Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Trévoux
  • Commune Saint-Didier-de-Formans
  • Lieu-dit le Château
  • Cadastre 1823 A 370 A 373 ; 1984 A 313, 317 A 319
  • Dénominations
    château
  • Parties constituantes non étudiées
    cour, dépendance, hangar agricole, puits

Les substructures d'une maison forte ou château primitif de Saint-Didier (caves ?) dateraient du 12e ou 13e siècle. La seigneurie relève d'abord de l'église de Lyon, puis des sires de Villars (reprises de fief en 1215 et 1243) , et sera rattachée au Franc Lyonnais au début du 16e siècle. Hugues de Saint-Didier, cité en 1271, est le 1er seigneur connu du nom. Au 17e siècle, la seigneurie appartient à la famille Bernoud, puis à dame Françoise Pillehotte, dont l'héritier, Camille de Barillon, seigneur de Saint-Didier en 1702, vend le château et une partie des terres en 1706 à Jean Hubert, ancien échevin de Lyon, syndic général du Franc Lyonnais. Jean Hubert est anobli le 30 mars 1708 et obtient en 1725 l'entière justice sur la seigneurie, qui restera dans sa famille jusqu'en 1793. En 1719, à l'occasion du mariage de son fils Benoît Victor avec Antoinette Anisson, d'une famille d'imprimeurs lyonnais, le château est modernisé, une aile y est ajoutée, l'enceinte abattue est remplacée par un mur de clôture. Peu avant la Révolution, une partie de cette aile est démolie, l'autre englobée dans les transformations que réalise l'épouse d'Ennemond Augustin Hubert de Saint-Didier, qui ajoute aussi un corps de bâtiment pour la cuisine. Ennemond Augustin, résidant à Pise, est considéré comme émigré en 1792 et ses biens vendus le 24 messidor an II. Son fils Balthazar Augustin (1779-1863) fut le dernier possesseur de la seigneurie, qui avait titre de baronnie et comprenait le château, l'église et la chapelle, le cimetière, le tribunal, la prison et les maisons du vieux bourg actuel. Le château a été partiellement démoli en 1822, et des dépendances construites dans la cour au 19e siècle

Bâtiment composé d'un corps de logis au nord, à élévation principale sur cour (divisée) , fermée à l'ouest par un mur de clôture élevé et bordée de dépendances sur le le côté sud ; visite et photographies refusées ; puits de quartier, dépendant du château, dans un passage latéral privé ; corps de logis de plan massé, gros oeuvre en calcaire blanc, encadrements des baies et chaînes d'angle en pierre de taille de calcaire jaune (pierre dorée) , couverture de tuiles plates mécaniques, tuiles creusés sur l'appentis couvrant le corps postérieur accolé (anciens communs ?) ; descente de cave en pierre contre ce corps, sous-sol voûté d'arêtes ; deux escaliers dans-oeuvre, l'un en pierre l'autre en bois (renseignement oral) , distribuent le logis actuellement divisé ; cinq travées dans l'élévation principale orientée au sud, 1er niveau non vu, au 2e fenêtres rectangulaires, cadre à feuillure ou à baguette et appui en tore, fenêtres presque carrées dans l'étage en surcroît ; dans le sélévations latérale gauche et postérieure, baies de même type, la plupart surmontées d'un arc de décharge, au 1er niveau, une porte piétonne à traverse d'imposte et des portes charretières agrandies ; dépendances en pisé sur solin de pierre, avec porche dans-ouvre

  • Murs
    • calcaire
    • moellon
  • Toits
    tuile creuse, tuile plate mécanique
  • Étages
    sous-sol, 1 étage carré, étage en surcroît
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • pignon couvert
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
    • escalier dans-oeuvre : en charpente, en maçonnerie
  • État de conservation
    vestiges
  • Techniques
    • sculpture
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date d'enquête 1992 ; Dernière mise à jour en 1996
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel