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Usine de traitement des corps gras dite Société des Huileries Raffineries et Savonneries Paul Massimi

Dossier IA69000009 réalisé en 1999

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénominationhydrogénisation de graisses animales et végétales
AppellationsSociété des Huileries Raffineries et Savonneries Paul Massimi
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bureau, réservoir industriel, conciergerie
Dénominationsusine de traitement des corps gras
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : Gerland
Adresse : 179 avenue, Jean-Jaurès , 58, 60 rue, Pré-Gaudry , 78 rue de
Gerland
Cadastre : 1984 BS 6

L'usine de traitement des corps gras Massimi, spécialisée dans l'hydrogénisation de graisses animales et végétales est construite en 1937 par l'ingénieur Henri Charbon après l'autorisation de tranfert d'une première usine de matière grasse existant depuis 1906, date de la création de la société Massimi par son fondateur Paul Massimi, au 32 rue Henri Dor (aujourd'hui rue Paul Massimi 7e arrondissement). Les raffineries Paul Massimi demeurant 58 rue Pré-Gaudry demande l'autorisation de construire différents bâtiments à usage de locaux industriels rue Pré-Gaudry n° 58, en 1937. La société est spécialisée dans la raffinerie de saindoux et graisses alimentaires (margarine et autres produits), avec des ateliers de fonderie de graisses et suifs en branches et extraction d'huile végétales par pression. A partir de 1941, est mis en place le lessivage des matières grasses par acétone, l'extraction des matières grasses par trichlorétylène. Plusieurs ateliers sont repérés : ceux de stockage, de distribution, de réchauffage de graines oléagineuses et de fusion des matières grasses. Un dépôt de 29 000 litres d'acétone est installé en réservoirs souterrains. A partir de février 1952, l'usine évolue avec l'extractions d'huiles végétales et la construction d'un nouveau dépôt d'essence de 60 000 litres. La fermeture de l'usine s'effectue dans les années 1990, puis une partie du site est occupée par la société de photographie Nomade jusqu'en mars 2000 où l'usine est détruite.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1937, daté par source
Auteur(s)Auteur : Charbon Henri ingénieur attribution par source

Le site se compose de plusieurs bâtiments et d'un château d'eau. Les murs des différents ateliers sont en béton, avec toit terrasse pour l'ensemble des bâtiments administratifs et de production. Un château d'eau en béton est situé à l'entrée du site avec l'enseigne Société Massimi. La façade principale est à pans coupé avec une travée sur le pan coupé, le corps principal est à neuf travées, de trois étages carrés, et un corps plus bas d'un étage à six travées, avec un double bandeau d'étage et un larmier. Le bâtiment administratif est décoré par une céramique de motif floral (marguerite).

Mursbéton armé
Toitbéton en couverture
Étages3 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturesterrasse
États conservationsdétruit après inventaire, établissement industriel désaffecté

Il s'agit d'une grande parcelle, localisée au coeur du quartier de Gerland. L'ensemble est d'une belle architecture de la seconde moitié des années 1930. Zone UI : il s'agit d'une zone destinée à accueillir les activités industrielles ou artisanales, ainsi que les constructions de bureaux qui sont liés exclusivement à ces activités. Site démoli en 2001

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • Entretien avec monsieur Jacques-Antoine Massimi et Nadine Halitim-Dubois inventaire du patrimoine culturel (juin 2010)

    J´aimerai que vous vous présentiez et que vous me racontiez l´histoire de la société Massimi quand elle s´est installée à Gerland.

    Je m´appelle Massimi Jacques Antoine (né en 1930). Je suis né à Lyon, dans le 4ème arrondissement et mes parents étaient déjà installés à Lyon, je suis donc un vrai lyonnais. J´ai suivi une formation secondaire et j´ai terminé ma carrière scolaire à la Faculté Grand Lyon, à l´Ecole de Notariat de Lyon dont j´ai obtenu le diplôme. Mais ça il y a quand même pas mal d´années je dois vous le dire.

    Mon père était directeur technique de la société Massimi. Associés à la société Massimi, il y avait Paul Lény, qui était né en 1885, mon père en 1886 et deux autres frères, dont j´ai perdu la date de naissance, qui s´appelaient Edouard et Jean, voilà en premier temps. Puis il y a eu Antoine, (mon père), oui et en 3ème et 4ème lieu, Edouard et Jean, qui n´ont pas joué de rôles importants dans la société Massimi parce qu´ils sont morts très jeunes. Ils sont morts entre 1919 et 1921. Les deux créateurs étaient Paul et Antoine Massimi.

