisin du cabaretier Nicolas Laubé, et que pour l'avantage des voyageurs l'établissement de ce cabaret est très utile et même nécessaire pour rivaliser avec son voisin

    11 juillet 1828. Considérant qu'il y a une foire dans cette commune le 26 juillet de chaque année, sans que jamais il n'y ait eu de taxes légalement établies sur les débitants et marchands quelconques, le conseil juge opportun, pour les revenus de la commune d'en imposer une en fonction des marchands (marchands quincaillers, en indienneries et draperies)

    27 septembre 1838. Brunier Jacques, Dalby Marie, Rey Honoré et Duffourd Claude, tous quatre domiciliés de la commune de Cusy et meuniers de leur profession excepté le dernier qui est propriétaire de 3 moulins disent : le conseil meur a imposé à chacun une somme annuelle de 15 livres à forme d'octroi ; cet impôt n'existe dans aucune autre commune et fait même la risée des meuniers voisins. En chargeant les meuniers de Cusy de cet impôt il paraît qu'ils auraient pu augmenter leur droit démine qui est très modique, n'étant que d'une livre de blé pour chaque vingt livres de blés qu'ils moulent. Les artifices à eau, les bêtes pour le transport des blés sont d'un entretien assez coûteux. L'octroi étant pour eux trop lourd, ils demandent une décharge de celui-ci.

    4 novembre 1838. Il convient de maintenir les trois cabarets de la commune, tenus par Antoine Chabert, la veuve de Nisolas Laubé, tutrice de Joséphine et Antoinette Laubé, ses filles, et Etienne Brunier. Considérant également que cette commune est très fréquentée près de la grotte de Banges qui y amène de nombreux visiteurs sur la route des Bauges par Aix et Albens.

    1839 : il existe 4 cabaretiers. Jacques Brunier, Claude Marie Duffourd, Marie Dalby, honoré Rey, tous meuniers de profession. (AD 74, série 6FS 118 et 119)

    5 mars 1840. Délibération du conseil double de Cusy, relative aux moulins que se propose de construire Brunier Martin sur le cours du ruisseau dit de Ballévaz. Vu la requête présentée le 9 février 1839 à Mr l'intendant général par Martin Brunier à l'effet d'obtenir l'autorisation d'établir un moulin sur le cours du ruisseau. Considérant qu'il existe déjà et depuis un temps immémorial des moulins appartenant au sieur Brunier Isidore et que le même ruisseau de Ballévaz fait mouvoir ; que ces moulins sont indiqués au plan Simond joint à la requête et figurés en la mappe de Cusy sous n° 103. Considérant que le ruisseau dont il s'agit n'appartient pas au domaine royal, et n'est qu'un petit ruisseau dont le lit a environ 6 pouces à un pied de profondeur, sur huit à douze pieds de largeur.

    Considérant que Brunier Martin est le propriétaire du sol sous n° 189 de la mappe de Cusy, sur lequel il veut construire ses moulins, que ce sol bordé au nord par le dit ruisseau est à environ 186 mètres de distance et à l'aval des moulins existants du sieur Brunier Isidore.

    Considérant […] que si le préjudice que peut causer la construction d'un nouveau moulin, ne consiste que dans la diminution du revenu de l'ancien, cet intérêt n'est pas assez considérable pour empêcher la construction d'un nouveau...

    Considérant que les publications des dites requêtes qui ont été faites à Cusy le dimanche 9 février 1840, n'ont donné lieu à aucune réclamation (pas même d'Isidore Brunier), le conseil autorise la construction des dits moulins.

    18 mars 1840. Délibération du conseil ordinaire de Cusy relative aux moulins que se propose de construire Bourgeois Marie sur le cours du ruisseau dit de Ballevaz. Vu la requête de Bourgeois Marie domicilié à Cusy, et le plan annexé, signé par Laubé géomètre, daté de Cusy le 12 de 1840. Considérant qu'il existe déjà sur le même ruisseau des moulins appartenant au sieur Isidore Brunier désigné sous le n° 103 de la mappe.

    Considérant que Bourgeois Marie est propriétaire du sol sous le n° 107 de la mappe sur lequel il veut construire les moulins, et que ce sol, bordé au sud par le dit ruisseau, un chemin entre deux est à environ 85 mètres de distance et à l'aval des moulins du sieur Isidore Brunier.

    Considérant que si le nouveau moulin faisait regorger les eaux, diminuait leur volume ou nuisait d'une manière quelconque en sorte que celui actuellement existant du sieur Isidore Brunier, ne put moudre, tourner et travailler avec la même facilité, avec autant d’avantages et comme il l'a fait à ce jour, le conseil ne pourrait donner un avis favorable.

    Considérant que les publications des dites requêtes qui ont été faites à Cusy le dimanche 9 février 1840, n'ont donné lieu à aucune réclamation (pas même d'Isidore Brunier), le conseil autorise la construction des dits moulins.

    1er août 1840 : le conseil double considérant qu'on ne vend dans la commune ni eau-de-vie, ni bière, ni viande, ni fer, ni plomb et que la consommation dans la commune de comestibles, fourrages et matériaux pour construction est de peu d'importance. (AD 74, série 6FS 118 et 119)

    25 novembre 1844 : demande d'une concession d'une mine d'Asphalte par le sieur Claude Marie Duffourd sur le territoire de la commune, sur une propriété lui appartenant suite à une découverte faite par lui dans deux pièces : la première n° 2587, 2797, et la seconde n° 2799, partie 2800, 2801 et 2874 ½. Lieux de la miné dressé par le sieur Laubé géomètre. (AD 74, série 6FS 118 et 119)

    14 mai 1849. Taxe imposée sur les cabaretiers. Etienne Brunier (30 livres), Honoré Collomb (30), Antoine Chabert (20), Etienne Duffour dit Jobet (20), André Abry (10). Duffour Jean-Claude dit Mori (20) va cesser son cabaret. Nicolas Grellier (20).

    26 juin 1851 : permis en faveur de Collomb Jean pour tenir un cabaret. (AD 74, série 6FS 118 et 119)

    21 novembre 1853. Répartition entre les débitants de vin de la cote part à la charge de la commune de l'impôt des gabelles. Il y a en fait de débitants de vin que 5 auberges soit cabaretiers et que leur débit soit vente annuelle est à peu près égale, à l'exception de l'aubergiste Brunier Etienne qui de par sa position aurait un débit un peu plus fort. Joseph Collomb fils émancipé de vivant Jean-Marie, a annoncé à l'assemblée qu'au premier janvier prochain il voulait tenir cabaret. Charles Chabert, feu Antoine a déclaré que Marie Laubé, sa mère voulant cesser de tenir cabaret dès le 1er janvier prochain, il désirait prendre sa place.

    21 novembre 1853 : le conseil communal s'est réuni dans la salle consulaire située au hameau de la Pallud. La commune sera remboursée de la somme de 118,21 livres formant la quote part à sa charge, de la redevance assignée à cette province pour l'impôt des droits de gabelles, par les 5 aubergistes exerçants dans cette commune. Considérant que dans cette commune il n'y a en fait de débit de vin que 5 auberges, soit cabaretiers et que leur débit est à peu près semblable hormis Brunier Etienne qui a un débit plus fort, de par sa position. Joseph, fils de Jean-Marie a annoncé qu'il voulait au premier janvier prochain être cabaretier, Nicolas Chabert reprendra la place de sa mère Marie Laubé qui veut cesser de tenir cabaret. (AD 74, série 6FS 118 et 119)

    8 décembre 1854. Répartition de l'impôt des droits des gabelles : Jean-Claude Duffourd (12,66 livres) / André Abry (12,66) / Marie Chabert, suit de Nicolas son fils (14,68) / Les mariés Dufourd (16,67) / Collomb Joseph, au chef-lieu (21,66) / Brunier Etienne à la Pallud (21,66 + 18,22)

    8 décembre 1854 : répartition de l'impôt des droits de gabelles. Les cabaretiers qui ont vendu le plus de vin en 1854 sont les dits Brunier Etienne (bien positionné à la croisée tendant à Aix et à Alby) et Collomb Joseph qui n'exerce que depuis le 1er janvier 1854.Jean-Claude Duffourd, André Abry, Marie Chabert, les mariés Duffourd, Collomb Joseph et Brunier Etienne. (AD 74, série 6FS 118 et 119)

    27 juillet 1856 : cabaretiers ; Etienne Brunier et Collomb Joseph, Bogey Jean débite des liqueurs et eau-de-vie depuis le 1er janvier 1856. (AD 74, série 6FS 118 et 119)

    7 octobre 1856 : remboursement de la redevance de l'impôt des gabelles entre les aubergistes et cabaretiers de la commune de Cusy, au nombre de six. Dès le 1er janvier 4 d'entre eux ont cessé de vendre du vin, l'impôt doit être remboursé par ceux qui restent : les aubergistes Joseph Collomb au chef-lieu et Brunier Etienne à la Pallud. (AD 74, série 6FS 118 et 119)

    14 janvier 1859. Le sieur Grellier Jean dit Grenattier souhaite s'installer comme boucher au chef-lieu. Et s'engage à payer 20 francs d'octroi. Accord.

    14 janvier 1859 : demande d'installation d'une boucherie au chef-lieu de Cusy par M. Grellier Jean dit Grenottier. La personne offre aux fins d'obtenir ladite autorisation, de payer annuellement à la commune la somme de 20 francs à titre d'octroi, indépendamment de sa quote-part des gabelles, et à charge par lui de se tenir constamment approvisionné de viandes de bonne qualité. L'octroi sera porté à 30 francs par ordonnance de l'intendant général (accord du boucher). (AD 74, série 6FS 118 et 119)

    12 juillet 1859. Le syndic (Duvernay) nomme les cabaretiers Brunier Etienne, Bogey Jean et Dufourd sur Cusy. (AD 74, série 6FS 118 et 119)

    1er novembre 1860. Brunier Etienne maire. Demande relative à obtenir l 'autorisation de construire une scierie sur la rivière du Chéran de la part de Charles Dagand. Charles Dagand avoué à Annecy. Attendu que l'établissement de la scierie projetée ne saurait être préjudiciable à la commune. Attendu en ce qui concerne l'opposition du sieur Gaimoz qu'elle ne s'appuie que sur le préjudice qu'elle pourrait lui causer s'il reconstruisait lui-même la scierie qu'il avait jadis dans le voisinage de celle en projet et qui a disparue. Autorisation donnée.

    31 mai 1869. Le maire expose que le marché aux céréales demandé et octroyé le 20 novembre 1868, fonctionne très bien. Le maire propose de mettre en place, chaque 1er vendredi de chaque mois d’établir un marché à bétail de toutes espèces.

    18 novembre 1928. Distillation des eaux de vie. Le conseil municipal fixe la période de distillation du 15 au 20 novembre et du 1 au 15 janvier. « Les habitants de la commune ont du marc de raisin (il y a des vignes dans presque tous les hameaux) » (AC Cusy, délib. conseil municipal)

    2 octobre 1932. M. Piquand, scieur à Faverges demande l'autorisation d'installer 2 câbles pour la descente des bois. (AC Cusy, délib. conseil municipal)

    Bibliographie

    JANIN, Bernard. La vie à Cusy de l’annexion à la Grande Guerre. 1860-1918.

    P. 28. Effectivement, l’hôtel-Dieu de Chambéry possède plus de 100 Ha que lui a donnés par testament (10 juillet 1700) François Charvet, opulent propriétaire de Cusy et bourgeois de Chambéry, avocat au Sénat, et il les fait travailler par des tenanciers à des conditions sévères qui ne les enrichissent pas : c’est seulement avant et après la Grande Guerre que les cultivateurs de Cusy se réapproprieront le foncier.

    La population active s’élève à 727 personnes (soit la moitié de la population), sans compter les 400 fermes classées « ménagères » et les 20 soldats, tous affectés en Italie (service militaire). Au total 83% des gens travaillent la terre comme laboureur ou berges au sein de 205 petites exploitations qui emploient la main d’œuvre familiale et domestique. On note dans le recensement 3 boulangers (aux Mièges, à Lachat, à Fésigny), 2 tailleurs d’habits (au chef-lieu, aux Crés), 1 charpentier (la Troppaz), 1 maréchal ferrant (la Muffat), 1 forgeron (aux Rey)

    P. 29 : liste des professions en 1847.

    PP. 46-47 : Maison de Pierre Samain à Lachat (1834 – 1924). Les changements sont importants dans le commerce. Il n’y a pas eu de création d’emploi depuis 1848 mais la structure est toute différente. Ont disparu les marchands de grain, briques, chaux, mais sont apparus 1 épicier (Louis Janin), 1 horloger (Louis Effrancey), 1 quincailler (Charles Requis), 4 cafetiers (Charles Bogey, Henri Duffourd, Léon Durand, Jean-Pierre Paccard). Et désormais Cusy a 5 aubergistes au lieu de 3 (Camille Bibert, Louis Brunier, Raymond Brunier le maire, fils d’Etienne, Claude Grosjean, Jean-Claude Vallandier), 1 notaire (Alphonse Julliand). La population recensée est née à 77,9% de Cusy, 92,6% est savoyarde. Quelques étrangers apparaissent : 23 italiens (4 en 1848) appartenant pour la plupart aux familles Gibello, Vercelloti, Forgnone (maçons bergamasques), Milesi (bûcherons), et Mazzia (plâtrier)

    P. 80. Enfin Cusy a des établissements très confortables pour recevoir les chalands : en réalité essentiellement des auberges (5 en 1911) dont la plus notable entre 1860 et la Grande Guerre a été celle des maires Etienne, puis Raymond Brunier (« la Charmotte » remplacée maintenant par un bâtiment plus moderne) ainsi que plusieurs débits de boissons (4 en 1911), sans compter ceux qui fonctionnent sous licence attribuée à des cultivateurs – une vingtaine, selon les sources d'information difficiles à vérifier, et 14 encore au début des années 30. Mais l'Hôtel du Semnoz était le seul de cette catégorie construit avant la Grande Guerre (par Claude Grosjean, dit « Blanc-Panier »).

    PP. 81-84. La vie municipale, de 1860 à 1919 s’est déroulée à l’initiative de 14 conseils municipaux de 12 membres pilotés par 5 maires successifs : Etienne Chabert (1860-1865, déjà syndic à l’époque sarde), Antoine Brunier (1865-1874), Jean-Pierre Chabert (1874-1881), Raymond Brunier (1881-1912), Louis Effrancey (1912-1919). La profession dominante des élus est celle de cultivateur, attestée dans 83% des cas, le reste se partageant entre les commerçants (aubergistes, et quincailler), un géomètre, des artisans (tailleur, horloger, menuisier, charpentier) … Toutefois dans l’immense majorité des cas, la fonction de maire est assumée par un non-cultivateur, presque toujours un aubergiste.

    P. 87. Les terrains des hospices civils de Chambéry. La valorisation des espaces s’accompagne d’un transfert foncier où se combinent les actions de la municipalité et celles des Hospices civils de Chambéry. Ces derniers se dessaisissent peu à peu des terres dont ils étaient propriétaires, parfois depuis plus de deux siècles, et ces biens passent le plus souvent aux mains des cultivateurs locaux. Ainsi, en janvier 1918 le domaine de Châteaupair est-il mis en vente par adjudication publique au prix de 37 600F pour 19 Ha (bâtiments, terres, prés, marais, bois, pâtures, friches). Mais de plus en plus souvent une partie des terres agricoles sont destinées à la construction. Ainsi en 1898 sont proposés, pour la somme totale de 7 720F, 8 lots de terrain à bâtir couvrant ensemble 4 000 m², dont certains reviennent à la commune de Cusy, et à la société fruitière de Cusy, à Jean-Claude Paccard, Alexis Gaime, Joseph Davoine, Raymond Brunier, Jean-Marie Paccard. Détachées de la ferme de la Pallud, ces parcelles deviennent le support de nouveaux commerces et services au cœur du principal bourg de Cusy dont l’importance grandit de jour en jour.

    P. 88. Ainsi, il en est du bistrot de la Jeanne dont le mari, Jean-Claude Paccard, ferrait, la quincaillerie Gaime, le café-boulangerie-épicerie de Jean et Jean-Claude Bogey passé à Claudius Paccard et à sa femme ; de l’autre côté de la rue la Charmotte de Raymond Brunier, l’ancienne boucherie et l’épicerie Petit, puis de la maison notariale (Julliand depuis 4 générations déjà), puis plus loin l’ancienne fruitière devenue magasin de vente qui voisine avec l’ancien bureau de tabac et avant encore la laiterie Tournaire d’époque sarde.

  • 3H (dépôt) 23. Hôtel Dieu des pauvres de Chambéry. propriétés sur la commune de Cusy. 1740 - 1750

    3H (dépôt) 23 / 1. Hôtel Dieu des pauvres de Chambéry

    Cusy.

