• inventaire topographique, Inventaire du Parc naturel régional du Massif des Bauges
Oratoire de Notre-Dame des Collines (chapelle des Mailland)
Œuvre monographiée
Copyright
  • © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
  • © Parc naturel régional du Massif des Bauges

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Hauts de l'Albanais
  • Commune Trévignin
  • Lieu-dit A Bayard
  • Cadastre 2014 B3 215
  • Dénominations
    oratoire
  • Vocables
    Notre-Dame
  • Appellations
    Notre-Dame des Collines

L'oratoire a été construit en 1846 (date gravée sur une pierre d'angle du soubassement, côté droit), par la famille Mailland (selon un document conservé dans les archives paroissiales de Pugny-Chatenod et rédigé à l'occasion de la restauration, la "chapelle des Mailland" dédiée à la Vierge a été construite par les ancêtres d'Edmond Mailland, sur un terrain cédé gratuitement par les arrières-grands-parents de Roger et Louis Jorens). Sur le 1er cadastre français, en 1880, on distingue une petite parcelle bâtie (?) arrondie sur la parcelle B3 306, en contrebas du carrefour du chemin de la Traupe (qui passe à proximité de la ferme Mailland, IA73004308) et du chemin de grande communication : il s'agit peut-être de l'emplacement de l'ancien oratoire, à 150 m au sud-ouest de l'actuel.

En 1984, les habitants des lieux-dits Bayard, les Collines, la Traupe, Verlioz et une partie du chef-lieu décident de reconstruire l'oratoire qui était en mauvais état et invisible de la route car situé en contrebas. Le nouvel édifice devait être construit sur un terrain cédé gratuitement par Edmond Mailland, à proximité de la route nationale du Revard, à l'angle nord du chemin conduisant à la maison de la famille Mailland. Le devis estimatif du projet était de 35 000 F, en partie financés par une souscription d’environ 10 000 F. La date de 1984 est gravée dans l'enduit du côté gauche. La reconstruction a sans doute remployé les pierres du soubassement, et la statue doit également provenir de l'ancien édicule. L'oratoire a été béni le 16 juin 1985, sous la présidence de l’archevêque. Le nom peint sur l'oratoire fait référence au toponyme voisin des Collines.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , (incertitude)
  • Dates
    • 1846, porte la date
    • 1984, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur de la source figurée :
      Lecomte Félix
      Lecomte Félix

      Sculpteur parisien, élève d'Étienne Maurice Falconet et de Louis Claude Vassé (dont il achève le mausolée de Stanislas Leszczynski à Nancy en 1772), prix de Rome en 1758 , membre de l'Académie de peinture et sculpture en 1771, professeur à l'École des beaux-arts de Paris en 1792. Auteur des statues de l'attique de l'Hôtel de la Monnaie à Paris, de la Vierge du Voeu à la chathédrale de Rouen (vers 1775) et du Fénelon de la série des Hommes illustres pour l'Institut de France (1777).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      sculpteur attribution par analyse stylistique

Oratoire situé au croisement de la route du Revard (D 913) et d'un petit chemin, sur le talus de la route, avec un degré d'accès aménagé dans le sol retenu par des rondins de bois. Il forme un édicule de plan carré, en maçonnerie enduite ; le soubassement des murs est en pierre de taille calcaire, sur une plateforme en ciment. Le matériau d'encadrement de l'ouverture en arc segmentaire n'est pas visible ; cette baie est fermée par une grille à barreaux de fer forgé devant laquelle a été ajoutée une vitre. L'oratoire est couvert d'un toit à quatre pans en ardoise, avec une croix sommitale en fer forgé. L'intérieur n'a pas de plafond. Un socle est aménagé contre le mur du fond pour recevoir une statue (en bois peint et doré ; la dorure a été repeinte à la mixtion ; la robe était peut-être également dorée à l'origine).

Inscriptions : N. D. DES COLLINES peint en bleu dans un cartouche au-dessus de la baie.

1846 (gravé, angle droit) ; 1984 (gravé dans l'enduit, angle gauche).

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    ardoise
  • Couvertures
    • toit en pavillon
  • Techniques
    • ferronnerie
    • sculpture
  • Précision représentations

    Croix en fer forgé : décor de volutes entre les bras.

    Statue à l'intérieur : Vierge à l'Enfant, en bois peint (carnations, robe de la Vierge en jaune, socle en bleu) et doré (voile). La vierge à la tête voilée, elle présente l'Enfant endormi avec un doigt dans la bouche, allongé dans ses bras.

  • Mesures
    • l : 3 m (approx.)
    • la : 2 m (approx.)
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune (incertitude), à vérifier

Statue du même type que celle conservée dans l'église paroissiale de Saint-Ours (voir IM73000396).

Documents d'archives

  • A Paroissiales Pugny-Chatenod (église de Pugny). Trévignin – Oratoire Notre-Dame des Collines. [Historique établi lors des travaux de déplacement et reconstruction, 1984-1985]. Manuscrit.

    A paroissiales Pugny-Chatenod

Annexes

  • Liste des statues de la Vierge à l'Enfant endormi, d'après la Vierge du Voeu de Félix Lecomte, recensées dans les communes du parc naturel régional du Massif des Bauges
Date(s) d'enquête : 2014; Date(s) de rédaction : 2017
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
© Parc naturel régional du Massif des Bauges