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couvent d'observants et couvent de tertiaires franciscaines élisabéthaines, puis école supérieure vétérinaire, actuellement conservatoire national supérieur de musique

Dossier IA69002002 réalisé en 1977

Fiche

I. HISTORIQUE

1. ÉDIFICES ANTERIEURS

1.A. BÂTIMENTS ROMAINS

De nombreux vestiges romains ont été découverts à l'emplacement de l'actuelle École vétérinaire, en particulier lors des travaux du milieu du 19e siècle (COMARMOND, Description du musée lapidaire, p. 67, 101-102, 126, 133, 140, 141 189-190, 233, 259, 336). Un certain nombre d'entre eux sont conservés au musée de la civilisation gallo-romaine, à Lyon : trois chapiteaux (réserves du musée), l'un en marbre blanc (COMARMOND, id., p. 233 ; cf. fig. 5), les deux autres identiques, en calcaire blanc de Tournus (COMARMOND, id., p. 102 ; cf. fig. 6) ; un bas-relief (salle XVI du musée ; COMARMOND, id., p. 101-102 ; cf. fig. 7), ainsi que des fragments de tuiles romaines (réserves du musée ; COMARMOND, id., p. 259).

En 1865, découverte quai Pierre-Scize d'une inscription mentionnant des thermes (salle VIII du musée ; cf. fig. 8).

En 1951, mise à jour de substructions d'un édifice romain lors de la construction de l'annexe K de l'École vétérinaire, en bordure du quai Chauveau (AUDIN, Essai sur la topographie..., p. 144). Ces diverses découvertes ont amené Amable Audin à émettre l'hypothèse de l'existence à cet endroit de thermes publics (ibid.)

Il existait par ailleurs, sur le quai, un petit édifice appelé le "Tombeau des Deux-Amants" (cf. fig. 9), qui a donné son nom au tènement où s'est installée l'École vétérinaire. Ce monument fut détruit en 1707, car il gênait la circulation (A.C. Lyon, BB 267, délibération du 7 juin). Plusieurs hypothèses ont été émises sur sa destination : les historiens du 17e et du 18e siècle (SPON. Recherche..., p. 123 ; COLONIA. Histoire littéraire ..., p. 290), s'appuyant sur l'inscription découverte à proximité du monument (COMARMOND, op. cit., p. 44) pensaient qu'il s'agissait du tombeau d'un frère et d'une sœur nommés Amandus ; Allmer y voyait un laraire (ALLMER, DISSARD, Musée de Lyon. Inscriptions antiques, t. II, p. 316-317). Aujourd'hui M. Audin pense qu'il pourrait s'agir du sacellum d'une source alimentant les thermes envisagés ci-dessus (AUDIN, op. cit. , p. 144).

1.B. HÔPITAL DES DEUX-AMANTS

Situé au sud du tombeau des Deux-Amants, il dépendait de la collégiale St-Paul (Polyptique..., p.20). Date de fondation inconnue ; première mention vers 1170 (GUIGUE, Documents inédits..., p. 44). D'après Bullioud, il aurait déjà été désaffecté en 1369 et une partie de ses pierres aurait servi à la construction de l'église Saint-Pierre de Vaise (annexe A).

Supprimé le 14 novembre 1492 par une bulle d'Alexandre VI (PAVY, Les Cordeliers..., p. 260) et rendu au roi Charles VIII par les chanoines de Saint-Paul en 1493 (annexe B).

1.C. COUVENT DES CORDELIERS DE L'OBSERVANCE

Décidé à réformer l'ordre des Cordeliers et à revenir à la "stricte observance" de la règle de saint François, le frère Bourgeois obtint de Charles VIII la permission d'établir un couvent à l'emplacement de l'ancien hôpital des Deux-Amants (id.) : 21 mars 1493, lettres de fondation du couvent de Notre-Dame-des-Anges, dit de l'Observance (MONFALCON, Histoire monumentale..., t. V, p. 143) ; première pierre posée par Charles VIII et Anne de Bretagne, dont les armes ornaient encore le portail de l'église au 18e siècle (CLAPASSON, Description..., p. 179). Achevé en 1496, le couvent se composait alors "d'une petite église de style gothique et d'un cloître à deux ailes" (MONFALCON, op.cit., t. V, p. 141). Il fut en partie détruit par les protestants en 1562 (id., t. II, p. 129).

Il fut reconstruit et enrichi à la fin du 16e siècle grâce aux libéralités des marchands lyonnais et italiens installés à Lyon (cf. fig. 10 et 11). 23 mai 1593, vote par le consulat d'une somme de 180 écus pour la reconstruction du portail de l'église (A.C. Lyon : BB 130).

Le poète René Gros Saint-Joyre fit restaurer le portail du cloître et placer au-dessus "une statue de la Vierge tenant d'une main l'Enfant Jésus et de l'autre une rose ; au-dessus, deux anges aux ailes éployées [soutenaient] une couronne" (VINGTRINIER, Le Lyon de nos pères..., p. 295). Un quatrain, que l'on pouvait voir encore au début du 19e siècle, et dont les trois derniers mots seraient l'anagramme de René Gros, accompagnait cette statue : "Filz qui n'es en degré / Bien moindre que ton père/ De la main de ta mère / Prends cette rose en gré" (COCHARD, 26e lettre lyonnaise, p.326-327, n° 2).

Plusieurs chapelles furent ajoutées à l'église primitive (cf. fig. 12) : chapelles Saint-François, Saint-Louis ornée d'un retable Renaissance (VINGTRINIER, op. cit., p. 295 ; cf. fig. 13); chapelle des Lucquois, érigée aux frais des marchands lucquois sur le côté gauche du choeur : considérée par les contemporains comme l'une des plus belles de Lyon, elle était décorée d'ornements corinthiens, dont quatre grosses colonnes de pierre (CLAPASSON, op. cit., p. 179 ; cf. infra 1, 3 ; fig. 14 et 15). Le cardinal Bonvisi offrit au couvent, en 1599, un tableau de Francesco Vanni, la Vision de Saint-François d'Assise ; ce tableau, vendu en 1785 à Claude Tolozan d'Amarante, a été retrouvé au musée de Rhode Island, à Providence (CLAPASSON, op. cit., p. 179-180 ; Art baroque à Lyon..., p. 222-224).

1614, installation de stalles et de boiseries dans le chœur de l'église (MONFALCON, op. cit., t. V, p. 152). 1667, restaurations importantes au cloître, à la voûte de l'église et à la chapelle Saint-Louis, restaurations rendues nécessaires, l'église ayant été ébranlée par les coups de canons tirés lors des entrées des rois (annexe C).

Restaurations du chœur entre 1740 et 1768 (TRICOU éd., Notes et souvenirs de Antoine Sabatier, p. 37).

En 1789, le couvent de L'Observance ne comptait plus que 5 religieux. Le domaine, saisi comme bien national, fut divisé en trois lots : la nation se réserva l'église ; les bâtiments claustraux et les jardins furent acquis par Tripier et Guillot (annexe D). Cet édifice, qui inspira beaucoup les dessinateurs lyonnais du début du 19e siècle (cf. fig. 16 à 18), fut laissé à l'abandon jusqu'à l'agrandissement de l'École vétérinaire.

1.D. MONASTÈRE DE SAINTE-ELISABETH DES DEUX-AMANTS

Il existait au 16e siècle, à l'emplacement du tènement des Deux-Amants, divers corps de bâtiments légués à l'Aumône générale de Lyon, par Jacques Moyron, baron de Saint-Privier, le 11 octobre 1651 (annexe E ; cf. fig. 10).

2 janvier 1657, acquisition du tènement des Deux-Amants par les religieuses de Sainte-Elisabeth (annexe E).

Ces religieuses, se trouvant trop à l'étroit dans leur couvent de Bellecour, demandèrent le dédoublement de leur communauté : mars 1660, lettres patentes autorisant l'établissement des religieuses de Sainte-Elisabeth aux Deux-Amants (A.D. Rhône : 8 H 320). Les travaux effectués pour leur installation comprenaient seulement l'aménagement d'un corps de bâtiment à l'est, le long de la rue, et l'installation d'une église (annexe F). 7 juillet 1675, pose de la première pierre de l'aile droite du couvent par l'archevêque de Lyon, Camille de Neuville (cf. inscription infra II, 3A, g). Les travaux furent exécutés par Mathieu Chavagny, Jean Seyty et Georges Lourdan, maîtres maçons (annexes G), Claude Renaud, Claude Penet fils et François Gautier, maîtres charpentiers, et Etienne Raiot, maître serrurier (A.D. Rhône: 8 H 320).

Premier juin 1677, construction d'une porte cochère dans le mur de clôture de l'est (ibid.)

2 août 1707, reconstruction du portail de l'église (ibid.). Il semble que le monastère de Sainte-Elisabeth (cf. fig. 19) était alors en pleine prospérité : l'église, perpendiculaire à la rue, possédait au moins trois chapelles, celle de la Sainte-Vierge, de l'Enfant Jésus, et des morts ; le maître-autel et l'autel de la Sainte-Vierge étaient en bois doré avec des retables garnis de tableaux ; le chœur était orné de boiseries et de 8 tableaux. Il y avait 3 chapelles dans le clos à l'ouest du couvent : celles de la Sainte-Vierge et de Saint-François, décorées de 6 colonnes de marbre en façade, et celle de la Madeleine (annexe F). Une de ces chapelles existait encore en 1837 (cf. fig. 32). A la Révolution, le monastère qui comptait 37 religieuses, devint propriété de la Nation (B.M. Lyon : Fonds Coste, ms 294).

1.E. INSTALLATION DE L’ÉCOLE VETERINAIRE

En 1762, création à Lyon de la première école vétérinaire de France, fondée par Bourgelat, et installée dans le quartier de la Guillotière (ARLOING, Le Berceau..., p. 30-36).

Le 6 Floréal an III (25 avril 1795), arrêté de transfert de l'Ecole vétérinaire au monastère des Deux-Amants et nomination de l'architecte Cochet pour dresser les plans de l'installation (A.D. Rhône : 1 L 516). Devant le mauvais état des bâtiments (surtout des corps de bâtiment sud et est) et leur exiguïté pour loger les animaux, le directeur de l’École, Claude-Julien Bredin, intervient auprès du gouvernement pour obtenir cession des bâtiments des Cordeliers : le 13 Messidor an X (2 juillet 1802) ; le gouvernement cède à l’École le jardin qui séparait les deux. Anciens couvents (ARLOING, op. cit., p. 67). D'après Arloing, c'est à ce moment que l'on aurait construit le bâtiment des forges en bordure de l'actuel quai Chauveau ; or, d'après un plan dressé en 1807 (cf. fig. 20), le premier bâtiment des forges aurait été construit à l'ouest de la cour.

Le 12 Vendémiaire an XII (5 octobre 1803), arrêté du gouvernement abandonnant provisoirement l'église des Cordeliers à l’École pour en faire un magasin à fourrages (A.D. Rhône : V 35 ; cf. fig. 13 et 14).

En 1807, premier projet de restauration (annexe H ; cf. fig. 20), dressé par l'architecte lyonnais Louis-Cécile Flachéron, comportant en particulier :

- la démolition du mur de clôture sur le quai, remplacé en partie par une grille, et l'ouverture d'une porte cochère dans le bâtiment de

façade ;

- la régularisation de la grande cour et le prolongement du portique le long du corps de bâtiment oriental ;

- la construction d'une écurie dans la cour des forges ;

- la construction d'une chapelle à la place de l'ancienne église du monastère des Deux-Amants : le projet de chapelle circulaire présenté par Flachéron est repoussé par le Conseil des Bâtiments civils qui préfère s'en tenir à un édifice de forme rectangulaire ;

- la construction d'un amphithéâtre semi-circulaire dans l'aile nord.

Seuls les trois premiers points de ce programme (démolition du mur de clôture, ouverture de la porte cochère et régularisation de la cour) semblent avoir été réalisés alors.

Des travaux de consolidation des corps de bâtiments sud et est sont entrepris sous la direction de Flachéron. Construction d'un bâtiment neuf à la place de l'ancienne église des Deux-Amants entre 1809 et 1811 ; ce bâtiment reste inachevé, car la construction de l'escalier intérieur qui devait le desservir, a été ajournée du fait du mauvais état du bâtiment sur rue sur lequel il devait s'appuyer (A.N. : F13 1790, lettre de l'inspecteur général des Écoles vétérinaires au ministre de l'Intérieur, 16 novembre 1810 ; A. École vétérinaire Lyon : lettres du directeur de l’École au ministre de l'Intérieur, 16 août 1810 ; au préfet du Rhône, 5 juin 1813 ; annexe I).

2. CONSTRUCTION DE L’ÉDIFICE

Devant la lenteur des travaux d'installation de l’École, des propositions de transfert à Toulouse sont envisagées ; aussi le conseil municipal de Lyon décide-t-il, le 4 août 1818, le vote d'un crédit permettant l'ouverture des travaux. La direction en est assurée par Flachéron jusqu'en 1822, puis par Antoine-Marie Chenavard (A.C. Lyon : Procès-verbaux des séances..., t. V, p. 66 ; Almanach historique, 1822, p. 234 ; 1823, p. 209). Ces travaux (annexe J ; cf. fig. 21) comprennent :

- la destruction du bâtiment sur rue ;

- la construction de l'aile sud (b) et de la moitié de l'aile ouest (a) dans le prolongement des parties conservées du monastère (c), en en maintenant la même disposition au rez-de-chaussée ;

- l'achèvement du portique autour de la cour.