    11 octobre 1740. Devant l’église paroissiale de Cusy. François Salomon, fils de Balthazar, notaire, bourgeois de Montmélian, agissant pour les directeurs des biens des pauvres malades de l’Hôtel-Dieu, qui ont fait requête au juge de la baronnie de Cusy, pour recevoir l’acte d’état des bâtiments dépendant de la grangerie de Chez Filliard, relâchés en toute propriété par les sieurs mariés de Rolland et les sieurs mariés Girard leur beau-fils et fille... experts honorable Pierre fils de feu Bernard Mugnier dit Glapigny maître charpentier de Saint-Ours et François fils de feu François Armand maître maçon de Saint-Offenge-Dessous ; Joseph fils de Claude Rey maître charpentier de Saint-Ours et jean fils de Jean Duffourd maître maçon à Cusy.

    Visite :

    1 - couvert de la maison : sommier du rang du milieu (châtaignier), longueur de 26 pieds, a cassé à l’extrémité nord ; deux pannes sablières de 60 pieds de long sont pourries... le sommier sur les colonnes du couchant servant au chapet couvert à pallie est tout à fait pourri... il faut quatre milliers de tuiles outre les vieilles (et des clous...)... et pour le chapet couvert à pallie, trois quarterons et demi de clous outre ce que l’on pourra tirer de la vieille pallie.

    2 - il faut refaire à neuf le soupied du poële, changer deux planches à celui de la cuisine

    3 - il n’y a aucun dormant ni châssis aux fenêtres, les portes d’icelles sont presque hors d’usage, y manquant une esparre et un gond, et quand au membre sous la cuisine le plancher d’icelui avec les poutres sont pourris

    4 - il convient de boucher au membre sous ledit poële la porte du côté de la cour qui est inutile

    5 - la porte d’entrée au bas des degrés de la cour est tout à fait usée de même que le plancher sous l’étable des cochons

    6 - il faut refaire à neuf une partie de la haire

    7 - changer une crèche de 28 pieds de long avec ses Cises ( ?) et placer ladite crèche à l’étable des bœufs et celle dudit étable à celui des vaches

    8 - le bâtiment de la grange et étable est en médiocre état

    9 - il y a le commencement d’un bâtiment dans la cour devant ladite maison qui consiste en deux rangs sans chevrons ni panes dans le milieu, ledit bâtiment servant autrefois d’écurie et d’étable des brebis

    10 - il n’y a aucun couvert ni porte à l’entrée de la cour sauf une forme de pierre de roch en arc

    11 - dans la maison : murs à remailler, fenêtres à modifier, conduit de la cheminée à refaire en tuf

    12 - vieilles masures dans la cour

    13 - la grande porte d’entrée tirant du côté de la cour... est de pierre de roch en arc

    22 mai 1747. Acensement à Claude fils de feu Claude fils de feu Claude Rey natif de Saint-Ours, Jacques fils de feu Claude Rey natif de Cusy et Pierre fils de feu Michel Rey aussi natif de Saint-Ours, les deux derniers habitants de Cusy, le premier de Saint-Ours... la pièce de pré procédant du sieur de Rolland située rière ledit Cusy appelée Pré Joly...

    État des servis annuellement dû par les sieurs directeurs de l’Hôtel-Dieu de Chambéry à la baronnie de Cusy, à la cure de Cusy, au seigneur de Fésigny, au sieur Bouchard et aux rév. Pères jésuites pour des grangeries ci-après spécifiées... (servis dus en grain ou pain, convertis en argent)- grangerie de l’église de Saint-Ours (froment, avoine, châtaignes, gellines, sols genevois)- grangerie de l’écluse- grangerie des Filliards- grangerie de Miège Caven ( ?)- grangerie de la pallud- grangerie des Bogeys- grangerie de Château Pair- grangerie de Rocheray- grangerie de Cheynaz- grangerie du Cimetière. Biens situés sur Cusy, Chainaz et Saint-Ours

    20 avril 1749. le directeur des biens des pauvres de l’hôtel-Dieu de Chambéry acense à Jean-Louis fils de feu Georges Mouchet natif de Chainaz en Genevois habitant de la paroisse de Cusy, les biens dépendant de la grangerie des Filliards procédée des sieurs mariés de Rolland, déjà par lui tenus par contrat du 2 décembre 1738, pour 6 ans, pour 287 £ par an... maintiendra les bâtiments dument regottoyés en fournissant seulement les tuiles quand à ceux couverts à tuiles, plantera annuellement 12 arbres fruitiers noyers pommiers poiriers ou châtaigniers... 4 bœufs et 2 vaches qu’il devra présenter en fin de bail... deux barthellières, une de noyer et d’environ 18 veisseaux, une crimallière...

    3H (dépôt) 23 / 1.

    10 mai 1746. Reconnaissance passée devant Sébastien Jouty, notaire royal collegié, en l’étude et maison de noble et spectable Joseph Demotz, par Joseph Demotz, avocat général des pauvres au sénat de Savoie, député par les directeurs des pauvres malades de l’hôtel-Dieu : confesse tenir de seigneur messire Joseph Marie de Vidonne de Villiers baron de Cusy seigneur de Bonvillaret... à cause de son château dudit Cusy qu’autres rentes ci-après déclarées, savoir les biens et choses suivantes.

    1e - en fief noble et vieux à cause dudit château de Cusy. Des biens dernièrement reconnus en faveur de messire Seigneur Bernrad de Pingon lors baron dudit Cusy ès mains de maître notaire George de Lesvy notaire et commissaire tant par Claudine Nicollier femme de Jacques Pavis di Donet, par Claude fils de feu Jacques Donet dit Pavis, et par Claude fils de feu Vullierme Filliard….les 21 et 25 may mille six cent et seize qu’omis à reconnaître.Et auparavant le tout reconnu en faveur d’illustre seigneur Sebastien de Luxembourg vicomte de Martigue lors seigneur dudit Cusy ès main de maître Estienne Poncet notaire, et commissaire par noble Jeanne fille de feu noble Henry veuve de noble Guillaume Donet le 16 novembre 1559. Et précédemment le tout aussi reconnu en faveur d’illustre dame Louise de Savoye lors dame dudit Cusy ès main de maître Pierre Coppier notaire et commissaire par noble Henry Mermod alias Pavis.

    1 – Savoir une maison forte avec le verger pré terre et bois tous ensemble contigus situés près de la ville de Cusy lieu-dit au Chateau vieux, chez Pavis, et à présent le dit au Château Pair, vers le chapit dernièrement pour la plus grosse partie en trois reconnaissances et huit parcelles confinées, et reconnues, et le reste omis à reconnaître, et auparavant le tout en une pièce continuée et reconnue, et contient environ deux seytorées de pré, et six grands journaux de terre et un journal et demi bois, ou environ, jouxte le chemin tendant de Cusy à Rumille dessus du costé du vent…laquelle pièce est sous les numéros 93, 94, 95, 96, 97 de la mappe de la paroisse de Cusy. […]

    2 – Scavoir une pièce de terre, pré et bois avec une grange nouvellement édifiée contenant en tout environ 15 journeaux assise aux terrains de Cusy lieu-dit au château vieux, appelée au Chapit…sous les nnuméros 90 à 93 de la ditte mappe de Cusy

    Sous le servis annuel et perpétuel savoir un meytier et demi de froment et trois meytiers et demi d’avoine bon, bled et recevable mesure de Cusy tous les ans au terme et feste de saint Michel archange, payable, lequel servis a été diminué et réduit à un denier de Savoye par contract du 27 juillet 1622

    17 – Savoir une pièce de pré, et verger ensemble deux maisons y édifiées et placées c’icelles le tout contigu ensemble icelles maisons à présent réduites en une avec des masures, chenevier et jardin contenant environ deux seytorées, l’une d’ycelles jadis pour un journal de terre reconnu situé au terroir de Cusy lieu-dit en la Pallud jouxte la voie publique tendant de Cusy au cimetière du vent. La dite Voie à présent transmuée en place de laquelle passe Cervain ruisseau descendant à celuy de la crosaz du levant, le pré, et place de maison et grange icelle en masure et placéage réduites des dits seigneurs comte… sous les numéros 49, 51, 52, 53, 54, 55, 57 de la mappe de Cusy.[…]

    21 - …

  • AD 74. série 2D Cusy et côte 6FS 118-119. Projet de reconstruction d’un moulin sous le Château , sur le bief de la Pallut et du nant de la Ville par Honoré Rey (déjà propriétaire d’un battoir). Opposition d’Amédé Collomb et Louis d’Alby, propriétaires de moulin. 1824

    AD 74, série 2D Cusy. Projet de reconstruction d’un moulin sous le Château , sur le bief de la Pallut et du nant de la Ville par Honoré Rey (déjà propriétaire d’un battoir) au lieu-dit Porte des Clés. Opposition d’Amédé Collomb et Louis d’Alby, propriétaires de moulin.

    1er document

    A monsieur le syndic de Cusy

    En exécution de l’ordonnance de monsieur l’intendant du 5 octobre 1824 mise sur requête présente par Honoré Rey de Cusy. Ladite ordonnance et requête publiée le 10 du courant, ledit Rey a demandé dans ladite requête à être autorisé à réaliser un moulin qui est tombé en ruiné depuis un certain nombre d’années et il a dit n’avoir rien du entreprendre à cet égard sans avoir obtenu l’autorisation de M. l’intendant.

    Les soussignés représentent ainsi qu’ils l’ont déjà fait dans leur requête du 20 septembre dernier n’a obtenu aucune permission pour construire le moulin … et le battoir qu’il a nouvellement fait construire qu’il porte préjudice au dit Collomb par le fait qu’il a fait un haussement pour donner de la pente à l’eau qui fait mouvoir le dit moulin construit au lieu rière la Clef que la dite au dépend de son lit dans la route tendant de Cusy au château et de là descend dans le Creuza et ne peut plus retourner sur la rivière qui fait mouvoir la scie construite plus bas que le dit moulin que pour avoir laissant de faire mouvoir le dit moulin le dit Rey a creusé environ dis pieds au lieu-dit à la porte des Clef et à part ce creusement coupé et détourné en plein l’eau de son lit qui est cadastré depuis la Pallud au Château et la conduit dans le ruisseau dit sous la ville au levant pour faire mouvoir le dit battoir.

    Ledit Collomb s’oppose à ce que l’eau qui est cadastré le long du chemin tendant des Clés au Château soit déplacée de son lit pour les motifs

    1° que ledit Rey pour détourner cette eau a anticipé le chemin public vers la porte des Clés au point qu’il y existe un précipice dangereux.

    2° qu’il a réuni ladite eau avec celle du ruisseau de la Ville et que par cette réunion le dit Collomb éprouve chaque fois que les eaux augmentent des dommages considérables pour le motif que ses eaux réunies les faisant passer dans un lieu où ils causent des éboulements, ils entrainent du gravier dans son écluse et la remplie et lui causent des ouvrages considérables pour les écluses et même la charge l’a fait rompre ce qui lui cause des dommages considérables. Cette réunion d’eau faite lorsqu’elle traverse le chemin public tendant des Clé à la scie à cause des dégradations à ladite route au point qu’elle est d’abord impraticable ce qui cause un grand préjudice au dit Collomb par le motif que la majeure partie des billions à scier sont obligés d’y passer.

    Les dits soussignés observent que le dit Rey demandé par sa dite requête à être autorisé a replacer un moulin qui est tombé en ruine, ceux-ci n’ont aucune opposition à formuler contre lui pourvu qu’il replace le dit moulin et le battoir dans l’endroit où il était bâti et où existent les masures et qu’il ne dérive point l’eau qui est cadastré le long du chemin tendant du chemin du Château il est constant que le dit Rey n’a point l’intention de rétablir le prétendu moulin tombé en ruine mais bien d’en construire un à neuf dans u local très éloigné de celui tombé en ruine et c’est d’avoir la facilité de le faire mouvoir avec l’eau qu’il a réunie et déplacé de son lit jointe à celle du nant de la Ville parce qu’il y a déjà commencé les fondations même temps élevée malgré qu’il a osé dire dans la dite requête qu’il n’a pensé ne devoir rien entreprendre sans avoir obtenu l’autorisation. Ce qui est un mensonge comme tout le contenu de sa requête.

    Ledit d’Alby fait les mêmes observations que Collomb pour quant aux dégradations des routes et la réunion des eaux parce que leur départ se fait également dans la lisière de ses moulins et il pense que les motifs ci-dessus sont plus que suffisants pour empêcher au dit Rey une nouvelle construction de moulin et de tout autre artifice dans l’endroit où il a commencé à bâtir sauf à lui de se prévaloir de l’offre qu’il faut. De ne former aucune opposition à la reconstruction du moulin tombé en ruine ainsi que le battoir en temps qu’ils sont placés dans leur état primitif, c’est-à-dire dans la masure qui existe et ils protestent au besoin de formes telles plus ample opposition si le cas y échoit. Cusy le 19 novembre 1824, signé Amedée Collomb et Louis d’Alby.

    2ème document

    Teneur de supplique

    A M. L’intendant de la province du Genevois

    Supplient humblement Amedé Collomb, laboureur habitant à Cusy et Louis D’Alby, meunier, habitant aussi Cusy et ont l’honneur de vous exposer savoir :

    1° Que tant par lui que par ses auteurs, il est propriétaire depuis plus de 30 ans d’une scie située à Cusy, au bas du Château sur le nant appelé la Palud dont les eaux font mouvoir la scie.

    2° que depuis maintes années tant par lui que par ses auteurs il est propriétaire de deux moulins blancs et un battoir situé rière ladite commune, lieudit les Moulins en bas du château de Cusy sur le Chéran, lesquels se meuvent par les eaux de la Palud.

    Le nommé Rey de Cusy se propose en commençant de construire un moulin au-dessus des artifices du suppliant, lieu-dit vers les Clefs et il a déjà construit les fondations du dit moulin.

    Ledit Rey n’a obtenu aucune autorisation du moins qu’on sache, pour l’établissement de ce nouveau moulin, puisque aucune publication n’a été faite dans la commune de son projet, et ainsi les suppliant, quoique très intéressés à s’y opposer n’ont pu former aucune opposition à cette construction.

    Déjà il y a deux ans, ledit Rey a fait construire un moulin et un battoir au-dessus de celui projeté sans autorisation qui porte préjudice aux suppliants qui protestent de tous droits pour ce regard.

    La construction du nouveau moulin d’Honoré Rey veut construire nuira essentiellement à la scie d’Amedé Collomb, soit en affaiblissant la force de l’eau qui fait mouvoir ladite scie, soit en la détournant de son lit, soit en diminuant le volume, d’où il suit qu’il a le plus grand intérêt à s’y opposer

    Les mêmes raisons militent pour l’opposition que Louis d’Alby veut former à cette nouvelle construction outre que ce nouvel établissement ne parait pas être dans l’intérêt de la commune, ce qui résultera des observations du conseil à cet égard.

    C’est pourquoi les suppliants recourent à ce qu’il vous plaise M. L’Intendant, vous contant de la vérité de l’exposé ci-dessus, par les informations que vous voudrez bien prendre, interdisant provisoirement à Honoré Rey de continuer les travaux par lui commencés pour la construction du nouveau moulin au lieu précité. Lui enjoindre de demander l’autorisation nécessaire à cet égard et dans votre sagesse dire et ordonner que la demande du dit Rey sera publiée rière la commune de Cusy aux lieux et de la manière accoutumée, avec faculté aux intéressés de former opposition à cette nouvelle construction dans les délais et entre les mains du syndic de la commune, ou de tous autres qu’il vous plaira désigner, pour être ensuite par vous, M. l’Intendant, statué sur le mérite des oppositions qui seront faites… Signé Amedé Collomb et Louis d’Alby

    3ème document

    Teneur d’ordonnance

    Soit communiqué au sieur Honoré Rey avec charge de fournir ses moyens de défense dans le terme de huit jours à dater de la notification de la présente. Il est sursis jusqu’à nouvel ordre à tous travaux en construction du moulin projeté par le sieur Rey, sous peine de démolition de tous les ouvrages qu’il aura faite exécuter…

    …dans le cas où le sieur Rey n’aurait fait aucune réponse dans le terme fixé, M. le syndic le constatera par un certificat qu’il nous adressera avec la présente afin que nous puissions prendre sur l’objet telle mesure convenable. Fait à Annecy le 20 septembre 1824, signé par le sous-intendant Chaumontel.

    La présente a été notifié au sieur Honoré Rey en personne par le secrétaire de la commune le 30 septembre 1824.

    4ème document

    Du 30 mai 1825

    Sieurs Amedé Collomb et Louis d’Alby, répondant au … montré dont M. l’Intendant de cette province a bien voulu les honorer par son décret du 9 du courant mis au bas du rapport de M. l’adjudant du génie Blanchet du 9 novembre 1824 ont l’honneur d’observer.

    1° que l’ancien moulin d’Honoré Rey était situé sous le château de la baronne Dufrainey (?), à environ 15 toises de distance d’icelui au midi du bief dit de la Pallut mappé, lequel moulin était mis en exercice par les eaux du dit bief, et n’a cessé de mouvoir que dès environ 22 ans, le contraire étant nié, et comme les artifices des opposants, et notamment la scie d’Amedé Collomb au nord de la native dite de la Ville, n’a été édifiée que depuis 32 ans, ainsi qu’on le soutient au besoin en fait, avec offre d’en rapporter preuve en cas de négative, c’est évidemment contre vérité que l’on aurait supposé que le canal de dérivation mappé qui conduisait les eaux de la Pallut au château ci-dessus, ne recevait plus les dites eaux, dès un temps très reculé antérieur à la création de la dite scie ce qui est de toute fausseté.

