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Cloche : Bourbon

Dossier IM42001830 réalisé en 2004

Fiche

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Dénominationscloche
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Montbrison
Emplacement dans l'édificeclocher nord

Selon Renon, qui cite le père Fodéré, l'origine de cette cloche remonterait au 14e siècle et au comte Guy VII (1333-1358) : Fodéré en donne l'inscription : GUIDO COMES CONFLAVERAT OLIM : CUMQUE JOHANNE DUCE FRANGOR : PETRUS ME REFECIT DUXQUE COMES SUCCESSOR A PRIORE et VOX MEA TERRIBILIS MALIS, BONISQUE JUCUNDA : FULGURA SONO FUGANS AUDIOR, HAC ARCE LOCATA. BOURBON VOCOR, SANCTA BARBARA, ORA PRO NOBIS. ANNO MCCCC OCTAGESIMO VIII. Fondue dans la 1ère moitié du 14e siècle, fendue au 15e (peut-être sous Jean II, 1456-1487), la cloche a été refondue en 1488 par le duc Pierre II (1487-1503). Elle a été refondue encore une fois en 1593, pour le compte des chanoines, comme l'indique une mention intitulée "C'est la devise de la cloche Bourbon", ajoutée par une main différente dans le manuscrit des Notes de La Mure, et transcrite dans les Inscriptions foréziennes... (n° CV) : "AD SUMMI NUMINIS ET EIUS INTEMERATAE MATRIS DIES FESTOS / RECOLENDOS MALIGNASQUE AEREAS TEMPESTATES PRO / PULSANDAS AB HUIUS ECCLESIAE CANONICIS RESTITUTUM FUI / 1593", date reprise dans l'inscription de la cloche actuelle. En effet, épargnée par les fontes de 1793 pour servir de contrepoids à Sauveterre, Bourbon a été une dernière fois refondue en 1820 par Pierre Decharme. La cloche était "fendue depuis quelques temps" ; sa refonte devait être l'occasion de faire une 3e cloche. La dépense de 7445 F devait être couverte par le produit de la location des chaises, dont le prix est augmenté pendant 3 ans (A ev., délibération du conseil de fabrique et traité passé avec le fondeur Pierre Descharme, 9 mars 1820, cité par C. Halm p. 106). La nouvelle Bourbon a pour parrain le préfet André Louis Tassin, vicomte de Nonneville, et pour marraine Benoîte Benou de Rochetaillé.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Dates1820
Auteur(s)Auteur : Decharme Pierre fondeur de cloches

Cloche en bronze fondu, décor en bas-relief obtenu par fonte à la cire perdue, inscription en caractères romains. Timbre de l'horloge actuelle.

Catégoriesfonderie
Matériauxbronze, fonte, fonte à la cire perdue à noyau, décor en bas-relief
Précision dimensions

h = 150 ; d = 148. Renon indique un poids de 1 827 kg, mais il s'agit peut-être du poids de la cloche de 1593.

Iconographiescroix pattée
angelot
croix
fleur de lys
feuille de laurier
Précision représentations

Dans l'inscription : croix pattée sur trois degrés, entrelacs avec une boule au centre. Décor sur sur les faces principales : croix latine sur trois degrés, bras et socle en tore de laurier (la même que pour la cloche Marie Thérèze Charlotte) ; sur les faces latérales : deux têtes d´ange placées en opposition sous la 4e ligne ; trois fleurs de lys en pointe.

Inscriptions & marquesdate, fondue, sur l'oeuvre
inscription, fondue, sur l'oeuvre
signature, fondue, sur l'oeuvre
Précision inscriptions

Inscription : les débuts de ligne sont alignés. 1ère ligne : (croix pattée sur trois degrés) SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM . BOURBON JE M APPELLE FONDUE EN L ANNEE 1593 REFONDUE EN 1820 2e ligne : MON PARRAIN EST MESSIRE ANDRE LOUIS TASSIN VICOMTE DE NONNEVILLE MAITRE DES REQUETES PREFET DU DEPARTEMENT DE LA LOIRE (entrelacs avec une boule au centre) 3e ligne : MA MARRAINE DAME BENOITE BENOU DE ROCHETAILLE VEUVE DE NOBLE MARIE GUILLAUME DU ROZIER (entrelacs avec une boule au centre) 4e ligne : MONSIEUR POPULUS CURE DE MONTBRISON Sur la même ligne que les croix : PIERRE DECHARME FONDEUR.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreÀ signaler

Annexes

  • Les cloches de la collégiale de Montbrison

    L´abbé Renon, dans sa Chronique..., mentionne l´existence de 10 cloches à la collégiale avant la Révolution (p. 361). Six sont citées par la documentation et la bibliographie, pour la plupart fondues au 16e siècle, date de l´achèvement du clocher : Bourbon (14e s., 1488, 1593, 1820 ; étudiée), Sauveterre (1502 ; étudiée), Forez (1503), Claude (1505 ou 1506), Retour (avant 1536), Marie (1553).

    G. Brassart ( Monographie..., p. 93) transcrit un acte de 1492 (AD Loire : G 4 n°7, prébende de Valentine Manillier) qui mentionne les cloches à la fin du 15e siècle : 'grossiori simballo...appellari solito Bourbon'. Il y avait donc dans le clocher Bourbon et (au moins) une cloche plus petite.

    La cloche Forez est citée par La Mure (Ducs... II, p. 463), repris par : Auguste Bernard (Histoire du Forez (...), 1835, p. 70 sq.), Renon (p. 173) et G. Brassart (p. 93). Elle datait de 1503 et portait l´inscription : LAUDO DEUM VERUM, PLEBEM VOCO, COLLIGO CLERUM, DEFUNCTOS PLORO, PESTEM FUGO, FESTA DECORO. Selon les Inscriptions foréziennes... (Revue Forézienne. Histoire et archéologie, juin 1868, p. 272, n° XLVI), la date MCCCCCIII figurait à la fin de l'inscription.

