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Lumière sur

Revêtement mural du décor d'architecture de la chapelle souterraine dite caveau de saint Pothin

HISTORIQUE

Le travail a été réalisé pour le chanoine Claude Comte sous la direction de Sainte-Marie Perrin. (Pour les raisons du choix de la technique utilisée, cf. annexe 2.) Les revêtements de marbre ont été réalisés à la suite de ceux de l´escalier et par les mêmes artisans. Le 1er août 1886, l´escalier est terminé, mais « les revêtements de marbre des soubassements et piliers » restent à faire. Du 28 février 1887 date la facture d´Heuraux « pour marbres d´Italie ». Dans le courant de la même année, mémoire des travaux réalisés par les maçons Boudet, oncle et neveu, montant à la somme de 2783, 87 F. : ce montant est acquitté les 10 et 11 juin (A HCL : Association des 48).

Le 30 juin 1890, Ennemond Mora dresse le bilan des travaux effectués : il s´agit de l´intégralité des mosaïques des murs 5 et 7 (A HCL : Association des 48). Les cartons sont dus au peintre Gaspard Poncet ([COMTE], p. 6). Un reçu par Mora, du 6 novembre 1891, pour solde des travaux réalisés, nous apprend qu´il a travaillé depuis la fin de l´année 1888 à la fin août 1891. Le 17 septembre suivant, Sainte-Marie Perrin fait le point de l'oeuvre exécutée par Mora : aux travaux déjà mentionnés s´ajoute le mur 6. Le 30 mai 1892, Ange Minala s´engage à exécuter les mosaïques sur les dessins de Barriot. Dans une lettre du 12 juin, le commanditaire, le chanoine Claude Comte, déclare au maître d´oeuvre Sainte-Marie Perrin, que, ne voyant toujours pas venir les cartons de Poncet pour les mosaïques qu´il lui avait promis, il a pris la liberté de les demander à un autre peintre, Barriot. Mais Mora refuse d´exécuter ces derniers. Le chanoine va donc faire appel à un autre mosaïste. Le chantier de la basilique de Fourvière est la raison de tous ces retards (cf. annexe 3). Le 18 juin, dans sa réponse, Sainte-Marie Perrin exprime toute son amertume (cf. annexe 4). Un mémoire par Ange Minala indique qu´il a exécuté en 1892 et 1893 les panneaux des murs 1, 2, 3, 4 (A HCL : Association des 48) sur les cartons de Barriot ([COMTE], p. 6). Le 23 avril 1893, il présente la facture de l´inscription au sol donnant les dates de réalisation de l´oeuvre et le 8 juillet il reçoit 9 231 F. pour solde de tout compte (A HCL : Association des 48).

En 1927, des tesselles s´étant détachées des murs, une restauration est réalisée par la Société lyonnaise de Mosaïques et Revêtements. L´abbé Molière, successeur du chanoine Comte à la tête de l'association des Quarante-Huit, en est le commanditaire. Le 14 juin 1927, un devis est dressé pour les panneaux de la Vierge à l´Enfant et de Marcel et Valérien (mur 7) : « enlèvement du panneau par encollage sur toile, application de ce panneau sur forme en ciment avec cadre en fer et remise en place ». Le 26 août suivant ces travaux sont terminés (A HCL : Association des 48).

CONCLUSIONS

Les travaux de marbrerie ont donc été réalisés dans la dernière partie de l´année 1886, après le 1er août : les factures, comme la plupart de celles concernant l´escalier, datent du début de l´année suivante. Un temps d'arrêt est ensuite marqué. Le chanoine attend que les offrandes remplissent à nouveau les caisses ainsi qu'il l'exprime dans une lettre du 23 juillet 1888 (A HCL : Association des 48). Le mosaïste Ennemond Mora commence ses travaux de décor des parois à la fin de 1888 sur des cartons du peintre Gaspard Poncet. Jusqu´au 30 juin 1890, il réalise les murs 5 et 7. Durant l´été il exécute le mur 6 : en effet ce panneau, dit de sainte Blandine, ne figure pas dans le mémoire du 30 juin alors qu´il apparaît dans celui du 17 septembre. Puis le chantier connaît un temps d´arrêt. Poncet, qui n´arrive pas à fournir les modèles, est responsable de cette interruption. Cette lenteur, principalement due au fait que ces artistes travaillent également sur le chantier de la basilique de Fouvière, provoque la colère du commanditaire qui, sans avertir le maître d´oeuvre, Sainte-Marie Perrin, demande des cartons pour les panneaux 1 à 4 à Claudius Barriot. Mora refusant d´exécuter les cartons de ce dernier, le chanoine fait appel au mosaïste Ange Minala qui s´engage pour ce travail le 30 mai 1892. Ce n´est que le 12 juin suivant que le chanoine avertit enfin l´architecte. Les travaux sont désormais menés rondement avec ces nouveaux artistes : on peut considérer que tout est terminé le 23 avril 1893, date de la facture de l´inscription au sol indiquant la durée des travaux.

L'importante dégradation actuelle des mosaïques permet de voir leur technique de réalisation. Des clous en fer, à large tête plate sont régulièrement enfoncées dans les joints entre les moellons. Un premier enduit égalise la surface. Un deuxième, très fin, sert de support aux tesselles. La composition des enduits est donnée par le mémoire de Mora du 30 juin 1890 (A HCL : Association des 48) : chaux, sulfate, brique pilée.

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