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Promenade des Chartreux, puis Jardin des Chartreux

Dossier IA69007112 réalisé en 2014

Fiche

  • La pelouse centrale du jardin
    La pelouse centrale du jardin
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • conciergerie
    • belvédère de jardin
    • terrain de jeu
    • chemin de jardin
    • allée irrégulière
    • clôture de jardin
    • banc public

Œuvres contenues

Le jardin doit son nom à la première congrégation religieuse des Chartreux qui s’est installée en 1584 sur les pentes de la Croix-Rousse à Lyon, alors terres agricoles, sur le terrain dit « de la Giroflée ». Après la Révolution, le terrain devient « bien national ». Il est alors revendu en 1791 lors d’une vente aux enchères à la bougie à des particuliers dont M. Jean Antoine Sicard, pour la somme de 21 300 livres. Après la révolution de février 1848, l’Etat décide de créer des « ateliers nationaux », qui durent à peine quelques mois, dans le but d’occuper les ouvriers au chômage. A Lyon, à cette même époque, la Ville a pour projet de faire construire un pont suspendu entre les deux rives de la Saône, pont qui relierait les coteaux de Fourvière à ceux des Chartreux. Pour réaliser ce projet, il faut que les deux côtés soient aménagés, et notamment que la Ville installe de grands cours pouvant desservir ce pont. Mais le maire s’aperçoit rapidement de la dépense trop importante de ce projet et réduit l’aménagement au seul coteau des Chartreux. C’est ainsi qu’un atelier national est lancé en mars 1848 sous la direction de M. Paul Léon Lehaître, ingénieur civil agissant sous mandat d'Emmanuel Argo, commissaire du gouvernement provisoire dans les départements du Rhône, pour l’ouverture et l’établissement du cours des Chartreux, d’une promenade, et d’un jardin public. Mais cette initiative des chantiers nationaux ne dure pas longtemps et les dégâts causés par les ouvriers dans les propriétés attenantes restent en l’état, sans que la Ville n’indemnise les habitants ni ne reprenne le chantier. Suite aux nombreuses plaintes des propriétaires, la Ville se penche à nouveau deux ans plus tard sur le dossier. L’État menace : soit la Ville arrête les travaux et indemnise les propriétaires, soit elle reprend les travaux et annexe les terrains pour cause d’utilité publique, avec des indemnités moindres. Lors du conseil municipal du 6 août 1850, le projet de cours et d’un jardin annexe est présenté puis voté à l’unanimité : « [...] la partie occidentale, qui s'élève au-dessus de la Saône demeurerait au contraire libre et découverte, et c'est principalement sur cette configuration de la localité que la Commission fonde ses espérances. En effet, comme vous le savez, la colline dans cet endroit est soutenue par des rochers dont le pied allait sans doute autrefois se perdre dans la rivière, avant qu'ils eussent été excavés pour faire place aux maisons qui bordent le quai St-Benoît ; il en résulte, à la hauteur du cours, une pente abrupte, escarpée, qui ne permettra à aucun édifice de venir se placer sur son arête ; un simple mur de banquette sera établi dans cet endroit, afin de prévenir tout accident. Par suite de cet état de choses, le cours, dans toute sa longueur, offrira un admirable aspect et le point de vue dont on jouira sera presque unique dans son genre : en face, la colline de Fourvières [sic] avec ses pentes pittoresques et ses vieux monastères des Capucins et des Carmes-Déchaussés ; dans la partie inférieure, le quai Pierre-Scize où le mouvement de la circulation est si animé ; puis la Saône qu'on aperçoit dans la moitié de sa largeur ; au nord, la citadelle de Loyasse, le bois de l’École vétérinaire et les maisons de plaisance qui peuplent nos belles campagnes ; au midi, la ville de Lyon avec ses flèches de ses nombreux monuments ; en vérité, c'est là un spectacle presque féérique, et il est peu de cités qui puissent en offrir un pareil. Nous croyons donc qu'une promenade établie dans ces conditions serait appelée à de grands succès et qu'elle attirerait la foule. » Le 22 août 1851, le Président de la République décrète d’utilité publique « l'exécution immédiate de ce cours [cours Général-Giraud, ex-cours des Chartreux ndlr] ainsi que l'établissement de jardins publics destinés à en former une annexe ». Les propriétés des sœurs du Sacré-Cœur, sous la direction de Mme Rollet, ainsi que celle des pères Chartreux, sous la direction