Logo ={0} - Retour à l'accueil

Cloche : Marie Thérèze Charlotte

Dossier IM42001831 réalisé en 2004

Fiche

Voir

Dénominationscloche
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Montbrison
Emplacement dans l'édificeclocher nord

Cloche fondue en 1820 afin de remeubler le clocher de la collégiale, dégarni par les fontes de 1793 (au moins six cloches, fondues pour l'essentiel au 16e siècle, sont connues par la documentation), et à l'occasion de la refonte de la cloche Bourbon, qui était fendue. La nouvelle cloche devait peser au moins 2500 livres. La dépense de 7445 F (au total) est couverte par le produit de la location des chaises, dont le prix est augmenté pendant 3 ans (A ev., délibération du conseil de fabrique et traité passé avec le fondeur Pierre Descharme, 9 mars 1820, cité par C. Halm p. 106). Marie Thérèze Charlotte, baptisée en hommage à la duchesse d'Angoulême, a pour parrain Guillaume Boyer du Montcel, maire de Montbrison, et pour marraine Claudine Sylvestre de la Noierie.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Dates1820
Auteur(s)Auteur : Decharme Pierre fondeur de cloches

Cloche en bronze fondu, décor en bas-relief obtenu par fonte à la cire perdue, inscription en caractères romains.

Catégoriesfonderie
Matériauxbronze, fonte, fonte à la cire perdue, décor en bas-relief
Précision dimensions

Iconographiescroix pattée
angelot
croix
fleur de lys
feuille de laurier
Précision représentations

Dans l'inscription : croix pattée sur trois degrés, entrelacs avec une boule au centre. Décor : deux têtes d´ange placées en opposition sous la 4e ligne. Sur la face avant : croix latine sur trois degrés, bras et socle en tore de laurier ; en opposition : croix latine sur trois degrés, plus petite, bras et socle parcourus pas une tige feuillagée. Sur les faces latérales : trois fleurs de lys en pointe.

Inscriptions & marquesdate, fondue, sur l'oeuvre
inscription, fondue, sur l'oeuvre
signature, fondue, sur l'oeuvre
Précision inscriptions

Inscription : les débuts de ligne ne sont pas alignés. 1ère ligne : (croix pattée sur trois degrés) GLOIRE A DIEU SEUL (entrelacs avec une boule au centre) HOMMAGE A SON ALTESSE ROYALE MARIE THEREZE CHARLOTTE DE France MADAME DUCHESSE DANGOULEME 2e ligne : MON PARRAIN EST MONSIEUR LE CHEVALIER GUILLAUME BOYER DU MONTCEL PROPRIETAIRE MAIRE DE LA VILLE DE MONTBRISON . FONDUE EN 1820 . 3e ligne : MA MARAINE EST DEMOISELLE CLAUDINE SYLVESTRE DE LA NOIERIE 4e ligne : MONSIEUR POPULUS CURE DE MNOTBRISON [sic] Sur la même ligne que les croix : PIERRE DECHARME FONDEUR.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreÀ signaler

Annexes

  • Les cloches de la collégiale de Montbrison

    L´abbé Renon, dans sa Chronique..., mentionne l´existence de 10 cloches à la collégiale avant la Révolution (p. 361). Six sont citées par la documentation et la bibliographie, pour la plupart fondues au 16e siècle, date de l´achèvement du clocher : Bourbon (14e s., 1488, 1593, 1820 ; étudiée), Sauveterre (1502 ; étudiée), Forez (1503), Claude (1505 ou 1506), Retour (avant 1536), Marie (1553).

    G. Brassart ( Monographie..., p. 93) transcrit un acte de 1492 (AD Loire : G 4 n°7, prébende de Valentine Manillier) qui mentionne les cloches à la fin du 15e siècle : 'grossiori simballo...appellari solito Bourbon'. Il y avait donc dans le clocher Bourbon et (au moins) une cloche plus petite.

    La cloche Forez est citée par La Mure (Ducs... II, p. 463), repris par : Auguste Bernard (Histoire du Forez (...), 1835, p. 70 sq.), Renon (p. 173) et G. Brassart (p. 93). Elle datait de 1503 et portait l´inscription : LAUDO DEUM VERUM, PLEBEM VOCO, COLLIGO CLERUM, DEFUNCTOS PLORO, PESTEM FUGO, FESTA DECORO. Selon les Inscriptions foréziennes... (Revue Forézienne. Histoire et archéologie, juin 1868, p. 272, n° XLVI), la date MCCCCCIII figurait à la fin de l'inscription.