    2° ce serait encore contre vérité, que l’on aurait supposé que l’eau du bief de la Pallut, pour se joindre à l’eau de la nantive mappée dite de la Ville, n’avait coupé deux fois le chemin qui conduit de Cusy à Gruffy puisque ce chemin se trouve au midi du bief de la Pallut, tandis que la direction de l’eau dudit bief au tiers de ladite jonction aurait été du midi au nord ainsi qu’on le démontrera par la production d’un plan an cas d’ultérieure contestation.

    3° ce serait encore une pure allégation que de prétendre que le moulin qu’Honoré Rey veut construire serait dans l’intérêt du dit chemin plus avantageusement placé dans l’endroit où le dessein veut le placer, que sous le château où il était primitivement puisqu’en raison de la position encaissée du dit moulin, il est démontré qu’il ne peut nuire au dit chemin

    4° Honoré Rey pourrait d’autant moins construire un nouveau moulin à 20 toises environ au nord de celui qu’il a déjà construit en 1822 sans aucune autorisation, qu’il nuirait évidemment aux droits acquis d’Amedé Collomb en effet celui-ci est en possession depuis 5, 10, 20, 30 et plus d’années ainsi qu’il le soutient en fait, avec les interpellations et réquisitions usitiers de faire mouvoir sa scie au nord de la nantive dite de la Ville par les eaux réunis du bief de la Pallut et de la dite nantive d’où il suit que rien ne peut être fait au préjudice de ce droit.

    5° Le moulin placé à la dite distance de celui bâti sans autorisation en 1822, ce dernier moulin et le battoir déjà existant, entre le bief de la Pallut et la nantive dite de la Ville ne peuvent être mis en jeu, que des dérivations des eaux des dits biefs et nantive, lesquelles dérivations ont déjà eu lieu, puisque Honoré Rey prend l’eau de la dite nantive au moyen d’une écluse pratiquée eu midi de la dite nantive qui amène les eaux d’icelle sur le dit moulin et au moyen du bief pratiqué depuis le moulin construit sans autorisation en 1822, qui après avoir été mis en jeu par les eaux du bief de la Pallut conduisent aussi les dites eaux sur le dit moulin et les y conduit déjà actuellement, ce qui est une atteinte au droit du sieur Amedé Collomb, de recevoir ainsi qu’on le déduit, les eaux du bief de la Pallut et de la nantive dite de la Ville sans être aucunement divisées pour l’exercice de la dite scie soutenant en fait avec offre d’en rapporter preuve tant ce que l’on vient de déduire sous l’article 5 du présent, en cas de négative.

    6° par la construction sans autorisation en 1822 du moulin au-dessus de la porte dite des Clefs et au nord d’icelle Honoré Rey s’est emparé de toute l’eau du bief de la Pallut pour l’exercice du dit moulin, battoir déjà existant et nouveau moulin qu’il veut construire près du dit battoir en remplacement de celui existant il y environ 22 ans en dessous du château de la baronne Dufrainey au point de ce n’est que depuis cette époque que le dit bief de la Pallut a cessé de conduire ses eaux sur la scie d’Amedé Collomb par la raison qu’Honoré Rey prend entièrement les dits eaux à l’endroit où est placé son moulin construit sans autorisation en 1822…

    7° Honoré Rey a pratiqué des vannes au-dessus du dit moulin qui retiennent les eaux du bief de la Pallut et les force à se répandre sur les propriétés au midi du chemin de Cusy à Gruffy en traversant le dit chemin et le dégradant considérablement ce qui serait encore une atteinte au droit d’Amedé Collomb qui a droit à la totalité des eaux…

    8° En 1822 Honoré Rey a fait des creusements de sol et des exhaussements au point que dans les cours d’eau elles se précipitent avec impétuosité, charriant avec elles du gravier en quantité, qui encombrent l’écluse dépendante de la scie d’Amedé Collomb ainsi que celle des moulins de Louis d’Alby ce qui leur occasionnent les plus grands dommages.

    9° L’administration communale n’a donné son adhésion, par sa délibération du 15 octobre 1824 qu’à la reconstruction du moulin existant il y a environ 22 ans sous le château de la baronne Dufrainey, dans le même endroit, sous la condition que Rey Réparerait la route communale si cet ancien moulin ainsi reconstruit venait à le détériorer d’où il suit que l’administration communale a déjà reconnu que le projet de Rey d’édifier un moulin tout près de celui qu’il a bâti en 1822 était attentatoire aux droits des opposants et ne favorisait pas l’intérêt public.

    Pour ces motifs, les sieurs Amedé Collomb et Louis d’Alby concluent à être reçus opposants à la construction du moulin dont il s’agit en la requête d’Honoré Rey du 5 octobre 1824 et à ce que les motifs de leur opposition soit déclarée légitime… et attendu que le moulin édifié au-dessus de la porte des Clefs et au nord d’icelle par Honoré Rey en 1822 ainsi que le battoir à environ 20 toises de ce moulin ont été construits sans autorisation et qu’ils portent atteinte aux droits acquis des sieurs Amedé Collomb et Louis d’Alby qui auraient fourni de légitimes oppositions à la construction d’iceux s’ils avaient été avertis légalement. Ceux-ci concluent à ce qu’il plaise à M. l’Intendant ordonne la démolition du dit moulin et battoir. Signé Blanc

    AD 74. Cote 6FS 118-119, Cusy.

    1er juin 1825 : vu la requête qui nous a été adressée par le sieur Honoré Rey de Cusy aux fins d'obtenir l'autorisation de relever un moulin qui est tombé en ruine depuis quelques années, lequel moulin est situé sur sa propriété, était mis en exercice par un cours d'eau à lui appartenant et sur lequel il possède déjà divers autres moulins et un battoir.

    Attendu que le sieur Rey veut établir le moulin sur son fond propre et que l'eau provient de 3 fontaines qui prennent leur source dans la commune et dont le lit traverse les propriétés du sieur Rey, vu que les artifices appartenant à ces derniers (les opposants, les sieurs André Collomb et Louis d'Alby) sont mis en mouvement par un volume d'eau qui ne peut être augmenté ni diminué en aucune manière par les ouvrages que fera exécuter le sieur Rey, ni pour le public, que le sieur Rey garantira le chemin de la manière indiquée par le rapport de M. Blanchet, c'est à dire en construisant un mur d'épaulement au bord du chemin dans la coupe qu'il a fait vers son moulin près du château... Mr Rey est autorisé à rétablir son ancien moulin.

    19 septembre 1825, les soussignés (Amédé Collomb, laboureur et Louis d'Alby, meunier) spécifient que le dit Rey n'a obtenu aucune permission pour reconstruire le moulin blanc et le battoir qu'il a nouvellement fait construire et qui porte préjudice audit Collomb par le fait qu'il a fait un haussement pour donner de la pente à l'eau qui fait mouvoir le dit moulin construit au lieu rière les Clé que la dite eau descend de son lit dans la route tendant de Cusy au château et de là descend dans le creux et ne peut plus tourné sur la rivière qui fait mouvoir la scie construite plus bas que le dit moulin que pourra voir cessant de faire mouvoir le dit moulin le dit Rey a creusé environ dix pieds à la porte des Clé.

    Le dit Collomb s'oppose à ce que l'eau qui est cadastré le long du chemin tendant des Clé au château doit déplacée de son lit pour le motif que le dit Rey pour détourner cette eau a anticipé le chemin public vers la porte des Clé au point qu'il y existe un précipice dangereux...

    12 juillet 1830 : constations de dégradations causées au chemin tendant de Cusy à Annecy par Gruffy par l'irrigation et amas de diverses eaux pratiqués par le meunier Honoré Rey de cette commune pour faire jouer les moulins qu'il avait nouvellement construit.

  • AD 74, cote 6S 58 Cusy. Prise d'eau Duffourd. Ruisseau de la Ville. (vers l’ancien château), 1863 - 1864

    AD 74, cote 6S 58 Cusy. Prise d'eau Duffourd. Ruisseau de la Ville. (vers l’ancien château)

    (Cf Illustrations : IVR84_20207400823NUCA etIVR84_20207400824NUCA )

    Pièces du dossier :

    1 - 20 juillet 1863. Pétition de M. Duffourd

    2 - 28 avril 1863. Registre d'enquête n° 1

    3 - 30 décembre 1863. Rapport de l'ingénieur ordinaire

    4 - 21 mars 1864. Consentement de la commune et des frères Dagand à l'appui du barrage.

    5 - 5 avril 1864. Visite des lieux

    6 à 9 - 14 mai 1864. Plan général / Profils en long et en travers / Projet du règlement / Rapport de l'ingénieur ordinaire.

    19 mai 1864. Arrêté prescrivant l'enquête.

    10 juin. 1864. Registre d'enquête n° 2

    11 juillet 1864. Rapport de l'ingénieur ordinaire.

    Développé des pièces

    1. 20 juillet 1863. Pétition de M. Duffourd à M. le Préfet. A l'honneur de recourir sieur Claude Marie Duffourd, propriétaire habitant la commune de Cusy, et dit qu'il possède des moulins dans ladite commune, désire faire réglementer l'eau de ces dits artifices sur le courant des ruisseaux de la Pallud et de la Thuillière se réunissant à celui de la Ville qui fait mouvoir les dits moulins...

    3. 30 décembre 1863. Rapport de l'ingénieur ordinaire. Par une pétition en date du 20 juillet 1863, M. Duffourd Claude Marie a demandé l'autorisation de reconstituer le système hydraulique d'une usine dite du Mollard-Bassat, située sur les ruisseaux de la Ville dans la commune de Cusy, et qui se trouve en état de ruine et d'abandon depuis l'année 1858. [Enquête sans observations, et avis favorable du maire]. Mais M. le conducteur Prost, chargé du levé des plans et nivellements nécessaires à l'instruction de l'affaire, a constaté que le pétitionnaire se propose de reconstruire un barrage de retenue, qui s'appuierait sur la rive gauche au talus du chemin vicinal n° 5 de la commune de Cusy et sur la rive droite à la propriété des frères Dagand et Ferdinand. Pour que l'instruction puisse être utilement continuée, il est nécessaire que le pétitionnaire justifie de son droit d'appui du barrage projeté sur l'une et l'autre rive ou du consentement de la commune d'une part et des frères Dagand de l'autre.

    4. 21 mars 1864. Consentement de la commune. Les frères Joseph et Ferdinand Dagand déclarent donner leur accord pour l'établissement du barrage de retenue.

    5. 5 avril 1864. Visite des lieux. Les usines su pétitionnaire dites du Mollard-Bassat se composent de deux bâtiments à 10 mètres l'un de l'autre ; celui d'amont renferme deux paires de meules et celui d'aval une paire de meules et un battoir à Chanvre. Elles sont établies sur une dérivation du ruisseau de la Ville le long du chemin vicinal n° 5 de la commune de Cusy. Le bâtiment amont se trouve à 35 mètres en aval de cette dérivation et à 68 mètres en amont du point où les eaux sont ramenées dans leur cours naturel. La prise d'eau de cette dérivation est située sur la rive droite du ruisseau, à 210 mètres en aval du moulin du château appartenant à M. Matrod Henri et à 133 mètres en amont de la scierie en bas du Mollard-Bassat appartenant à M. Collomb Etienne. Les trois usines sont en chômage depuis six ans environ ; elles n'ont jamais été l'objet d'aucune réglementation administrative. Le canal de dérivation en amont des usines du pétitionnaire a pour dimensions moyennes 35 mètres de longueur, 4,50 mètres de largeur, avec une profondeur de 1.10 à 1.20 et peut être considéré comme un bassin de retenue. L'eau s'y maintient sur la rive droite par le coteau du ravin, et sur la rive gauche et en aval au moyen d'une digue de deux mètres de largeur moyenne en couronne avec des talus inclinés... A l'extrémité aval du bassin et dans le plan du plafond se trouve un orifice circulaire de 25 centimètres muni d'une bonde mobile, débouchant dans le canal en bois qui conduit les eaux sur les roues motrices... Il n'existe plus en tête de la dérivation de tracés des anciens ouvrages de retenue...

    6 à 9. 14 mai 1864. Plan général / Profils en long et en travers / Projet du règlement / Rapport de l'ingénieur ordinaire.

    Ponts et Chaussées / Département de la Haute-Savoie / Service hydraulique / Signataires : M. Bernadeau, Conducteur / l'Ingénieur ordinaire M. Tavernier / Ruisseau de la Ville / Usines du Mollard-Bassat / règlement d'eau / M. Duffourd Claude Marie / Plan général / dressé par l'ingénieur ordinaire soussigné à Annecy le 14 mai 1964 / Bernadeau / Vérifié et présenté par l'ingénieur en chef soussigné à Annecy le 17 mai 1864 / Tarvernier / échelle 1/2372 pour mètre. Plan à l'encre noire et rouge sur papier dessin. Rehauts brun, vert, jaune, gris, noir, rose. Dim : H = 31 ; La = 62,7

    Bibliographie :

    ROCHET Sabine, GARCIN Catherine, CHATILLON Marie-Jo. Chronique d’un village et de son canton. Viuz-la-Chiésaz, raconte-moi ton histoire ! Tome 2, Agriculture – Métiers. Viuz-la-Chiésaz : La Vicusienne. 303p. pp. 296 - 298

  • JANIN, Bernard. La vie à Cusy de l’annexion à la Grande Guerre. 1860-1918. Extraits traitant des moulins et meuniers.

    JANIN, Bernard. La vie à Cusy de l’annexion à la Grande Guerre. 1860-1918. Extraits traitant des moulins et meuniers. Pp. 45, 71-72

    P. 45. Les feuilles nominatives du recensement de la population en 1911 précisent que 79% de la population active masculine (exploitants, aides familiaux masculins, domestiques) travaillerait dans l’agriculture au sein de 192 exploitations (un peu moins qu’en 1848), dont une douzaine en faire-valoir indirect (fermage et exceptionnellement métayage, en particulier sur les terres des Hospices de Chambéry. Dans l’artisanat se renforce le secteur de la construction (5 scieurs et 1 entrepreneur, le Valdôtain Jean Juglair) [liste d’autres professions dont deux meuneries : Claude et François Plat, Joseph et Mathieu Dagand]

    P. 71-72. En 1864 le conseil municipal de Cusy proposait de promouvoir en chemin d’intérêt commun le chemin vicinal n°5 qui reliait Gruffy à Cusy, lorsque le pont aurait été établis dans de bonnes conditions de viabilité. Le pont en question n’est rien d’autre que la passerelle établie depuis très longtemps sur le tracé probable de l’ancienne voie romaine. Emporté en 1849 par une crue subite des eaux du Chéran, il a été reconstruit par le sieur Vauteret, propriétaires de moulins situés à proximité, lequel s’est arrogé le droit de percevoir des taxes sur les personnes et les voitures qui traversent la localité (lettre du préfet au maire du 9 juillet 1872). Le pont projeté par l’agent-voyer en chef n’est suivi d’aucun effet, et en 1882, le conseil municipal réclame une passerelle construite dans de bonnes conditions de solidité et de sécurité suivant les propositions des agents de l’administration des Ponts et Chaussées. En 1884, la situation se complique. Un rapport de l’inspecteur forestier fait savoir que deux meuniers ont établi leurs usines sur la rive gauche du Chéran (Cusy) à environ 300 m l’un de l’autre. Depuis fort longtemps le propriétaire du moulin inférieur a construit sur la rivière, à ses frais, une passerelle joignant les deux tronçons de l’ancien chemin vicinal n° 5, et perçoit un droit de passage de 5cts. Le sieur Bourgeois François qui habite le moulin supérieur [..] ne peut s’entendre avec son concurrent pour traiter à forfait de son passage sur la planche existante. Etablir en face de son usine une seconde passerelle en percevant un péage, il n’y pouvait songer, mais il sollicite l’autorisation d’avoir 16m cube de bois gratuit pour construire une passerelle non soumise au péage, accordé par les conseils municipaux de Gruffy et Cusy. Mais l’inondation du 14 juin 1889 emporte la passerelle qui desservait les moulins de Michel Miège et François Vautrey. Les meuniers passent en barque depuis en attendant de rétablir le passage très ancien qui, depuis la construction du pont de l’Abîme, ne présente plus tout à fait le même intérêt.

  • Patrimoine du cadastre de 1890 non étudié ou disparu en 2015

    Patrimoine du cadastre de 1890 non étudié ou disparu en 2015

    Section A1

    Lieu-dit les Parisiens qui a disparu.

    Ancien pont (2015 A1 1132)

    A1 80 : ancien four à pain

    A1 49 : ancienne forge (?)

