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Usine de teinturerie Vulliod-Ancel, école Charles de Foucauld et jardin public de Sisley

Dossier IA69000014 réalisé en 2000

Fiche

Précision dénominationusine de teinture et d'apprêts
Appellationsteinturerie Vulliod-Ancel
Destinationsusine de teinturerie, école, jardin public
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, laboratoire, jardin
Dénominationsusine de teinturerie
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 3e
Adresse : 7, 9 rue de
Montbrillant
Cadastre : 1999 BI 41

C'est en 1865 qu'un premier atelier de teinture est créé sur ce site dont il ne reste rien. Puis en 1912, l'usine de teinturerie Vulliod-Ancel de la rue Montbrillant située à Monplaisir est construite. L'entrée de l'usine est alors située au 11 rue Paul Sisley. Ce site est spécialisé dans la teinture en pièces. C'est la société Vulliod-Ancel qui exploite le procédé de Paul Sysley breveté sous le nom de traitement T.S. (Thiouré-Sysley). Ce procédé permet de protéger les tissus, chargé en étain contre les altérations (taches rouges), Sysley découvre en 1905, le thiocarbamide. Il est un ancien élève de l'école de la Martinière et du professeur Raulin fondateur de l'école de chimie Industrielle de Lyon. La société Vulliod Frères, teinturiers en pièces à Monplaisir, s'associe en 1898 avec l'affaire Renard Frères (teinturiers en flottes), devenue Renard et Villet en 1866, puis Renard, Villet et Bunand en 1874. En 1901, la raison sociale Vulliod, Ancel et Cie couvre les deux usines complémentaires, de la Cité à Villeurbanne (ex-Renard) teinture en flottes, et de Monplaisir, impression et teinture en pièces ainsi que la fabrication de l'eau oxygénée, du phosphate de soude et du bichlorure d'étain. En 1898, les deux sociétés lyonnaises Vulliod-Ancel et Gillet et Fils font à peu près le tiers des manipulations lyonnaises de soieries, c'est-à-dire 3000 kilos par jour. Un dépôt existe au 22 place Tolozan. Jusqu'en 1940, c'est le travail sur soie qui est privilégié et les tissus-parapluie. Après-guerre, on passe au tout synthétique. En 1900, l'usine emploie 1000 personnes, en 1961, 460. En 1996, date de la fermeture du site, 84 personnes travaillent encore sur le site. L'entreprise crée la 94ème société de secours mutuel des teinturiers. C'est monsieur Joseph Vulliod, dernier directeur de l'usine qui nous a fait visiter le site et raconter l'histoire de cette entreprise familiale. Les principales activités sont : mouliniers, transformateurs, marchands, bourres, filés, teinture et apprêts de tous tissus. Il s'agit d'une usine qui évolue au fur et à mesure de la conjoncture économique : vente dans un premier temps de la maison patronale et de son parc situés à proximité de l'usine qui est aujourd'hui le jardin public de Sisley (la maison n'existe plus). Ensuite, c'est la vente des ateliers de menuiserie et d'une maison "ouvrière" à l'école privée Charles de Foucauld qui est connexe au site : les deux ateliers sont conservés et transformés en gymnase, la maison est occupée par une personne de l'école. Suite à la fermeture du site, il ne reste qu'une chaudière de marque Pillard fabriquer en France, des cuves (chaudières/ économiseurs) datant de 1914 de marque Gebauer Berlin WM ainsi qu'une machine à désencoller en continue de marque "Walter Pneumatik Balterowil". L'usine a été vendue pour construire des immeubles d'habitation et une école maternelle et primaire. Un partie des archives de la société est déposée au musée Victor Charreton de Bourgoin-Jailleu (38) : un tableau (2,50m x 1,80m) représentant le soleil et qui a été primé à l'exposition universelle de 1889 (panneau de soie coloré, plissé en forme arrondi).

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1912, daté par source

Usine en rez-de-chaussée, façade principale à pignon à redans, toit à long pans, pignons découverts, lanterneau, hauteur sous poutrelle 7 m. Cheminées métalliques de 17 m (au lieu de 21 m réglementaires). Les ateliers de fabrication comprennent calandre, laminoirs, ébouriffeuse (pour préformer le tissu avant de le passer à haute température pour la teinture) atelier teinture en large, l'atelier visite (salle de contrôle), l'atelier pliage, finition, rouler, une zone de stockage, l'atelier de menuiserie, un laboratoire de chimie.

Mursbéton armé
Toittuile mécanique, verre en couverture
Étagesen rez-de-chaussée
Couverturesshed
toit à longs pans
lanterneau
pignon découvert
États conservationsmenacé, établissement industriel désaffecté
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives orales : Entretien oral avec monsieur Joseph Vulliot-Ancel, directeur de la société. 2000

Bibliographie
  • Indicateur Henry. 1920. AM Lyon (accès libre)

    p. 663
  • Indicateur Fournier. 1935. AM Lyon (accès libre sans cote) p. 570

    p. 398
  • ANGLERAUD, B., PELLISSIER, C. Les dynasties lyonnaises, des Morin-Pons aux Mérieux du XIXe siècle à nos jours. Ed. Perrin, 2003

    p. 119 à 123, 212, 213, 471, 546, 726
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