de l’Abbé Bissardon, sont annexées tout spécialement pour la construction du jardin des Chartreux. Cela ne plaît pas aux habitants du lieu : « si l'on acquiert les terrains placés entre les rochers et le cours, on ouvrira dans ce lieu désert, placé entre des quartiers pauvres, un réceptacle de méfaits, de scènes de désordre et de scandale, tel que l'autorité, dans l'intérêt de l'ordre, sera bientôt obligée de fermer ces places désertes et suspendues sur des précipices » (lettre du 8 février 1851 de l’Abbé Bissardon à la Ville). En septembre 1852, le préfet ordonne l'expropriation des terrains. En juillet 1853, la Ville lance un appel de marché quant à l’exécution des travaux d’établissement du cours et de la promenade des Chartreux. Huit sociétés se présentent, mais c’est l’entreprise Lenoir qui est choisie, pour avoir proposé l’exécution des dits travaux avec un rabais de 17 francs pour cent sur le montant du devis pour dépenses prévues. Mais les travaux traînent en longueur, et la Ville s’impatiente. Lenoir prétexte le manque de moyens, les propriétaires de terrains non encore expropriés, le mauvais temps, le manque de surveillance des jardins, chaque jour pillés par les femmes et les enfants pour récupérer du bois de chauffage. Finalement, après plusieurs rappels à l’ordre, Lenoir, dont la situation financière est devenue « trop juste » demande qu’on lui retire le chantier, en février 1855. C’est également à cette époque qu’est daté le seul plan du jardin des Chartreux par Bülher, à qui on attribue bien souvent la paternité du lieu. La Ville s’exécute et termine les travaux par voie de régie sous la direction de l’ingénieur en chef de la Ville : d’après un rapport municipal de 1907 « les travaux de mise en stabilité et d’appropriation furent terminés en 1857, et les jardins dessinés en s’inspirant des lignes agrestes des lieux pour garder à ce coin de Lyon un caractère pittoresque ». En 1858, la municipalité crée un pont de 3,50 m de largeur avec un petit parapet de 1m60 qui relie les deux parties du jardin des Chartreux, en passant par une propriété appartenant à M. Mayet. En retour, le propriétaire dispose d'un droit de passage dans le jardin par un escalier depuis la propriété Mayet sur ledit pont. En 1859-1860, la Ville achète également une partie de la propriété du comte de Menon afin d’établir un chemin à lacets rejoignant le passage Gonin au jardin des Chartreux. En 1861, le maire de Lyon Vaïsse donne son accord pour la démolition, le transport et la reconstruction d’une serre du jardin des Chartreux au Parc de la Tête d’Or. En mai 1871, la municipalité décide d’installer des barrières en fer ainsi que des clôtures en treillage pour protéger les promeneurs d’une chute depuis le jardin des Chartreux, notamment sur la partie sud du jardin et devant le pavillon des jardiniers. Quatre ans plus tard, en novembre 1876, le conseil municipal réclame une fois de plus des barrières supplémentaires pour le jardin. L’ingénieur se plaint du manque de fonds alloués pour de telles dépenses mais propose tout de même, en plus des palissades en planches, de treillages sur la crête, ainsi que de piquets de 0.40 mètres reliés par des fils de fer déjà existants, la mise en place d’une barrière et d’une haie vive pour la somme de 1900 fr. Le conseil accepte et cette somme est allouée au budget de la Ville de Lyon sur l’exercice de 1877. Cela n’empêche pas pour autant la chute « d’une hauteur de 40.00 [mètres] » d’un vieillard, le 3 avril 1880. De nombreux éboulements font parler du jardin des Chartreux : en 1854, 1889, 1890, 1899, 1900, 1904, 1907, 1910, 1911 etc. amenant à chaque fois une vague de travaux de consolidation du rocher des Chartreux. En octobre 1909, le service des Cultures de la Ville de Lyon entreprend de réaménager le jardin, abîmé par les derniers travaux de consolidation et de remplacer les barrières. Un parapet est notamment construit au sud du jardin avec 153 mètres cube de pierres issues du rocher en contrebas, afin de protéger les promeneurs d'éventuelles chutes. La pose d'une nouvelle grille du côté du cours du Général-Giraud permet l'aplanissement de cette zone et notamment le dépôt de terre végétale pour des plantations. Ces plantations s'installent donc entre le jardin et le cours, près du trottoir encadré par deux rangées d'arbres et permet d'isoler le jardin de la rue. De plus, cela permet également de déboiser le jardin, jugé