Cependant tous les travaux prévus ne sont pas exécutés :

- le raccord au niveau des toitures entre l'ancien et le nouveau bâtiment n'est pas fait ;

- les fenêtres des anciennes cellules n'ont pas été agrandies ;

- la cage du grand escalier prévu au centre du bâtiment occidental reste vide.

Dans le même temps, aménagement de la cour des forges (actuelle cour de clinique) : construction du bâtiment des forges (C) en façade, de la salle de clinique, des écuries et du chenil (ARLOING, op. cit., p. 71 ; cf. fig. 22 et 23).

En 1826, installation en bordure du quai d'une grille provenant du château de la Balme (ARLOING, id., p. 70).

Pendant ces travaux, les élèves s'installent dans l'ancien couvent des Cordeliers acquis par l’État en 1808 (ibid. ; A.D. Rhône : V 35). A partir de 1823, à l'instigation de l'abbé Barbier, la ville accepte de convertir l'ancien couvent des Cordeliers en Refuge pour les jeunes condamnés (ARLOING, id., p. 72-73 ; cf. fig. 24). Ce projet est abandonné et l'on décide de rendre l'église des Cordeliers au culte comme chapelle de secours pour la paroisse Saint-Paul Un premier devis de restauration est établi en 1827 par Flachéron, prévoyant le rétrécissement de la chapelle des Lucquois et la construction d'une nouvelle entrée (A.D. Rhône : V 35). Non exécuté. Un second devis est établi le 21 juin 1836 par Chenavard (ibid. ; cf. fig. 25, 26 et 27). Ce devis prévoit une restauration stricte de l'édifice ancien. Non exécuté.

Parallèlement Chenavard établit le plan d'achèvement des travaux du bâtiment principal (A) de l'école, le 27 décembre 1836 (annexe J) :

- agrandissement des fenêtres des anciennes cellules ;

- construction du grand escalier central du corps de bâtiment occidental ;

- construction d'un escalier dans l'aile nord ;

- redistribution intérieure des pièces et réfection des "anciens planchers" ;

- nivellement des toitures.

Ces travaux ne sont pas exécutés et l'on ignore pour quelle raison la restauration de l’École est confiée à Pierre-Prosper Chabrol, exerçant à Paris, en octobre 1838 (A.N. : F21 1437).

Son projet d'octobre 1839 prévoit déjà l'amphithéâtre d'honneur, l'installation d'un jardin à la française en terrasse, la restauration du bâtiment de clinique, l'installation d'une serre et d'une orangerie dans le jardin botanique, et d'une chapelle à la place de l'actuelle salle du conseil (cf. fig. 28 à 31). Non exécuté.

Les projets d'implantation de l’École sont modifiés du fait de la construction de la montée de l'Observance qui entraîne le démantèlement de la pépinière départementale (cf.fig. 32).

12 janvier 1843, accord entre la Ville de Lyon et l’État : la Ville cède à l’État les terrains des Cordeliers de l'Observance, ainsi que l'emplacement des 2 premières travées de l'église, qui doivent être démolies pour l'agrandissement de l’École ; en échange l’État se charge de la restauration de l'église et de la construction d'une école à côté (A.N. : F21 791 ; cf. fig. 33).

A la suite de ces mesures administratives, rédaction d'un nouveau projet de Chabrol, soumis au Conseil général des bâtiments civils, le 16 janvier 1843 : agrandissement de la cour d'honneur ; mises en places des dépendances, clinique, écuries, chenils, anatomie (A.N. : F 21 1437). Ce projet ne subit que des modifications de détail jusqu'à son achèvement en novembre 1857 (A.N. F21 791 ; cf. fig. 34).

a. Bâtiment principal (A) [cf. fig.35 à 38] : en 1848, les travaux sont en cours d'achèvement (A.N. : F21 1437, lettre de Chabrol au ministre des Travaux publics, 18 juillet 1848). Comble en fer de l'amphithéâtre par Achille Leturc, entrepreneur de serrurerie à Paris ; couverture en plomb par L. Muzard, entrepreneur de plomberie à Paris (A.N. : F 21 1440, soumissions, 20 décembre 1849).

b. Bâtiment de clinique (D) [cf. fig. 39 à 42] : bâtiment à un étage avec 2 corps latéraux en rez-de-chaussée ; conformément à l'avis du Conseil général des bâtiments civils du 16 janvier 1843, Chabrol remplace les terrasses des bâtiments latéraux par des toits.

c. Écuries et étables (E), chenils et bergerie : légère modification des projets du 27 avril 1844 quant aux façades des écuries et des étables (cf. fig. 43 à 47). Au sud de la cour, construction de la bergerie et des chenils (cf. fig. 48 à 51).

d. Bâtiment d'anatomie (G) : modification du projet initial (cf. fig. 52 à 54) par adjonction de 2 petits corps de bâtiments à la façade postérieure (cf. fig. 34).

e. Chapelle de l'Observance : le mauvais état de l'église des Cordeliers rendant sa restauration impossible (annexe K), sa démolition est autorisée le 28 mars 1846 (A.N.: F21 1437). Chabrol décide la construction d'une chapelle sur pilotis, avec entrée sur le quai, flanquée au nord et au sud des bâtiments des écoles primaires (A.C. Lyon : O, 5ème division, 500, séance du conseil municipal du 8 juin 1936 ; cf. fig. 34, 55 à 62). Les quatre colonnes corinthiennes de la chapelle des Lucquois qui devaient être remployées dans cette construction sont considérées en trop mauvais état (A.N. : F21 1437, lettre de Chabrol au ministre des Travaux publics, 18 juillet 1848).

Les travaux de décoration intérieure sont confiés au peintre parisien Alexandre Denuelle qui orne le chœur d'un couronnement de

la Vierge par le Christ, flanqué de chaque côté de saint Pierre et de saint Paul (A.N. : F21 3114 1, décompte de paiement, 24 décembre

1854), et au sculpteur Léon Cottebrune, exerçant à Paris, pour l'autel, les bénitiers et les deux tympans (ibid. : id., 19 avril 1860).

Au-dessus du chœur, inscription : DOM / SUB INVOCATIONE BEATAE MARIAE VIRGINIS / DEI GENITRICIS, SINE LARE ONCEPTAE (PELADAN, Guide de l'amateur..., p.124).

Chaire à prêcher de François Viala, menuisier à Lyon (A.N. : F 21 1440, soumission, 25 novembre 1854).

Cloche en cuivre et étain de 267 kg, par Burdin fils ainé, fondeur à Lyon (ibid. : id., 22 août 1859).

Grille de communion et grille d'entrée de la chapelle, par Jules Everaert, serrurier ornementiste à Paris (ibid. : id., 28 août 1859).

Rose de la façade par Oudinot, entrepreneur de peinture sur verre à Paris. (A.N. : F21 3114[I], décompte de paiement, 26 octobre 1859).

En 1861, dans le cadre de la reconstruction du pont de Serin, les Ponts-et-Chaussées décident un exhaussement du quai de l'Observance (actuel quai Chauveau). Chabrol entreprend alors la construction du corps de portique (d) (annexe L).

3. DÉGRADATIONS, RESTAURATIONS, RECONSTRUCTION, CHANGEMENTS D'AFFECTATION

(Nous n'étudions ici que les restaurations qui ont entrainé des modifications dans l'architecture des bâtiments.)

A partir de 1868, les travaux de restaurations de l’École sont: confiés à Sainte-Marie-Perrin, qui travaille en collaboration avec le physiologiste Chauveau pour adapter les bâtiments aux nouvelles techniques scientifiques (le bâtiment d'anatomie-physiologie conserve encore actuellement les appareils inventés par Chauveau).

1872-1873, transformation du bâtiment d'anatomie (G) d'après les plans de cet architecte. L'amphithéâtre, jugé trop grand, est transformé en salle de dissection-musée, avec installation de vitrines et de tribunes sur les côtés ; un nouvel amphithéâtre plus petit est aménagé dans la partie orientale du bâtiment (A.N. : F21 791, lettre du directeur de l’École au ministre de l'Agriculture, 19 octobre 1872 ; cf. fig. 63 et 64).

1876, projet de percement de fenêtres en demi-cercle sous le portique (A. École vétérinaire Lyon : exercice 1876) ; celles de l'aile nord (réfectoire, c) n'ont pas été réalisées.

1878-1879, construction de petites annexes en rez-de-chaussée à l'ouest et à l'est de la salle d'anatomie (A.N. : F21 791, lettre de l'inspecteur général de l’École vétérinaire au ministre des Travaux publics, 26 mai 1878 ; cf. fig. 65 et 66). Construction des services de zootechnie (I) à l'ouest du bâtiment d'anatomie, et de ceux d'histologie (H) au sud (A.N. : id. ; ARLOING, Le Berceau..., p. 86, fig. 18).

1893, percement de 2 fenêtres sur le quai, dans le bâtiment du secrétariat (C) (A. École vétérinaire Lyon : mémoire de travaux de maçonnerie exécutés par François Parot entrepreneur).

1894, projet de décoration peinte du grand amphithéâtre (e), établi par Sainte-Marie-Perrin, et concernant les 7 tables ovales de la voûte qui devaient être ornées de sujets représentant : "L a Conquête du cheval, Un agronome romain donnant des prescriptions, Groupes d'hippiatres s'occupant du cheval, Bourgelat, détaché du groupe étudie la médecine avec Pouteau et Charmetton, Scène d'anatomie moderne, Scène d'étude physiologique sur le cheval, Scène d'étude pathologique moderne sur les animaux" (ibid.). On ne sait si cette décoration correspond aux projets de Chabrol que Sainte-Marie-Perrin avait fait rechercher (ibid.: lettre de Sainte-Marie-Perrin à Chabrol fils, 18 avril 1894). Ce projet est abandonné au profit de la réalisation actuellement en place confiée d'abord au peintre Lucien Simon (ibid : lettre de Sainte-Marie-Perrin au sous-secrétaire d’État aux Beaux-Arts, 15 mars 1905), puis à F. Humbert (ibid. . id., 19 août 1907).

1897, démolition de l'ancienne bergerie et construction du bâtiment de médecine opératoire (F) (ibid. : Mémoire des travaux de terrassements exécutés en 1897 ; montants des travaux effectués en supplément des travaux ordinaires d'entretien, 1897-1899).

L'état de l’École après les travaux de Sainte-Marie-Perrin est attesté par les 2 maquettes exécutées en 1900 par L. Marillier et conservées dans le vestibule de l'amphithéâtre d'honneur (cf. sous-dossier).

1905-1906, les anciens lambris du réfectoire en trop mauvais état, sont remplacés par un revêtement en ciment (ibid. : État sommaire des propositions faites pour les travaux de réfection et de grosses réparations à exécuter... pendant l'exercice 1903).

1929, incendie de la bibliothèque, entraînant la destruction des pièces situées au sud du bâtiment principal (ROGUINSKY, Contribution..., p. 46 ; cf. fig. 38).

8 juin 1936, délibération du Conseil municipal de Lyon décidant la démolition de la chapelle de l'Observance que son mauvais état rend trop dangereuse(A.M. Lyon : O, 5e division 500). Ne subsiste de cette chapelle que deux bases de colonnes dans le mur d'enceinte (cf. fig. 62).

23 mai 1937, inauguration du bâtiment de clinique (D) remanié par Tony Garnier qui agrandit le bâtiment en prolongeant les corps latéraux (Inauguration de la nouvelle clinique..., p. 1-11 ; cf. inscription, II, 3C, g ; fig. 67).

27 novembre 1938, inauguration du bâtiment de physiologie et d'anatomie (G), remanié par Tony Garnier qui agrandit le bâtiment en régularisant le plan (TAGAND, Inauguration des nouveaux laboratoires..., p. 1-72 ; cf. inscription II, 3F, g ; fig. 68).

1954-1955, construction du bâtiment de chimie-zootechnie (K) par M. Bourdeix, architecte.

1963, construction du bâtiment de maladie microbienne (L) par le même (cf. fig. 69).

II DESCRIPTION

1. SITUATION

Édifice établi sur la rive droite de la Saône, en bordure du quai Chauveau, au pied de la colline de Fourvière (cf. fig. 70) sur un terrain de périmètre irrégulier bordé au sud et à l'ouest par la montée de l'Observance. Au sud-est, enclave formée par une école communale (cf. historique).

2. COMPOSITION D'ENSEMBLE (cf. fig. 2 et 69)

Ensemble de bâtiments organisés en deux parties bien distinctes tant par leur implantation que par leur fonction :

1. Le bâtiment principal (A) autour de la cour d'honneur et les deux corps de passage (B et C), ouvrant sur le quai, essentiellement réservés aux services administratifs, culturels (amphithéâtre d'honneur, musée, bibliothèque, études) et au logement des élèves et du personnel (appartements, chambres individuelles, cuisines, réfectoire...).

2. Les bâtiments (D à L) réservés aux services scientifiques ou techniques et à leurs annexes, organisés (à l'exception des bâtiments K et L de construction récente) autour de trois cours fermées, communiquant entre elles par des passages couverts et s'étendant au sud du bâtiment principal.