    La cloche Claude a été commanditée en 1505 (La Mure) par le doyen Claude de Saint-Marcel d´Urfé. Elle portait l´inscription : JESUS AUTEM TRANSIENS PER MEDIUM ILLORUM IBAT (Luc : 4, 30). Cette inscription a été transcrite par La Mure dans ses Notes (vol. 25-7, f. 241 v°, cité par G. Brassart, Notre-Dame..., p. 95) et Astrée Sainte, l. III, ch. 24, p. 372 (cité par Renon, p. 179) ; selon les Inscriptions foréziennes... (Revue Forézienne. Histoire et archéologie, juin 1868, p. 273, n° XLVII), la date MCCCCCVI figurait à la fin de l'inscription.

    La cloche Marie, de 15 quintaux, aurait été fondue le 15 juillet 1553 : La Mure, Notes, f. 269, cité par DURAND, Vincent. HUGUET, Bulletin de la Diana, T. IV, 1887, p. 235.

    La cloche Retour, était un timbre qui devait répéter les heures frappées sur une autre cloche par l´horloge ; inscription AD MEA SIGNA VENI ; RECINENDAS PULSOR AD HORAS. INDE VOCOR REDITUS: AD MEA SIGNA VENI. Cette cloche aurait été frappée par la foudre le 25 avril 1536 (jour de l´arrivée de François 1er à Montbrison), elle existait donc à cette date. La Mure, Notes, f. 238, cité par DURAND, Vincent. HUGUET, Bulletin de la Diana, T. IV, 1887, p. 235.

    La fonte des cloches

    Plusieurs textes témoignent de la présence de fours à cloches dans l´ancien château de Montbrison :

    - le père Fodéré, transcrit par Renon (p. 82), rapporte que le comte Guy VII (1333-1358) fit fondre deux cloches, une pour son château de Montbrison (le four pouvait donc se trouver à proximité), et une autre pour la collégiale, la première Bourbon.

    - G. Brassart (Monographie..., p. 94), rapporte une « tradition encore vivante à Montbrison » voulant que Sauveterre « aurait été fondue dans le parc du duc, en haut de la butte et l´on montre encore des trous dans le sol qui auraient servi à cette fonte, mais les traces qui restent ne sont guère probantes ».

    Des fours ont en effet été fouillés en 2008, à côté de l´ancien auditoire de justice.

    Les cloches ont été détruites à la Révolution : la délibération du 18 frimaire an II (8 décembre 1793 ; AC Montbrison : 1D3. Registre des délibérations du conseil municipal du 16 brumaire an II au 3 messidor an III) précise, 1e/ 'qu´une seule cloche qui sera la plus grosse de celle existante au clocher de l´église du ci-devant chapitre dud. Notre-Dame, laquelle est connue sous le nom de Sauveterre, laquelle servira en même temps de timbre pour l´horloge. 2e/ que toutes les autres cloches des églises St André, St Pierre, la Madeleine et Ste Anne seront descendues à commencer dès demain et les matières desdites cloches ainsi que les ferrures en dépendants et cordes seront déposées dans l'église et sacristie des ci-devant Cordeliers (...)'

    Renon (p. 361) précise que Sauveterre est épargnée pour convoquer les membres de la Convention, et Bourbon pour lui servir de contrepoids.

    La fonte de nouvelles cloches intervient quelques années après le rétablissement du culte. Des travaux de maçonnerie sont effectués sur le clocher, touché par la foudre, en 1815. Peu après, deux nouvelles cloches sont fondues pour le clocher : Bourbon, qui était 'fendue depuis quelques temps', doit être refondue, en même temps que sera fabriquée une troisième cloche d´au moins 2500 livres. La dépense de 7445 F sera couverte par le produit de la location des chaises, dont le prix sera augmenté pendant 3 ans (A ev., délibération du conseil de fabrique et traité passé avec le fondeur Pierre Descharme, 9 mars 1820, cité par C. Halm p. 106). La nouvelle Bourbon a pour parrain le préfet André Louis Tassin, vicomte de Nonneville, et pour marraine Benoîte Benou de Rochetaillé ; Marie Thérèse Charlotte, baptisée en hommage à la duchesse d´Angoulême, a pour parrain Guillaume Boyer du Montcel, maire de Montbrison, et pour marraine Claudine Sylvestre de la Noierie.

    Inscriptions diverses sur le beffroi :

    F MOULIN EN...

    CROZET

    CLAVELOUX PIERRE

    PERONAIM

    1732

    PIERRE CUIA / 172...

Références documentaires

Bibliographie
  • BRASSART, Gabriel. Notre-Dame d'Espérance. Dactyl., s. d.

    p. 93
  • HALM, Cindy. Les églises du Forez au 19e siècle et leur importance dans le tissus social. T. 2. canton de Montbrison et Noirétable. Montbrison : la Diana (Recueil de mémoires et documents sur le Forez ; 43), 2006

    p. 106
  • RENON, François (Dom). Chronique de Notre-Dame d'Espérance de Montbrison, ou étude historique et archéologique sur cette église, depuis son origine (1212) jusqu'à nos jours. Roanne : imprimerie de A. Farine, rue Royale, 1847

    p. 82, 173
Périodiques
  • Recueil d'inscriptions foréziennes du XIe au XVIIIe siècle (suite). Revue Forézienne. Histoire et archéologie, Saint-Etienne : Chevalier, libraire-éditeur, novembre 1969

    p. 233, n° CV
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