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Usine de produits pharmaceutiques dite Office Commercial Pharmaceutique (OCP)

Dossier IA69000097 réalisé en 2001

Fiche

AppellationsOffice Commercial Pharmaceutique
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bureau
Dénominationsusine de produits pharmaceutiques
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : la Guillotière
Adresse : 3 rue
Béchevelin
Cadastre : 1999 AC 86

L'Office Commercial Pharmaceutique (OCP) est né en 1924 de la fusion de trois sociétés familiales : Piot, Lemoine et Royer qui ont pris conscience que pour se développer et améliorer les services aux pharmaciens, elles devaient s'allier. Cette société s'installe à Paris au 71 rue du Temple. Avec cette fusion, l'OCP devient la plus importante organisation commerciale pharmaceutique de France. Par le nombre de ces établissements, trois à Paris et 14 dans les autres régions, dont deux succursales de Lyon et de Rouen et 12 dépôts venants de la maison Piot. La première localisation à Lyon se situe au 33 cours de Verdun, puis c'est la construction de la succursale actuelle qui distribue toute la ville de Lyon, Villefranche, Vienne, tous les monts du Lyonnais (Craponne, Vaugneray). En 1992, il y a fusion avec la société Bourely-Gaspa. 200 clients sont répertoriés en 2001. Désormais, cette société constitue un maillon central de la chaîne de santé française. Par son rôle de premier distributeur des produits pharmaceutiques, par son réseau de points de vente, il constitue une garantie de bonne marche des officines comme des fabricants pharmaceutiques. En fait, l'OCP réapprovisionne pour le compte des fabricants avec lesquels un contrat particulier a été signé, tous les grossistes-répartiteurs en spécialités pharmaceutiques exerçant leur activité en France. Il s'agit d'un double service : aux pharmaciens fabricants de spécialités, nombreux sont ceux qui ne sont pas équipés pour distribuer leurs produits à grande échelle, puis aux officines. A travers ce développement c'est l'ensemble du monde pharmaceutique qui évolue : en 1928 Fleming découvre la pénicilline, le premier antibiotique connu, en Hongrie Szent-Györgyi isole la vitamine C à partir d'un jus de poivron. En 1934 Irène et Frédéric Joliot-Curie découvrent la radioactivité artificielle : la radiothérapie devient une spécialité indépendante du radiodiagnostic. Fermeture du site en 2008. Début 2011, un projet de logements étudiants est en cours d'étude (réutilisation du bâtiment en partie).

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1929, porte la date
Auteur(s)Auteur : Schwartz-Hautmont entrepreneur attribution par source

La façade principale se compose d'un corps central couronné d'un pignon avec une enseigne : Office Commercial Pharmaceutique. Ce corps central est accosté de deux corps latéraux plus bas de deux niveaux avec entrées pour livraisons munies de volets roulants. Elle est rythmée par 5 travées dont deux baies jumelées. Une date portée est inscrite sur le côté droit de l'entrée principale Schwartz-Hautmont (entrep.) 1929 et le chiffre OCP entrelié, localisé au-dessus de l'entrée. L'arrière du bâtiment est composé d'un grand hall sans cloisonnement (remarquable) tout en rez-de-chaussée. La partie administrative se trouve sur la partie avant (pignon), elle est de deux étages carrés. Parcellaire intégré en coeur d'ilot ; toit shed, toit à longs pans avec lanterneau. Une façade très composée de belle qualité.

Mursbéton
Toitverre en couverture, tuile mécanique
Plansplan rectangulaire régulier
Étages2 étages carrés
Couverturesshed
toit à longs pans
lanterneau
États conservationsbon état

Zone UC - dite centre de quartier : il s'agit de secteurs aux physionomies diverses (Vaise, Croix-Rousse etc...) justifiant des traitement réglementaires sélectifs et diversifiés, consistant eux-mêmes en prescriptions de détail. Abords d'un monument historique : garage Citroën. Bel ensemble architectural de 1929 : grande halle de distribution. Mérite un beau projet de réutilisation. A proposer au PLU.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesentrepôt industriel

Annexes

  • Paysage industriel du quartier de la Guillotière

    Halitim-Dubois Nadine, Histoire industrielle du quartier de la Guillotière, Zoom Rive gauche, Mairie de Lyon, mission site historique, déc. 2003.