trop étouffant. La direction du service des Cultures écrit : « le jardin des chartreux est fort étroit en certains points et, de plus, il a été fort boisé ; si je puis m'exprimer ainsi, il manque d'air. [...] La partie du public qui emprunte maintenant l'allée périphérique, qui fait double emploi avec le trottoir planté d'arbres, serait obligée de pénétrer davantage dans le jardin et d'en suivre les allées ; mais le chemin, un peu plus long à parcourir ainsi, serait beaucoup plus agréable, et il fournirait, en certains points, une vue magnifique sur la Saône, Lyon et le coteau de Fourvière ». Au même moment, des canalisations sont posées dans le jardin, permettant un bon écoulement des eaux pluviales et souterraines, qui fragilisaient auparavant le rocher sur lequel le jardin vient se nicher et causaient ces si nombreux éboulements. Après la Seconde Guerre mondiale, le cours des Chartreux est rebaptisé cours du Général-Giraud. Le 2 décembre 1904, M. Clapot, architecte, demandait la démolition de deux hangars du jardin des Chartreux ainsi que la construction d’un nouveau. On voulait au début l'adosser au pavillon des jardiniers, mais on apprend que cette construction « en pisé de terre » est déjà « fort ancienne ». En 1905, quatre hangars appartenant au jardin sont détruits et un nouvel hangar destiné à servir d'atelier de réparation et d'abri pour les outils et le matériel des personnes chargées de l'entretien du jardin est construit. Il est finalement placé vers la montée de la Butte, sur un terrain qui n’est pas dans le jardin, mais appartient tout de même à la Ville. En 1907, la Ville décide de remplacer les barrières en treillage en bois établies auparavant par des barrières en fer sur le cours, sur la montée de la Butte ainsi que sur le retour de la place Rouville. Deux portes d’accès sont également prévues, une contre la montée de la Butte et l'autre par le passage Gonin. En décembre 1931, le directeur du service des cultures de la Ville de Lyon présente le projet d’un jardin d’enfants, « le jardin des tout-petits » dans le jardin des Chartreux, composé d'une grande pelouse, d’un bac à sable de 10 mètres de diamètre, « dans lequel les petits enfants pourront se livrer à des exercices d'assouplissement qui leur sont particulièrement agréables », d’une piste cimentée autour du bac pour les roulettes, d’un monticule sillonné de sentiers, d’un labyrinthe miniature, ainsi qu'une clôture, un abri, des WC, un pavillon pour l'infirmerie, des pigeonniers à sable, une fontaine etc. pour la somme de 10 800 fr. Le jardin des Chartreux n’a pas été épargné par la Seconde Guerre mondiale : en 1943 des tranchées permanentes en béton de chaux hydraulique coulées sur place ont été prévues pour abriter les civils des bombardements (défense passive). Elles remplacent les tranchées de circonstance déjà installées à cet emplacement depuis 1941. Lors de l’explosion des ponts de Lyon le 2 septembre 1944, le pavillon des jardiniers, situé dans le jardin des Chartreux, subit quelques dégâts. Début 1945, la Ville donne l'autorisation de réparer le pavillon qui comporte un rez-de-chaussée, un étage et des combles aménagés, pour le logement d'un chef et d'un sous-chef jardiniers du service des cultures de la Ville. Il est précisé dans le dossier qu'il est antérieur à 1848. Les façades sont en moellons crépis et les planchers sont en bois. La couverture est en ardoise. Les travaux sont exécutés en 1946-1947. En 1977, le pavillon des jardiniers subit à nouveau des restaurations. Le 22 mai 2000, le conseil municipal de Lyon vote un nouveau projet de réaménagement du jardin des Chartreux et lance un appel d’offres : « A l'ouest des pentes de la Croix-Rousse, le Jardin des Chartreux, vaste espace boisé d'environ deux hectares, est constitué de deux parties, reliées entre elles à la hauteur du lycée Diderot, par un belvédère dominant la Saône. Après une première intervention en 1998 qui a permis de restaurer la clôture du jardin, le long du cours du Général-Giraud, le programme proposé aujourd'hui comprend la mise en place d'un portail, la réfection des allées côté passage Gonin et la valorisation du belvédère ». Le marché est remporté par la société Nature de P. Gouttenoire. Depuis 2010, le pavillon des jardiniers est renommé « Pavillon Ahmadou-Kourouma », en l’honneur de l’écrivain ivoirien qui a vécu et est mort à Lyon en 2003. Il sert aujourd'hui de maison des associations.

