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Présentation du secteur d'étude "Saint-André" (Lyon 7)

Dossier IA69006881 réalisé en 2012

Fiche

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Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

L'ancien territoire de Béchevelin

Le secteur étudié correspond à l'ancien territoire de Béchevelin.

Envisager un dossier "château ?"

Extr TXT Claerr : La présence du château à motte de Béchevelin, à 280 mètres de la rive actuelle, mais à quelques mètres de la rive ancienne du chenal secondaire (au croisement entre la rue de l’Université et la rue de Marseille) renforce cette hypothèse. Il est construit entre 1181 et 1193 par l’archevêque-comte de Lyon Jean de Bellemains, dans le but de contrôler le passage avec le Dauphiné, dont le territoire s’arrêtait au Rhône. Rive droite, la présence d’une recluserie à Sainte-Hélène est un indice supplémentaire, ces établissements étant fréquents au débouché d’un pont ou d’un gué.Le château est notamment visible sur le plan scénographique de Lyon, aux alentours de 1560. Il se peut qu’il ait été ruiné durant les guerres de religion en 1562, en tant que symbole de l’archevêque : le plan de Simon Maupin n’en représente plus que la motte en 1659, mais les ruines de la tour sont encore mentionnées sur des plans des années 1830. Les vestiges sont vendus comme bien national le 29 septembre 1792 à Claude-François Chavalard, moyennant 2 010 livres. Une fabrique d’acide sulfurique, dite « vitriolerie » (le terme de « vitriol » est un quasi synonyme d’acide sulfurique) s’installe sur le terrain en 1803 (André Steyert, Le Mandement de Béchevelin, ses limites et ses paroisses, Impr. De Vintrignier, 1876).

Voir la bibliographie

Les processus de lotissement au XIXe siècle

Le territoire étudié est un quartier neuf du XIXe siècle, presque entièrement construit entre 1825 (plan cadastral napoléonien) et 1886 (premier plan parcellaire du secteur réalisé par la voirie municipale). On distingue trois processus de lotissements : de part et d’autre de la rue de Marseille, l’ouest du secteur est loti sur des terrains remblayés, gagnés sur le lit ancien du Rhône et les lônes ; la partie orientale correspond à des lotissements sur d’anciens terrains agricoles, principalement des jardins (au nord) et des prairies (au sud, d’où l’origine étymologique du quartier du Prado, signifiant prairie en espagnol). Plus tard et plus ponctuellement ont été loties les anciennes emprises industrielles, représentant d’importants tènements autour de la rue de l’Université, dans le quartier Mazagran et la rue du Père-Chevrier.

État du territoire au plan cadastral

- peu de bâti

- répartition par type de terres

- 10 propriétés foncières : clos Combalot, clos Félissent, clos Grillet, clos Creuzet (tous deux issus du domaine de la Thibaudière ?), Prado, Tavernier, Lacombe (ancienne propriété Perrache), Durieu (fours à chaux ?) et Collin (vitriolerie), Berger.

A l'origine des principaux lotissements du 19e

Citations Crépet et autres

Carte des propriétés

Le plan Scève

L’étude en archives a permis de progresser de façon significative dans la compréhension et la connaissance de l’urbanisme de la commune indépendante de la Guillotière, avant son rattachement à la ville de Lyon en 1852. La genèse urbaine de la Guillotière était remarquablement méconnue jusqu’à date récente, avant les travaux scientifiques d’Anne-Sophie Clémençon à partir de 1990 et la découverte des plans d’alignement de Scève et Van Doren à l’occasion de l’exposition Forma Urbis aux Archives municipales. Or, le territoire du secteur Saint-André, situé au sud du vieux bourg de la Guillotière et extérieur au domaine foncier des Hospices civils de Lyon, n’a pas été directement concerné par les recherches d’Anne-Sophie Clémençon. En l’absence d’un propriétaire foncier dominant ou de réserves foncières publiques, l’urbanisation du secteur est exclusivement d’origine privée, et ne fait pas l’objet d’une stratégie d’ensemble comme celle des Brotteaux analysée par Anne-Sophie Clémençon (La Ville ordinaire).

Application fondée sur une politique de compromis. Politique urbaine fondée sur l'acquisition gratuite de terrains = équilibre de confiance avec les propriétaires qui fonctionne bien pour l'application du plan Scève, mais se rompt à partir de 1842 à partir du contentieux du clos Suiphon, empêche ou retarde l'application du plan Van Doren (par ailleurs défectueux). Évolution importante avec l'intégration à la voirie lyonnaise (Vaïsse) et généralisation de la procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique. Modalités mixtes privé/public ; accord plus ou moins tacite et collaboration entre les lotisseurs et la mairie (vu par ASC).