Ensemble complété, au nord, par un jardin botanique avec entrée monumentale sur le quai (B) et à l'ouest par un parc en terrasse avec escaliers d'accès et murs de soutènement disposés symétriquement par rapport à l'axe longitudinal de l'amphithéâtre (M) (cf. fig. 71 et 72).

3. ÉTUDE DE CHAQUE CORPS DE BÂTIMENT

La présente étude porte sur les bâtiments construits avant 1900 ainsi que sur ceux repris par Tony Garnier au 20e siècle.

3.A. BÂTIMENT PRINCIPAL (cf. fig. 3 et pl. Il)

Orienté à l'est, composé de 5 corps de bâtiments :

- 3 corps rectangulaires (a, b, c) disposés en U autour d'une cour carrée, fermée à l'est par un corps de portique (d) (cf. fig. 73, 74, 75) ;

- corps de bâtiment (e) de plan cintré abritant l'amphithéâtre d'honneur, adossé à la façade postérieure du corps central, dans l'axe du bâtiment.

a. Matériaux

Construction en pierre :

- corps a, b et c : gros œuvre en moellons équarris ; encadrements, piliers du portique et fronton du corps central en pierre de taille (grand et moyen appareil). Façades crépies. Corniches en bois peint. Sol de la cour d'honneur pavé.

- corps de portique (d) : pierre de taille. Colonnes monolithes.

- amphithéâtre (e) : pierre de taille, grand appareil : soubassement en pierre de Villebois, murs en pierre de Tournus (cf. Chabrol, L’École vétérinaire..., col. 114). Matériaux de couverture : tuiles mécaniques sur l'ensemble à l'exception de l'amphithéâtre couvert de plaques de plomb et du corps de portique bitumé.

b. Coupe

- corps a, b et c : un rez-de-chaussée et trois étages. Cave plafonnée sous la moitié gauche du corps central (a), voûtée en berceau plein cintre sous l'extrémité antérieure du corps gauche (b).

- amphithéâtre (e) : précédé d'un vestibule à l'italienne s'élevant, au centre du corps central, sur la hauteur du rez-de-chaussée et de deux étages carrés. Amphithéâtre, à vaisseau unique, de la hauteur du vestibule à l'italienne. Entre l'amphithéâtre et le vestibule, au rez-de-chaussée, couloir, à l'étage, tribune béante ouvrant directement sur l'amphithéâtre.

c. Élévations extérieures

Élévations en travées, à 4 niveaux (corps a, b et c).

- élévations antérieures sur la cour d'honneur.

1. Corps central (a) : façade à 9 travées, les trois travées centrales, couronnées d'un fronton, formant avant-corps (cf. fig. 76 et 77).

2. Corps latéraux (b et c) (cf. fig. 78) : 13 travées. Légère avancée des extrémités est, sur la largeur de 3 travées, au niveau de la jonction avec le corps de portique.

3. Sur l'ensemble des façades antérieures, premier niveau (portique) limité par une double moulure, autres niveaux non limités.

- élévations latérales (est) (cf. fig. 70).

Façades à 4 niveaux et 3 travées. Premier niveau, percé de fenêtres en plein cintre, limité par une double moulure dans le prolongement de celle des façades antérieures.

- élévations postérieures.

Ouverture en plein cintre au premier niveau, rectangulaires aux trois autres niveaux. Corps central (a) : façade postérieure partiellement masquée par l'amphithéâtre, à droite de celui-ci 6 travées, à gauche 5 travées. Corps latéral gauche (b) : 16 travées (cf. fig. 79). Corps latéral droit (c) : 14 travées plus une fenêtre à l'étage, au-dessus du corps de passage (B).

- élévations extérieures de l'amphithéâtre (cf. fig. 80).

Façade à deux niveaux et 9 travées, sur soubassement. A la base, plinthe régnante, au sommet corniche moulurée. Niveaux limités par un bandeau et travées séparées par des pilastres. Premier niveau percé de niches concaves (cf. fig. 81) et à ses extrémités de 2 baies en plein cintre ; deuxième niveau percé de baies en demi-cercle.

d. Combles et toitures (cf. fig.2 et pl. I)

- corps a, b et c : toits à deux versants, croupes aux extrémités orientales. Charpente en châtaignier (poutres équarries, ensemble des pièces chevillées, pose de la toiture sur lattis).

- amphithéâtre : toit en dôme couvert en plomb. Charpente en fer, comble perdu.

e. Distribution intérieure

Répartition des pièces, des passages et des escaliers sensiblement symétriques par rapport à l'axe est-ouest du bâtiment avec, au centre et sur la hauteur de deux étages, le vestibule d'accès à l'amphithéâtre (cf. fig. 82, 83 et 84).

Au sud et au nord, dans le prolongement du corps de portique, passages couverts voûtés en berceau plein cintre (moitié du passage nord plafonné).

Escaliers intérieurs d'accès aux étages : escaliers identiques, rampe sur rampe, au sud et au nord, dans le prolongement du portique du corps central (cf. fig. 85 et 86) et escaliers tournants avec jour central aux extrémités est des ailes.

- rez-de-chaussée : simple en profondeur. Portique et corps de portique voûtés d'arêtes (cf. fig. 87, 88 et 89). Ouverture directe des pièces sur l'extérieur. A droite du vestibule central, pièces voûtées, à gauche, pièces plafonnées.

1. Pièces de droite (en partant du vestibule) : dans le corps central, salle de douche voûtée en berceau en anse de panier à lunettes et éclairée, côté cour, par deux baies en demi-cercle ; latrines, de plan carré, couvertes de quatre voûtes d'arêtes retombant, au centre, sur une colonne à chapiteau cubique festonné (cf. fig. 90). Dans l'aile droite, garde-manger et réfectoire couverts tous deux d'une voûte en berceau en anse de panier à lunettes (cf. fig. 91 et 92), office et cuisine plafonnés.

2. Pièces de gauche : foyers des élèves (éclairés côté cour, par des baies en demi-cercle), bureaux de l'intendance et salle du conseil, cette dernière présentant un parquet en point de Hongrie, un lambris de demi-revêtement et une cheminée (cf. fig.93).

- étages : extrémités est des ailes (b et c) occupées sur les trois étages, par des appartements. Logement des élèves aux deuxième et troisième étages.

1. Premier étage : double en profondeur. Corps central : galerie (ancien musée) et bibliothèque aux parquets en points de Hongrie et plafonds à solives apparentes (cf. état ancien fig. 37 et 38). Aile droite : bureaux, salles de cours et amphithéâtre.

2. Deuxième étage. Corps central : chambres des élèves ouvrant sur une galerie (salle de jeux) située au-dessus de la galerie du premier étage. Aile droite : double en profondeur. Lingerie et chambres. Aile gauche : double en profondeur avec couloir médian distribuant les chambres.

3. Troisième étage : double en profondeur avec couloir médian.

- amphithéâtre d'honneur : séparé du vestibule par un couloir transversal voûté d'arêtes. De part et d'autre de l'entrée de l'amphithéâtre, petites pièces de plan carré, voûtées en berceau à lunettes. Au-dessus du couloir, tribune béante (cf. fig. 94) ; au-dessus des deux pièces latérales, tribunes découvertes (cf. fig. 95), toutes trois accessibles par le premier étage du corps central (deuxième niveau du vestibule). Amphithéâtre (cf. fig. 96, 97 et 98) : voûte en cul de four à 7 quartiers et ouverture zénithale, précédée d'une travée droite voûtée en berceau plein cintre. Éclairage par 9 baies en demi-cercle à pénétration. Gradins divisés en deux parties : à l'avant et au centre, 11 gradins légèrement courbes, destinés aux élèves ; à l'arrière, 3 gradins épousant la forme de l'amphithéâtre accessibles par des emmarchements latéraux et destinés aux auditeurs libres.

f. Parti de décor

- décor mobilier (cf. sous-dossiers) concentré essentiellement dans la cour d'honneur (bustes sous le portique et statue en pied au centre), la salle du conseil (bustes et peinture), le réfectoire (peintures), le vestibule et l'amphithéâtre (sculpture et peinture).

- décor architectural réservé au vestibule et à l'amphithéâtre. Vestibule : ordres superposés. Colonnes et pilastres en pierre. Au deuxième niveau, lambris de demi-revêtement et garde-corps ajourés en noyer (cf. fig. 83), plafond à caissons (cf. fig. 84). Couloir : arcs doubleaux, décorés de moulures géométriques, retombant sur des pilastres. De part et d'autre de l'entrée de l'amphithéâtre, niches concaves avec figure nichée (cf. sous-dossier). Amphithéâtre : décor symétrique par rapport à l'axe longitudinal (cf. fig. 94 et 95). Association de divers matériaux : marbre beige pour les colonnes, noir pour les tables rapportées dans l'entablement, bronze pour les vases d'amortissement et les hauts-reliefs (cf. sous-dossiers), noyer pour les lambris, les gradins et les garde-corps ; et de différentes techniques : moulures pour la voûte, les encadrements de portes, et l'entablement, sculpture en bas-relief pour le décor des moulures, en haut-relief pour les dessus-de-portes, en ronde-bosse pour le buste en plâtre de Bourgelat, peinture à l'huile sur toile pour les panneaux de l'entrée (cf. sous-dossier).

g. Inscriptions

1. Fragment scellé dans la façade antérieure du corps central (cf. fig.99) : DOMAINE DE LION QUI / DECLI [N] LE 7ME AVRIL / 1697.

2. Plaque scellée dans la façade de l'aile droite (cf. fig. 100) : CETTE PREMIERE PIERRE A ESTEE POSEE / DANS LE SECOND MONASTERE DE SAINCTE / ELISABETH DE LYON CE IOVR DHUV 7 DU / MOIS DE IULLIET L'ANNEE 1675 PAR / MONSEIGNEUR CAMILLE DE NEVVILLE / ARCHEVEQUE ET COMTE DE LYON / PRIMAT DE FRANCE ET COMMANDEVR DES / ORDRES DU ROY ET LIEUTENANT GENERAL / POUR SA MAJESTE AV GOUVERNEMENT / DE LA VILLE DE LYON ET PROVINCES / DE LYONNOIS, FORESTS ET BEAVIOLLOIS.

3. Plaque scellée dans la façade de l'aile gauche (cf. fig. 101) : L'ECOLE IMPERIALE VETERINAIRE / DE LYON A ETE ETABLIE DANS LE SECOND MONASTERE DE SAINTE ELISABETH / EN L'AN V / LES TRAVAUX D'AGRANDISSEMENT / ET DE RESTAURATION DES ANCIENS / BATIMENTS ONT ETE COMMENCES / EN MDCCCXLIII ET TERMINES / EN MDCCCLX / SUR LES PLANS DE L'ARCHITECTE / CHABROL.

4. Date gravée au centre de la voûte de la première travée de l'amphithéâtre : MDCCCLIV.

3.B. CORPS DE PASSAGE (B et C)

a. Situation

De part et d'autre du bâtiment principal (A), en retour d'équerre sur le quai. Passages donnant accès, au nord, au jardin botanique, au sud, à la cour de clinique. Façades antérieures orientées à l'est.

b. Matériaux

Construction en pierre : pierre de taille pour la plinthe, l'avant-corps central, les encadrements (grand appareil) et le premier niveau de la façade antérieure sur rue (petit appareil). Moellons équarris crépis pour la façade sur cour et le deuxième niveau de la façade sur rue. Matériaux de couverture : tuiles mécaniques.

c. Parti général et plan (cf. fig. 4 et p1. III)

Corps de bâtiment B et C, sensiblement identiques, de plan rectangulaire allongé, composés d'un rez-de-chaussée et d'un étage. Au centre, sur toute la hauteur du corps, passage couvert en plein cintre. Cave sous le corps B.

d. Élévations

Symétrie des façades antérieures et postérieures par rapport au passage médian.

- façades antérieures (cf. fig. 102 et 103) : avant-corps central percé d'une arcade en plein cintre et couronné d'un fronton. De chaque coté de cet avant-corps, façade à deux niveaux, limités par un bandeau, et trois travées. Ouvertures : ler niveau percé de 2 baies rectangulaires jumelées, encadrées de 2 jours oblongs (1 seul dans la partie droite du corps B), deuxième niveau percé de trois jours oblongs.

- façades postérieures (cf. fig. 104) : même composition que les façades antérieures. ler niveau : ouvertures en plein cintre (1 porte encadrée de deux fenêtres pour le corps C, 3 portes pour le corps B). 2e niveau : petites baies rectangulaires.

e. Toitures

Toits à deux versants, croupe à l'extrémité sud du corps C.

f. Distribution intérieure

Entrée principale sur façade postérieure. Accès à l'étage et aux combles par escaliers intérieurs situés de part et d'autre des passages couverts, avec entrées sous ceux-ci. Caves d'enfilade sous le corps B.

3.C. BÂTIMENT DE CLINIQUE (D)

a. Situation

Bâtiment adossé à la colline, formant le fond de la cour de clinique. A l'arrière, terrasse rachetant la dénivellation du terrain (de la hauteur d'environ les 2/3 du rez-de-chaussée) accessible par deux escaliers latéraux. Dans la partie antérieure du bâtiment, terrain en pente douce. Façade principale orientée à l'est.

b. Matériaux

- partie postérieure des corps latéraux et corps central construits en pierre : moellons équarris pour le gros œuvre, pierre de taille pour les chaînes d'angle, les encadrements et les façades latérales du corps central.

