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Village de Trévignin

Dossier IA73004313 réalisé en 2014

Fiche

Œuvres contenues

Historique

Jusqu'aux années 1830, le chef-lieu de Trévignin est localisé au nord de l'actuel centre-village, dans une petite agglomération comprenant une demi-douzaine de maisons et identifiée comme le "mas de Trévignin" sur la mappe sarde, et dans lequel se trouvent l'église, le cimetière et la cure, qui appartiennent au chapitre Notre-Dame d'Aix (Aix-les-Bains). Au sud s'étend le hameau de Verlioz, beaucoup plus grand, jouxté à l'ouest par les petits écarts des Jorens et du Coquié. Ce secteur a la particularité de regrouper les quatre fours à pain communaux signalés par le livre de numéros suivis (n°1746, four et place à Trevignin, n°1645 et 1699, deux fours à Verlioz, voir IA73004315 et IA73004316, et n°1427, four des Jorens).

En 1830, la municipalité décide de déplacer l'église, le cimetière et le presbytère, dans lequel une salle sera réservée pour la commune, à Verlioz, qui devient le nouveau chef-lieu. En 1844, on construit à côté de la nouvelle église une école avec salle commune (IA73004317).

En 1880 (premier cadastre français), Verlioz est composé d'une douzaine de corps de bâtiment allongés, orientés est-ouest, et pour la plupart divisés en plusieurs parcelles (fermes mitoyennes et bâtiments ruraux, parfois imbriqués, le plus souvent propriétés de membres d'une même famille). Les deux fours à pain communs de Verlioz existent toujours, et on compte désormais deux fours privés, au sud du village (détruits, ainsi que les fermes de leurs propriétaires). Trévignin compte en 1880 une dizaine de corps de bâtiments, la plupart divisés en deux parcelles. Par la suite, ces parcelles ont été réunifiées pour ne former que deux propriétés : la plupart des anciennes fermes du village sont mitoyennes sur un côté.

Dans les années 1930, la physionomie du site est bouleversée par la construction de la nouvelle mairie et de son annexe ("foyer de la campagne" ; voir IA73004314), qui vient relier les deux implantations. C'est l'époque de la construction du lavoir, sur le chemin des Moliers (en face de l'ancienne mairie-école), et du déplacement du four à pain, pour modification de voierie (oral). C'est sans doute aussi au même moment que les croix de chemin ont été modifiées : suppression de celle de Verlioz, déplacement (?) de celle située au bord du grand chemin (voir IA73004323). Dans les années qui suivent, l'ancienne école de garçons est transformée en maison d'accueil d'enfants, et un bâtiment est édifié par la Ville d'Oran pour abriter une colonie de vacances, en contrebas du groupe scolaire (actuelle école communale) ; Trévignin, comme Montcel, développe l'accueil de d'enfants. Ces aménagements doivent être reliés à la construction de la route du Revard, entre 1934 et 1936 (voir aussi présentation de la commune). Au 20e siècle, il n'y a pas de commerce dans le village : l'épicerie était située dans l'hôtel Traversaz (puis Bellevue), située en bordure de la route du Revard, comme l'actuelle boulangerie.

L'ancien site de Trévignin périclite au profit du pourtour ouest et sud de Verlioz, aux pentes bien exposées, où sont aménagés des lotissements à partir des années 1970 (voir présentation de la commune).

Description

Le village de Trévignin-Verlioz occupe une petite éminence dont le sommet est un assez large replat, avec au sud-ouest un affleurement de molasse (vers Pré de la Chenaz, voir IA73004320 et IA73004321). A l'ouest, le terrain descend en pente régulière et ménage une vue sur Aix-les-Bains et le lac du Bourget.

L'ancien écart de Verlioz présentait un bâti groupé assez dense, implanté autour du carrefour de deux chemins ruraux. Il s'organisait autour deux fours à pain (voir plus haut), d'une croix de chemin et d'un bassin (sur 2014 B4 360). L'encien écart de Trévignin est réduit à trois parcelles bâties (une ruine, une ferme dénaturée et un pavillon). La plupart des bâtiments sont d'anciennes fermes, avec des logis à étage carré (ou étage de soubassement et escalier extérieur ; voir annexe), parmi lesquelles dénote la "villa" de la famille Marin-Laflèche (Jean Marin-Laflèche, hôtelier à Lyon, est maire dans les années 1930).

