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Centrale hydroélectrique du Pignet, ancienne usine d'horlogerie

Dossier IA74001032 inclus dans Paysage du bassin-versant du Fier réalisé en 2010

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • centrale hydroélectrique
    • atelier
    • maison
    • conduite forcée
    • barrage
Parties constituantes non étudiéescentrale hydroélectrique, atelier, maison, conduite forcée, barrage
Dénominationscentrale hydroélectrique
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Thônes
Hydrographiesle), Fier Supérieur Nant Bruyant
AdresseCommune : Thônes
Lieu-dit : le Pignet
Adresse : le
Pignet Nord
Cadastre : 0F 2 24, 3059, 3060, 131, 133, 882, 3231, 3013, 137, 138

Par pétition du 16 juin 1893, M. Dumont ingénieur des arts et manufactures domicilié à Bellegarde demande la concession d´une prise d´eau pour l´éclairage électrique de la commune de Thônes, actée par la délibération du conseil municipal du 26 février 1893. La municipalité concède donc à M. Dumont des terrains pour la construction d´une usine électrique et l´autorise à canaliser le ruisseau du Nant Bruyant. M. Dumont se propose ainsi, d´établir un barrage de prise d´eau sur un terrain appartenant à la commune de Thônes et qui se trouve en amont de plusieurs artifices. Exploité depuis des temps immémoriaux le secteur du Pignet est d´abord mentionné comme étant l´emplacement d´un ancien martinet qui a donné naissance à trois unités de production qui canalisent encore le nant bruyant à l´époque de l´installation de la centrale. Il construit sur les fondations de l' ancien moulin de M. François Perrissin, une nouvelle centrale hydroélectrique et trouve un accord avec les autres concessionnaires du ruisseau. M. Dumont se propose alors de fournir à ces artisans l´énergie nécessaire pour le maintien de leur activité. La prise d´eau de l´ingénieur doit servir pour la mise en mouvement de générateurs électriques pour l´éclairage de la ville de Thônes et à la production de force motrice devant être distribuées dans divers ateliers. Grâce à un barrage établi à travers le nant Bruyant à 110 mètre en amont de l´usine, la centrale pourra fonctionner. Le propriétaire obtient alors une concession de cinquante ans. En 1896, M. Dumont vend le site à M. Perissin, horloger et industriel. Dans les années 1910, M. Perissin cède la concession à messieurs Périllat et Dumont. En 1923, la commune de Thônes s´associe à la Société des Forces du Fier pour racheter la centrale hydroélectrique. La société doit assurer l´exploitation du site jusqu´en 1943. Progressivement la municipalité assure l´entretien du lieu avec le propriétaire. Dans les années 1980, une partie de la source alimentant le ruisseau du Var est canalisé pour l´alimentation en eau potable de la commune de Thônes. Un accord est trouvé avec le propriétaire de l´ancienne centrale qui peut continuer à utiliser les eaux du ruisseau pour produire de l´énergie électrique mais cet usage reste exclusivement domestique. Les anciens ateliers sont reconvertis à cette époque en maison d´habitation.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1893, daté par source
Auteur(s)Auteur : P. Dumont ingénieur attribution par source

Principal affluent du torrent du Nom, avec le ruisseau du Var à la Clusaz, le torrent du nant Bruyant disposait d´un débit important. Coulant d´ouest en est, ce cours d´eau alimentait plusieurs artifices qui se sont transformés progressivement en scieries. Le débit important justifie donc l´installation de la centrale du Pignet. La prise d´eau de la centrale du Pignet se trouve en amont d´un ancien barrage du moulin Périssin, disparu depuis, sur le nant Bruyant à 110 mètres environ de l´usine hydroélectrique, une conduite forcée souterraine conduit l´eau dans l´usine. Situé en rive gauche, le site comprend un bâtiment avec plan carré qui dispose d´une extension en appentis construite dans les années 1950, côté est et d´une autre dessinant un retour d´aile en devant de parcelle. La succession de ces trois édifices forme un U s´appuyant sur la pente. Contiguë à la chaussée, l´édifice en L qui fait office de remise est coiffé d´un toit terrasse avec garde corps métallique qui dessert les coursives du premier étage du bâtiment central sur lequel il est adossé. Cette remise avec la centrale ménagent donc une cour intérieure qui ouvre sur les deux baies aves arc plein cintre de la centrale hydroélectrique. Situé au rez-de-chaussée, cette dernière occupe un espace identifiable de l´extérieur car richement doté en baies de grandes dimensions. L´autre partie du rez-de-chaussée et les deux étages carrés sont dévolus aux logements, ils constituaient à une époque les ateliers de l´horlogerie. Les ouvertures du bâtiment adossé au bâtiment d´origine sont plus contenues alors que les baies de la façade antérieure du premier bâtiment sont richement dotées de contrevent avec enduit à la tyrolienne. La Façade postérieure comporte quatre travées à l´étage, desservies directement par une coursive avec escalier et constituant un escalier ménageant dans les niches des remises. Situé sur la terrasse, ce niveau domine la cour intérieure. En partie enterrée la conduite actionne les turbine de la centrale pour se transformé en suite en canal de fuite au sortie du bâtiment, l´eau est rendue au ruisseau par une cascade d´une hauteur importante.