Appellationspromenade des chartreux, jardin des chartreux
Parties constituantes non étudiéesconciergerie, belvédère de jardin, terrain de jeu, chemin de jardin, allée irrégulière, clôture de jardin, banc public
Dénominationsjardin public
Aire d'étude et cantonLyon Urgences
AdresseCommune : Lyon 1er
Adresse : 36 cours du, Général-Giraud, rue de la, Muette, passage, Gonin, place
Rouville
Cadastre : 2012 AB 58

La première mention du jardin des Chartreux est faite en 1848, lors de l’établissement du cours des Chartreux, d’une promenade et d’un jardin public par un atelier national. En 1851, le projet est décrété d’utilité publique, permettant à la municipalité de récupérer les terrains des propriétaires pour l'installation du cours et d'une promenade attenante. En 1855, Bühler dessine le plan du jardin. En 1857, celui-ci est quasiment achevé. Durant les années suivantes, il subira quelques menus aménagements afin de le rendre plus accessible au public.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Bühler Denis architecte paysagiste attribution par source

Le jardin des Chartreux, situé dans le premier arrondissement de Lyon, d’une superficie de presque deux hectares et construit sur un rocher du même nom, s’étage sur plusieurs niveaux qui accompagnent l’escarpement rocheux. Il s’étend depuis la montée de la Muette à l’ouest jusqu’à la place Rouville à l’est ; il est bordé au nord par le cours du Général-Giraud, ex cours des Chartreux. Prévue à l’origine comme un lieu de délassement pour les travailleurs de la Croix-Rousse, cette promenade privilégie ainsi le panorama qui donne sur un méandre de la Saône, la colline de Fourvière et le sud de la ville. Ce choix en fait un jardin peu couvert, aéré, qui permet une vision large et lointaine.

On accède à ce jardin par deux entrées : par le nord, le cours du Général-Giraud, où six portes ont été ouvertes le long de la rue ; ou encore par le sud-est, par le passage Gonin qui mène au quai Saint-Vincent.

Le niveau le plus élevé borde le cours du Général-Giraud et est composé d’une allée bétonnée encadrée par deux rangées de platanes. Si elle permet aujourd'hui de séparer le jardin proprement dit de la circulation du cours du Général-Giraud, elle en était partie constituante à sa création. Des bancs publics ont été installés mais le lieu sert aujourd’hui plutôt de parking. Désormais, une clôture sépare cette allée du reste du jardin. Elle est doublée par des bosquets, des buissons, ainsi qu’une petite haie courante en buis. Une fois cette promenade franchie, le visiteur entre à l’ouest par une rampe d’accès, coupée par des pas-d’âne en ciment imitant des troncs d’arbres écotés.

Il pénètre alors dans un jardin public irrégulier en pente, sillonné par deux chemins curvilignes : l’un de niveau et l’autre rampant. Le chemin rampant mène à un espace découvert dont le sol a été sablé. Le chemin de niveau, bordé de bancs publics, mène à la terrasse maçonnée circulaire. Trois statues ont été érigées le long de ce chemin : une en hommage au poète lyonnais Joseph Serre, une seconde en souvenir de Camille Roy, homme de lettres de la même ville, et une dernière à la mémoire des peintres et sculpteurs lyonnais disparus. Cette terrasse utilisée comme promenade est aménagée en pelouse et possède quelques groupes d’arbres. Le découvert de cet espace, fermé par une grille, permet un large panorama au promeneur. A l’ouest de cet espace, un second escalier indépendant en ciment imitant des troncs d’arbres écotés a été aménagé. Les espaces de pelouse sont délimités par des petites bordures en ciment et deux autres statues font face au panorama : une en hommage à Petrus Sambardier, journaliste lyonnais, et une sculpture de Xavier Privas, chansonnier de Lyon.