    La première usine, je crois, qu´ils en avaient héritée tout au moins par le mariage de mon oncle Massimi avec une bourgeoise lyonnaise, qui devait être à l´origine propriétaire de ces ateliers. Ca leur a facilité l´accession à créer une entreprise parce qu´il avait déjà les ateliers et les terrains Pourche.

    Alors, l´affaire est partie avant 1914. Il avait déjà une situation très brillante au point de vue commercial et puis après, l´après guerre, de 1919 à 1939, a été vraiment une époque particulièrement glorieuse pour eux, parce qu´ils étaient les rois du marché européens en ce qui concerne les matières premières d´origine végétale, avec quand même une très grande spécialité. Ils n´ont pas été très connus du grand public, parce qu´ils n´ont pas vendu de margarine de table. Ils avaient mis au point un produit spécifique pour la pâtisserie, qui s´appelle le beurre blanc d´acier, c'est-à-dire c´est un beurre qu´on pouvait travailler à différents points de fusion c'est-à-dire été, hiver, printemps, on modifiait les points de fusion ce qui permettait la malléabilité et l´utilisation dans l´incorporation des farines. Ca a donc été pendant trente ans ou quarante ans leur grand cheval de guerre.

    Puis, il fallait faire rapidement, une synthèse de tout ça, après la guerre tout est devenu un petit plus difficile avec la naissance des grandes surfaces, un marché concurrentiel terrible qui a un problème d´âge aussi parce que les deux créateurs vieillissaient et il était temps qu´ils s´arrêtent. Il n´y a pas eu faillite, il n´y pas eu de liquidation. Ils sont partis de là même s´ils savaient que c´était fini.

    Avec cette très grande chance particulière, c´est d´avoir 3 hectares et demi de terrains en plein centre de la ville (à Gerland) ce qui fait que la liquidation de la société Massimi a été longue. Entre le moment où elle a fermé et le moment où les terrains ont été vendus, il y a eu 15 années. Mais ces 15 années n´ont pas été perdues.

    Vous pouvez me dire, par exemple, la date de fermeture de l´usine

    Je ne m´en rappelle plus du tout. En 86, ça marchait encore autour des années 90.

    Oui, j´ai fait un premier dossier vers 1999, l´usine était en train d´être démoli, c´était en 1999, 2000. Il restait encore le château d´eau de la société Massimi et quelques bâtiments.

    Toutes ces archives ont été conservées par la famille Massimi, c´est nous qui les avons.

    On a tout gardé, tout. Il faut contacter mon cousin Marc Massimi,

    Place de la Rédemption à Lyon, c´était autrefois la Place Puvis de Chavannes. Maintenant, je ne sais plus comment ça s´appelle. Donc lui a tout, tout a été gardé, depuis la période d´or à la fermeture.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AM Lyon : 923 WP 417. Plan général de la société de stéarinerie, Paul Massimi, 1931

  • AD Rhône : sous-série 5M, dossier n° 408, établissements classés Société des Huileries Raffineries et Savonneries Paul Massimi 1941

  • AD Rhône : sous-série 5M, dossier n° 448, établissements classés Société des Huileries Raffineries et Savonneries Paul Massimi 1951

  • AM Lyon : 344 WP 1937-414. Répertoire des PC : les raffineries Paul Massimi demeurant 58 rue Pré-Gaudry demande l'autorisation de construire différents bâtiments à usage de locaux industriels rue Pré-Gaudry n° 58. 1937

  • Archives orales : Entretien oral avec monsieur Jacques-Antoine Massimi. juin 2010

Documents figurés
  • Plan du quartier de Gerland. AM Lyon 335 Wp 41

  • Plan Général de la ville de Lyon, feuille 24.1975, éch. 1 / 2000e, Drac Rhône-Alpes

Bibliographie
  • VASQUEZ, Emile, Gerland que j'aime. Collection quartier Lyonnais, 1968

    p. 102
  • Indicateur Henry. 1970. AM Lyon (accès libre)

    p. 374
  • CHAPIT, Cédric. La réaffectation économiques des grandes friches industrielles de la ville de Lyon. Mémoire de maîtrise, CRGA, Université Lyon 3, 1997

    p. 50, 51,133
  • MERIAU, Anne-Laure. Gerland, un site stratégique dans un projet d'agglomération. Etude des différentes opérations d'urbanisme et d'architecture de 1975 à 1994. Mémoire de maîtrise, Volume 1, texte, Volume 2 planches, Volume 3 illustrations, Université Lyon 2, 1994.

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