    A1 34 : ancien four à pain

    A1 54 : emplacement d’une ancienne construction dite « le château » dont il reste quelques bases de mur (2015 A1 24)

    Section A2

    RAS

    Section A3

    A3 240, 244 : Moulin de Balèvaz (sur le ruisseau de Balèvaz)

    A3 : Pont de Balèvaz

    A3 250 (vers) : croix de Balèvaz

    A3 329, Fontaine (la) : fontaine

    A3 248 : ancien bâtiment en lien avec la force hydraulique de l’eau (en bordure de bief), non identifié.

    A3, Vers la Fontaine : ensemble de deux fontaines.

    A3 195 : bâtiment appartenant à l’ensemble des habitants du village (ancien four à pain ?)

    Section A4

    A4 : ancien pont sur le ruisseau de Favand

    A4 : pont de Favand

    A4 466 : maison avec four à pain en saillie sur le mur pignon (Collomb Jean, fils d’Augutin au Pré du nant Favany)

    A4 NC (vers 453) : croix de Vautrey

    Section A5

    RAS

    Section A6

    A6. 643, 637, 638, 639. Maison forte de Fésigny avec ses deux fermes, son four à pain

    A6 NC (vers 636) Croix de Fésigny. Ancienne croix en fonte sur poteau bois, détruite par le vent.

    Section A7

    A7 : Important écart en 1732. En 1890 l’écart de Chez Filliard possède encore de nombreux bâtiments. Joseph Effrancey est propriétaire de deux maisons et d’un bâtiment agricole sous les numéros respectifs 716, 726 et 723. Les hospices civils de Chambéry possèdent la maison avec le numéro 724 et le bâtiment agricole (1890 E8 609) qui lui fait face. Enfin Collomb Jean est le propriétaire de la 4° maison de l’écart et portant le numéro 727.

    A7 NC (vers 722), Croix de Chez Filliard. Située le long de l’ancien chemin de Cusy à Fésigny, se trouvait une croix aujourd’hui disparue. Un renseignement oral nous parle de celle-ci, vraisemblablement refaite : croix autrefois en bois dont il reste le socle en ciment. Croix de mission de 1932, détruite dans les années 1970/80.

    Section A8

    A8 742, Curiat (la), grand marais. Le marais, en bordure du ruisseau de Balévaz appartient à Dérippe Jran, cordonnier à Alby, également propriétaire de la maison située au même lieu-dit (n° 741)

    Section B1

    B1 16 à 21, Châteaupair, moulin. Présence d’un moulin (deux roues symbolisées à l’ouest des bâtiments, mais pas cité en tant que tel dans les matrices cadastrales de 1882)

    B1 14, Châteaupair, ferme. Présence d’un ancien four à pain (?) au nord de la ferme.

    B1 NC (vers 22), Croix de Châteaupair. Croix indiquée à l’intersection de deux chemins, elle est aujourd’hui en ruine (supprimée après l’inventaire ?) à l’angle du bâtiment B1 20,21.

    Pont de Balèvaz au nord du moulin B1

    Section B2

    Cf dossier Village de Cusy (IA74002482)

    Section B3

    RAS

    Section B4

    Ruisseau de Chez Miège. Il circule entre les fermes du hameau, encore présent. Il servait à irriguer les prés.

    B4 224 (NC), croix de chemin. Croix dite Croix Bérard, aujourd’hui disparue depuis plus de 70 ans (vers les années 40, renseignement oral)

    B4 150 (NC), croix de chemin. Croix dite Croix des Trois Vies, aujourd’hui remplacée (à l’identique ?) par une croix en bois.

    Section B5

    B5 341, la Charmette, bâtiment et cour. Construction détruite qui appartenait à Brunier Raymond, aubergiste à la Pallud située le long d’une dérivation du ruisseau de la Massette.

    B5 325, la Pallud, maison. Corps de bâtiment de Bogey Jean, fils de Charles, négociant à la Pallud.

    B5 308, la Pallud, Croix dite « Croix de la Pallud », déplacée.

    B5 309, la Pallud, hangar des pompes appartenant à la commune de Cusy. Bâtiment détruit (Photos. IVR84_20187400015NUCA_P.jpg, IVR84_20187400015NUCA_P.jpg, IVR84_20187400015NUCA_P.jpg)

    B5 281, les Brochets, maison. Bâtiment détruit qui appartenait à Grosjean Jean-Pierre.

    B5 279, les Brochets, maison. Bâtiment détruit qui appartenait à Chappuis Jules, concierge à Paris.

    Section B6

    B6 345, ruines du château de Cusy

    B6 381 à 384, Moulin Vautrey. Présence ancienne d’un ancien bief (dérivation de la rivière du Chèran). Aujourd’hui transformée en auberge qui a fermé dans les années 2000. Habitation privée

    B6 (NC), passerelle sur le Chéran. Encore présente.

    Section B7

    B7 433, scierie Christollet. Ancienne scierie sur le ruisseau de la Ville avec retenue d’eau en amont, aujourd’hui disparue. Ancien local ou espace aménagé pour la scierie de l’autre côté du chemin (section B6) (Photo. IVR84_20187400158NUCA_P.jpg) (Photo. IVR84_20187400159NUCA_P.jpg)

    B7 NC (vers 578), Croix des Crêts. Renseignement oral : ancienne croix en bois, remplacée par une croix en ciment puis par la croix actuelle en bois en 1992 (date gravée)

    B7 le hameau des Crêts. Hameau scindé en trois espaces et appellations distinctes : les Crêts-Ouest, les Crêts-Nord, et les Crêts-Sud.

    Les Crêts-Nord. La famille Chabert possède les trois constructions existantes : Chabert Jean, Louis (curé à Saint-Pierre-d’Albigny), Ferdinand et Joseph pour un bâtiment (n° 471) ; Chabert Louis pour un jardin et maison (n° 472, 473) ; Chabert Jean-Pierre pour une maison (n° 477). Un seul bâtiment est resté en place.

    Les Crêts-Sud. Les familles Dagand, Bogey, Miège, et Dupassieux se partagent les huit maisons, trois bâtiments, cinq jardins et le hangar existants. Le bâtiment et cour n° 511 a disparu.

    Les Crêts-Ouest. La famille Miège, Chabert et Dagand se retrouve, avec d’autres autour des six maisons, deux bâtiments et trois jardins présents. Présence d’un four à pain avec voûte au-devant (rattaché à la maison avec le n° 445), aujourd’hui disparu. Plusieurs autres bâtiments ont été détruits ou transformés.

    B7 Bassat : trois bâtiments dispersés.

    B7 301, 302, Moulin Bassat. Moulin avec dérivation (bief) prise sur le Chéran. Moulin qui appartenait à Collomb Pierre François et Louis François qui s’est arrêté vers les années 1950, il possédait une grande roue, travaillait le gruau et la farine.

    B7 397, Bassat-Ouest. Maison de Collomb Louis (détruite)

    B7 411, Bassat-Est. Maison de … (détruite)

    Section B8

    B8 NC (vers 563), Croix du Pré du Sang. Croix dont il ne reste aujourd’hui que la tablette en calcaire (Photo. IVR84_20187400161NUCA_P.jpg)

    Section B9

    Deux constructions dont une seule subsiste (étudiée)

    B9 702, les Perrières-Ouest. Maison de Chapuis Ambroise. Maison qui comportait un escalier en façade. Un petit bâtiment avec remise attenante était lié à la maison, un ancien four à pain ? Les bâtiments n’existent plus.

    Section B10

    Lieux-dits les Perrières et les Plattets. Beaucoup de châtaigneraies. Plusieurs fermes isolées avec un four à pain. Prépondérance de la famille Chabert et Duffourd.

    B10 758, les Perrières-Ouest. Maison à Chabert Louis, fils de Léonard avec un four à pain

    B10 754, les Perrières-Ouest. Maison à Duffourd Jean, fils de Nicolas

    B10 745 à 750, les Perrières-Est. Ensemble de 5 constructions dont un four à pain. B10 750 : bâtiment de Chabert Claude / B10 747 (maison, Chabert Claude) / B10 746 (maison, Janin Pierre) + B10 748 (maison, Chabert Joseph) / B10 745 (maison, Chabert Etienne) / B10 749 (four à pain, Chabert joseph, Janin Pierre)

    B10 827 à 831, les Plattets-Est. Bâtiment divisé en quatre avec un four à pain isolé. Familles Davoine et Duffourd.

    Section B11

    Cf dossier écart de la Tropaz (IA74003014)

    Section B12

    B12 1004, Champ de la Tuilière, huilerie. Présence de l’huilerie Davat propriété de Davat François. Bâtiment étudié. Le ruisseau d’alimentation en eau du moulin (via une petite dérivation et une retenue d’eau), ruisseau de la Tuilière, prend sa source à la Tuilière.

    B12 1015, la Tuilerie-Ouest, maison. Maison appartenant à Duffourd Martin, détruite.

    B12 996, les Verdannes, maison. Maison appartenant à Bontemps Pierre, aujourd’hui très transformée.

    Section B13

    RAS

    Section C1

    C1 59, les Etrais-Est, Chalet – restaurant du Pont de l’Abîme. En 1890, Bogey Charles, aubergiste à la Pallud est propriétaire de la maison.

    C1, les Etrais-Est, Pont de l’Abîme.

    Section C2

    C2 59, les Etrais-Est, Chalet – Restaurant du Pont de l’Abîme. Etudié

    Section C3

    C3 232, Chez Pathiaud, maison. Maison appartenant à Milloz Claudius, marchand de bois à Saint-Offenge-Dessous, disparue.

    Section C4

    C4 NC (vers 277), la Grande Raie-Ouest, Croix de la Grande Raie. Croix de chemin (?) détruite

    Section C5

    C5 327, la Balmette, maison. Maison encore cadastrée en 2015 mais qui n’existe plus. Elle appartenait à Duffourd Joseph, fils de Charles sous le numéro 327 ; une petite construction était proche de la maison, elle est aujourd’hui une petite remise en appentis. Présence d’une vigne attachée à la maison (parcelle 2015 C5 331 actuelle)

    C5 316, Grange de la Balmette, bâtiment agricole. Cette grande grange aujourd’hui disparue appartenait à Duffourd Jean, fils de Joseph.

    C5 335, la Balmette, carrière. Ancienne carrière appartenant à Grosjean Jean, dit Panier, et Paccard François, cultivateurs à la Pallud, indivision.

    Section C6

    C6 359, Les Grandes Côtes-Nord, Grange Duffourd. En 1890, Duffourd François, fils de Jean dit Francy est propriétaire d’un bâtiment et cour, en l’occurrence une grange. Elle a aujourd’hui disparu.

    Section C7

    C7 442, 443, 444, le Chalet-Est, ruines. En 1890 Mermet Charles Charles et François, et Jean-Marie, d’Allèves, sont propriétaires d’un bâtiment en ruine.

    Section C8

    C8 495 et suivants, Pont de Bange, Moulin et scierie et battoir. Etudié

    C8 46, Pont de Bange, Pont ancien. Etudié

    Sections C9 à C10

    RAS

    Sections C11 et C12

    Alpages

    Section D1

    D1 3, Petitloup, Batiment et cour. Bâtiment appartenant à Bogey Urbain, restaurateur à Paris, détruit.

    D1 10, Petitloup, bâtiment et cour. Bâtiment appartenant à Bogey Martin (non trouvé)

    D1 26, Chez Canard, Bâtiment et cour. Bâtiment appartenant à Gros Claude (non trouvé)

    D1 42, Petite Combe (la), Grange de la Combe. Favrin Jean, propriétaire, détruite.

    Section D2

    D2 175, 176, Pontex (le), maison. Propriétaires respectifs : Chabert Lucien, fils de Joseph, Chappuis Jacques, avec présence ancienne d’une fontaine (aujourd’hui disparue)

    D2 156, Fogères-Sud (les), bâtiment (grange ?). Edifice qui était la propriété de Porcheron Jean-Claude, fils de Jean-Claude (en ruine)

    D2 204, Plateau des Granges, maison. Bâtiment dénommé « Chez Garnier » qui était la propriété de Garnier Henri, chauffeur à Paris (non trouvé).

    D2 195, Conteste (la), cour et ruines. Bâtiment qui appartenait à Garnier Roland, cultivateur au Châtelard, dénommé Ruines à Garnier.

    D2 128, Bois du Fayet, bâtiment, dénommé Grange à Thiervoz. Propriétaire : Thiervoz Etienne, bâtiment n’existant plus.

    Section D3

    RAS

    Section D4

    Ecart des Chavonnes (étudié)

    D4 273, 275, Chavonnes (les), maison et four à pain. Respectivement une maison et un petit bâtiment appartenant à Armand François. Ferme remaniée et intérieur du four à pain détruit.

    Section D5

    D5 368, Pré Armand, maison. Maison qui est détenue en 1891 par Paccard François et Jean-Claude (lieu-dit Pré Armand-Est). Ferme non repérée.

    Section D6

    Ecart Chez les Bogey. Etudié (IA74002544)

    D6 584, Ecarriers-Nord (les). Maison appartenant à Bogey Joseph veuve née Pollier Françoise, détruite.

    D6 575, 576, Ecarriers-Sud (les). Respectivement maison (atelier) et maison appartenant à Suavet Louis, charpentier à Chez les Bogey. Ferme très remaniée qui possédait un four à pain dans son ancienne cuisine.

    Section D7

    Ecart Pételaz : étudié (IA74002546)

    D7 NC (vers 655) : Croix de chemin dite de Pételaz, disparue.Section E1E1 55, Pré Polet : maison propriété de Grellier Jean (disparue), à laquelle dépendait également le n° 57, un bâtiment et cour.

    Section E1

    RAS

    Section E2

    E2, Monderesse (la). Source de la rivière de la Monderesse.

    E2 148, Monderesse (la) : maison mitoyenne avec le n° 149 qui appartient à Fort Joseph, cultivateur à Albens (Savoie). Deux autres bâtiments sont attachés à cette construction. Ancienne fruitière de la fin du 19e siècle, rachetée par Aix-les-Bains puis détruite vers 2000 (pour éviter la pollution du sol (lieu de captage de la Monderesse)

    E2 149, Monderesse (la) ! maison, mitoyenne avec le n° 148, qui appartient à Isard François. Ancienne fruitière de la fin du 19e siècle, rachetée par Aix-les-Bains puis détruite vers 2000 (pour éviter la pollution du sol (lieu de captage de la Monderesse)

    Section E3

    Ecart de Lachat : étudié (IA74002551)

    Section E4

    E4 356, Côtes (les) : maison de Janin Claude, fils d’Eugène, marchand de vin à Paris. Maison disparue.

    Section E5

    E5 458, Chez les Rey : maison de Martin Honoré. Maison disparue

    E5 NC (vers 456), Croix de Chez les Rey : croix de chemin disparue.

    Section E6

    Ecart de Chez les Rey

    Croix de Chez les Rey (disparue)

    Section E7

    Ensemble relativement important de maisons et bâtiments au lieu-dit Chez le Rosset (aujourd’hui Chez le Rosset-Ouest et Est) qui ont partiellement disparus et qui ont été très remaniés

    E7 569, 570, Chez le Rosset : maison appartenant à deux propriétaires distincts : Dagand Ferdinand pour le numéro 569 (partie de gauche), et Martin Joseph, fils de Claude pour le numéro 570 (partie de droite). Chacune des maisons avait une remise (aujourd’hui disparues) ; l’ancienne ferme est aujourd’hui toute transformée.

    E7 571, Chez le Rosset : maison appartenant à Martin Christophe. Maison disparue.

    E7 575, Chez le Rosset : maison appartenant à Morel Jean, fils de Nicolas. Maison disparue.

    E7 581, Chez le Rosset : Cour et bâtiment appartenant à Jacquin Marie, cultivateur à Chez le Rosset, également propriétaire de la maison E7 584. Bâtiment en mauvais état.

    E7 584, Chez le Rosset : maison appartenant à Jacquin Marie, cultivateur à Chez le Rosset, également propriétaire du bâtiment E7 581. Bâtiment en ruine. Le bâtiment avait un escalier en façade pour accéder au logis situé au rez-de-chaussée surélevé.

    Section E8

    RAS

    Section E9

    E9 666, Chante Merle : Maison ayant appartenu aux hospices civils de Chambéry. Maison aujourd’hui disparue.

    Section E10

    E10 691, Chez Filliard : maison appartenant à Joly Pierre, aujourd’hui disparue.

    E10 694, Chez Fillard : Petite maison appartenant à Milloz François, aujourd’hui disparue.

    E10 689, Côtes Filliard : maison appartenant à Milloz Joseph, fils de Clément. Le bâtiment, encore en place n’a pas été repéré.

    Section E11

    E11 736, La Chat : maison appartenant à Gémet Pierre, cultivateur à La Chat, aujourd’hui disparue.

    Section E12, E13, E14

    RAS

  • Présentation sommaire des bâtiments non repérés de la commune.