Un pavillon est installé à pic de la falaise, interrompant la clôture, au centre de la terrasse maçonnée. De plan presque carré et de plain-pied, ce pavillon mesure 8,12 m sur 8,55 m et est composé d’un rez-de-chaussée, d’un étage et de combles aménagés. Les murs sont en pisé recouverts de « moellons crépis ». Ils étaient auparavant couverts de treillages pour porter des plantes grimpantes. Sur la façade antérieure, une porte très simple est surmontée d’une fenêtre rectangulaire à croisées en menuiserie. Sur le côté occidental de la structure, deux jours de souffrance ont été ouverts. Le côté oriental est percé de six grandes fenêtres rectangulaires à croisées en menuiserie et leurs appuis saillants. Enfin, sur la façade méridionale, depuis le quai Saint-Vincent, trois fenêtres rectangulaires sont visibles, avec des volets et une baie murée dont seul l’appui a été conservé. L’édifice est surmonté d’un toit brisé en pavillon : le brisis est en ardoise et le reste en tuiles plates mécaniques rouges. Chaque versant est doté d'une lucarne à pignon découvert. Un garage est accolé au pavillon, recouvert avec le même enduit jaune pâle.

Le jardin se prolonge grâce à un pont de jardin délimité par une petite haie vive et par un parapet. Ce pont relie la terrasse maçonnée à la deuxième partie du jardin des Chartreux, beaucoup plus couverte, qui présente une vue bornée. Là encore, le chemin se divise en deux : un chemin rampant qui descend vers le terrain de jeux et un chemin de niveau qui mène au jardin d’enfants. Celui-ci, circulaire, est entièrement clos par un grillage à hauteur d'appui. Deux portes ont été aménagées pour les accès. Au nord de cet espace clos, un monument en l’honneur de Pierre Dupont a été installé : de l'ancienne fontaine, il ne reste plus que le buste du chansonnier lyonnais et deux bassins aujourd'hui comblés. Au sud, des jeux ont été prévus pour les enfants. Entre le pont et le jardin d'enfants, des pelouses ont été aménagées avec de petits buissons taillés en boule, placés en quinconce. Un chemin tournant a été tracé autour, qui devient rampant et mène au terrain de jeu de boules. Dans cette partie du jardin des Chartreux, les chemins sont en terre battue, excepté les accès, qui sont en béton ; le jardin d’enfants et le terrain de boulistes sont sablés. Un escalier en ciment a été installé pour accéder à ce terrain et un grillage clôture le lieu. Le chemin rampant continue ensuite jusqu’au passage Gonin.

Plansjardin irrégulier
Couvrements
Élévations extérieuresjardin accidenté
Couvertures
Jardinsbocage de jardin, labyrinthe de jardin, bosquet, groupe d'arbres, pelouse
États conservationsbon état
Techniquesmaçonnerie
Précision représentations

Deux escaliers, situés respectivement au nord-ouest, à côté de la montée de la Muette et dans le sud-ouest du jardin sont constitués de pas d'âne. Les marches sont en ciment armé, imitant des arbres écotés.

Mesures:

Annexes

  • Lettre de Denis Bühler au maire de Montbrison, le 29 juin 1856

    AC Montbrison : série 4W 59.

    Monsieur le Maire. J’étais en voyage lorsque vous m’avez fait écrire que vous acceptiez les conditions que je vous ai fait connaître. Pour mes honoraires, j’avoue que je supposais que l’établissement du jardin que la ville se propose de faire s’élèverait à un chiffre plus élevé que celui que vous m’annoncez.

    Mon voyage et le temps que je dépenserai pour l’établissement du plan et de ses détails seront peu rémunérés, je ne reviendrai pas sur ma parole, mais afin que cela ne me soit pas trop onéreux, je vous prierai de m’accorder quelques délais, jusqu’à ce que j’ai affaire à Lyon. C’est moi qui suis chargé de la direction des plantations et dessins des jardins que la ville a fait exécuter depuis deux ans. J’espère aller à Lyon vers la fin de juillet, j’aurai l’honneur de vous écrire quelques jours à l’avance de l’époque fixée pour mon voyage.