Mursenduit
Toittuile plate mécanique
Plansplan régulier
Étages3 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans
demi-croupe
Énergiesénergie hydraulique
Jardinsbois de jardin, bosquet
États conservationsremanié

Premier témoignage de l'électrification de la vallée de Thônes, la centrale électrique du Pignet reste un élément fort du paysage en parfait état de conservation. Ce bâtiment témoigne aussi de la seconde activité qui fit la richesse de Thônes: l'horlogerie. Espace singulier mais ingénieux, cet ensemble reste représentatif des centrales, de la fin du XIX ème siècle.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie : 4 W 2, Rivières et torrents, curage des cours d´eau, aménagement de la chute de la Crossaz sur le Nom. 1940-1941

  • AD Haute-Savoie : 3P3/ 8697, Curages des cours d´eau : aménagement de la chute de la Crossaz sur le Nom1940-1941.

  • AD Haute-Savoie : 6S180, Demande en autorisation d'une concession pour l'installation d'une usine électrique de M. Dumont. 1893

  • AD Haute-Savoie : 2OPR2098, Thônes, électricité et éclairage public. 1861-1936.

  • AD Haute-Savoie : 36 W 22, Curages des cours d´eau : aménagement de la chute de la Crossaz sur le Nom. 1942

  • AD Haute-Savoie : 3P3/ 8697, Curages des cours d´eau : aménagement de la chute de la Crossaz sur le Nom1940-1941

  • AD Haute-Savoie : 2OPR2101, Thônes, électricité et éclairage public. 1861-1936

Bibliographie
  • Les Amis du Val de Thônes, Métiers d´autrefois dans la vallée de Thônes. Thônes : Amis du Val de Thônes. 1987. 110 p

  • LANTERNIER Pierre, Annecy et son lac. La Balme de Sillingy : Rossat-Mignod. 2000. 48p

  • Les Amis du Val de Thônes, Métiers d´autrefois dans la vallée de Thônes. Thônes : Amis du Val de Thônes. 1987. 110 p

  • Les Amis du Val de Thônes, Chalets, maisons, monuments, villages de la vallée de Thônes : d´hier à aujourd´hui. Thônes : Amis du Val de Thônes. 1981. 104 p.

  • Les Amis du Val de Thônes, Histoire locale et traditions : si la vallée de Thônes m´était contée. Thônes : Les Amis du Val de Thônes. 1983. 100 p.

  • CHAPLET Michel, Etude géologique du massif subalpin des Bornes (Haute-Savoie) : relations structurales entre unité des Aravis et Bornes externes dans le synclinal de nappes de Thônes. Chambery : Université de Savoie. 1989. 220 p.

  • POCHAT-BARON François, Histoire de Thônes : depuis les origines les plus lointaines jusqu´à nos jours. Paris : Res Universis. 1992. 435 p.

  • OURS Louis, Aravis, Bornes : Lac d´Annecy. Annecy : Mercier. 1997. n.p.

  • GERMAIN Michel, Thônes et les Aravis autrefois. Montélian : La Fontaine de Siloé, 2001. 184 p.

  • Les Amis du Val de Thônes, Val de Thônes et Aravis : en cartes postales et photos anciennes.Thônes : Les Amis du Val de Thônes. 1998. 199 p.

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