    Généralité commune

    Il existait 4 châteaux sur Cusy :

    Château Pair ou Pers (voir scierie à Balevaz), l’abbé Martin, au 19e siècle mentionne sa démolition au 18e siècle

    Château de Cusy, détruit au 18e siècle : les Crêts

    Château de Fessigny

    Château des Parisiens (château Morel, sur mappe sarde)

    Sections A1

    A1 : lieu-dit ancien « les Parisiens » : surnom de la famille Gaime qui est originaire d’Héry-sur-Alby (Photo. IVR84_20187401013NUCA / 14NUCA / 15NUCA)

    A1 21, Arandets (les)– grange-étable puis ferme : ancienne grange-étable qui existe en 1890 (cd. Ancien), le logis était autrefois dans une maison voisine, incendiée au début du 20e siècle (rens. oral) ; présence d’une chaîne d’angle en façade indiquant un agrandissement à l’ouest. Bâtiment remanié, logis aujourd’hui à droite (2 pièces dont la cuisine accessible par une porte en arc segmentaire), grange et étable à gauche. Encadrement en pierre de taille de calcaire, toit à longs pans et demi-croupe et toiture en tuiles plates mécaniques. (Photo. IVR84_20187401021NUCA)

    A1 73, Fin des Terres (la), ferme. Ferme édifiée en 1906 (daté par source) transformée (surélevée et dénaturée). Logis sur cave, l’accès à cette dernière se fait par l’intérieur, autrefois l’accès était en façade mais l’étage de soubassement a été remblayé. Le logis comporte trois pièces en enfilade dans la profondeur : une cuisine et deux chambres ; deux frères y habitaient. Sur le côté gauche, une grange (avec un pont roulant) et une étable.

    A1 854, 858, Fin des Terres (la) – ferme et four à pain détruit : four à pain détruit dans le 4° quart du 20e siècle ; utilisé jusqu’en 1950 environ. Ancienne ferme existante en 1890, en deux parcelles (50 et 51). Le bâtiment en ligne a été agrandi avant 1890 au sud (présence d’une chaîne d’angle), parcelle 854 actuelle, très transformée. La parcelle actuelle 858 comporte un logis dans le quart nord-est de la parcelle : cuisine au rez-de-chaussée avec cave dans le prolongement, semi-enterrée (jours latéraux dans le mur nord) et chambre à l’étage ; chambres à l’étage anciennement accessible (?) par un escalier extérieur (manquant) qui accédait à la petite galerie située au-devant des baies de l’étage. A gauche du logis, en façade, se trouve une cave. Sur l’arrière de la parcelle 858, deux doubles portes, du fait de la déclivité du terrain, ouvrent de plain-pied dans une grange et une remise. Mur de moellons de calcaire (pignon avec bardage bois), encadrement en pierre de taille de calcaire (baies jumelées en façade, au rez-de-chaussée). Toiture à longs pans couverte de tuiles plates mécaniques. (Photo. IVR84_20187401025NUCA)

    A1 936, 1130, Essert (l’) – ferme : ancienne ferme qui existe en 1890 (cad. Ancien), achetée n 1934 par une personne de la cour (hameau de Chavonnes), a brûlé en 1936. L’activité a cessé vers 1970 ; la ferme possédait 7 vaches et un cheval. Le bâtiment a été surélevé en parpaings de béton Logis sur cave en étage de soubassement ; cave en 4 parties dont les deux du fond abritent un pressoir à cidre sur plancher et une cave à cidre ; accessible depuis la façade principale par le biais d’un escalier. La partie logis possède deux portes (celle de droite ouvre sur « la chambre du quinque »), la grange-étable a été transformée en habitation. Enduit ciment, encadrement des baies en ciment, toit avec demi-croupe et couverture en tuiles plates mécaniques. Présence d’un puits avec pompe dans la cour, disparu vers 1930 ; présence d’une meule de moulin dans la cave. (Photo. IVR84_20187401022NUCA / la cave).

    A1 1016, Fin des Terres (la), remplois : Linteau en accolade en pierre de taille provenant d’une maison détruite (cad. 1890 A1 27 à 30) (Photo. IVR84_20187401026NUCA)

    A1 1131, Essert (l’), four à pain démonté : ancien four à pain qui existe en 1890 dont il ne reste plus que les murs extérieurs (démonté depuis plus de 80 ans) ; surélévation de deux rangs de moellons en ciment. Murs en calcaire (moellons pour le gros œuvre, pierre de taille pour les chaînes d’angle), pignon en bois vertical abritant un espace au-dessus de l’ancien four. Toit à longs pans et couverture en tuiles plates mécaniques. (Photo. IVR84_20187401024NUCA)

    Section A2

    A2 116, Grands Plattets (les), grange. Bâtiment qui existait en 1890 : bâtiment sous le numéro 158 appartenant à Brunier Michel, tailleur d’habits à Meurat ; lieu-dit Les Grands Plattets, dite Grange Brunier. Renseignement oral : ancienne grange démolie, toit tuile. Zones autrefois fauchées aujourd’hui en bois.

    Section A3

    A3, écarts de Balevaz et de Meurat (Photo. IVR84_20187401094NUCA / 1095 NUCA)

    A3 262, Balevaz, ferme – auberge, actuellement maison. Ancienne ferme avec cave et logis au-dessus. Avec escalier extérieur double volée droite convergente. Bâtiment qui n’existe pas sur le cadastre ancien de 1890.

    A3 266, Balevaz, bassin – lavoir. Construction en ciment daté de 1905, borne sans décor, plus d’écoulement d’eau. Il devrait être détruit en 2015. (Photo. IVR84_20177302144NUCA/ 145NUCA)

    A3 322, Ouchettes-sud (les), maison. Bâtiment de plan carré comportant quatre niveaux : un étage de soubassement en cave, un rez-de-chaussée surélevé accessible par le mur pignon (galerie en ciment, filante sur toute la façade). Chambres à l’étage, avec balcon au-devant de la porte-fenêtre axiale, ouvrant sur le mur pignon. Comble à surcroît avec chambres d’habitation (?). Toit à longs pans et tuiles plates mécaniques. Construction du début du 20e siècle. (Photo. IVR84_20187401102NUCA)

    A3 325, Ouchettes-sud (les), ancienne ferme. Bâtiment datant de 1890 (acte de vente du propriétaire), ancienne ferme agrandie et vraisemblablement surélevée. Quatre niveaux : sous-sol occupé par une cave, accessible par un escalier extérieur descendant à l’angle sud du bâtiment. Le logis au rez-de-chaussée, accessible par une porte aménagée sur le mur gouttereau ; un couloir central distribue plusieurs pièces avec dans l’une d’elles, un escalier tournant en bois desservant les chambres situées à l’étage. Porte-fenêtre avec balconnet au centre de l’espace des chambres. Une grange – remise accolée au logis (double porte en anse de panier, encadrement calcaire), et une petite étable (?) sur le mur pignon ouest. Encadrement des baies en pierre de taille calcaire et enduit ciment. Toit à longs pans et croupes, ardoises, charpente désaxée et avant-toit fermé en façade principale. (Photo. IVR84_20187401100NUCA / 1101NUCA)

    A3 NC (vers 203), Meurat, fontaine. Edicule en béton armé daté 1883, repéré sur le cadastre de 1890, (gravé dans cartouche au milieu du grand côté avant). Décor de tables rentrantes, borne avec bec en bronze (mufle de lion). Bassin en eau. (Photo. IVR84_20187401097NUCA / 1098NUCA / 1099NUCA)

    A3 205, Meurat, grange-étable et remise. Bâtiment dénaturé portant la date de 1930 sur la poutre du toit à l’angle de la toiture.

    A3 1077, Reisses (les), cimenterie Butin. Grands bâtiments industriels.

    Section A4

    A4 1405, ferme, bassin. Ferme dénaturée avec bassin (source présente en 1890 à cet endroit)

    A4 398, Covasses (les), marbrier. Maison du cimentier Camille Duffourd construite vers 1925/1928. Son fils, Edmond, est professeur au lycée technique de Chambéry et enseigne à Raymond Butin. Ce dernier loue dès 1950 la cimenterie puis l’achète (Il fabriquait des encadrements de fenêtre et des carreaux), il l’agrandie puis déplace son entreprise aux Reisses vers 1967/1968 (A3 1077). (Photo. IVR84_20187401104NUCA)

    A4 433 à 437, anciens marais. Marais remblayé par entreprise Grosjean de travaux publics. (Photo. IVR84_20187401105NUCA)

    A4 NC (vers 1143), Vautrey, croix de Vautrey. Chemin des Parisiens : il existait une croix en bois, disparue depuis longtemps, détruite par le père Prosper Lambert.

    A4 349, Vautrey, ancienne ferme. Ferme existante sur la mappe sarde (parcelle n° 463), propriété de Collomb Aymé et frère Michel, elle est composée d’une maison, grange, cour et pré verger. La ferme en 1890 a pour propriétaire Collomb Jean, fils d’Augustin (matrice cadastrale). La famille Collomb dit Pape (ou Papaz) existe depuis le 16e siècle (renseignement oral). A l’origine seulement une grange-étable puis aménagement d’une habitation. L’habitation comprend une cuisine avec un évier et une cheminée en molasse, et deux chambres ; un four à pain en saillie sur le mur pignon est ouvrait dans la cheminée. Un autre bâtiment, autrefois relié en retour d’équerre par une galerie (cadastre ancien) abritait une dépendance (forge ou atelier).

    Section A5.

    RAS

    Section A6.

    Site de la maison forte de Fésigny, avec ses deux fermes, sa chapelle, son four à pain, une croix de chemin.

    Section A7

    A8 523, A7 588, Chez Filliard, ancienne ferme du château puis des hospices civils de Chambéry. Ferme composé d’un corps de bâtiment d’habitation (2015 A7 588) et d’un corps de ferme abritant des communs (2015 A7 523). Ferme existante peut être en 1732, mappe sarde, sous les numéros respectifs 1152 (maison et cour appartenant à Derolland Jean-Baptiste, ancien noble exempté) et 1158 (Grange et place propriété de De Montisel Anne-Marie). Le premier cadastre français pointe pour les mêmes bâtiments (1890 A7 724 une maison ; et 1890 E8 609 un bâtiment et cour) un propriétaire différent : les hospices civils de Chambéry. Des renseignements oraux nous signalent que les bâtiments étudiés appartenaient au château de Fésigny, puis furent légués par le châtelain aux Hospices. La ferme actuelle a été achetée par le grand-père des propriétaires actuels aux hospices de Chambéry dans les années 1925/27. Il existait un four à pain sur la ferme, aujourd’hui détruit. La ferme possédait en 1995, date de la cessation d’activité, environ 25 vaches et deux chevaux de travail. Le lait était porté à la fruitière de Chainaz puis de Lachat.

    La ferme très remaniée comporte deux bâtiments dissociés. Une maison d’habitation avec cave à l’étage de soubassement et logis au rez-de-chaussée surélevé ; un contrefort épaule le mur pignon nord. (Photos. IVR84_20187400005NUCA_P.jpg ; IVR84_20187400006NUCA)

    La grange-étable, maçonnée et très remaniée également (matériaux d’encadrement des baies hétéroclites, reprise et rajouts de murs en moellons de ciment…), datée 1891 (date portée sur une panne faîtière) elle est constituée d’ouest en est, d’une loge (remise anciennement ouverte, actuellement fermée), d’une première étable, d’une grange puis d’une seconde étable. (Photo. IVR84_20187400009NUCA)

    Un linteau de baie en accolade avec figurine sculptée à la pointe de l’accolade, datant peut-être du 15e siècle, est posé au sol, à côté de l’habitation. (Photo. IVR84_20187400010NUCA)

    A7 590, 921, Chez Filliard, ancienne ferme. Ferme présente en 1890 sur le premier cadastre français : n° 727, maison propriété de Collomb Jean, fils d’Honoré. La ferme à juxtaposition possède un logis au sud-est et dans son prolongement à gauche, une grange-étable et une loge (remise ouverte) charpentée ; un niveau de cave est situé en sous-sol. La ferme date de 1860 (renseignement oral), date portée sur la cheminée avec linteau en bois ; elle possède également un four à pain à l’intérieur.

    A7 1109, Pré Cochon, ferme. Ferme à juxtaposition dénaturée réalisée en plusieurs étapes, avec un bassin en ciment daté 1924. (Photo. IVR84_20187400015NUCA)

    Section A8

    A8 1537, 1538, Curiat (la), ferme.

    Section B1

    Domaine de Châteaupair

    Section B2

    Dossier Village de Cusy (IA74002482)

    Section B3

    B3 1369, 1370, le Fay-Est, bar et garage. Garage dit Million, édifié vers 1926. Le bar a fermé en 2009. B5 264, 265, entrepôt dépendant du garage situé de l’autre côté de la route. Les propriétaires de l’ESSO service du Pont de l’Abîme et le Café de la Tonnelle étaient frères et sœur. (Photo. IVR84_20167402012NUCA / 2013NUCA / IVR84_20207400131NUCA)

    B3 1251, le Fay-Est, maison. Actuelle couturière. Maison portant la date 1921, construite par un oncle charpentier dont l’atelier était ailleurs. Le rez-de-chaussée comprenait à gauche du mur pignon une double porte pour un atelier (transformée en large baie). Au même niveau se situait la cuisine et l’escalier tournant en bois permettant d’accéder à l’étage carré comportant 4 pièces (chambres ?). Le grenier est placé dans l’étage de comble. La façade principale est sur le mur pignon où se trouve un petit balcon, tout comme sur le mur gouttereau ouest. Sur l’arrière du bâtiment (côté mur pignon nord) se trouve une petite écurie à chèvres et une grange avec fenil au-dessus. La toiture à longs pans et demi-croupe est couverte de tuiles plates mécaniques. (Photo. IVR84_20207400132NUCA / 136NUCA)

    B3 1952, le Fay-Est, maison. Maison d’un ancien médecin comportant trois niveaux : un rez-de-chaussée pour cuisine et pièces à vivre, un étage carré pour les chambres et un comble à surcroît. Les murs sont enduits au ciment et l’encadrement des baies est cimenté. La toiture à longs pans et croupes est désaxée (larges avant-toits fermés au sud et à l’est) et couverte de tuiles plates mécaniques. L’entrée de la cour comportait deux piliers en ciment moulé (un seul subsiste). (Photo. IVR84_20207400133NUCA)

    B3 140, le Fay-Est, commerce. Actuel Casino avec garage sur l’arrière. (Photo. IVR84_20207400134NUCA)

    B3 1960, le Fay-Est, maison. Maison de Louis Dagand construite vers 1955-1956. (Photo. IVR84_20207400170NUCA)

    B3 1739, le Fay-Est, école primaire. (Photo. IVR84_20207400171NUCA / 172NUCA)

    B3 2272, Sur le Fay, grange-étable. Bâtiment datant du début du 20e siècle. Les murs sont en moellons de calcaire et parpaings de béton. Le bâtiment a vraisemblablement été surélevé en parpaings de béton. Toit à longs pans et demi-croupes couvert de tuiles plates mécaniques. Bardage bois sur les pignons, avant-toits fermés. (Photo. IVR84_20207400173NUCA)

    Section B4

    B4 2066, Chez les Mièges-Est, maison. Existante sur le cadastre de 189. Maison et remise, en rez-de-chaussée, encadrement au ciment, toit avec demi-croupe en ardoise avec débord en façade.

    B4 236, Chez les Mièges-Est, ferme. Existante partiellement sur le cadastre de 1890. Ferme Grosjean, à juxtaposition, en profondeur. Façade principale sur le mur pignon, grange-étable sur l’arrière. Agrandissement sur la partie arrière du bâtiment qui a nécessité la déviation du ruisseau de Chez les Mièges. Trois niveaux : Rez-de-chaussée, étage carré et comble à surcroît. Toit avec demi-croupe en tuiles plate mécanique.

    B4 230, Chez les Mièges-Est, café et marchand de parapluie et chapeaux, actuellement maison. En 1890 (B4 245) le propriétaire est Bogey Etienne, chapelier à Chez les Mièges. Commerce ayant cessé en 1946 (renseignement oral).

    B4 223, 224, 1900, 1904, Chez les Mièges-Ouest, bâtiments mitoyens en ligne. Partiellement existants en 1890 (n° 205 : Carrier François ; 206 : Brunier Louis dit Michaud, aubergiste à Chez les Mièges ; 207 : Léger Etienne, charpentier à Paris). Ancienne ferme Chez Carrier avec plusieurs logements. Cave en étage de soubassement, habitation au rez-de-chaussée surélevé accessible par un escalier extérieur. Les bâtiments auraient accueilli une ancienne fruitière (renseignement oral), porte d’habitation avec les initiales MJ (pour Morel Joseph) en fer forgé.

    B4 2193, ferme. Madame Quétaud

    B4 247, le Villard, ferme. Existante en 1890 (Miège Pierre), ancienne ferme à juxtaposition dénaturée.

    B4 1803, le Praz Sud, ancien transformateur. Bâtiment de plan carré à trois niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble. Bâtiment enduit, chaînage ciment moulé à bossage rustique. Encadrement ciment moulé avec agrafe. Comble avec petites baies à encadrement en brique. Toit en pavillon en tuile plate mécanique. Extension en rez-de-chaussée sur le côté droit du bâtiment datant du quatrième quart du 20e siècle.