Parties constituantes non étudiéesfontaine
Dénominationsvillage
Aire d'étude et cantonHauts de l'Albanais
AdresseCommune : Trévignin
Lieu-dit : Trévignin Verlioz
Cadastre : 1732 ; 1880 B4 ; 2014 B4
Période(s)Principale : 19e siècle, 20e siècle, 21e siècle
Murscalcaire moellon enduit
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans demi-croupe
Escaliersescalier intérieur

Annexes

  • Edifices non repérés du village de Trévignin

    Fermes, puis maisons

    - Trévignin, 2014 B4 338 (1880 B4 522, 523). Ferme à juxtaposition, mitoyenne. Habitation de deux travées (entrée dans la cuisine, chambre sur l'arrière), à un étage, grange, étable puis remise. Murs en moellon de calcaire enduits au ciment, encadrements en béton (remise en charpente). Toit à longs pans en fibrociment. En 1880, la ferme correspond à deux maisons appartenant à Joseph et Marcel Bertin, fils de François Bertin ; elles ont par le suite été réunies, et une autre ferme mitoyenne a été construite au nord.

    - Trévignin, 2014 B4 336. Ferme à juxtaposition, mitoyenne. Habitation avec cellier au rez-de-chaussée, pièces de vie en demi-étage (accès par escalier extérieur) et au 1er étage. Grange-étable et remise dans un bâtiment mitoyen en retrait. Murs en moellon de calcaire enduits au ciment (parpaing de ciment plein pour la grange-étable), encadrements en calcaire. Toit à longs pans en fibrociment. Bassin en ciment devant l'étable. Edicule avec loge à porcs et poulailler dans l'angle entre l'habitation et la grange-étable. La partie habitation a été achetée en 1928 aux propriétaires de la ferme mitoyenne et la grange-étable construite après (oral).

    - Verlioz, 2014 B4 357 (1732 1665, maison et cour ; 1880 B4 516). Ferme à juxtaposition, mitoyenne. Un étage. Murs en moellon de calcaire, encadrements en calcaire (remplois à tore ou chanfrein) ou en bois. Toit à longs pans en ardoise. En 1880, la ferme correspond à deux maisons. Ouvertures très modifiées au 20e siècle.

    - Verlioz, 2014 B4 358 (1732 1665, maison, grange et cour ; 1880 B4 516). Ferme à juxtaposition, mitoyenne. Habitation avec cave voûtée en sous-sol, escalier extérieur en façade. Murs en moellon de calcaire, encadrements en calcaire. Toit à longs pans en ardoise. Ouvertures très modifiées au 20e siècle. Un portail d'accès avec porte charretière en plein-cintre et porte piétonne, en calcaire a été rapporté à l'entrée de la parcelle.

    - Verlioz, 2014 B4 363 (1880 B4 495 à 499). Ferme à juxtaposition, puis auberge, actuellement gîte avec chambres d'hôtes "la Jument Verte". En 1880, le bâtiment est divisé en cinq parcelles : deux "maisons" encadrant deux "bâtiments" et une remise (bâti léger) à l'extrémité ouest, appartenant à quatre enfants de François Bertin et à Claude Grange pour un "bâtiment"). Une carte postale du début du 20e siècle montre l'extrémité est du bâtiment : deux travées d'habitation, la première (côté pignon) avec logis sur cave et escalier extérieur avec balcon, la seconde en rez-de-chaussée, l'ensemble couvert d'un toit de chaume. On distingue un toit de tuiles sur la suite du bâtiment. Il y aurait eu un café dans ce bâtiment à cette époque, et un cordonnier (oral). Lors de l'enquête, cette seconde travée d'habitation a été désignée comme atelier, suivie vers l'ouest d'un autre atelier, d'une étable et d'une remise ouverte (le tout transformé pour installer le gîte). Le bâtiment est en moellon calcaire, avec des encadrements en calcaire ; le toit est à longs pans, à demi-croupe, en ardoise (débord par extension).

    - Verlioz, 2014 B4 366. Ferme à juxtaposition. 1896.

Références documentaires

Documents figurés
  • CIM [verso] TRÉVIGNIN (Savoie) 454-20 A – Vue générale aérienne. Au fond, le Lac du Bourget. - COMBIER IMP. MACON (S. – et - L.) « CIM » - 24 - Photographie Véritable – Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : 3e quart 20e siècle (AP Podevin).

    AP Podevin
  • TRÉVIGNIN (Savoie) – Villa [à l’encre : de Mr le Maire] / 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (tamponnée dans les années 1950 ?) (AP Podevin).

    AP Podevin
  • TRÉVIGNIN (Savoie) Joguet, photo - Clerc, buraliste / Joguet (éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : 1er quart 20e siècle (AP Podevin).

    AP Podevin
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