- corps antérieur et partie antérieure des corps latéraux construits en béton armé.

Ensemble des façades crépies à l'exception des façades latérales du corps central. Toits couverts en tuiles mécaniques, terrasses bitumées.

c. Parti général et plan (cf. fig. 67)

Bâtiment de plan rectangulaire comprenant deux parties distinctes : d'une part, un corps central à vaisseau, d'autre part, trois corps en U, sur un niveau, entourant le corps central.

d. Élévations extérieures

Plinthe sur les façades antérieures et latérales rachetant la dénivellation du terrain. Pilastres corniers aux deux niveaux. Premier niveau couronné d'une corniche régnante moulurée, deuxième niveau d'un entablement toscan. Bandeau régnant à hauteur de l'appui des baies du 2e niveau.

- façade antérieure (cf. fig. 105) : composition symétrique par rapport à la parte médiane. Premier niveau divisé verticalement en 3 parties par des pilastres. Deuxième niveau percé de 3 baies jumelées, séparées par des pilastres.

- façades latérales droites et gauches identiques : partie postérieure (ancienne) légèrement plus élevée, séparée de la partie antérieure par un pilastre et percée d'une porte à encadrement mouluré et de deux baies rectangulaires (cf. fig. 106 à 107). Partie antérieure divisée verticalement en deux parties percées chacune de deux baies jumelées.

- façade postérieure premier niveau flanqué sur toute sa longueur d'une construction basse. Façade du deuxième niveau identique à la façade antérieure.

e. Couverture

- Corps central : toit en pavillon.

- Partie postérieure des corps latéraux : toits à croupe.

- Corps antérieur et partie antérieure des corps latéraux : terrasse.

f. Distribution intérieure

Entrée unique en façade. Corps antérieur, simple en profondeur, formant vestibule et distribuant le reste du bâtiment. Corps central (amphithéâtre) : vaisseau unique, plafonné, s'élevant sur deux niveaux. Corps latéral gauche simple en profondeur : pièces d'enfilade. Corps latéral droit semi-double : suite de pièces séparées du corps central par un couloir.

g. Inscription

Gravée sur une plaque de marbre située dans le vestibule à droite de la porte de l'amphithéâtre : CLINIQUE / INAUGURÉE / LE 23 MAI 1937 / PAR Mr ÉDOUARD HERRIOT / PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE / DES DÉPUTES / MAIRE DE LYON / Mr ÉMILE BOLLAERT / ÉTANT PRÉFET DU RHÔNE / ET Mr LOUIS JUNG / DIRECTEUR DE L'ÉCOLE.

3.D. LES ÉCURIES (E)

a. Situation et composition d'ensemble

Ensemble de trois bâtiments bas disposés en U autour de la cour des hôpitaux et reliés entre eux par des appentis (cf. fig.69). Cour fermée, au sud, par le bâtiment de médecine générale.

b. Matériaux

Murs en moellons équarris et crépis. Plinthe, encadrements, bandeau en pierre de taille. Encadrements des lucarnes en bois. Couvertures en tuiles mécaniques. Sols de la cour et des bâtiments pavés : pavage constitué de briques en épi à l'intérieur et devant chacun des bâtiments. Matériaux de couverture : tuiles mécaniques.

c. Parti général et plan

Bâtiments de plan rectangulaire allongé, composés d'un rez-de-chaussée et d'un comble à surcroît, simples en profondeur. Bâtiments est et ouest de même longueur, bâtiment nord plus long avec, en son centre et sur toute sa hauteur, un passage couvert voûté en plein cintre.

d. Élévations extérieures

Même parti d'élévation pour les trois bâtiments : division horizontale en trois niveaux limités par des bandeaux régnants. Division verticale par des pilastres, élévation en travées (rythme des ouvertures et des pilastres différent selon les bâtiments). Ouverture : portes rectangulaires au premier niveau, jours oblongs au deuxième niveau et lucarnes passantes au troisième.

- Bâtiment nord (cf. fig. 108).

Façades antérieure et postérieure semblables : partie centrale formant avant-corps ; de part et d'autre, répartition des pilastres toutes les trois travées et répartition des 14 travées d'ouverture selon un rythme ternaire (aux extrémités, travée isolée). Façade latérale gauche aveugle.

- Bâtiment est (cf. fig. 109).

Façade antérieure : 7 travées délimitées chacune par un pilastre et alternées selon un rythme binaire. Façade postérieure : identique à la façade antérieure à l'exception du premier niveau aveugle. Façades latérales aveugles.

- Bâtiment ouest (cf. fig.110).

Même composition que les façades du bâtiment est, mais modification des ouvertures. Façade antérieure : 2e et 6e travée, fenêtres rectangulaires passantes entre le premier et le deuxième niveau. Façade postérieure : mêmes fenêtres passantes à la première, cinquième et sixième travée en partant de la gauche. Façade latérale gauche : une travée centrale d'ouverture (1 porte et 1 jour oblong).

e. Toitures

Toits à croupes (charpente non étudiée).

f. Distribution intérieure

Bâtiments simples en profondeur comprenant un rez-de-chaussée, éclairé par des jours, et un étage de comble, servant de fenil, éclairé par des lucarnes. Accès au rez-de-chaussée par les façades antérieures et aux combles par des escaliers intérieurs situés aux extrémités des bâtiments. Divisions intérieures correspondant aux divisions extérieures des façades par les pilastres :

- Bâtiment nord : dit "des grands écuries", divisé intérieurement en 4 pièces (2 de chaque côté du passage couvert) divisées elles-mêmes en stalles (cf. fig. 111).

- Bâtiment est, dit des "Petites écuries". Division intérieure en 6 boxes (cf. fig. 112) et une cage d'escalier sans communication entre eux. Accès individuel directement par la façade antérieure.

- Bâtiment ouest : anciennes étables. Aux extrémités : cages d'escaliers ; au centre : deux grandes pièces avec stalles.

3.E. BÂTIMENT DIT DE "MEDECINE GÉNÉRALE" (F)

a. Situation

Bâtiment allongé séparant la "Cour des hôpitaux" de la cour de physiologie-anatomie. Façade antérieure orientée au nord.

b. Matériaux

Construction en pierre : pierre de taille pour le rez-de-chaussée, la plinthe, les encadrements et les chaînes d'angle. Façades antérieure et postérieure du rez-de-chaussée appareillées en bossage continu en table. Étages construits en moellons équarris, façades crépies. Toits couverts en tuiles mécaniques.

c. Parti général et plan (cf. fig. 69)

Bâtiment élevé, de plan rectangulaire, composé de cinq corps de bâtiments, dans le même alignement (numérotés de gauche à droite) comportant chacun un rez-de-chaussée et deux étages simples en profondeur. Accents verticaux donnés par le corps de passage (2) et la tour d'escalier (4), corps plus étroits et légèrement plus élevés.

d. Élévations extérieures

- Façade antérieure (cf. fig. 113).

Corps 1 : élévation à 3 niveaux et 5 travées, ouvertures rectangulaires. Corps 2 : 3 niveaux limités et 3 travées, au centre arcade plein cintre empiétant sur le deuxième niveau. Troisième niveau percé de trois grandes baies en plein cintre. Corps 3 : même façade que celle du corps 1 avec seulement une porte au premier niveau au lieu de deux. Corps 4 : façade étroite, à 3 niveaux et une travée d'ouverture, couronnée d'un entablement. Corps 5 : façade à 3 niveaux, sans travée. Premier niveau percé d'une porte et d'une fenêtre rectangulaire horizontale, deuxième et troisième niveaux de trois baies jumelées, séparées par des pilastres, au même aplomb.

- Façade postérieure.

Partie gauche (corps 5) partiellement masquée par le bâtiment I. Façade semblable à la façade antérieure à l'exception d'ouvertures murées ou feintes (baies en plein cintre du corps 2).

e. Toitures (charpentes non étudiées)

Corps 1 : toit à deux versants et une croupe à gauche. Corps 2 : toit à croupes. Corps 3 : toit à deux versants. Corps 4 : toit en pavillon. Corps 5 : toit à deux versants et une croupe à droite.

f. Distribution intérieure

Accès aux étages du corps 1 et 2 par escalier intérieur situé dans la partie droite du corps 1 (escalier tournant dans cage rectangulaire). Accès aux étages des corps 3 et 5 par escalier intérieur dans tour dans-œuvre (4) de plan rectangulaire proche du carré (escalier tournant à 4 volées droites).

Divisions intérieures : corps 1, 3 et 5, 1 seule pièce au rez-de-chaussée pour chacun des corps, plusieurs aux étages ; corps 2, au-dessus du passage couvert, voûté en berceau plein cintre, amphithéâtre occupant toute la largeur du corps et éclairé par des baies en plein cintre.

3.F. BÂTIMENT DE PHYSIOLOGIE-ANATOMIE (G)

a. Situation

Extrémité sud de l’École vétérinaire, au centre d'une cour rectangulaire fermée sur ses quatre côtés par d'autres bâtiments. Ensemble des façades peu dégagé. Façade antérieure orientée au nord.

b. Matériaux

Construction en béton armé et pierre calcaire. Façades crépies. Sur chaque façade, parties visibles en pierre de taille (façade antérieure : corniches des parties latérales. Façades latérales et postérieures : plinthe, corniche, pilastres et encadrement des baies de la partie médiane). Toits couverts de tuiles mécaniques, terrasse bitumée, lanterneau vitré.

c. Parti général et plan (cf. fig. 68)

Bâtiment de plan massé comprenant deux parties distinctes d'une part, un corps central de plan rectangulaire, d'autre part, trois corps en U, légèrement plus élevés, entourant ce corps central et comportant un rez-de-chaussée et un étage carré.

d. Élévations extérieures

- Façade antérieure (nord).

Façade du corps central légèrement en retrait, percée d'une porte rectangulaire encadrée de 2 grandes baies et surmontée d'un jour oblong. Élévation des corps latéraux à deux niveaux, limitée par un bandeau, couronnés d'une corniche moulurée. A chaque niveau et au même aplomb, 3 baies jumelées séparées par des pilastres.

- Façades latérales.

Élévation à deux niveaux limités et à 7 travées. Travées latérales limitées verticalement par deux pilastres. Ouverture : porte médiane (2 portes sur la façade droite) surmontée de deux baies rectangulaires verticales et 6 travées de baies rectangulaires horizontales.

- Façade postérieure.

Divisée horizontalement en deux niveaux par un bandeau plat, verticalement en 3 parties inégales par des pilastres, et couronnée d'une corniche moulurée. ler niveau : 5 baies jumelées au centre, 2 baies à droite et 1 à gauche. 2ème niveau : 3 baies jumelées séparées par des pilastres pour chaque partie.

e. Toitures (charpente non étudiée)

- Corps central : terrasse comportant en son centre un lanterneau.

- Corps latéraux : toits à deux versants avec croupes dans la partie antérieure.

f. Distribution intérieure

Symétrie parfaite par rapport à l'axe nord-sud du bâtiment : à l'est, service de physiologie, à l'ouest service d'anatomie, au nord, sur toute la hauteur du corps central, amphithéâtre commun aux deux services. Entrée, vestibule et escalier indépendants pour chacune de ces parties avec cependant une communication directe entre l'amphithéâtre et les deux services.

- amphithéâtre : escalier à double volée divergente, au revers de la façade principale.

- service d'anatomie, physiologie : deux escaliers tournants, dans des cages rectangulaires, symétriques par rapport à l'axe nord-sud du bâtiment, au centre de celui-ci et sans communication entre eux.

g. Inscriptions

Gravées sur des plaques de marbre rose scellées au-dessus des portes latérales de l'amphithéâtre.

- Plaque gauche : EN CES LABORATOIRES / FURENT RÉALISES LES TRAVAUX / DE PHYSIOLOGIE, DE BACTÉRIOLOGIE / ET D'ANATOMIE COMPARÉE / DE J.B.A CHAUVEAU / DE S. ARLOING ET DE F.X LESBRE / QUI DEVAIENT PORTER DANS LE / MONDE ENTIER LE RENOM DE / L'ÉCOLE VETERINAIRE DE LYON.

- Plaque gauche : LE 27 NOVEMBRE 1938 / ONT ETE INAUGURES PAR / Mr ÉDOUARD HERRIOT / PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE DES DÉPUTES / MAIRE DE LYON / Mr J. JULIEN MINISTRE / Mr E. BOLLAERT ÉTANT PRÉFET DU RHONE / Mr L. JUNG DIRECTEUR DE L'ÉCOLE VETERINAIRE / CES LABORATOIRES RÉNOVES PAR / Mr TONY GARNIER ARCHITECTE EN CHEF.

III CONCLUSIONS

Du couvent du 17e siècle ne restent que les rez-de-chaussée de l'aile nord et de la partie nord du corps central (cf. annexes F et J). Flachéron (dates d'intervention : 1807-1822) arrête le parti général de la cour d'honneur.

Chenavard (1823-1836), contrairement à ce que veut la tradition, ne semble pas avoir marqué le bâtiment. Il se contente de poursuivre les projets de Flachéron en assurant la direction des travaux ; il établit également un nouveau devis de restauration de l'église de l'Observance.