    B4 1800, Chez les Mièges-Est, ferme. Bâtiment existant déjà en 1890 (n° 212 : Rey Jeannette, et le n° 213 : Chabert Joseph) ; l’ancien maire Chabert a vécu dans cette ancienne ferme aujourd’hui bien dénaturée. La date 1814 dans un cartouche est gravée dans une pierre située en façade sur cour (rapportée). Le bâtiment existerait déjà sur la mappe sarde. Aujourd’hui il a deux caves en étage de soubassement et une habitation au-dessus (escalier extérieur en ciment des années 1930)

    Section B5

    B5 2266, la Pallud, restaurant. Nouveau restaurant de la Charmotte.

    B5 328, 2036, la Pallud, grange-remise.

    B5 294, 295, 1124, 1125, la Pallud, ferme. Bâtiment existant déjà en 1890 et divisé alors en trois parcelles : n° 303 et 305 (respectivement une maison, 2 pièces au 1er étage, Décarse Antoine, charpentier à la Pallud et une maison) ; n° 304 (maison, Collomb Etienne). A cette dernière parcelle était rattaché un édicule (un four à pain ?) non identifié sur les matrices cadastrales. Quelques remarques sur la partie sud-ouest de la parcelle 294 : la date 1903 (?) est peinte sur un linteau, encadrement de baie avec piédroits chanfreinés, existence d’un placard mural, porte en accolade et jour chanfreiné. Présence d’un ancien sabotier puis d’un coiffeur.

    B5 2040 (partie), la Pallud, lavoir. Banquette inclinée en calcaire sur le ruisseau de la Massette. (Photo. IVR84_20207400129NUCA / 130NUCA)

    B5 331, le Collombet, boulangerie Piccard.

    B5 1156, le Collombet, maison des années 1950-60.

    B5 1109, 2251, les Marais de la Pallud, ensemble de deux granges-étables. Bâtiment comportant deux grange-étables mitoyennes avec leurs doubles portes ouvertes sur la façade ouest de la construction. Murs en moellons de calcaire, enduit en terre, encadrement des baies : linteau IPN ou arcs segmentaires en brique (étables) et piédroits en calcaire, toit en bac acier refait. Au sud de ce bâtiment une remise en parpaings avec toit à demi-croupe et tuiles plates mécaniques. Anciennes dépendances des frères Paris.

    B5 2154, 2158, les Marais de la Pallud, ancien hôtel-restaurant « la Truite Vivante » et ancienne grange-étable.

    B5 2256, les Marais de la Pallud, actuelle boucherie, ancienne forge jusqu’en juin 2000. Un travail (édicule servant à ferrer les animaux) était au-devant du bâtiment. A l’origine la forge se situait au carrefour des routes d’Aix-les-Bains, des Bauges et d’Héry.

    B5 2253, les Marais de la Pallud, salle des fêtes.

    B5 264, 265, les Marais de la Pallud, garage appartenant au garage Million situé de l’autre côté de la route (2015 B2 1369, 1370).

    B5 355, les Brochets, remise en planches avec toit en tuiles plates mécaniques.B5 1157, Boisset-Gaillat, garage (ancien hangar aux pompes ?)

    B5 339, les Massettes, ferme. Le bâtiment existait en 1890 sous le numéro 285, maison propriété de Christollet François. Ancienne ferme à juxtaposition comportant trois niveaux : un étage de soubassement abritant une cave accessible par un escalier accolé à la façade principale ; un rez-de-chaussée surélevé avec d‘ouest en est un logis (baies remaniées au ciment), une grange à double porte, une étable puis une « loge » (remise ouverte) fermée et transformée en habitation. Murs en moellons de calcaire enduits au ciment ; encadrement des baies en calcaire (un angle partagé) ; le toit avec demi-croupe est couvert de tuiles plates mécaniques. (Photo. IVR84_20207400816NUCA)

    B5 340, les Massettes, ferme. Le Bâtiment existait en 1890 sous le numéro 288, maison propriété de Christollet François et Antoinette François (?), femme séparée de bien de Chappuis. Un four à pain appartenait également aux deux personnes (n° 287). Présence d’une cave en étage de soubassement. Ferme à juxtaposition comprenant un logis, une étable et une remise. Les murs sont en moellon de calcaire, enduits à pierre vue à la chaux ; encadrement en calcaire ; terrasse du 20e siècle. Un bassin daté 1934 (à sec) est situé dans le jardin : trois tables rentrantes, sur les rebords, accroches pour tringles. (Photo. IVR84_20207400817NUCA)

    Section B6

    Site du Château de Cusy

    Section B7

    B7 1913, les Crêts-Sud, ferme. Ferme à juxtaposition remaniée, existante en 1890 (n° 513 : maison d’Ambroise Joseph Miège, n° 514 : maison de François Miège, n° 515 : maison de Martin Miège) appartenant à trois membres de la même famille. (Photo. IVR84_20187400146NUCA)

    B7 1915, les Crêts-Sud, ferme. Ancienne ferme plus longue qui appartenait à Bogey Jean (maison, n° 505), Dagand François (maison n° 506, bâtiment n° 508), Bogey Charles (maison n° 507). Les parties extrêmes ont été réduites (Photo. IVR84_20187400147NUCA). Un four à pain dépend de la ferme, attenant à un petit local (Photo. IVR84_20187400148NUCA)

    B7 395, les Crêts-Ouest, villa du début du 20e siècle. (Photo. IVR84_20187400154NUCA /155NUCA)

    B7 398, les Crêts-Ouest, bassin-lavoir. Bassin daté de 1893, couvert d’un appentis et adossé à un mur. (Photo. IVR84_20187400156NUCA)

    B7 1910, 1911, les Crêts-Ouest, ferme. Ferme existante sur le cadastre de 1890 (n° 457 : maison et n° 456 : bâtiment) avec Joseph Dagand pour propriétaire. Ferme datant des années 1830/40 avec anciennement un four à pain contre le mur pignon du bâtiment 456 aujourd’hui détruit. Ferme qui détenait 7 à 8 vaches (lait porté à la coopérative) sur une exploitation de 7/8 hectares.Aujourd’hui la maison est englobée dans de grands bâtiments (stabulations) et le bâtiment a été considérablement transformé. (Photo. IVR84_20187400157NUCA)

    B7 406, les Crêts-Ouest, ferme. Ancienne ferme, avec un four à pain avec voûte au-devant du four actuellement détruit, qui appartenait à trois propriétaires différents : Rey Claude, fils d’Honoré (maison n° 445), Rey Marie, fils de Claude, garçon d’hôtel à Paris (maison n° 446), Gros François, jardinier à Lyon (maison n° 447, jardin n° 448). Bâtiment très remanié.

    B7 404, les Crêts-Ouest, ferme. Le bâtiment en 1890 était beaucoup plus long et appartenait à Miège Marc (n° 453, maison) et Segret François (n° 454, maison). Bâtiment refait.

    B7 1637, 1638, les Crêts-Nord, ferme. A l’origine, en 1890, il existait deux bâtiments distincts, vraisemblablement un logis et une grange-étable (n° 477 appartenant à M. Chabert Jean Pierre). En 1893 des modifications et des agrandissements sont apportés et en 2004 les deux bâtiments sont liés. La ferme en ligne possède un logis qui a été agrandi dans son angle nord-ouest (trace de reprise dans le mur). Un escalier maçonné débouchant sur une galerie en bois court sur la façade principale (porte d’entrée avec encadrement avec remploi) et permet d’accéder au logis. Une pierre gravée (croix avec IHS et autres lettres dans les bras horizontaux, le tout coiffé d’un phylactère portant des inscriptions [..TON SOLI DEO GLORIA …] est placée au-dessus de la porte d’entrée (remploi) (Photo. IVR84_20187400152NUCA). Une cave est placée sous le logis, accessible par un passage aménagé sous le palier de l’escalier. Un escalier récent sur le mur pignon permet d’accéder à un espace aménagé à l’étage. Toit à longs pans et croupe avec tuiles plates mécaniques, débord par extension. (Photo. IVR84_20187400149NUCA / 150NUCA / 151NUCA / 153NUCA)

    Section B8

    Ensemble de maisons récentes aux lieux-dits le Golet, la Croix, Pré Plattet-Nord.

    B8 575, le Pré du Sang-Nord, ferme. Ferme dénaturée qui existait en 1890 sous le numéro 525 (maison de Rey Eugène) (Photo. IVR84_20187400160NUCA)

    B8 1666, le Pré du Sang-Sud, ferme. Ferme très dénaturée qui existait en 1890 sous les numéros 561 (Dagand Jacques propriétaire d’une partie de la maison, Dagand Jean Claude l’aîné, propriétaire de 2 pièces au 1er étage), et 562 (Dagand Jean-Claude l’aîné, également propriétaire d’un petit bâtiment attenant).

    B8 1666, le Pré du Sang-Sud, base de croix de chemin de la Croix du Pré du Sang. Présence également sur la parcelle d’une base de croix de chemin en calcaire : bloc monolithe rectangulaire aux angles supérieurs chanfreinés, avec aménagement en son centre d’un orifice circulaire pour y glisser un fût en pierre de même section. Les inscriptions : D 1812 D…, sont gravées sur le bloc de pierre (Photo. IVR84_20187400161NUCA), sur le cadastre de 1890, présence au numéro B8 NC (vers 563), de la Croix du Pré du Sang

    Section B9

    Un petit lotissement à Pré Filiat

    B9 1260, Pré Filiat, maison. Maison année 1950/60, façade sur mur pignon, avec toit à longs pans.

    B9 2350, 2351, 2353, Pré Plattet-Sud, ferme. Ferme à juxtaposition qui n’existait pas en 1890. Murs en moellon de calcaire et parpaings en ciment plein. Encadrement des baies en béton moulé. Toit longs pans et demi-croupe avec tuiles plates mécaniques ; débord par extension de la charpente. Bâtiment remanié au milieu du 20e siècle. Le logis à l’étage avec escalier extérieur en ciment pour y accéder. (Photo. IVR84_20187400813NUCA)

    B9 599, 600, Liserat-Ouest, ancienne grange-étable ?

    Section B10

    B10 658 et 659, les Plattets-Est, fermes. Anciennement 1890 B10 827 à 831, les Plattets-Est : Bâtiment divisé en quatre avec un four à pain isolé. Familles Davoine et Duffour. Fermes très remaniées et four à pain détruit.

    B10 660, les Plattets-Est, four à pain. Appartenait anciennement à 1890 B10 827 à 831, aujourd’hui en ruine (Photo. IVR84_20187400189NUCA)

    B10 1096, 694 et B10 693, les Perrières-est, fermes. En 1890 : B10 745 à 750, les Perrières-Est : ensemble de 5 constructions dont un four à pain. B10 750 : bâtiment de Chabert Claude / B10 747 (maison, Chabert Claude) / B10 746 (maison, Janin Pierre) + B10 748 (maison, Chabert Joseph) / B10 745 (maison, Chabert Etienne) / B10 749 (four à pain, Chabert joseph, Janin Pierre). Deux fermes restantes très dénaturées et une autre en ruine (1890 B10 750).

    B10 722, 1098, les Perrières-Ouest, ferme. 1890 B10 758, les Perrières-Ouest : Maison à Chabert Louis, fils de Léonard avec un four à pain. Ferme à juxtaposition dénaturée qui daterait de 1830 (renseignement oral) comportant en plus un bassin et une grange à la place du four à pain. (Photo. IVR84_20187400188NUCA)

    Section B11

    Dossier écart de la Tropaz (IA74003014)

    Section B12.

    B12 636, les Tarets, moulin (?). Présence le long du ruisseau des Tarets d’une construction maçonnée qui ferait penser à un petit moulin ou autre construction utilisant la force motrice de l’eau. Cependant aucune présence sur la mappe sarde et sur le cadastre de 1890 d’une quelconque construction. (Photo. IVR84_20187400202NUCA_P.jpg, 203NUCA, 204NUCA, 205NUCA)

    B12 959, la Tuilière-Est, réservoir d’eau. Là où le ruisseau de la Tuilière prend sa source, s’est implantée un réservoir d’eau portant l’inscription suivante sur une plaque apposée sur le château d’eau : CUSY / SERVICE DES EAUX / 1934 / JOSEPH DAVOINE / MAIRE. (Photo. IVR84_20187400206NUCA / 207NUCA)

    Section B13

    B13 1048, 1049, Champ Fety, fermes. Fermes à juxtaposition très remaniées. 1048 est rehaussée. (Photo. IVR84_20187400208NUCA). Présence d’un bassin-lavoir en béton. (Photo. IVR84_20187400209NUCA). Anciennement, en 1890, fermes appartenant à Bogey Alain (n° 1078) et Bogey Nicolas dit Moulard (n° 1080)

    Section C1

    RAS

    Section C2

    C2 828 à 830, en Dauphiné, ferme. Ferme à juxtaposition qui existait, plus réduite, en 1890 et qui appartenait à Duffourd Antoine (n° 110), il existait également une fontaine et un petit édicule en retrait (un four à pain ?). La ferme comporte plusieurs baies murées sur le mur pignon ; rehaussée entre les deux guerres et toit en chaume au début du 20e siècle (cf photographie privée ancienne : photo. IVR84_20187400210NUCA_P.jpg). Le logis situé au nord, ouvert à l’ouest devait avoir sur sa droite une partie grange (?) avant d’être aménagée en habitation déjà au début du 20e siècle. Le soubassement, ouvrant sur le mur pignon abritait une étable, aujourd’hui une cave. Plusieurs agrandissements ont modifié l’aspect général de la ferme. (Photos. IVR84_20187400211NUCA à 213NUCA)

    Section C3

    C3 NC (vers intersection route d’Aix-les-Bains et chemin rural dit de Chez Pathiau), Chez Pathiau, stèle commémorative. Stèle constituée de dalles de granite gris poli. Inscription gravée et rehaussée couleur or : « A LA MEMOIRE DE GALLICHET CHARLES LACHEMENT ASSASSINE PAR LES ALLEMANDS LE 3 AOUT 1944 A L’AGE DE 22 ANS » ; photo en buste du disparu sur un médaillon de porcelaine en noir et blanc. Deux cyprès sont plantés au-revers de la stèle ; croix de Lorraine couleur or au centre. (Photos. IVR84_20187400227NUCA / 228NUCA)

    C3 220, Chez Pathiau, Construction non vue (détruite ?). Bâtiment existant en 1890 (n° 232, Maison appartenant à Milloz Claudius, marchand de bois à Saint-Offenge-Dessous).

    Section C4

    RAS

    Section C5

    C5 822, 823, la Balmette, ferme et remise. La ferme (n° 822) a disparu.

    Sections C8, C9, C10

    RAS

    Sections C11 et C12

    Alpages

    Section D1

    D1 71, Grande Côte (la), bergerie. Bâtiment rectangulaire en moellon de calcaire enduit à pierre vue. Deux parties distinctes : un espace accessible par le mur pignon sud (porte double), un second par le mur pignon est (porte double). Toiture à longs pans et demi-croupes, couverture en tuiles plates mécaniques ; avant-toit par extension de la toiture. Un bassin en pierre à proximité, asséché. (Photos. IVR84_20187400276NUCA)

    D1 72, Grande Côte (la), ferme. Ferme à juxtaposition comportant trois parties distinctes : un logis au nord-ouest avec une cuisine comportant une cheminée en molasse ; un espace central non vu, une remise à l’extrémité sud du bâtiment. Sous le logis, une cave est accessible par le mur pignon nord. La date 1888 est rapportée sur le bâtiment. En 1891, le bâtiment est aux mains de trois propriétaires, soit du nord au sud : D1 93 (Gros Claude, maison et jardin (D1 92 bis) ; D1 94 (Gros Philomène, cultivatrice, maison) ; D1 95 (Carrichon Jean-Claude, maison et jardin (D1 91 bis).

    Le bassin est en ciment avec un autre petit en pierre. (Photos. IVR84_20187400277NUCA)

    D1 87, Petitloup, bâtiment carré. Bâtiment non trouvé.

    D1 95, Chez Canard, bâtiment rectangulaire. Bâtiment non trouvé

    D1 67, Petit Plattet (le), bâtiment rectangulaire. Bâtiment qui n’existe plus.

    Section D2

    D2 176, 177, 178, Foyères-Sud (les), ferme. Ferme en ruine existante en 1891 (D2 162, Brunier François veuve née Collomb Angélique, cultivatrice). Bâtiment de plan carré comportant un logis et deux communs (grange, étable) sur l’arrière (?). Présence d’une cave sous le logis en étage de soubassement. Toiture à terre (tuiles plates mécaniques), construction en moellon de calcaire sans enduit. (Photos IVR84_20187400280NUCA / 281NUCA)

    D2 105, 106, Pontex (le), ferme. Ancienne ferme en ruine : 1891 D2 175, 176 (Propriétaires respectifs : Chabert Lucien, fils de Joseph, Chappuis Jacques), avec présence ancienne d’une fontaine (aujourd’hui disparue)

    D2 172, Foyères-Sud (les), bâtiment. Edifice aujourd’hui en ruine, non repéré. Ancien bâtiment qui en 1891, sous le numéro 156 était propriété de Porcheron Jean-Claude, fils de Jean-Claude.