    Soyez persuadé Monsieur le maire que malgré mon observation les intérêts de la ville ne seront pas sacrifiés aux miens. J’ai l’honneur d’être Monsieur le Maire votre très humble serviteur Denis Bühler, 147 rue de Grenette, [à Paris].

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Lyon. 321 WP 065. Cours des Chartreux, 1er arrondissement. Ouverture, alignement, vente de biens nationaux, travaux de voirie, expropriation, acquisition de terrains, vente de terrain communal : correspondance, actes notariés, plans, arrêté préfectoral, rapports. 1791-1863.

    AC Lyon : 321 WP 065
  • AC Lyon. 321 WP 064 1. Cours des Chartreux, Ier arrondissement. 1836-1908.

    AC Lyon : 321 WP 064 1
  • AC Lyon. 485 WP 019 1. Parcs publics. Parc de la Tête d'Or ; jardin botanique ; serre des Chartreux : correspondance, soumissions, devis, arrêté. 1861.

    AC Lyon : 485 WP 019 1
  • AC Lyon. 922 WP 026 1. Cours des Chartreux, 1er arrondissement. 1861-1916.

    AC Lyon : 922 WP 026
  • AC Lyon. 945 WP 083. Voirie urbaine. Rocher du Jardin des Chartreux, travaux de consolidation : rapports, plans, correspondance. 1875-1915.

    AC Lyon : 945 WP 083
  • AC Lyon. 1923 W 13. Promenades et jardins de la ville, registre n°58, volume n°6, dossier n°35, 1876-1877.

    Registre n°58, volume n°6, dossier n°35 AC Lyon : 1923 W 13
  • AC Lyon. 321 WP 109 2. Passage Gonin, 1er arrondissement : rapport, plan, actes notariés, délibération, devis, actes de vente, arrêté préfectoral. 1879-1889.

    AC Lyon : 321 WP 109 2
  • AC Lyon. 962 WP 009. Edifices communaux : monument Sambardier, 1901-1945.

    AC Lyon : 962 WP 009
  • AC Lyon. 957 WP 022 2. Voirie urbaine. Jardin des Chartreux, construction d'un hangar : correspondance, rapports, plans, pièces comptables. 1905

    AC Lyon : 957 WP 022 2
  • AC Lyon. 944 WP 002 1. Voirie urbaine. Rocher des Chartreux ; démolition de l'échafaudage ayant servi aux réparations ; vente de matériaux : correspondance, rapports. 1913

    AC Lyon : 944 WP 002 1
  • AC Lyon. 940 WP 20. Description provisoire : vrac de travaux publics, statue cours des Chartreux, statue de Joseph Serre, jardins publics des Chartreux. 1921-1963.

    AC Lyon : 940 WP 20
  • AC Lyon. 3 C 363 KOUROUMA. Coupures de presse : biographie. 1927-2003.

    AC Lyon : 3 C 363 KOUROUMA
  • AC Lyon. 960 WP 030. Edifices communaux : projets de construction jardin d'enfants (Cours des Chartreux). 1930-1936.

    AC Lyon : 690 WP 030
  • AC Lyon. 923 WP 337. Travaux publics. Défense passive. Etablissement de tranchées provisoires ou permanentes, marchés : devis descriptif, devis estimatif, plans, correspondance. 1941-1944

    AC Lyon : 923 WP 337
  • AC Lyon. 1923 W 10. Promenades et jardins de la ville. Registre n°58, volume n°2, dossier n°8. 1943-1867.

    Registre n°58, volume n°2, dossier n°8. AC Lyon : 1923 W 10
  • AC Lyon. 970 WP 012. Edifices communaux. Pavillon des jardiniers (cours des Chartreux) : dommages de guerre, versement d'indemnités et reconstruction. 1944-1945.

    AC Lyon : 970 WP 012
  • AC Lyon. 940 WP 33. Description provisoire, vrac de travaux publics : pavillon des jardiniers, 36 cours des Chartreux. 1946-1947.

    AC Lyon : 940 WP 33
  • AC Lyon. 428 WP 101. Voirie urbaine : aménagement et entretien de rues et de jardins. 1957-1980.