Contraints par l'exiguïté du terrain, les projets de Flachéron et de Chenavard restent limités. Chabrol (1838-1861), qui bénéficie de la possibilité d'extension sur l'emplacement des Cordeliers, conserve le bâtiment de Flachéron, mais en accentue son caractère monumental (fronton, corps de portique sur le quai) et donne à l'École vétérinaire son aspect définitif, avec ses bâtiments autour de cours fermées et ses jardins en terrasse. Il s'attache aux moindres détails de son œuvre : les lampadaires de la cour d'honneur, les vases d'amortissement de l'amphithéâtre portent sa signature. Les travaux postérieurs de Sainte-Marie-Perrin (1868-1900) et de Tony Garnier (1937-1938) n'ont pas transformé la physionomie générale de l'École.

Cette construction se situe dans la tradition des bâtiments officiels de la 1ère moitié du 19e siècle, où les architectes donnent libre cours à leur admiration pour l'antiquité gréco-romaine : régularité et symétrie des formes et des décors, portiques à arcades, succession d'ouvertures en plein cintre, ordres superposés, prédominance du motif central (vestibule à l'italienne et amphithéâtre) où se concentre tout le décor. La chapelle de l'Observance, également construite par Chabrol lors de cette campagne, relève du même esprit : porche à colonnes, fronton, richesse du décor peint intérieur exécuté par Denuelle.

On peut remarquer que l'ancienne École vétérinaire de Toulouse construite en 1843 par Laffon présente certaines analogies avec celle de Lyon, en particulier son plan en U et son portique autour de la cour (cf. fig. 114 et 115).

Par contre, l’École vétérinaire de Maisons-Alfort, construite également par Chabrol, en même temps que celle de Lyon, ne présente que peu de ressemblances avec cette dernière. Si au niveau du plan, nous retrouvons la même régularité, les mêmes hémicycles, il semble que les élévations soient traitées avec plus de sécheresse. A Maisons-Alfort, Chabrol parait s'être plus attaché à l'aspect fonctionnel des bâtiments. Il y a employé systématiquement une structure de poutrelles métalliques visibles, même dans l'amphithéâtre où il a laissé peu de place au décor (cf. fig. 116 et 117), alors qu'à Lyon, les structures de métal (charpentes) ne sont pas apparentes. Au niveau de la technique de construction, Chabrol apparaît comme l'un des architectes représentatifs du 19e siècle, qui sait allier l'utilisation de la pierre, matériau traditionnel, et du fer de plus en plus employé jusqu'à l'emploi révolutionnaire du béton.

Appellationscouvent d'observants, couvent de tertiaires franciscaines élisabéthaines, école vétérinaire
Destinationsconservatoire national supérieur de musique
Dénominationscouvent, école supérieure
Aire d'étude et cantonLyon Urgences
AdresseCommune : Lyon 9e
Adresse : 2 quai
Chauveau
Cadastre : 1999 CE 73 à 75, CE 3
Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • 1369. Désaffection de l'hôpital des Deux-Amants. Bibl. mun. Lyon : Fonds Coste, ms. 950. Extrait de : Lugdunum sacropofanum seu de claris, illustribus et notis Lugdimensibus, Forensibus et Bellijocensibus indices

    1369. Désaffection de l'hôpital des Deux-Amants. Bibl. mun. Lyon : Fonds Coste, ms. 950. Extrait de : Lugdunum sacropofanum seu de claris, illustribus et notis Lugdimensibus, Forensibus et Bellijocensibus indices, par Petr. Builloud, S.J., Lugduni, 1647.

    Ad portam Petri Inscisci vulgo de Veise, diximus fuisse eleemosinariam et hospitale non longe a monuments antiquo duorum amantium quod fuit olim juridictionis capitulo. Traditiumque ejusmodi hospitali fuit ad constructionem parochialii ecclesie S. Petri de Veize anno C. 1369 auctoritate archiepiscopi et capituli.

  • 1493. Les chanoines de Saint-Paul de Lyon cèdent au roi l'hôpital des Deux-Amants en vue de la fondation d'un couvent d'observants. AD Rhône : 5 H 1

    1493. Les chanoines de Saint-Paul de Lyon cèdent au roi l'hôpital des Deux-Amants en vue de la fondation d'un couvent d'observants. AD Rhône : 5 H 1.

    (...) A esté transigé (...) entre les officiers du roy (...) et messeigneurs les chanoines es chappitre de l'esglise collégial Saint Pol (...) le fait de l'érection et construction du couvent des frères mineurs de l'Observance St François, lequel iceluy seigneur veult et entend faire ériger (...) en ceste ville de Lion et au faulbourg d'icelle (...) en la parroisse dudit Saint Pol au lieu appellé des deux Amans. Et pour faire ériger (...) le dit couvent, iceulx chanoines (...) bailleront (...) au roy (...) l'ospital des deux Amans.

  • 1667. Restauration du couvent. AC Lyon : BB 222, actes consulaires, fol. 80

    1667. Restauration du couvent. AC Lyon : BB 222, actes consulaires, fol. 80.

    (...) Le Révérend Père gardien du couvent de l'ordre de l'Observance de St François ayant représenté au Consulat qu'il luy fit la grâce l'année dernière de secourir le couvent (...) de la somme de deux mille livres, qui a esté employée aux réparations qui ont esté faites tant dans le cloistre dudit couvent que à la chapelle de Saint Louis et au portail et entrée principalle d'icelluy, mais qu'en faisant travailler à ces réparations, il en avoit encore recognu de très nécessaires tant pour restablir les fentes et ouvertures qui sont à la voûte de l'esglize et qui en font appréhender la ruine que pour fortifier les buttes de la chapelle Saint Louis estant dans la ditte esglize et qui en est un des principaux ornemens, laquelle chapelle est aussy entrouverte en divers endroits et n'a receu ce dommage que par le bruit des coups de canon (...) que l'on a tiré sur le quay (...) lors des entrées de nos Roys (...) Les dits sieurs (...) ont arresté de contribuer des deniers publics de la ditte ville jusques à la somme de cinq cens cinquante livres pour faire les dittes réparations (...)

  • 27 août 1791. Bref de vente des ci-devant Cordeliers de l'Observance. AD Rhône

    27 août 1791. Bref de vente des ci-devant Cordeliers de l'Observance. AD Rhône : 1 Q 328, n° 260.

    (...) Le premier lot consiste 1° en un jardin et verger sur la rue de l'Observance, avec deux petits bâtimens d'entrepôt, de la contenue ensemble avec le chemin à voiture, d'une bécherée dix onzième ; 2° en une partie de bâtiment claustral, partie de la cour de correction et partie d'une autre cour par derrière, ayant ensemble environ quatre mille neuf cent vingt pieds de superficie ; 3° et enfin en une partie de vigne et terre (...) Le tout contigu et confiné au nord par plusieurs parties de mur de clôture mitoyens avec les possessions à la Nation et occuppées par les Religieuses des Deux Amants ; à l'orient par un mur de clôture sur la rue de l'Observance et dans lequel l'adjudicataire sera tenu de se pratiquer de suite une entrée ; confinée au midy 1° par le mur servant actuellement de clôture à la cour d'entrée à compter de la rue de l'Observance jusqu'à une petite chapelle placée dans l'angle septentrional et oriental de la cour de correction, 2° par une ligne droite à tracer pour la division de la cour de correction et la cour entre les fonds de vignes et l'aile occidental des bâtiments claustraux, laquelle ligne passera par le milieu du mur de division entre le cuvier actuel qui dépendra du second lot, et la pièce où sont les cabinets d'aisance qui dépendront du premier lot ; de l'extrémité occidentale de cette ligne se terminant à un mur en terrasse, la division entre le premier et le second lot sera établie par le susdit mur de terrasse sous une direction du nord au midy comprise entre la ditte ligne et un puits étant dans la cour à l'occident du bâtiment claustral. Ce même lot dans la partie des vignes sera divisé du second par une ligne droite partant du centre du dit puits commun aux deux lots et aboutissant au mur de cloture sur la rue du Greillon ; cette ligne sera parallèle. au mur de cloture, cette vigne et celle occuppée par les Religieuses des Deux Amants, finalement confiné au fond par partie du mur de clôture sur la rue du Greillon.

    Le second lot comprendra 1° la majeure partie du jardin en terrasse, ayant vue sur le quay de l'Observance de la contenue d'environ une bécherée un tiers ; 2° la majeure partie du bâtiment claustral de la cour à l'occident en-dessous des vignes de cette ditte de la maison correction avec une entrée côté de la rue de l'Observance, plus la. moitié occidentale de la cour renfermée par les murs du cloitre, ayant ensemble vingt un mille cent cinquante pieds de superficie ; 3° en tout le surplus de la vigne, terre et bois de la contenue ensemble d'environ dix huit bécherées et demie.

    Ce second lot est confiné au nord par les lignes données pour confins du côté de midy et en retour du côté soir au premier lot, à l'occident par la partie méridionale du mur de clôture sur la. rue du Greillon, au midy par le clos et mur du S. Oderieux et à l'orient par le port de l'Observance, un mur en terrasse entre deux.

    Ce même lot circonscrivant au midy, au soir et au nord le troisième lot réservé à la Nation, les confins entre ce second et troisième lot seront établis au nord par une ligne droite d'orient en occident tracée à trente six pieds de distance et parallèlement à la façade au nord de l'entrée de l'église, cette ligne sera prolongée dans la cour de correction et sur la même direction jusqu'au confin occidental du troisième lot. Ce confins occidental sera établi par une autre ligne droite tendante de nord au midy passant par le milieu de la cour du cloistre se terminant au nord à la rencontre de la première ligne et au midy par la face méridionale de la partie du bâtiment claustral donnant sur le jardin du second lot. De ce point de rencontre de ce mur de face au midy il sera tiré une ligne divergente à l'orient et menée parallèlement au pan coupé côté soir du chevet de l'église. L'extrémité méridionale de cette ligne se terminera sur la direction d'une quatrième ligne droite tendante d'occident à orient et qui sera établie parallèlement au mur extérieur du chevet de l'église et à dix huit pieds de distance.

    3e lot : les constructions et terrains renfermées par les quatre lignes susdites et le quai de l'Observance comprennant toute l'église, une partie du bâtiment claustral, la moitié orientale de la cour du cloître, la majeur partie de la grande cour d'entrée et dépendances demeurent réservés à la Nation (...)

  • 2 janvier 1657. Acquisition du tènement des Deux-Amants par les tiercelines élisabéthaines. AD Rhône

    2 janvier 1657. Acquisition du tènement des Deux-Amants par les tiercelines élisabéthaines. AD Rhône : 8 H 320.

    (...) A savoir ung tenement de maison haulte, moyenne et basse concistant en plusieurs membres, chambres, salles basses, cuisines, courts dans laquelle y a une escuirie et ung puits, thenallier, cave vouttée au dessoubs, dans lequel thenallier y a deux: cuves et ung pressoir, et dans le dict tenement y a plusieurs autres aediffices, concistant en plusieurs membres, jardin, vignes, vergiers, boys et fontaines, le tout joinct ensemble, clos de muraille, contenant en tout environ [un blanc], appellé le tenement et maison des deux amans advenu aux pauvres de la dicte aumosne généralle comme héritiers de: deffunct messire Jacques Moyron, baron de Sainct Privier, par son testament du onziesme octobre mil six cens cinquante cung. Les dictes maisons et fonds citués entre les deux portes de ceste ville de Lyon, allant au faulxbourg appellé de Veize, parroisse sainct Paul de ceste dicte ville, qui jouxte à la grand rue tendant de ceste ville audict faulbourg de Veize de matin, le vergier, vignes, clos des R.R. Pères Relligieux de l'Observance de vent, le chemin allant du lieu appellé le Greillon au boulevard de la Grenouille d'en Veize de soir et le jardin et vignes au sieur Eustace Marchand au dict Lyon de bize (...)

  • 1675. Toisage et estimation du bâtiment neuf des tiercelines élisabéthaines. AD Rhône

    1675. Toisage et estimation du bâtiment neuf des tiercelines élisabéthaines. AD Rhône : 8 H 320.

    Toisage et estimation du bâtiment neuf suivant le toisé fait en l'année 1675, du monastère apellé de Deux Amants.

    Pour la menuiserie et vitrage de vingt cinq grandes croisées au rez-de-chaussée garnies de six grands panneaux de verre chacune.

    Pour la menuiserie de lambris ou revêtement des murs de la salle de récréation en bois noyer de la longueur de 125 pieds courant de six pieds et demy de hauteur.

    Pour les tableaux au dessus du dit boisage et peinture de la voûte à fresque.

    Pour la menuiserie de lambris ou revêtement tout autour du réfectoir en bois noyer de la longueur de 170 pieds courrants de six pieds et demy de hauteur avec l'estrade, les tables et bancs aussi. boys noyer.

    Pour les tableaux au dessus dudit boisage et peinture de la voûte à fresque.

    Pour la menuiserie et vitrage de 31 grandes croisées aux corridors et aux escaillers de deux étages.

    Pour la pierre de taille et menuiserie de 70 portes de cellules de deux étages.

    Pour la pierre de taille de 64 croisées des cellules (...)

    Le sol sur lequel est construit le bâtiment neuf et tout celuy qui devroit occuper le même bâtiment s'il était achevé suivant le plan jusque au mur mitoien qui sépare cet emplacement d'avec celuy des Révérands Pères Cordeliers de l'Observance contient trente six mille pieds de superficie (...)