    D2 128, Plateau des Granges, bâtiment. Edifice non trouvé. Ancien bâtiment (maison) qui en 1891, sous le numéro 204, dénommé « Chez Garnier » était propriété de Garnier Henri, chauffeur à Paris.

    Section D3

    D3 574, Pré Bacon, ferme. Ancienne grosse ferme surélevée, agrandie et donc dénaturée. En 1891, le bâtiment existait sous le numéro 258 (maison propriété de Bogey Jean et François, fils de François dit Moret)

    Section D4

    Ecart les Chavonnes. Etudié (IA74002538)

    D4 248, 249, 244, Pré Barman, ferme et four à pain (détruit). Ferme avec balcon filant sur deux côtés avec escalier bois droit qui n’existe plus. Édifice avec habitation au rez-de-chaussée surélevé sur cave. Seconde habitation aménagée sur la partie droite du bâti à l’emplacement des communs (grange et étable ?). Toit à croupe couvert de fibrociment. Four à pain détruit dans un autre petit bâtiment (piédroits partagés, transformé vers 1995). Bâtiment existant en 1891 (D4 273 et 275 (respectivement une maison et un petit bâtiment) appartenant à Armand François.

    Section D5

    Plusieurs maisons récentes non repérées.

    D5 296, Pré Mariau, maison (?). Maison du 1er quart du 20e siècle (?) aux encadrements en ciment moulé. Non repérée.

    D5 322, Pré Armand, ferme. Ferme datant (renseignement oral) de 1898. De type à juxtaposition avec logis en rez-de-chaussée (pas de cave). Non repérée (Photos IVR84_20187400308NUCA / 309NUCA)

    Section D6

    Ecart Chez les Bogey. Étudié (IA74002544)

    D6 430, Ecarriers-Nord (les). Bâtiment disparu.

    D6 426, Ecarriers-Nord (les). Ferme très remaniée existante sur le cadastre de 1892 (n° 583, Bogey Claude dit Coquet propriétaire d’une maison). Ferme à juxtaposition en ligne avec de droite à gauche un logis, une grange et une étable.

    Section D7

    Ecart Pételaz. Étudié (IA74002546)

    Présence de jolis chemins empierrés en galets avec murs de soutènement

    D7 484, 560 ; D7 483, Pételaz-Est : ruines d’habitations, d’une ferme à juxtaposition, ruine semi-enterrée.

    D7 480, Pételaz-Est : ruine non vue

    Section E1

    E1 42, Chez Moret, ancienne remise (?) totalement dénaturée

    E1 36, Chez Moret, ancienne ferme très dénaturée à juxtaposition qui en 1892 (n° 21) appartient à Chappuis Jean-François.

    E1 5, Pré Polet, ancienne ferme à juxtaposition (1892, n° 52, maison propriété de Mugnier Jean-François). Façade sur route, très dénaturée.

    E1 1, Pré Polet, ancien bâtiment agricole (1892, n° 57, bâtiment et cour propriété de Grellier Jean), remise double surélevée en parpaings.

    E1 23, Pré Polet, ancienne ferme limite 19e, 20e siècles. Logis sur rue à droite du bâtiment (un étage carré, trois travées et un balcon central), partie de gauche remaniée. Au revers du logis une terrasse avec balustres en ciment et un escalier extérieur tournant avec rampe en bois découpé. Une remise et garage sont contenus dans l’aile est en retour sur l’arrière du bâtiment.

    Section E2

    E2 1362, Clos (le), ancienne ferme à juxtaposition qui appartenait en 1890, sous le numéro 196 à Grosjean François, fils de Martin. Le bâtiment comportait sur sa façade principale sud, de droite à gauche un logis situé au rez-de-chaussée surélevé, accessible par un escalier desservant une galerie ; logis composé d’une cuisine puis d’une chambre. Sur sa gauche une grange puis une étable et enfin une remise ouverte. Sous le logis se trouvait les caves. D’après des renseignements oraux, la ferme est construite en 1863 ; le père du propriétaire s’appelait Joseph Grosjean, et son grand-père Camille Grosjean. Face à l’ancienne ferme, une ancienne remise est transformée en grenier vers 1946, et le bassin double, en ciment date d’environ 1900, apporté par le grand-père. La grange-étable est modifiée en 1969, elle accueillait 10 vaches avant son agrandissement. Une vigne de 10 ares était attachée à la ferme, à 300m vers le ruisseau.

    Aujourd’hui l’ancien logis comporte deux chambres situées au rez-de-chaussée surélevé et également accessible par un escalier desservant une galerie ; à la place de la grange se trouve une ancienne cuisine, accessible de plain-pied, d’où on accède à une chambre haute (accès par un escalier bois), située au même niveau que les précédentes. La grange et la remise ont été reconstruite récemment en moellons de ciment. Les deux caves, situées sous le logis sont accessibles par le mur pignon est. Sous la galerie en béton se trouve un poulailler. Le bâtiment est construit en moellons de calcaire, enduit. Les baies ont leur encadrement en pierre de taille calcaire et le toit, à longs pans et demi-croupe, est couvert de tuiles plates mécaniques

    La parcelle 1363 est une grande stabulation, avec, dans sa partie nord, faisant face à l’ancienne ferme, un four à pain de plan rectangulaire dont l’avancée, protégée par deux murs parallèles supportaient un plafond. Four à pain détruit en 1994 et non présent sur le cadastre ancien de 1890.

    E2 180, 189, 1311, Monderesse (la), source de la rivière de la Monderesse. Site de la source de la Monderesse qui appartient à la ville d’Aix-les-Bains pour surveiller l’espace de captage de l’eau pour la ville, présence d’un périmètre de protection. Présence sur le site d’un réservoir (2015 E2 1311). (Photos IVR84_20197400019NUCA / 22NUCA)

    Section E3

    Écart de Lachat, étudié (IA74002551)

    Section E4

    E4 919, Cense (la), ancienne ferme remaniée. Une ferme existait en 1890, Grellier Jean dit Totion était le propriétaire de la maison comportant le numéro cadastral 347.

    E4 300, 301, 302, Grand Raie (la), la ferme actuelle est remaniée, un four à pain, attaché à la parcelle 302 est étudié isolément (IA74002563). A l’origine une grosse ferme existait à l’emplacement de la parcelle 301, la parcelle 1890 E4 368 était la propriété de Martin Amédée. Le logis était situé au rez-de-chaussée surélevé, accessible par un escalier desservant une petite galerie. (Photo IVR84_20197400013NUCA).

    E4 299, Grand Raie (la), bassin lavoir daté 1925 (Photo IVR84_20197400012NUCA)

    E4 1495, Grand Raie (la), ancienne ferme à cour fermée (?) qui comportait trois bâtiments dont un a disparu (un four à pain), et un second est en ruine (bâtiment agricole). Il ne reste que le corps principal de ferme, très remanié. En 1890 trois frères se partageaient les corps de bâtiment : sous le numéro 372, le bâtiment et cour appartenait à Balthazar Jean-Marie, fils de Martin ; sous le numéro 373, la maison appartenait à Balthazar Jean-François ; sous le numéro 374, la maison appartenait à Balthazar Claudius, garçon d’hôtel à Paris ; enfin le numéro 375 était un four à pain qui appartenait aux trois frères.

    E4 1417, Courtel (le), maison de notaire. Le bâtiment existait déjà en 1890 ; Grellier Étienne, au lieu-dit le Courtel, était propriétaire d’une maison (n° 338) et d’un bâtiment distinct (vraisemblablement une grange-étable) perpendiculaire au premier. Le cadastre ancien nous montre l’existence sur sa façade avant d’un escalier conduisant à une excroissance circulaire (une tour ?) et une galerie positionnée entre cette tour et un autre massif de plan rectangulaire (une autre tour ? Des latrines ?) placé à l’angle droit de la même façade. La maison actuelle comprend une ancienne pièce d’habitation sur le côté droit de la façade qui abrite au rez-de-chaussée surélevé une pièce comportant un ancien placard mural à l’encadrement en pierre et en saillie, une baie à coussiège, une porte d’entrée avec cavet et arc déprimé (du 15e ou 16e siècle). Sous cet espace, une cave comporte deux jours chanfreinés. Les autres ouvertures du restant de la construction (dénaturée) sont du début du 20e siècle, en ciment ou en calcaire. (Photo. IVR84_20197400015NUCA).

    E4 1011, le Courtel, grange-étable. Le bâtiment, en 1890, est propriété de Grellier Etienne, en tant que dépendance de la maison n° 338. Celui-ci appartient aujourd’hui à deux familles.

    Section E5

    RAS

    Section E6

    Ecart de Chez les Rey

    Section E7

    E7 473, Chez le Rosset-Ouest, maison. Ancienne ferme appartenant à deux propriétaires distincts : Dagand Ferdinand pour le numéro 569 (partie de gauche), et Martin Joseph, fils de Claude pour le numéro 570 (partie de droite). Chacune des maisons avait une remise (aujourd’hui disparues) ; l’ancienne ferme est aujourd’hui toute transformée.

    E7 469, E7 464, Chez le Rosset-Ouest, maisons anciennes, en ruine. Respectivement E7 581, Chez le Rosset : Cour et bâtiment appartenant à Jacquin Marie, cultivateur à Chez le Rosset, également propriétaire de la maison E7 584. Bâtiment en mauvais état. E7 584, Chez le Rosset : maison appartenant à Jacquin Marie, cultivateur à Chez le Rosset, également propriétaire du bâtiment

    E7 581. Bâtiment en ruine. Le bâtiment avait un escalier en façade pour accéder au logis situé au rez-de-chaussée surélevé.

    Section E8

    A8 523, A7 588, Chez Filliard, ancienne ferme du château puis des hospices civils de Chambéry. Voir Section E8

    A8 535, Pré Riond, ancienne ferme existante en 1890, (E8 621 et 622 bis) propriété de Milloz Jean et Joseph, fils de François. Le bâtiment possédait également une fontaine et une petite remise dans sa cour, et un petit bâtiment non loin sous le numéro 622 bis. Le bâtiment est très remanié aujourd’hui.

    A8 : Ensemble de maisons pavillonnaires à Pré Riond, et au Biollay-Sud.

    Section E9

    A9 : ensemble de maisons pavillonnaires à la Cornaz-Est, à la Cornaz-Ouest et à Chante-Merle.

    A9 970, Chante-Merle, maison sans intérêt.

    Section E10

    E10 880, Côtes Filliard, ancienne ferme présente sur le cadastre de 1890, n° 689 : maison appartenant à Milloz Joseph, fils de Clément. Le bâtiment, encore en place n’a pas été repéré.

    Section E11

    E11 : ensemble de maisons pavillonnaires aux Epinettes et Entre Deux Vies. Certaines de ces maisons sont des chalets en bois : E11 654, Entre Deux Vies (Photo IVR84_20197400027NUCA) et E11 655 (IVR84_20197400028NUCA).

    E11 857, 859, 995, Galères (les), maison non repérée, trop modifiée. Maison qui existait en 1890 à l’emplacement de la parcelle 995 (au centre du bâtiment), le n° ancien 742 appartenait à Balthazar Bernard, cultivateur à La Chat. Il y avait la présence d’un escalier desservant une galerie pour accéder au rez-de-chaussée surélevé sur la façade principale.

    E11 855, 938, Galères (les), maison non repérée, trop modifiée. Maison qui, sous le numéro 742, appartenait à Balthazar Bernard, cultivateur à La Chat. Présence ancienne d’un court escalier conduisant à une longue galerie qui s’étirait au-devant du logis situé au rez-de-chaussée surélevé. La même personne possédait également un petit bâtiment (n° 744), aujourd’hui disparu.

    E11 621, 622, Perchets-Nord (les), maison existante sur le cadastre de 1890 (E11 754), appartenant à Rey Abdon Jean-Marie ; présence d’une remise. La maison actuelle n’a pas été repérée, trop modifiée.

    Section E12

    E12 : ensemble de maisons pavillonnaires à Pré Chamoux-sud et Tiollay-Ouest.

    E12 735, Tiollay (le), ancienne ferme très remaniée. Anciennement située au lieu-dit les Christollets, elle appartenait en 1890 à trois propriétaires différents : Dommenge Maurice, cantonnier, qui avait une maison (n° 892) et un jardin (n° 891) ; Gay Jean-Louis, concierge à Paris, avec la maison n° 893 ; Léger Françoise et la maison n° 894.

    E12 887, Tiollay (le), remise (?), bâtiment qui n’existe plus.

    Sections E13, E14

    RAS

  • AD 74. Série 2D Cusy. Archives diverses (population, électrification, marais, urbanisme, adduction d'eau, carrière...)

    AD 74. Série 2D Cusy. Archives diverses (population, électrification, marais, urbanisme, adduction d'eau, carrière...)

    Population, centralité, liste plus imposés…

    30 septembre 1824. Joseph Laubé syndic, Claude Collomb primaz, Claude Grosjean Porchallion et François Chavournier conseiller ordinaire. La population excède les 1 300 âmes.

    27 avril 1828. Liste des plus imposés : l'Hôtel-Dieu de Chambéry, Antoine Chabert, Joseph Collomb, Martin Cohendoz, François Laubé fils de Joseph, Honoré Brunier

    12 décembre 1828. Désignation des principaux hameaux de la commune de Cusy avec leur population :Chef-lieu (150) / Ballevaz (81) / Vauteret (61) / Meurat (32) / Filliard (41) / Les Rey (102) / Lachat (220) / Pételat (102) / Bogey (101) / Chavonnes (99) / Les Mièges (61) / Les Massettes (50) / Les Perrières (31) / La Tropaz (251) / Les Trez (80) / La Pallud (38). Soit un total de 1500.

    2 octobre 1842. Population de 1394 habitants.

    14 janvier 1844. 1494 habitants. Collomb Louis installé comme syndic [confirmé le 13 février 1847]. Les personnes les plus imposées : Antoine Chabert, François Laubé, Jean-Pierre Duffourd, Pierre Millioz, Pierre Bogey, Hyacinthe Christollet, Jean Rey, Guillaume Paris, Claude Rey.

    24 mars 1848. La réception d'œuvre de la route du Sierroz a eu lieu.

    19 octobre 1859. La coupe affouagère aura lieu en deux sections dont une au mas des Cognets, entre le jet dit de la Balure confiné part du levant, le jet dit des Cognets part du couchant, et le mas des prés boujus part du sud, se terminant au nord aux propriétés particulières ; et autre section au mas dit des Rogneuses.

    24 mars 1860. La junte municipale de cette commune dument convoquée s'est réunie. Attendu que la somme de 174,15 livres, dépense faite par M. le syndic à l'occasion du passage de L.L.A.A.R.R. Les princes de la maison de Savoie dans cette commune, pour leur réception le 11 août 1959.

    21 juillet 1861. 1478 habitants. Liste des plus forts imposés : Brachet / Duverger / Matrod / Maphy/ Collomb Amédée / Gaime Jean / De Fésigny / Collomb Joseph / Grosjean Jean / Chabert Louis / Grellier Etienne / Grosjean Claude.

    7 juillet 1867. Le maire pointe au conseil que la position centrale de cette commune, son étendue, sa population, le grand nombre d'étrangers qui la fréquentent journalièrement ; la facilité de son accès par toutes les communes circonvoisines et surtout l'importance des routes qui la traversent (la route départementale n° 17 de Saint-Pierre d'Albigny à Aix-les-Bains, et la route de grande communication n° 4 de Rumilly à Cusy ; enfin l'importance croissante qu'elle acquiert chaque jour, étant desservie quotidiennement par deux services régulier d'Aix au Châtelard (une voiture omnibus et une autre de dépêches) en font une localité admirablement située pour y établir fructueusement un marché de céréales, légumes secs et frais, volailles, beurre, œufs, fromages, bois à brûler etc... avantageux non seulement pour cette commune mais pour toute la vallée des Bauges et le versant d'Aix-les-Bains. Considérant que cette commune en fut déjà pourvue autrefois, avant la Révolution de 1789. Le conseil délibère d'ouvrir un marché au chef-lieu soit au hameau de La Pallud dont la place actuelle sera fournie gratuitement par le propriétaire et à devoir retenir les vendredis de chaque semaine.

    Marais

    20 décembre 1922. Marais : projet d'assèchement des marais (La Pallud).

    28 juin 1925. Marais : curage des marais.

    12 février 1928. Assèchement des marais. Un syndicat doit se former dans le but d'entreprendre le dessèchement des marais de la Pallud et de la Curriaz (?)

    Électrification

    13 décembre 1928. Davoine Joseph maire. Électrification des hameaux. Le conseil municipal donne pouvoir au maire de s'adresser au Génie rural pour établir les plans et devis du projet d'électrification des hameaux de Cusy. Une demande de subvention sera faite après réalisation des plans et devis.

