Copyright
  • © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
  • © Parc naturel régional du Massif des Bauges

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Coeur des Bauges
  • Commune École
  • Lieu-dit le Praz
  • Cadastre 1732 970  ; 1877 B5 399  ; 2014 B5 288
  • Dénominations
    ferme
  • Précision dénomination
    chalet d'alpage
  • Parties constituantes non étudiées
    citerne

Au Moyen Âge, l'alpage du Praz appartient au prieuré clunisien de Bellevaux (École) ; le mur de pierres levées qui délimite au nord l'alpage des Arbets, appartenant à l’abbaye de moniales cisterciennes du Betton (commune de Betton-Bettonet, Savoie), dépendant de Tamié, de celui du Praz, a sans doute été construit à la suite d'un différent qui opposa les deux monastères entre 1251 et 1299.

Sur la mappe sarde (copie de 1732), le pré appartient toujours au prieuré de Bellevaux (n°970, "pré challay", au lieu-dit Pré de Bellevaux) ; un chalet est représenté sur la mappe, approximativement à l'emplacement des bâtiments actuels. Le "chalet d'Arclusaz" est cité dans l'Inventaire des biens et effets du prieuré de Bellevaux, du 23 mars 1792 (cité par l'abbé Gex) : en février de cette même année, la moitié de son couvert, de 100 pieds de long sur 20 de large, a été emporté par le vent ; sa réparation doit nécessiter 20 milliers d'ancelles (ou tavaillons) et 10 000 clous (en réutilisant les anciens).

En 1877 (1er cadastre français), un chalet existe avec un plan identique au cadastre de 2014, mais différent de l'état actuel : le bâtiment d'habitation a été modifié (sur l'arrière), la chèvrerie-porcherie et la remise ajoutées sans doute dans les années 1930. Le bâtiment d'habitation a été agrandi plusieurs fois : au nord (ajout de la cave, puis de l'ancien freidi ; chaîne d'angle) et au sud (ajout d'une travée d'habitation, au 21e siècle). Les couchages étaient auparavant dans le comble de l'étable. Les toits étaient couverts en tavaillon (encore visibles sur l'étable dans le 4e quart du 20e siècle ; oral).

L'alpage a été acheté vers 1880 par une famille de La Compôte ; il appartenait auparavant à trois soeurs d’École. Dans la 1ère moitié du 20e siècle, le chalet était exploité par deux familles, qui avaient chacune leur chaudron pour la fabrication (oral). La fabrication en alpage a cessé en 2013 (le lait est maintenant livré à la coopérative de Le Compôte).

En 2014, le cheptel était d'environ 50 vaches laitières et une dizaine de veaux.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 19e siècle
    • Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle

Chalet d'alpage implanté sur un replat à 1405 m d'altitude, à deux bâtiments dissociés.

Le bâtiment d'habitation est divisé en trois travées, avec du sud au nord : l'ancienne salle de fabrication, donnant sur l'arrière sur deux cuisines ; une cave en niveau de soubassement, surmontée d'une remise ; l'ancien freidi, réaménagé en deux espaces de fabrication. Une travée d'habitation a été ajoutée au sud. L'étable est édifiée dans le même alignement que l'habitation ; elle comprend quatre travées pouvant chacune accueillir 16 vaches. Une seconde étable est édifiée en face du logis, divisée en deux loges à cochons et une étable à chèvres. Une petite remise occupe l'angle sud-ouest de la cour.

Le bâtiment d'habitation en moellon de calcaire enduit au ciment, avec des encadrements en calcaire (porte d'entrée, agrandie en béton), béton ou bois ; la partie supérieure des murs de la moitié nord du bâtiment (remise, freidi) est en bardage bois. L'étable est en charpente et bardage bois sur soubassement maçonné. La seconde étable est en maçonnerie enduite pour la porcherie, charpente et bardage bois pour la chèvrerie (munie de planchers en bois). La remise est en charpente et bardage. Les planches de bardage sont verticales, sauf pour les deux dernière travées de l'étable à vaches. Les toits sont à longs pans avec croupes, en bac acier sur l'habitation, tôle ondulée sur les étables et plaques de tôle sur la remise.

L'alpage a une superficie de 130 ha (entre 1200 et 1900 m), divisés en grands parcs. Le chalet est en position médiane. Environ 70 ha supplémentaires sont loués un peu plus bas par le même exploitant pour ses génisses. Une citerne de 20 000 l a été construite en 1947, une seconde de même capacité a été aménagée plus récemment.

Relevé des inscriptions :

- sur le montant gauche de la porte d'entrée : PETIT / JEAN

- sur le linteau de la porte de la cave : 1 2 2 / T E T A T E / 1 1 4

- sur le bardage bois au-dessus de la cave : nombreuses inscriptions gravées liées à la fréquentation de l'alpage, datant essentiellement du 2e quart du 20e siècle

- sur la dalle en béton devant la chèvrerie : S A / 1937.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • bois
  • Toits
    tôle ondulée, ciment amiante en couverture
  • Étages
    rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Typologies
    ferme d'alpage à deux bâtiments dissociés (étable ; logis, freidi et cave)

F-JDT-Chalet d'alpage-Bauges

  • Type de linteau de la porte du logis droit
  • Type de piedroit de la porte du logis assemblé
  • Matériaux d'encadrement des ouvertures du logis calcaire
  • Emplacement de la façade principale gouttereau ou grand côté
  • Précision du statut alpage privé
  • Alpage intermédiare non
  • Accès carrossable oui
  • Utilisation actuelle logement et production laitière
  • Altitude 1405
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • GEX, François (abbé). Les Bauges, chemins et vies d'autrefois. Yens-sur-Morges (CH) : Éditions Cabédita, 1996 (Collection Sites et villages).

    p. 99
  • PORTET, François. Élevage et patrimoine en Bauges : paysages, exploitations et fabrications. Rapport d’étude. Université de Lyon 2, Laboratoire d’études rurales ; Parc naturel régional du Massif des Bauges. [2012].

    p. 25-26
Date d'enquête 2014 ; Dernière mise à jour en 2016
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
© Parc naturel régional du Massif des Bauges