    Quant aux bâtiments des parloirs et infirmerie nous n'avons fait aucune estimation étant caduc et prest à ébouler.

  • XVIIIe siècle. Toisage et estimation des bâtiments des tiercelines élisabéthaines. AD Rhône

    XVIIIe siècle. Toisage et estimation des bâtiments des tiercelines élisabéthaines. AD Rhône : 8 H 320.

    Toisage et estimation des bâtiments et sols des religieuses du second monastère de Ste Elisabeth apellé de Deux Amants scitué à Lyon proche le faubourg de Vaize (...)

    4 vitraux dans l'église.

    Le bénitier de gros banc pol.y (...)

    La statue de Ste Elisabeth en pierre blanche au dessus du portail de l'église (...)

    La peinture à la détrempe du lambris et murs de l'église compris le tableau au dessus de la porte d'entrée.

    Le maître autel composé de trois marches en gros banc noir et une en choix rouge le tout poly. L'autel, retable et tabernacle sont en bois doré et contient tout le fond et. hauteur du coeur richement orné en architecture et sculpture, au milieu un beau tableau représentant le Sauveur et à cotté deux tableaux et au dessus deux niches avec deux figures le tout en bois doré (...)

    La chapelle de la Sainte-Vierge est un autel, et retable avec deux colonnes et ornements le tout en bois doré, un tableau au milieu représentant la Ste Vierge et St François (...)

    Le boisage du coeur des Dames en bois noier de sept pieds de hauteur. 65 formes aussi en bois noier.

    Au dessus du boisage du coeur des Dames sont: huit tableau en beau cadres dorés et le restant du mur peint à la détrempe (...)

    La chapelle de la Ste Vierge à l'entrée du bois la face est décoré par un ordre d'architecture avec six petites colonnes de marbre, le dedans est un petit autel en bois doré, au dessus un tableau représentant la Ste Vierge en cadre doré, deux prie-dieu, deux vitraux.

    La Chapelle de la Madeleine, la pierre de taille de la porte d'entrée et les vitraux et fermetures avec le tableau (...)

    La fontaine en rocaille vis à vis la ditte chapelle

    La chapelle de St François est décoré par six petites colonnes en marbre en ordre d'architecture et le dedans fait en rocaille panée en pierre de taille avec une statue de St François en pierre blanche (...)

    La chapelle de l'Enfant Jésus est peinte à fresque où il y a un petit autel avec un tableau au dessus avec quatre autres tableaux.

    Pour les 6 fenêtres du coeur des Dames (...)

    Dix fenêtres de cellules, tribune et corridor au dessus du coeur (...)

    Six vitraux à la chapelle des Morts et chapelle de l'Enfant Jésus de cinq pieds et demy de hauteur sur 2 pieds et demy de largeur (...)

  • 14 juin 1675, prix-fait de maçonnerie pour la construction de l'aile droite du couvent des tiercelines élisabéthaines. AD Rhône

    14 juin 1675, prix-fait de maçonnerie pour la construction de l'aile droite du couvent des tiercelines élisabéthaines. AD Rhône : 8 H 320.

    Par devant Louis Rougeault, Notaire royal à Lyon (...), establys en personnes Mathieu Chavagny, Jean Seyty et Georges Lourdan, maistres massons audict Lyon, lesquels (...) confessent avoir fait marché et prins à priffaict des révérendes mères religieuses du second monastaire de Saincte-Élisabeth appellé des Amans dudict Lyon (...), à scavoir de construire et édiffier le bastiment qu'elles sont dans le dessein de faire dans le jardin et verger déppendant de leurdict monastaire (...) Pour faire lequel bastiment, ils seront obligez de creuser ou faire creuser les fondations (...), lesquelles fondations auront quatre pieds dans terre d'espoisseur jusques au redeschauscée qui seront remplies de bon béthon faict avec bon gravier du Rhosne, chaux de Veize et sable aussy du Rhosne ou de Saosne estant bonne garnies de bons quartiers de pierre routte de Cozon neufve (...) Au dessus duquel redeschauscée et aux endroits nécessaires seront posées de bonnes liaisons pierre de taille (...) Et pour le surplus, touttes les murailles seront construites touttes de mesme pierre routte, chaux et sable que dessus, sans employer aucuns cailloux, lesquelles auront deux pieds d'espoisseur jusques au premier estage, et dudict premier estage jusques au couvert un pied et demy sauf la diminution ordinaire. En faisant lesquelles murailles, ils feront les voûtes nécessaires soit pour les bas offices et cloistre suivant le plan aussy avec mesmes pierre routte, chaux et sable qui auront dix poulces d'espoisseur à la clef, poseront aussy touttes les pierres de taille nécessaires pour le cloistre, qui seront de pierre dure scavoir les pilliers et les arcades avec leurs chapiteaux de gros banc, le cordon, portes de dehors, larmiers doubles, degrés et autres tailles nécessaires pour ledict cloistre et bas offices de bonne pierre grize, le tout de Sainct-Fortunat et bonne pierre recevable. Et à chasque arcade de cloistre, les chapiteaux et la clef seront de gros banc noir poly avec l'émeri, feront les degrés nécessaires audict bastiment, poseront les marches aussy nécessaires de la longueur et espoisseur requise suivant ledict dessein taillées dessus et dessoubz avec leurs rondz et nancelles qui auront quatre poulces et demy de prise de part et d'autre, hauteur cinq poulces et quinze poulces de foullée ; et dans le dict cloistre et repos des degrez, aussi bien que dans les dortoirs, seront mises des carriches pierre de taille d'un pied en carré en toutte leur longueur bien taillées et de trois à quatre poulces d'espoisseur. Et pour les bas-offices, scavoir cuisine, souillarde et buyanderie, seront mises de cadettes pierres de taille de quatre poulces d'espoisseur ; et pour le réfectoir et autres offices seront carrelés de carreaux de Verdun. Les murailles de séparation des cellules seront de mesme pierre routte de l'espoisseur de neuf à dix poulces, et pour les traversères aussy mesme pierre auront un pied d'espoisseur. Poseront aussy touttes les pierres de taille d'Anse qui leur seront données pour poser dans ledict bastiment suivant ledict dessein. Plastriront et blanchiront tous les murs en dedans, et au-dehors les plastriront, et escarteleront, et les rustiqueront au dehors de quatre pieds d'hauteur. Feront tous les carrelages, briquetages et couvert, pour lesquels faire ils se serviront de bonnes thuilles et carreaux de Verdun et briques ordinaires ; poseront les tailles des cheminées de la mesme pierre d'Anse, soit dans les bas-offices, ou au-dessus du cloistre, qui leur seront aussy remises ; et les portes qui seront aussy de pierre d'Anse, à la réserve de la grande porte d'entrée qui sera de bonne pierre grise susdicte, avec pilastre, aussi bien que les autres portes qui serviront pour entrer audict bastiment (...) Fait et passé à Lyon dans le parloir dudict monastaire le 14 juin 1675 (...)

  • 17 septembre 1807, Rapport fait au Conseil des Bâtiments civils sur les travaux à faire à l'école vétérinaire de Lyon. AN

    17 septembre 1807, Rapport fait au Conseil des Bâtiments civils sur les travaux à faire à l'école vétérinaire de Lyon. AN : F13 1790.

    (...)1° Le plan général du rez-de-chaussée parait bien entendu ; on y propose la démolition d'un vieux bâtiment qui est marqué sur ce plan de la lettre G au crayon ; on reconstruirait, à la place, un pavillon dans lequel se trouverait une pièce dont l'usage n'est pas indiqué ; ensuite un grand escalier, une chapelle circulaire dans une pièce carrée ; deux écuries en retour et un pérystile neuf, du côté de la cour, attenant le bâtiment qui est sur la rue. Mlais tous ces ouvrages sont ajournés, et lorsqu'il s'agira de les exécuter, on engagera l'architecte à supprimer les parties circulaires qu'il a établies dans la pièce carrée destinée à la chapelle. Cette chapelle deviendra plus spacieuse, coutera moins, et sera de meilleur goût.

    Les tribunes ne paraissent pas fort nécessaires ; le petit escalier qui y conduit devient inutile (...)

    N° 10. La partie qui concerne l'amphithéâtre d'anatomie ainsi que la salle de dissection parait convenablement arrangée et devient nécessaire à cet établissement. Le cabinet du professeur d'anatomie a son entrée par le réfectoire ; c'est probablement par erreur, il faut boucher cette porte et l'ouvrir sur l'amphithéâtre.

    Les deux vomitoires qui donnent entrée dans le centre de l'amphithéâtre pourraient être supprimés et on entrerait dans cet amphithéâtre par le haut, au moyen de deux petits escaliers qui y arriveraient dans les places E au crayon sur le plan ; l'amphithéâtre ne serait point interrompu et i1 y aurait des places de plus (...)

    N° 7. Concernant 1a démolition sans frais de l'ancien mur de clôture sur la rue de l'Observance, et l'ouverture d'une porte cochère à. travers le bâtiment, pour entrer à couvert et aller en voiture dans la cour principale. Ce projet tenant à la construction des arcades sur l'intérieur de la cour doit être ajourné jusqu'à la construction de ces arcades, mais on peut dès à présent faire la porte d'entrée qui est nécessaire ; on invitera l'architecte à orner sa porte d'entrée sur la rue, avec des pilastres d'une meilleure proportion, ceux présentés sur le dessin étant trop lourds, ainsi que toute la décoration de la porte.

    Le projet de trotoir avec bornes est nécessairement ajourné avec celui ci-dessus, mais le mur teinté en jaune peut être démoli sans frais, ainsi que l'annonce l'architecte.

    La destruction de ce mur entrainera la construction d'une grille sur un mur d'appui et entre deux pilastres de maçonnerie.

  • 5 juin 1813, lettre du directeur de l'école vétérinaire au préfet du Rhône. AN

    5 juin 1813, lettre du directeur de l'école vétérinaire au préfet du Rhône. AN : F13 1790.

    Le nouveau bâtiment de l'Ecole vétérinaire forme l'angle sud de l'aile de l'est qui est en si mauvais état qu'elle est menacée d'une ruine prochaine. Il a été adjugé le six octobre 1809 aux sieurs d'Arblade et Bonat (...) les travaux ont été exécutés sous la direction de Mr l'Architecte Flacheron qui les avaient projetés et ils ont été terminés à la fin de 1811.

    Ces travaux que j'ai examinés avec soin sont solidement construits et en très bon état, mais la portion de bâtiments qu'ils comprennent est aujourd'hui inhabitée puisque l'escalier qui doit y conduire et qui faisait partie du projet adjugé n'a point pu être exécuté. Les causes de ce retard proviennent de ce que cet escalier devait s'appuyer sur un mur de forces dont la construction faisait partie d'une autre adjudication passée au sieur Passeron, que l'on a jugé

    à propos de résilier par suite de nouveaux projets que l'on a conçus pour l'aggrandissement de l'écol.e (...)

  • 27 décembre 1836, Projet général d'achèvement des bâtiments et dépendances de l'école vétérinaire de Lyon, par Chenavard. AN

    27 décembre 1836, Projet général d'achèvement des bâtiments et dépendances de l'école vétérinaire de Lyon, par Chenavard. AN : F 21 1437.

    Devis des travaux pour l'achèvement du rez-de-chaussée et de trois étages de toute l'aile septentrionnale et moitié du corps occidental du bâtiment principal de l'Ecole Royale vétérinaire de Lyon, ainsi que pour les réparations à faire au rez-de-chaussée et au premier étage de l'aile méridionale du dit bâtiment, depuis la façade sur le quai de l'Observance jusqu'à l'escalier au centre de la dite aile méridionale.

    Le bâtiment principal de l'Ecole se compose d'un corps de bâtiment central au couchant et de deux ailes en retour, l'une au midi et l'autre au nord, formant une vaste cour entourée de portiques, sur trois de ses côtés ; le quatrième au levant, sur le quai de l'Observance est fermé par une grille en fer.

    L'aile septentrionale et partie du corps occidental, en retour au midi jusqu'au grand escalier central sont formés par une partie conservée de l'ancien monastère des religieuses des Deux-Amans ; la suite du corps occidental et l'aile méridionale ont été construites à neuf en 1819 sur l'emplacement des parties démolies du dit monastère en continuant les portiques et les fenêtres cintrées du rez-de-chaussée de l'ancien bâtiment ; les fenêtres des trois étages au-dessus sont d'une proportion convenable à leur nouvelle destination et beaucoup plus grandes que les petites fenêtres des cellules de l'ancien monastère. Ces nouveaux bâtiments comportent :

    1° Au rez-de-chaussée, la cage du grand escalier, une petite salle destinée pour les bains, la chapelle la pharmacie, l'amphithéâtre de chimie, un passage pour aller aux hôpitaux, deux salles d'études, un escalier entre les dites desservant les dits trois étages, et un second passage pour aller dans la cour des forges ; les trois pièces au levant sur le quai, dont une seule est provisoirement occupée par le chef de forge, sont destinées au logement et aux bureaux du Régisseur, ainsi que les trois pièces du premier étage au dessus, en pratiquant un entre sol entre deux. Ce logement sera desservi par un escalier tournant en bois, placé actuellement au nord-est de l'aile méridionale, desservant provisoirement le pavillon oriental de cette aile.