Les lotissements d’initiative privée et spéculative sont encadrés par la politique urbaine de la commune, qui s’est dotée dès 1827 d’un plan général d’extension et d’alignement réalisé par le voyer Antoine Scève. Bien que n’ayant jamais reçu l’approbation officielle imposée par la réglementation, il a tout de même été appliqué dans les faits et guidé la construction urbaine de la Guillotière jusque dans les années 1840. Le projet Scève, dont le plan original a malheureusement été perdu, est néanmoins connu par des documents préparatoires et par des extraits du plan général intégrés à divers dossiers particuliers de voirie. Dans le périmètre du secteur d’étude, ont ainsi été identifiés deux extraits du plan Scève, régissant les deux principaux lotissements du deuxième quart du 19e siècle : le plan de distribution du lotissement Combalot, à l’ouest de la rue de Marseille (extrait du dossier de contentieux Combalot, plan signé Sève, 30 juillet 1826 – AC Lyon, 3 S 97) ; et le plan de distribution du lotissement Félissent, à l’est de cette même rue (inventorié sous le titre Plan du quartier de la Thibaudière, non daté non signé mais visé V. Félissent – AC Lyon, 3 S 5). Systématisant le principe du damier expérimenté dans le quartier des Brotteaux et progressivement étendu à l’ensemble de la commune de la Guillotière, le plan Scève fixe deux trames orthogonales différentes pour les deux lotissements.

Le lotissement Combalot

Le brasseur de bière André Combalot constitue, à l'orée du 19e siècle, une importante propriété foncière par l'acquisition successive du pré des Repentirs en 1807 et de l'île Plantigny ou Béchevelin en 1823. Dans un premier temps, Combalot utilise sa propriété du pré des Repentirs, jouxtant la place du Pont, pour développer sa brasserie et y installe sa propre maison. Il se heurte rapidement à l'opposition d'un propriétaire voisin, M. Charbonnier, et entre en contentieux avec la commune pour l'occupation d'une portion de la place publique, appartenant au domaine de la commune. L'agrandissement de sa propriété du côté du fleuve, par l'acquisition de l'île Plantigny et des lônes voisines, l'oriente vers un projet ambitieux de mise en valeur spéculative reposant sur l'assèchement et la viabilisation des rives du Rhône, à l'exemple des réalisations des Brotteaux.

Le pont

La digue / le port

Le cours

Le parcellaire

Le bâti

La brasserie

L'église

La succession Combalot

Le lotissement Félissent

Les conditions et circonstances de cette opération restent actuellement mal connues, et fort peu documentées. Le lotisseur Claude Félissent est placé sous tutelle en 1845, puis sa propriété est divisée entre ses héritiers et connait des fortunes variables (propriétés Félissent, Servan, Jangot, et peut-être une partie du clos de la Thibaudière).

Apparemment, seulement "ouverture" du clos Félissent et vente de terrains, pas nécessairement tous à construire. Percement de la rue St Michel à travers des terrains cultivés (jardins), dans le but d'assurer la communication avec le midi de la Guillotière et "pour faciliter la vente de ses terrains". Rue remblayée et pavée par les propriétaires riverains. Par contre rues perpendiculaires (Chalopin par ex) ouvertes dans un second temps (Brouchoud).

Le lotissement du Prado

Le lotissement de la Thibaudière

Le quartier des Facultés (limite 19e-20e siècle)

= conversion d'une zone industrielle en pôle de centralité

Renouvellement urbain à bas bruit

Peu de bâti milieu 20e / dommages de guerre

Importance de la percée Félix-Faure

Politique de résorption de l'habitat indigne

Mitage par des constructions récentes, certaines zones très touchées

Tentation du pastiche

Aires d'étudesLyon Saint-André
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : Guillotière

Secteur défini et délimité par le comité de pilotage de l’inventaire de la ville de Lyon en octobre 2010.

Sites de proctectionliste du patrimoine mondial, zone tampon du périmètre UNESCO

Description physique du territoire / organisation urbaine.

Le secteur d’étude s’étend du Rhône (quai Claude-Bernard) à l’ouest à l’avenue Jean-Jaurès à l’est, de la rue Basse-Combalot au nord à la rue de l’Université au sud. Le bâtiment de la faculté de Droit (université Lyon III) est exclu de l’étude.

Annexes

  • Liste d'artistes, de galeries et d'ateliers présents sur le secteur étudié

    D'après la visite de l'exposition Lyon et l'Art moderne 1920-1942. De bonnard à Signac, Villefranche-sur-Saône, musée Paul-Dini, 14 octobre 2012-10 février 2013 :

    - Jacques Laplace avait son atelier au 22 rue de Marseille.

    - Zadounaisky au 99 rue Sébastien-Gryphe (hors secteur)

    Dépliant "Rendez-vous à l'atelier : les artistes plasticiens vous ouvrent leurs portes", 13-14octobre 2012 (MAPRA Région Rhône-Alpes), 2012 :

    galeries associées :

    - Galerie La Rage, 33 rue Pasteur

    - Galerie Roger Tator, 36 rue d'Anvers

    ateliers :

    - Irène Desvignes et Claude Rousset, 13 rue Mazagran. Une publicité publiée en février 1937 dans Technica (n°48) mentionne la présence au 23-25 rue de Marseille de la maison E. Chambournier (fondée en 1895), importateur de mica, d'amiante et de fibres vulcanisée ; elle est alors gérée par l'ingénieur Philippe Chambournier.