    AC Lyon : 428 WP 101
  • AC Lyon. 468 WP 008. Edifices communaux : entretien, aménagement, réparations et extension ; marchés publics. 1977-1981.

    AC Lyon : 468 WP 008
  • AC Lyon. 1772 W 1. Conduite d'opérations d'aménagement d'espaces publics. 1er arrondissement. Jardin des Chartreux. 1986-2002

    AC Lyon : 1772 W 1
  • AC Lyon. 2047 W 32. Travaux, dossiers de marchés. Jardin des Chartreux 69001. Réfection des sols, plantations, serrurerie et travaux divers : dossier procédure négociée, marché n°200345 Nature. 2000-2001.

    AC Lyon : 2047 W 32
  • Eboulements et travaux du rocher du Jardin des Chartreux. 1900. (AC Lyon 948 WP 36)

    AC Lyon : 948 WP 36
Documents figurés
  • Description au naturel de la ville de Lyon et paisages à l'entour d'icelle – desseignée sur les lieux par le sieur Maupain voyer de la dite ville / Maupin Simon. 1659. 3e édition corrigée vers 1714. Froment (éditeur) marchand imagier, rue Mercière, Guigout (V.) graveur. Grav. sur cuivre : 8 f.pap. collées en une 1,355 x 0,840. Echelle : 150 toises de roi = 6,30 cm. (AC Lyon. 1 S 171)

    AC Lyon : 1 S 171
  • Plan du quartier de la Croix-Rousse de part et d'autre du Cours des Chartreux. 1800 (AC Lyon 1612 WP 080)

    AC Lyon : 1612 WP 080
  • Plan du cours et des Jardins des Chartreux /, [vers 1860] (AC Lyon 3 S 00248)

    AC Lyon : 3 S 00248
  • Plan des terrains et propriétés des particuliers et des Chartreux. 1900. (AC Lyon. 1612 WP 84)

    AC Lyon : AC Lyon. 1612 WP 84
  • Photographies 1er arrondissement. Jardin des Chartreux. Remplacement des grilles. Situation avant travaux. 1997 (AC Lyon. 1772 W 38)

    AC Lyon : 1772 W 38
  • Photographies 1er arrondissement. Jardin des Chartreux. Remplacement des grilles. Situation avant travaux : 6 photographies couleur. 1997 (AC Lyon. 1772 W 37).

    AC Lyon : 1772 W 37
Bibliographie
  • Parcs et jardins remarquables en Rhône-Alpes : pré-inventaire des parcs et jardins d’intérêt historique, botanique, et paysager. Union régionale des CAUE Rhône-Alpes. 1997

    Région Rhône-Alpes : 062440 R-A PATRI PAR
  • Lyon et la région lyonnaise en 1906. Tome 1. Préface d’Edouard Herriot. Editions A. Rey et Cie. 1906.

    Tome 1. p. 594 et p. 638. Région Rhône-Alpes
  • BARRE Josette, La colline de la Croix-Rousse : histoire et géographie urbaines, 3 ème édition, 2007.

    p. 125 Région Rhône-Alpes : 060090 69.L PATRI BAR
  • BEGHAIN, Patrice, BENOIT, Bruno, CORNELOUP, Gérard, THEVENON, Bruno. Dictionnaire historique de Lyon. Lyon : éd. Stéphane Bachès, 2009. 1503 p.

    p. 701
  • BELLE, Véronique. "Monumentales, mobiles, fragiles, inventaire et itinéraires de sculptures du XXe siècle" in Actes des journées d'étude des Conservateurs des Antiquités et Objets d'Art (ACAOAF). L'objet du XXe siècle : la fragilité d'un patrimoine au présent. 5-7 octobre 2006. Actes Sud. 2007, p. 90-97

    p. 91, 93, 95
  • CAVALLO Marie-Christine, Un itinéraire baroque à travers l’église Saint-Bruno des Chartreux : exposition. 1985.

    p. 4 Région Rhône-Alpes : 69.L PATRI CAV
  • CHARLETY Sébastien. Histoire de Lyon : depuis les origines jusqu'à nos jours. 1972.

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  • CHUZEVILLE, Sylvain. Du bourg Saint-Vincent au quartier de la Martinière. Lyon : Editions lyonnaises d'Art et d'Histoire, 1998. 127 p. ; 23 cm.

    p. 33
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