    2° Au ler étage. La cage du grand escalier, la bibliothèque, le logement d'un chef de service, celui du concierge ou économe et un magasin ; enfin, au devant de l'escalier d'un logement occupé provisoirement par M. le Directeur, ce logement doit être divisé pour former un logement de professeur et trois pièces complétant celui destiné au Régisseur.

    3° Au 2ème étage. La cage du grand escalier, trois dortoirs et deux logements de professeurs.

    4° Au 3ème étage. La cage du grand escalier, trois dortoirs, un logement de surveillant d'un logement provisoire de deux professeurs formé par des cloisons qui doivent être démolies pour former un quatrième dortoir, un logement de professeur.

    5° Dans les combles, au dessus du 3ème étage, sont les greniers pour les divers logements des trois étages.

    La partie conservée de l'ancien monastère, formant la partie du corps occidental, au nord du grand escalier, et l'aile septentrionale en retour, comporte actuellement :

    1° Au rez-de-chaussée. Un petit escalier et un grand dépôt destiné à former une salle de bains, un dépot et un lavoir ou dépendances de la cuisine, la cuisine, le réfectoire et l'amphithëâtre entre lesquels doit être construit un escalier pour desservir les trois étages de cette aile, un passage pour aller au jardin. et une salle de dissection provisoire destinée pour une serre ou orangerie.

    2° Au ler étage. Un petit escalier contigu à la cage du grand, trente deux anciennes cellules dont vingt-une servant provisoirement de dortoir et onze de logemens provisoires pour un surveillant et le Secrétaire de la Direction et deux pièces au levant sur le quai servant provisoirement de bureaux pour la Direction. Toutes ces cellules doivent être démolies pour former les salles de pathologie et d'anatomie qui serviront en même tems de cabinets de collestions, le logement d'un chef de service, les bureaux de la Direction, le logement du Secrétaire, l'escalier et le logement du Directeur.

    3° Au second étage. Un petit escalier, trente trois cellules et deux pièces au levant, servant provisoirement de dortoirs et de deux logements provisoires pour un surveillant et un chef de service. Toutes ces cellules doivent être démolies pour former quatre dortoirs, un logement de surveillant, un chef de service et un de professeur.

    4° Au troisième étage et combles. Un petit escalier, l'infirmerie provisoire formée par des cloisons. Aucun mur de refend ne s'élève dans cet étage. Un grand corridor et des greniers formés par des cloisons en vieilles planches, sans plancher au dessus entre la toiture et enfin les bureaux et le logement provisoire du régisseur formé par des cloisons. Ces cloisons doivent être démolies pour élever les murs de refends destinés à recevoir un plancher pour former des greniers au dessus de cet étage où seront établis l'infirmerie et ses dépendances, trois dortoirs, un logement de professeur et un de chef de service. La toiture sera exhaussée pour la mettre de niveau avec celle des nouveaux bâtiments (...)

    Les travaux à faire pour ces objets et completter définitivement ce bâtiment, comprennent : pour l'aile septentrionale et la partie du corps occidental au nord du grand escalier. l° Le percement et agrandissement de 108 fenêtres dans les murs de face des trois étages des parties conservées de l'ancien monastère. 2° La construction du grand escalier central desservant les dortoirs, la. bibliothèque et les salles d'Anatomie ou cabinets de collections et de Pathologie. 3° La. construction d'un escalier dans l'aile septentrionale desservant les appartemens du directeur, de son secrétaire, les bureaux de la Direction et une partie des logemens des professeurs, surveillants ou chefs de service, à faire dans les trois étages de cette aile (...) 9° La corniche en bois, couronnant les façades sur la grande cour, les cheneaux en fer blanc et les tuyaux de descente pour les eaux pluviales et ménagères

  • 8 octobre 1845, Rapport sur l'état actuel de l'ancienne église de l'Observance de Lyon, par R. Guinaud, architecte. AN

    8 octobre 1845, Rapport sur l'état actuel de l'ancienne église de l'Observance de Lyon, par R. Guinaud, architecte. AN : F21 1437.

    (...) La portion conservée de cette église présente sur l'axe du choeur une longueur d'environ 20 mètres, la largeur de la nef est de 12m 20 cm., à gauche est accolé une chapelle dite florentine, le choeur est éclairé par quatre croisées en ogive garnies d'ornements ou guipures en pierre mais n'ayant ni chassis, ni vitraux, à droite de la nef est adossé le clocher et en face de la chapelle florentine est un entre-colonnement présentant un mur en moellons, recouvert d'un enduit et sans ouverture. qu'une porte basse. Le sol de l'église et de la chapelle n'est recouvert d'aucun dallage. L'ensemble des constructions est dans un état de délabrement complet qui fait craindre une ruine prochaine et totale de l'édifice.

    Description détaillée :

    A l'est de la nef est un mur closant le côté nord de la chapelle florentine ; la face extérieure de ce mur faisait autrefois un coté d'une chapelle dite de Palladio ; il présente une ouverture de porte de un mètre de largeur et deux de hauteur. Son épaisseur dans la porte est de 0 m 80 cm. ; au milieu de cette face de mur, sont incrustés : 1° un encadrement d'autel avec ornements de style romain fort bien exécutés, mais mal conservés, ce cadre a 3 m. de hauteur et 3m 50 de largeur ; 2° au-dessus, une corniche sculptée, mais complètement détériorée ; 3° enfin sur la corniche, une niche avec sculpture, dont la coupe est en coquille et la face formée par des colonnes corinthiennes. La partie supérieure de ce mur est en retraite sur la partie inférieure de 0,20 environ. Dans les angles de la chapelle démollie, il y a deux pilastres gothiques, posés par assises avec des ardents. Pour dresser cette face de mur et former son parement, il faudrait donc enlever avec précaution l'encadrement d'autel, qui seul mérite d'être conservé, arracher ou tailler à la broche la corniche au-dessus, les saillies de la niche et les deux pilastres d'angle, boucher la porte, les prises de l'encadrement, plusieurs trous existants dans ce mur et le creux de la niche, affleurer la partie supérieure avec la partie inférieure ; il résulte de toutes ces réparations et de l'état général du mur qu'il convient de refaire un parement neuf sur toute la surface dont la longueur est de 8 m 20 et la hauteur d'environ 10 mètres (...)

    - façade extérieure à l'est de la chapelle florentine : cette face présente une large ouverture formée par deux pilastres en pierre blanche de 0 m 80 sur 0 m 80 de base. Ces pilastres portent sur la maçonnerie en pierre de roche à 1 m 45 au-dessus du sol actuel ce qui nécessiterait de les reprendre en sous-oeuvre pour former la porte d'entrée sur le quai ; ces pilastres sont en bon état. L'ouverture qu'ils laissent entre eux est couverte par une pièce de bois de sapin masquée à l'intérieur et à l'extérieur par un entablement formé d'architrave, frise et corniche, d'ordre composite, avec modillons denticulés et autres ornements. Cet entablement est complètement vermoulu. et brisé ; il conviendrait d'ailleurs que cette porte fut couverte en pierre. Il existe dans cette ouverture un mur de cloture de 4 m 55 de longueur, 2 m 60 de hauteur et 0 m 80 d'épaisseur. Cette façade n'est recouverte d'aucun enduit, elle est construite comme la totalité du bâtiment, sauf les pilastres, de maçonnerie de pierres de roche, avec mortier de chaux et sable (...)

    - extérieur de choeur : la face extérieure de la première travée du choeur dans laquelle est une croisée présente quelques trous à boucher et n'est recouverte d'aucun enduit.

    Le pied droit de l'arc boutant du premier angle du choeur est construit en pierres de roche posées par assise et présente une solidité suffisante. L'arc-boutant est en pierre blanche, la couverture en pierre et à moulure a souffert des injures du temps, une faible portion peut être réemployée. Un seul des deux animaux qui formaient les gargouilles vers le pied droit est en bon état ; le pied droit, la crête et l'arc-boutant ont besoin d'être rejointoyés, les fleurons qui ornaient la crête du pied droit sont peu conservés ; il en manque deux latéraux et la tête de celui du faîte. Le pilastre du contrefort construit en pierre blanche est en bon état.

    La 2ème travée du choeur dans laquelle est une croisée en ogive avec ornements en pierre présente deux fortes lézardes verticales ; la maçonnerie est la même que celle des autres parties et n'est recouverte d'aucun enduit. Le contrefort à gauche de cette travée en est détaché ; il est comme le précédent construit en pierre blanche et en bon état.

    La 3ème travée à l'extrémité du choeur dans laquelle est aussi une croisée, présente une forte lézarde qui partant du toit a rompu et disjoint trois clavaux supérieurs de l'ogive de la croisée, déplacé les nervures de la fleur de lys jusqu'aux colonnettes, dérangé la coudière et se prolonge jusqu'au sol. Une autre lézarde règne aussi sur toute la hauteur du mur vers le contrefort à l'est ; il serait utile de relier les deux contreforts entre eux par des tirants en fer et de reporter une partie du ceintre et des ornements de la croisée.

    La 4ème travée ( pan coupé sud-ouest) du choeur dans laquelle est aussi une croisée présente une lézarde au sommet de cette croisée, une plus forte à droite et une forte disjonction avec bouclement du mur à gauche dans l'angle du clocher. Cette dernière nécessiterait dans cette partie une forte reprise au mortier mixte de 4 m 00 de hauteur et de 2 m 00 de largeur. Au jambage nord de la croisée, les coudières, jambages et colonnettes ont besoin d'être rejointoyés.

    Clocher : l'extérieur du clocher est comme le reste de l'église, de mauvaise construction, et a beaucoup souffert des injures du temps. I1 manque d'enduit sur toutes ses faces ; celle au midi qui est la mieux conservée présente une lézarde verticale perceptible dans toute la hauteur. Celle à l'ouest présente une lézarde beaucoup plus considérable aussi sur toute la hauteur. L'angle nord-ouest présente un fort bouclement et surplombe d'environ 0 m 20 à la hauteur de 12 m environ ; avant de démolir un pan de mur des anciens bâtiments qui a été conservé pour servir d'appui à cet angle et d'enlever les étais qui ont été placés pour prévenir un écroulement, il sera nécessaire de reconstruire cet angle en bonne maçonnerie au mortier mixte serrée de coins, et de le relier au mur ouest par des tirants en fer. La face nord du clocher présente en outre une forte lézarde qui règne de haut en bas du clocher.

    Mur latéral ouest de l'église : ce mur dans lequel doit étre pratiquée une ouverture pour la construction d'une chapelle est en grande partie recouvert d'enduis ; les parties non recouvertes sont en maçonnerie de pierre de roche, ainsi que le reste des constructions, et présentent quelques lézardes anciennes. Ce mur est maintenant soutenu par un pan de mur des anciennes constructions qui y étaient adossées et par des étais placés à cet effet.

    Généralement l'extérieur de l'église présente une mauvaise maçonnerie non recouverte d'enduit, plusieurs lézardes ou disjonctions considérables, plusieurs trous à boucher et plusieurs reprises à faire au mortier mixte, avant de recouvrir le tout d'un enduit au mortier dressé et éparveré ; sur tout le pourtour, il faut garnir les arrasements en maçonnerie sous le forget du toit.

    Intérieur du clocher : dans le clocher, les murs sont encore plus dégradés qu'à l'extérieur, les lézardes signalées sont beaucoup plus apparentes, il y a une grande quantité de trous ou dégradations à boucher en maçonnerie, ainsi que diverses ouvertures ou larmiers pratiqués dans les murs à boucher ou à revêtir de pierres de taille, entre autres une croisée dont la couverte a été enlevée. I1 existait dans ce clocher quatre planchers, en grande partie détruits et à refaire en totalité, ainsi qu'un escalier pour arriver au sommet, la charpente du beffroi, les persiennes de dix ouvertures du beffroi et les portes ou croisées de huit ouvertures pratiquées dans la hauteur. Il serait convenable aussi de recouvrir les murs d'enduit et de carreler les quatre planchers à construire. La charpente du couvert est aussi en mauvais état, surtout le lattis et le pontage.

    Intérieur de la nef : les murs à l'intérieur de la nef ont été couverts d'enduit et de badigeons, cependant la plupart des lézardes signalées à l'extérieur sont très apparentes. La voûte est en plusieurs endroits séparée du mur de face et présente aussi plusieurs lézardes et quelques trous à boucher. Toutes les arrêtes des nervures et ornements, des colonnes, des croisées et de la voûte ont besoin d'étre ravivées par la taille au ciseau et avec le mastic. Au centre de réunion des nervures de la voûte, il manque un cul de lampe dont la trace est encore apparente. Les colonnes des angles du choeur présentent plusieurs épaufrures par suite de la surcharge. Il y aurait plusieurs assises à changer et il faudrait ragréer les autres à la fine boucharde et refaire les joints.

    Intérieur de la chapelle florentine : les entablements sur les pilastres de cette chapelle dans le mur latéral est de l'église sont fortement lézardés et les tassements ont occasionné la rupture de la pierre dans plusieurs parties. Ces mouvements se sont fait sentir à l'intérieur de la chapelle et l'entablement sur le pilastre sud est cassé dans plusieurs endroits ; il y manque plusieurs denticules et plusieurs rosaces. Toute la partie saillante des corniches est écornée et demande des réparations nombreuses et minutieuses à exécuter. Le mur latéral au sud présente deux lézardes assez considérables pour nécessiter des reprises au mortier mixte et l'emploi de deux liaisons en pierre de l m 50 de longueur environ. La partie supérieure de ce mur présente une retraite de 0 m 25 par suite d'une épaisseur moindre au-dessus des entablements.