  • Texte de présentation secteur CGT

    Avant l'urbanisation du secteur, plusieurs établissements

    industriels y étaient implantés :

    Dans les années 1880, la vitriolerie formait un îlot situé entre la rue

    de l'Université à l'est (alors rue de la Vitriolerie), la rue de la

    Vitriolerie au nord (aujourd'hui occupée par le prolongement de la rue

    Béchevelin), la rue des Trois-Pierres (actuelle rue Salomon-Reinach) à

    l'ouest et la rue de Marseille au sud.

    La Cristallerie Lyonnaise fut fondée en 1834, selon les sources

    rassemblées par le Guichet du Savoir de la Bibliothèque municipale de

    Lyon. En 1880, propriétaire de nombreuses parcelles sur le secteur, dont

    certaines ont permis d'élargir les rues de Bonald, Cavenne et Jangot,

    elle occupait au moins cinq sites :

    - le principal le long de l'actuelle rue de l'Université entre la rue

    Cavenne et la rue de Marseille,

    - au sud, une parcelle traversante, implantée perperpendiculairement au

    quai Claude Bernard et à la rue (actuel emplacement de la place Ollier

    situé le long de l'université),

    - deux parcelles situées dans la partie sud de la rue de Bonald, le long

    du quai Claude Bernard,

    - une parcelle située rue de Bonald, entre la rue de Marseille et

    l'actuelle rue Pasteur (alors rue de Béarn),

    - une parcelle située entre la rue de Marseille et la rue Saint-André.

    La cristallerie quitte en 1886 le quartier de la Guillotière pour

    Oullins, laissant des parcelles qui vont être loties rapidement

    (construction d'immeubles de logements).

    Un four à chaud était implanté derrrière le bâtiment principal de la

    cristallerie, sur la rue des Trois-Pierres (actuelle rue

    Salomon-Reinach).Dans la seconde moitié du 19e siècle, ce

    secteur, proche de la Grande Rue de la Guillotière et de la salle du

    Prado, abritait de nombreux cafés, cabarets, petits théâtres, théâtres

    de société, théâtres de guignols, cafés chantants (fantocinni) souvent

    installés dans des baraquements en planche. Leur activité est réduite ou

    interdite par la Préfecture sous le Second Empire pour des raisons de

    censure et de concurrence économique, face aux théâtres établis. Les

    cabaretiers cherchent à augmenter leur clientèle en organisant des

    spectacles, mais ces rassemblements sont perçus comme séditieux et

    immoraux (cf. Arch dép. Rhône, 4 T 174, 4 T 181).

Références documentaires

Bibliographie
  • [Exposition. Lyon. 1995.] Les cinémas de Lyon. 1895 -1995. Réd. J.-M. Dureau et al. Lyon : Archives municipales, 1995. 186 p. : ill. ; 27 cm. (Les dossiers des Archives municipales. 8.)

    p. 19, 157, 167, 172
  • DE OCHANDIANO, Jean-Luc. Lyon, un chantier limousin. Les maçons migrants (1848-1940). Lyon : éd. Lieux-Dits, 2008

    p. 40-42, p. 163
  • CONSTANTIN Patricia. Rapport de sondages n°408. DRAC Rhône-Alpes, Centre de documentation. Z.A.C. Guillotière Ilôt E. 1992

    DRAC Rhône-Alpes : Rapport de sondages n°408
  • CONSTANTIN Patricia, RAHATSÖZ Michelle. Rapport de fouilles n°417. DRAC Rhône-Alpes, Centre de documentation. 21, 23 rue Père-Chevrier, 22, 26 rue Saint-Jérôme 69007 Lyon. 1997

    DRAC Rhône-Alpes : Rapport de fouilles n°417
  • JACQUET Pierre (dir.). Rapport d'évaluation archéologique n°40. DRAC Rhône-Alpes Centre de doc. 8-12 rue Creuzet, 43 rue Saint-Michel 69007 Lyon (Rhône). 2002

    DRAC Rhône-Alpes : Rapport de fouilles n°40
  • LE NEZET-CELESTIN, Monique (dir.). Rapport de fouilles n°428. DRAC Rhône-Alpes, Centre de documentation. Place Depéret Lyon 7ème (Rhône). 1999

    DRAC Rhône-Alpes : Rapport de fouilles n°428
  • LE NEZET-CELESTIN, Monique (dir.) Rapport de fouilles n°439. DRAC Rhône-Alpes, Centre de documentation. 37 et 37b rue de Marseille Lyon 7ème (Rhône). 1997

    DRAC Rhône-Alpes : Rapport de fouilles n°439
  • NOURISSAT Sophie (dir.). Rapport de fouilles n°38. DRAC Rhône-Alpes, Centre de documentation. 62 avenue Jean-jaurès, 13 rue Saint-Jérôme, 30 rue Père-Chevrier, Lyon 7ème (Rhône). 2002

    DRAC Rhône-Alpes : Rapport de fouilles n°38
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