    8 avril 1930. Les travaux de construction du réseau de distribution électrique vont commencer. (Projet s'élevant à 310 000 F et 30 290 F pour imprévus)

    23 octobre 1966 : Loyer annuel du bureau des PDt de Cusy à 2 000 fr.Frais d’électrification de la commune ont été compris dans le programme subventionné 1964-65.

    Adduction d’eau

    26 octobre 1929. Projet d'adduction d'eau. Le maire expose au conseil la nécessité de mettre à l'étude un projet général d'alimentation en eau potable. Demande au préfet de leur désigner un géologue et analyste qui seront chargés de l'examen des sources dont la municipalité envisage la captation.

    2 février 1930. Projet d'adduction d'eau confié à MM Daydé et Merlin, ingénieurs conseils à Lyon, 31 rue Ferraudière.

    19 avril 1931. Adduction d'eau. Devis dressés par MM Draydé et Merlin le 5 février 1931, approuvés par le conseil municipal.

    31 octobre 1931. Projet d'adduction d'eau, enquêté publique : réclamations de particuliers : M. Davat Jean-pierre, propriétaire d'une roue hydraulique ; réclamations relatives à l'emplacement des bornes fontaines projetées ; réclamation des habitants du village de la Troppaz relative au maintien en service des bassins lavoirs abreuvoirs existants. Réponse du conseil : bassins alimentés par la source du ruisseau de la Thuillière, rien ne devrait changer, tous les bassins de la commune qui seraient taris par suite de la captation des sources par la commune seront alimentées par la canalisation du projet.

    9 avril 1933. Projet adduction d'eau. Le conseil décide que l'eau potable sera fournie à tous les manages, gratuitement, sans compteur, au moyen de robinets. Aucun bassin lavoir ne sera construit par la commune, un abreuvoir sera construit à la Pallud, avec robinet limitateur. Le bassin Savioz de la Troppaz sera alimenté par un robinet limitateur, par lequel l'eau coulera constamment, il deviendra bassin communal. Les bassins qui tariront par suite du projet seront alimentés de la même façon. Ils deviendront publics. Des bornes fontaines seront placées : 2 à Lachat, 1 Chez Miège, 1 au cimetière, 1 au chef-lieu, 1 à la Pallud, 1 à la Troppaz ? 1 à Balévaz, 1 à Vautrey, 1 sur la route des Rey. [Création d'un fontainier municipal à dater du 1er Octobre 1934 pour la somme de 1 200 francs]

    19 avril 1934. Adduction d'eau. Les travaux d'alimentation en eau potable sont actuellement en bonne voie d'achèvement. [11 février 1936, décompte définitif : 1 652 066,02 F]

    22 août 1975. Prolongation du réseau d'eau potable au hameau de "La Tropaz".

    Carrières

    9 mars 1929. Carrière municipale. Le conseil décide de fermer la carrière municipale sauf pour les besoins communaux, routes, constructions. Le sable et le gravier ne seront plus vendus au public. Le conseil autorise à titre provisoire M. Grosjean Denis François à se faire un passage sur la carrière municipale pour exploiter sa propre carrière.

    25 septembre 1958. Carrière municipale. Le conseil donne son accord à M. Grosjean Louis, transporteur à Cusy pour l'exploitation de la carrière municipale : redevance de 100 F par mètres cubes et matériaux fournis gratuitement à la commune.La carrière municipale de Vautrey sera louée à M. Grosjean Louis qui désire y entreposer des matériaux pour la somme annuelle de 5 000 FUn terrain de sport pourrait être installé sur l'espace occupé aujourd'hui par les marais de la Pallud qui devront être assainis. L'avis est demandé aux services de l'urbanisme à Annecy pour un aménagement des dits marais.

    10 février 1972 : Demande d'acquisition de la carrière de "Vautrey" présentée par M. Louis Grosjean, carrière inexploitable communal (section A. 358), au lieu-dit les "Ouchettes Nord".

    Pompes

    Janvier 1925. Pompes : projet de construction de hangars à pompes.

    16 août 1930. Achat d'une moto-pompe pour la Cie des sapeurs-pompiers. La commune demande la vente de coupes de bois pour l'acheter (30 000 F) et pour payer une partie du projet d'adduction d'eau

    Urbanisme, divers

    17 décembre 1925. Pont de l'Abime : avis favorable pour la protection du site du Pont de l'Abime.

    18 novembre 1928. Distillation des eaux de vie. Le conseil municipal fixe la période de distillation du 15 au 20 novembre et du 1 au 15 janvier. « Les habitants de la commune ont du marc de raisin (il y a des vignes dans presque tous les hameaux) »

    2 février 1930. Cueillette des cyclamens. Le conseil prend acte de la lettre de résiliation de M. Ochsner et décide d'une nouvelle adjudication à venir.

    9 novembre 1930. Chemins de désenclavement (repris dans le livre « vivre à Cusy »). Les projets de désenclavement réclamés par la commune de Cusy permettraient aux habitants d'être reliés à leur chef-lieu et aux grandes voies de communication qui le traversent, leur facilitant ainsi l'accès avec les communes voisines, le chef-lieu de canton et les voies-ferrées. L'œuvre se traduirait certainement par la réduction de l'exode rural qui sévit actuellement d'une façon inquiétante, la vie, dans des régions où ne peuvent atteindre le camion automobile et l'auto, étant pénible et dure.

    17 avril 1932. Proposition de changement de nom de la commune : Cusy-Pont-de-l'Abîme / Cusy-les-Cyclamens / Cusy

    21 janvier 1933. Bail de la poste. Celui-ci arrive à expiration le 25 décembre 1933, il doit être renouvelé. Son montant est de 2 200 F annuel.

    3 mai 1938. Syndicat d'initiative ; région du Chéran – Pont de l'Abîme. Demande de création d'un service automobile entre Annecy et Aix-les-Bains en passant par le pont de l'Abîme. Accord de la commune.

    14 décembre 1941. Culture du tabac. Le conseil demande à l'administration des tabacs d'accorder à la commune le bénéfice de la culture du tabac.

    17 février 1960. M. Paccard Jean souhaitait vendre sa maison à la commune. Après acceptation de la commune, l'architecte conseille de la démolir car elle ne peut pas être utilisée, il sera donc proposé 1 750 000 F pour l'achat de la maison. Cette destruction permettra la création d'une place publique, dans le triangle formé par la nationale 511 et la départementale. [L'adjudication concernant sa démolition sera effectuée entre le 10 février et le 15 mars 1961]

    10 mars 1961. Le pont à bascule sera réparé. Le conseil décide de supprimer la taxe sur les chiens. M. Estiévent a démoli la maison de Jean Paccard pour la somme de 5 000 NF.

    12 octobre 1968 : Projet de carrefour à "La Pallud".

    23 juillet 1971 : Projet d'édification d'une salle des sports et loisirs. Le conseil décide de prendre en charge les frais de la chapelle de Lachat et qu'elle sera intégrée dans les biens communaux.

    6 mai 1973 : ayant l'intention de reboiser une partie de l'alpage du "Trousset", le conseil municipal décide de ne pas le donner en location.

    Projet d'armoiries pour la ville de Cusy : Écu français moderne, écartelé au premier de gueules à la croix d'argent (croix de Savoie), au second de gueules à la bande d'argent chargée de trois étoiles de sable (Fésigny), au 3 et 4 parties d'argent chapé azur, sommé d'une fasce d'or (Pingon), surmonté d'une couronne murale romaine et accompagné de la devise latine : EX LABORE FRUCTUS (la récolte provient du travail).

    5 avril 1974. Echange de terrain entre M. Brunier Maxime et la commune : terrain (section B. 263, 282 et 284) au lieu-dit " Les marais de La Pallud" (3002m²) pour la construction d'une salle omnisport pour manifestations sportives, culturelles, folklo, bals.

    5 mai 1977 : l'alpage du "Trousset" étant en cours de reboisement, le conseil municipal décide de ne plus le donner en location.Travaux au foyer communal confiés et réalisés en régie avec ma participation bénévole des Sociétés locales et des habitants.

  • Existence d'une verrerie au Pont de Banges (Cusy) et à St-Jacques d'Allèves. 1645-1715. In Mémoires et documents académie Salésienne T. 47

    EXISTENCE D'UNE VERRERIE AU PONT DE BANGES (CUSY) ET A SAINT-JACQUES ALLÈVES 1645-1715.

    "Pour créer une verrerie dans un endroit déterminé, il faut y trouver les trois avantages suivants : 1° une rivière contenant du sable siliceux ; 2° du combustible en quantité et qualité suffisantes pour chauffer continuellement les fours à 1.000 degrés ; 3° une voie de communication permettant d'importer les sels de potasse ou de soude et d'exporter les verres fabriqués pour le commerce. Or, le pont de Banges, à Allèves-Cusy, réunissait d'une manière parfaite ces trois conditions ; le Chéran avec ses crues régulières du printemps, laisse à cet endroit un dépôt très abondant de sable fin ; les forêts qui couvraient et couvrent encore les deux pentes de cette vallée fournissaient un bois de hêtre très dur et riche en calories ; enfin, nous savons par un document de 1650 que le pont de Banges « donnait passage de l'Allemagne en Italie ».

    « A cette date, nous dit l'Armorial, Silvestre de Pingon, né en 1621, baron de Cusy, fit construire avec son frère Claude-Eugène une chapelle près du pont de Banges qui donne passage d'Allemagne en Italie, auquel lieu on ne pouvait passer sans danger, tant à cause des voleurs que des loups qui attaquaient autrefois les passants en ce lieu fort étroit et solitaire, désirant empêcher par les prières les mauvaises actions qui s'y pourraient commettre. »

    Le pont de Banges datait des Romains et était situé sur la voie romaine, très fréquentée pendant la bonne saison, qui reliait Annecy à Chambéry, par le col de Leschaux, la commune d'Arith et le col de Plainpalais. Nous pouvons supposer qu'à la suite de l'occupation française de 1630-31, les gouverneurs de la province de Genevois trouvèrent le lieu propice et le signalèrent à leurs amis, maîtres verriers du Dauphiné. Le premier document des R. P. qui nous apprennent l'existence d'une verrerie à Banges est de 1645 et le dernier qui en parle est de 1715. Voici les principaux de ces documents qui nous renseigneront sur la direction et le personnel de cette usine.

    Naissance en 1645 : Breton Jean-Michel, fils de noble Anthoyne et de Anne de Belle, sa femme ; avec permission de l'évêque (chose unique dans les annales d'Allèves), l'enfant fut ondoyé à la maison et les cérémonies suppléées solennellement à l'église, un mois après. En 1648 : noble Jean, fils de Jacques Breton, verrier de Banges ; 1649 : Pierre Collion, du diocèse de Vienne ; Dupuis, dit Breton, verrier ; Malo Claude, bourguignon ; noble Genix Breton ; noble Jean Dupraz ; noble Anne Dubour ; David, verrier ; Maistre Pierre, du Bourg ; 1654 : Jacques Barroy du Collioz, marchand de vins ; Louise Proc, du Dauphiné ; 1658 : noble François Breton, maître verrier, marié à Victrix de Vovry ; 1661 : noble Jean de Narroure, dit Griselli ; Pierre Gabet, du Dauphiné ; 1685 : Nicolas et Jacques, fils de noble Aymé Breton et Dlle Marie Veillet.

    Mariages : 1669 : Maître Jean Breton marié à Jeanne Pavy ; 1671: Mauriaz Jean, habitant le pont de Bange, marié à Louise Mauria, de la ville de Cuspille ; 1675 : Rey Claude, bourgeois d'Annecy, marié à Breton Françoise, fille de Ne Antoine, Me Verrier ; 1684 : Beauquis François, d'AIby, fils de Me Jacques, marié à Breton Antoinette, fille de Ne rançois, Me Verrier ; 1695 : Guerraz François, de Leschaux, marié à Melchiotte Breton, de Riarey, fille de Sgr Jean et Pavy Jeanne

    Décès : 1655 : Noble Antoinette Angonin, nièce de Mre de Breton, verrier de Bange ; 1672 : Marguerite Dupraz, femme de Ne Dupraz, maistre à la verrerie ; 1676 : Ne Breton Antoine, maistre verrier, 60 ans ; 1706 : Honorable Jeanne Pavy, femme de Ne Jean Breton ; 1708 : Long Louise, femme de Nicolas Breton, de Riarey, maistre verrier ; 1715 : Noble Nicolas Breton est témoin dans un procès à Allèves.

    On voit à la lecture de ces actes qu'il y avait simultanément quatre maîtres verriers entre 1645 et 1655 : les trois nobles Antoine, Jacques et François Breton avec noble Dupraz ; ils avaient sous leurs ordres un certain nombre de verriers puisqu'un marchand de vins avait jugé nécessaire de venir s'installer à leur service. Les hommes d'Allèves devaient surtout être occupés comme bûcherons et charbonniers pour alimenter les fours.

    La tradition a conservé l'emplacement exact de la verrerie, au bout du pont de Banges, sur la rive gauche du Chéran, dans un pré qui était labouré il y a quelques années encore et où la charrue découvrait souvent des débris de verre.

    Une succursale de Banges fut ouverte, vers 1675, au-dessus d'Allèves, près la chapelle Saint-Jacques, ainsi qu'en fait foi la tradition qui a conservé le nom de « La Verrière » à un carrefour de route où était l'usine.

    De plus, les archives paroissiales conservent deux actes notariés à ce sujet :

    1° Par acte du 14 mai 1679, Rd Dagand, curé d'Allèves, vend une coupe de bois, rière Saint-Jacques, à Dlle do Veigy Depigny, Vve de noble Jacques Breton, Sgr Dupraz, maîtresse de verrerie.

    2° Par acte du 29 sept. 1684, Rd Dagand loue à noble Aymé l'aîné, fils de noble Jacques de Breton du Vernay, une pièce de terre à Saint-Jacques, lieu dit l'Abbaye, près le chemin d'Allèves à la Verrerie, de la contenance de la semature d'un quart et demi froment, mesure de Rumilly.

    Dans un plan dressé en 1705, Rd Bouvard, curé, indique d'une manière précise la pièce de terre louée aux verriers pour leur permettre d'accéder plus facilement au chemin tendant d'Aiguebelette au plan de la Roche. Ce plan, accompagné de notes, existe dans le Registre n° 2 des naissances et mariages, entre l'année 1705 et 1706. Une lettre I indique « le champ appelé la Verrière, en partie de l'ancien bien de la cure, en partie de la commune ». La lettre K montre « l'endroit où était le jet (couloir) descendant à Aiguebelette », qui fut changé sur les terres de Saint-Jacques par les maistres verriers, du consentement des Rds curés, pour édifier leur maison et fourneau ; acte reçu par Me Dagand, le 29 sept. 1684.

    L'installation de ces deux verrières pendant une période de plus de 60 ans contribua au développement d'Allèves qui n'avait que 18 feux en 1608 et 40 en 1700. Les coupes de bois durent favoriser beaucoup le défrichement et augmenter ainsi la surface des prairies et champs à ensemencer.

    Pourquoi et comment expliquer le départ de ces verriers ? Très probablement, parce qu'on avait exploité toutes les forêts des environs et qu'il n'y avait plus le bois nécessaire pour chauffer les fourneaux.

    Où s'installèrent-ils après leur départ d'Allèves ? Peut-être à Thorens, car le questionnaire imposé en 1756 à toutes les communes (A. D. V. C.) semble indiquer que la verrerie d'Usillon est installée depuis peu de temps. « Il existe dans la dîmerie d'Usillon une verrerie dont on ne peut présumer les revenus ; pour le moment, elle s'endette toujours davantage. »

    Je laisse à un autre chercheur le soin d'élucider cette question. "

    [Mémoires et documents publiés par l’Académie Salésienne, T 47. Imp : Annecy, imprimerie commerciale, 1929, pp. 40-42.]

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5719256t http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5439021r.image.langFR.swf

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD 74. Série 6 S 216. Bassin du Chéran. Affluent du Chéran / Ruisseau de l'Adieu / Ruisseau des MiègesCusy. Ruisseau des Mièges.

    13 juin 1890. Par une pétition en date du 11 mai dernier adressée à M. le Préfet, le sieur Brunier Louis propriétaire à Cusy expose que le sieur Miège Etienne son voisin projette de déplacer le lit du ruisseau des Mièges pour régulariser le cours d'eau et d'agrandir son champ qu'il a acquise dans ce hameau en février 1889. Que le déplacement du cours d'eau peut lui être très préjudiciable et qu'il n'y consent qu'à la condition qu'il soit établi un mur de soutènement bordant sa propriété.

    AD Haute-Savoie : 6 S 216.
Bibliographie
  • JANIN Bernard. La vie à Cusy, de l’annexion à la Grande Guerre. 1860-1918. Ed : Cicero, 2009. 284 p.

  • ROCHET Sabine, GARCIN Catherine, CHATILLON Marie-Jo. Chronique d’un village et de son canton. Viuz-la-Chiésaz, raconte-moi ton histoire ! Tome 2, Agriculture – Métiers. Viuz-la-Chiésaz : La Vicusienne. 303p.

    pp. 118 à 120, 193, 209, 295 à 303, 348, 370 à 373,
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