    La cloche Claude a été commanditée en 1505 (La Mure) par le doyen Claude de Saint-Marcel d´Urfé. Elle portait l´inscription : JESUS AUTEM TRANSIENS PER MEDIUM ILLORUM IBAT (Luc : 4, 30). Cette inscription a été transcrite par La Mure dans ses Notes (vol. 25-7, f. 241 v°, cité par G. Brassart, Notre-Dame..., p. 95) et Astrée Sainte, l. III, ch. 24, p. 372 (cité par Renon, p. 179) ; selon les Inscriptions foréziennes... (Revue Forézienne. Histoire et archéologie, juin 1868, p. 273, n° XLVII), la date MCCCCCVI figurait à la fin de l'inscription.

    La cloche Marie, de 15 quintaux, aurait été fondue le 15 juillet 1553 : La Mure, Notes, f. 269, cité par DURAND, Vincent. HUGUET, Bulletin de la Diana, T. IV, 1887, p. 235.

    La cloche Retour, était un timbre qui devait répéter les heures frappées sur une autre cloche par l´horloge ; inscription AD MEA SIGNA VENI ; RECINENDAS PULSOR AD HORAS. INDE VOCOR REDITUS: AD MEA SIGNA VENI. Cette cloche aurait été frappée par la foudre le 25 avril 1536 (jour de l´arrivée de François 1er à Montbrison), elle existait donc à cette date. La Mure, Notes, f. 238, cité par DURAND, Vincent. HUGUET, Bulletin de la Diana, T. IV, 1887, p. 235.

    La fonte des cloches

    Plusieurs textes témoignent de la présence de fours à cloches dans l´ancien château de Montbrison :

    - le père Fodéré, transcrit par Renon (p. 82), rapporte que le comte Guy VII (1333-1358) fit fondre deux cloches, une pour son château de Montbrison (le four pouvait donc se trouver à proximité), et une autre pour la collégiale, la première Bourbon.

    - G. Brassart (Monographie..., p. 94), rapporte une « tradition encore vivante à Montbrison » voulant que Sauveterre « aurait été fondue dans le parc du duc, en haut de la butte et l´on montre encore des trous dans le sol qui auraient servi à cette fonte, mais les traces qui restent ne sont guère probantes ».

    Des fours ont en effet été fouillés en 2008, à côté de l´ancien auditoire de justice.

    Les cloches ont été détruites à la Révolution : la délibération du 18 frimaire an II (8 décembre 1793 ; AC Montbrison : 1D3. Registre des délibérations du conseil municipal du 16 brumaire an II au 3 messidor an III) précise, 1e/ 'qu´une seule cloche qui sera la plus grosse de celle existante au clocher de l´église du ci-devant chapitre dud. Notre-Dame, laquelle est connue sous le nom de Sauveterre, laquelle servira en même temps de timbre pour l´horloge. 2e/ que toutes les autres cloches des églises St André, St Pierre, la Madeleine et Ste Anne seront descendues à commencer dès demain et les matières desdites cloches ainsi que les ferrures en dépendants et cordes seront déposées dans l'église et sacristie des ci-devant Cordeliers (...)'

    Renon (p. 361) précise que Sauveterre est épargnée pour convoquer les membres de la Convention, et Bourbon pour lui servir de contrepoids.

    La fonte de nouvelles cloches intervient quelques années après le rétablissement du culte. Des travaux de maçonnerie sont effectués sur le clocher, touché par la foudre, en 1815. Peu après, deux nouvelles cloches sont fondues pour le clocher : Bourbon, qui était 'fendue depuis quelques temps', doit être refondue, en même temps que sera fabriquée une troisième cloche d´au moins 2500 livres. La dépense de 7445 F sera couverte par le produit de la location des chaises, dont le prix sera augmenté pendant 3 ans (A ev., délibération du conseil de fabrique et traité passé avec le fondeur Pierre Descharme, 9 mars 1820, cité par C. Halm p. 106). La nouvelle Bourbon a pour parrain le préfet André Louis Tassin, vicomte de Nonneville, et pour marraine Benoîte Benou de Rochetaillé ; Marie Thérèse Charlotte, baptisée en hommage à la duchesse d´Angoulême, a pour parrain Guillaume Boyer du Montcel, maire de Montbrison, et pour marraine Claudine Sylvestre de la Noierie.

    Inscriptions diverses sur le beffroi :

    F MOULIN EN...

    CROZET

    CLAVELOUX PIERRE

    PERONAIM

    1732

    PIERRE CUIA / 172...

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Conseil général de la Loire © Conseil général de la Loire - Guibaud Caroline - Monnet Thierry - Mermet Vincent