    La Guillotière se caractérise par un urbanisme typique des quartiers de petites industries de la fin du 18e siècle et du 19e siècle. C´est un faubourg avec une croissance démographique très forte, caractérisée par l´arrivée constante et massive de la population composée d´artisans, de boutiquiers et d´ouvriers. La Guillotière vit avec le fleuve, profite de ses ressources et souffre de ses inconvénients, l´exemple des grandes crues du Rhône de 1841 et 1856. Il s´agit d´un grand quartier composé de mini-quartiers, avec le pont du Rhône comme élément phare formant avec la Grande rue de la Guillotière un réseau commercial de tout l´est de l´agglomération lyonnaise jusqu´aux pays transalpins. 1852 est une date clé, avec le rattachement des faubourgs de la Guillotière, de Vaise et de la Croix-Rousse à la Ville de Lyon. Suit un développement urbain de cette rive gauche, avec un marquage fort de la ville sur ce nouveau territoire. En effet, en 1870, est construite la préfecture du Rhône, puis en 1890 l´université et en 1897, le pont de l´Université qui rattache la partie aval à la ville.

    Ce vaste quartier bénéficie de la révolution industrielle. Dans un premier temps sont implantées quelques petites industries variées. Le secteur de la faïencerie, verrerie, cristallerie se situe en aval du pont de la Guillotière ; 1803 voit la construction de la vitriolerie de la rue de Marseille, 1828 celle de la verrerie Durand jeune près de la vitriolerie, puis 1830, celle de la verrerie de la Mouche, 1831, celle de la cristallerie de la Guillotière, et 1842, celle du chemin de Culattes. Les verriers, tailleurs de verre et tailleurs de cristaux, s´installent à proximité des lônes du Rhône situés à la Guillotière. On dénombre également de nombreux entrepôts à bois (bois d´œuvre et bois de chauffe) situés en amont du pont de la Guillotière avec le développement du « port au bois ». Sont installés à proximité de ce port de nombreux menuisiers, charpentiers, scieurs de long, marchands de bois. Avant 1914, rue Gilbert-Dru, un atelier de menuisier fait office d´école d´apprentissage où des ouvriers italiens qualifiés viennent enseigner l´ébénisterie. L´actuel cours de la Liberté perpétue cette tradition du travail du bois avec une implantation de nombreux magasins de meubles. Côté aval du pont, c´est le port aux pierres que l´on trouve avec les tailleurs de pierres, les maçons, les plâtriers. Les tisseurs et tisseuses sont installés à l´est et à l´ouest du pont de la Guillotière et de l´actuelle place du Pont, où l´on retrouve également les dévideuses, teinturiers et tullistes ainsi que les ouvriers de l´industrie chimique et de la petite métallurgie (ferblantiers, fonderies, etc). Comme exemples, les «manufactures de récipients en tous genres, en tôle d´acier, galvanisée, plombée, étamée» sont situées Grande rue de la Guillotière, rue Cavenne, rue Garibaldi. Rue Rachais est située la manufacture de lits en fer et cuivre et sommiers métalliques Bouviers fils aîné.

    Le long de la Grande rue de la Guillotière sont établis les cordonniers, les voituriers, les charrons, les chargeurs, les palefreniers, également de nombreux établissements liés à la route (transports, cycle) ainsi que des entrepôts de charbon. L´agro-alimentaire est aussi représentée plus à l´est, avec des chocolaterie, confiserie, torréfaction, usine d´eaux minérales.

    En fait, ce vaste quartier de la Guillotière, qui correspond approximativement à trois arrondissements (3e, 6e, 7e), que traverse en souterrain la Rize, constitue une des premières zones industrielles à Lyon Au voisinage d´une usine à gaz à la Mouche, d´une vitriolerie, d´une grande cristallerie, d´ateliers de teinture, de four à chaux, toutes ces usines proto-chimiques et chimiques constituent déjà, première moitié du 19e siècle, une véritable zone industrielle.

    bibliographie :

    AD69 : sous série 5M

    AC Lyon : 0004Wp 0476

    Carte industrielle du Rhône 1932 (AC Lyon 2S456)

    Bayard Françoise, Cayez Pierre, Histoire de Lyon, des origines à nos jours, tome II, du XVIe siècle à nos jours. Horvath, 1990

Références documentaires

Bibliographie
  • La route du médicament. Regards, OCP Répartition. Membre de l'union des journaux et des journalistes d'entreprise. 1994

  • Indicateur Fournier. 1935. AM Lyon (accès libre sans cote) p. 570

    p. 42
  • HALITIM-DUBOIS, N. Histoire industrielle du quartier de la Guillotière, Zoom Rive gauche, Mairie de Lyon, mission site historique, déc. 2003.

    p. 64-65
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Halitim-Dubois Nadine