    Le mur de face à l'est est celui dans lequel se trouve l'ouverture décrite à l'extérieur ; celui latéral au nord décrit pour l'autre face dans la chapelle dite de Palladio est recouvert d'un enduit et parait en bon état. Les quatre pilastres placés aux angles de cette chapelle sont bien conservés sauf quelques écornures aux angles et aux cannelures, il en est de même des deux entablements des angles nord-est et sud-est. Les quatre colonnes en maçonnerie recouvertes en stuc de cette chapelle ont besoin de réparations, mais les chapiteaux sont assez bien conservés.

    L'ouverture qui communique à l'église est couverte par un arc construit en maçonnerie avec de mauvais clavignons en pierres de roche brutes ; il faudrait placer sur les entablements une couverture plus solide et conforme au style d'architecture de la chapelle.

    La charpente de la chapelle florentine est dans un état passable quoique trop faible ; l'extrémité de l'une des pannes parait disposée à la pourriture et il conviendrait d'ajouter une demi ferme à celle qui existe.

    La charpente de la grande nef parait encore bonne, sauf dans le pontage et le lattis, cependant des pièces de bois provenant de la partie démolie qui ont été sciées se sont trouvées fortement altérées.

    A cette description, il faut ajouter que les pierres du portail de la rosace au-dessus et des croisées qui ont été démolies comme devant être réemployées étaient. de très petits matériaux, dont une grande partie a été brisée par l'écrasement, ou cassée et écorné, soit en place, soit, malgré les précautions prises, lors de leur démolition, et que celles du portail surtout sont à peu près toutes hors de service (...)

  • 1861, projet de construction d'un corps de portique, par Chabrol. AN

    1861, projet de construction d'un corps de portique, par Chabrol. AN : F21 791.

    (...) Construction d'un passage couvert reliant les deux ailes du grand bâtiment des élèves et rachetant les différances de niveau entre la principale cour et le quai exhaussé. Cette galerie se composera de 7 arceaux supportés par des colonnes en pierre, les arceaux construits, les façades en pierre dure de Villebois, les voûtes en briques à plat avec plancher en fer bandés en briques creuses de 0,11 d'épaisseur, avec aire et couverture en plomb, chaineaux, revêtement en zinc des corniches avec descente en fonte, balustrade à jour en pierre de Villebois et socles supportant les vases comme cela existe dans les 2 ailes (...)

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.N. : F13 1790. École vétérinaire de Lyon, 1807-1817 ; F21 791. Bâtiments civils ; École vétérinaire de Lyon, 1840-1880 ; F21 1437. École vétérinaire de Lyon, 1836-1848 ; F21 1440. École vétérinaire de Lyon, 1847-1869 ; F21 3114(1). École vétérinaire de Lyon, 1854-1889

  • A.D. Rhône : 5 H 1. Cordeliers de l'Observance ; 8 H 320. Ordre de Sainte-Élisabeth des Deux-Amants, 1654-1707 ; 1 L 516. École vétérinaire, 1790-an VIII ; 1 Q 328. Vente des biens nationaux ; V 35. Ville de Lyon, Chapelles A-0, an XIII-1900

  • Arch. mun. Lyon : BB 130. Actes consulaires, 1593 ; BB 222. Id., 1667 ; BB 267. Id., 1707 ; 0,5° division 500. Chapelle de l'Observance

  • B.M. Lyon : Fonds Coste, ms. 294. Noms des Dames de la cy-devant maison des religieuses des Deux-Amants, Châlon, 6 octobre 1792 ; ms. 950. Lugdunum sacropofanum seu de claris, illustribus et notis Lugdimensibus, Forensibus et Bellijocensibus indices, par Petr. Builloud, S.J., Lugduni, 1647

  • GUIGUE, Marie-Claude (éd.). Documents inédits pour servir à l'histoire de Dombes. Trévoux : Damour, 1868. In-4° ; IV-372 p

  • GUIGUE, Marie-Claude (éd.). Polyptique de l'église collégiale de Saint-Paul de Lyon, dénombrement de ses tenanciers, possessions, cens et rentes en Lyonnais, Forez, Beaujolais, Maconnais, Bresse, Dombes, Bugey et Dauphiné au treizième siècle. Lyon : Aug. Brun, 1875. In-fol. ; XXVIII-283 p

  • Ville de Lyon, Conseil municipal. Procès verbaux des séances publiés par la municipalité, d'après les manuscrits originaux, 1800-1870. T. V (1818-1822). Lyon : Impr. nouvelle lyonnaise, 1931. In-8°

  • A. Ecole vétérinaire : non classées. Etats des restaurations et constructions des bâtiments de l'École au 19e siècle

Documents figurés
  • Lugdunum [dit : Grande Vue] / Simon Maupin del., David van Velthem fecit. 1625. Lyon : Claude Savary et Barthélemy Gaultier, 1626. 1 est. (gravure sur cuivre) ; 63,4 x 123,2 cm (Musée Gadagne. [9] 60.6.1)

    Musées Gadagne Lyon : [9] 60.6.1
  • Tombeau des Deux-Amans. 1 est. Dans : "Recherches des antiquités de la ville de Lyon" / Jacob Spon, 1673, p.119

  • Plan colorié de l'ancienne ville de Lyon, dressé en 1789 par Gabriel Roche, notaire royal au faubourg de Vaise (...) / Gabriel Roche. 120 toises = 12 cm. 1789. 1 dess. (papier collé sur toile, encre, lavis, aq) ; 142,2 x 88 (145,4 x 93,3) cm (A.C. Lyon : 1 S 1031)

  • Dépt. du Rhône. Ecole vétérinaire de Lyon. Plan du rez-de-chaussée avec les changements projetés. Plan du premier étage. Plan du 3e étage / [Flachéron]. 1 : 200e. Approuvé le 17 septembre 1807. 3 dess. : encre sur calque ; 73 x 47 cm ; 47,5 x 41,5 cm ; 44,5 x 43,5 cm (AN : F21 1898)

  • Dépt du Rhône. Ecuries, forges et chenil pour l'Ecole Vétérinaire de Lyon. 1 : 200. février 1821. 1 dess. : encre sur calque ; 27 x 51,3 cm. Au crayon sur la chemise : "Rejeté" (AN : F21 1898)

  • [Plan du couvent des Cordeliers de l'Observance et de l'Ecole vétérinaire]. 1 : 1000. [ca 1822]. 1 dess. : encre sur calque ; 37 x 28 cm (Arch. dép. Rhône : 3 Pl 466)

  • Plan du rez-de-chaussée des bâtiments des Cordeliers de l'Observance et projet de constructions à faire pour y établir le refuge des jeunes condamnés et pour les enfants en retraite. 1 : 200. [ca 1823]. 1 dess. (encre et aquarelle) ; 65 x 56 cm (Arch. dép. Rhône : 3 pl 227 a)

  • Voyage à Lyon. Vue du Pont et de la barrière de Serin / Chapuy del., figures par Adam, C. Constans lith., A. Bichebois lith. 1 est. (lithographie) ; 32 x 21 cm. Dans : Voyage pittoresque dans Lyon ancien et moderne / Nicolas-Marie-Victor Chapuy, 1824 (Arch. dép. Rhône : fonds Galle A 84 [2])

  • Voyage à Lyon. Vue de l'église de l'Observance sur le quai de Saône / Deroy del. et lith., C. Constans lith. 1 est. (lithographie) ; 23,2 x 16,3 cm. Dans : Voyage pittoresque dans Lyon ancien et moderne / Nicolas-Marie-Victor Chapuy, 1824 (Arch. dép. Rhône : fonds Galle A 84 [3])

  • Voyage à Lyon. Ancienne église de l'Observance, maintenant magasin de l'école vétérinaire / Chapuy del., C. Constans et Schmit lith. 1 est. (lithographie) ; 16,6 x 22,5 cm. Dans : Voyage pittoresque dans Lyon ancien et moderne / Nicolas-Marie-Victor Chapuy, 1824 (Arch. dép. Rhône : fonds Galle A 84 [4])

  • Voyage à Lyon. Chapelle de l'ancienne église de l'Observance, maintenant magasin de l'école vétérinaire / Chapuy del. et C. Constans lith. 1 est. (lithographie) ; 16,2 x 23,2 cm. Dans : Voyage pittoresque dans Lyon ancien et moderne / Nicolas-Marie-Victor Chapuy, 1824 (Arch. dép. Rhône : fonds Galle A 84 [5])

  • Voyage à Lyon. Vue de Pierrescise, prise de la barrière de Vaise / Chapuy del., Arnout lith. et C. Constans impr. 1 est. (lithographie) ; 34 x 20,6 cm. Dans : Voyage pittoresque dans Lyon ancien et moderne / Nicolas-Marie-Victor Chapuy, 1824 (Arch. dép. Rhône : fonds Galle A 84 [6])

  • 42. Lyon. - Façade des Cordeliers de l'Observance. Dans : "Bibliothèque municipale. Lyon. Les vieilles estampes lyonnaises. Lyon en 1850". [S.l.] : S. F., [1900 ?]. [50] f. de pl. : ill. ; 15 cm, pl. 25 (BM Lyon : 805 251)

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  • Eglise des Cordeliers de l'Observance à Lyon. Pl. I. Plan. Pl. 2. Façade. Pl. ? Coupe transversale. Pl. 6. Détails de la crédence au tiers de l'exécution / A. Chenavard et A. Couchaud del., H. Storck et alii impr. 1 : 400 ; 1 : 200 ; 1 : 100. [1846]. 1 est. (lithographie) ; 27,2 x 37,8 cm ; 34,5 x 27,4 cm ; 35,6 x 27,5 cm ; 32,9 x 23,2 cm (BNF : Est. Topographie France Va 69 fol., t. IX)

  • [Projet d'une montée reliant le quai de l'Observance au chemin du Greillon]. [1837]. 1 dessin à l'encre, lavis et aquarelle ; 1/1000e ; 51,8 x 34 cm (Arch. mun. Lyon : 3 S 282)

  • Montée de l'Observance / dessiné d'après nature et lith. par Ed. Hostein, figures par Bayot, impr. Lemercier, Benard et Cie. 1 est. (lithographie) ; 44,9 x 32 cm. Dans : "Album lyonnais", 1839, pl. 15 (BM Lyon : Fonds Coste 206)

  • Dép. Rhône. Ecole vétérinaire de Lyon. Plan général [plan, coupe et élévation] / [Pierre-Prosper Chabrol]. 1 : 100. octobre 1839. 1 dess. (encre sur calque) ; 103 x 72 cm (AN : F21 1898)

  • Département du Rhône. Ecole Vétérinaire de Lyon. Rez-de-chaussée / [Chabrol]. 1 : 100. Octobre 1839. 1 dess. : encre sur calque ; 71,2 x 103 cm (AN : F21 1898)

  • Dép. du Rhône. Ecole vétérinaire de Lyon. Coupe sur le vieux bâtiment conservé [plan du bâtiment de clinique] / [Pierre-Prosper Chabrol]. octobre 1839. 1 dess. : encre sur calque ; 71 x 50 cm (AN : F21 1898)

  • Dép. du Rhône. Ecole nationale vétérinaire de Lyon [salles de dissection et d'opérations. Plan, coupe et élévation] / [Pierre-Prosper Charol]. octobre 1839. 1 dess. : encre sur calque ; 51,5 x 65 cm (AN : F21 1898)

  • Dép. du Rhône. Ecole Vétérinaire de Lyon. Serre et orangerie [plan, coupe, élévation] / [Pierre-Prosper Chabrol]. 1 : 100. octobre 1839. 1 dess. : encre sur calque ; 52,1 x 56,4 cm (AN : F21 1898)

  • Plan des terrains concédés à l'état par la ville de Lyon pour l'agrandissement de l'Ecole vétérinaire de la dite ville. [Au verso :] signé ne varietur et annexé au contrat de cession dressé en date de ce jour entre nous conseiller d'état, préfet du Rhône, agissant au nom de l'Etat, et nous, maire de Lyon, agissant au nom de la ville. Lyon, le [date manquante]. 1 : 600. [1843]. 1 dess. (encre, lavis et aquarelle) ; 51,6 x 31,2 cm (AM Lyon : 3 S 298)

  • Cour des hôpitaux / Pierre-Prosper Chabrol. 1844. 1 dess. : encre et lavis ; 52 x 66,5 cm (A école vétérinaire : [C 38])

  • Elévation des grandes écuries. Coupe sur la cour des hôpitaux [projet non exécuté] / Pierre-Prosper Chabrol. 1 : 100. 1844. 1 dess. : encre ; 65 x 40,5 cm (A école vétérinaire : [C 30])

  • Elévation des étables et des petites écuries / Pierre-Prosper Chabrol. 5 août 1845. 1 dess. : encre sur calque ; 67,5 x 47 cm (A école vétérinaire : [non coté])

  • Bergerie. Façade principale / R. Guinaud. 30 août 1845. 1 dess. (encre sur calque) ; 47 x 35 cm (A école vétérinaire)

  • Façade des grandes écuries / Pierre-Prosper Chabrol. 1 : 50. 18 septembre 1845. 1 dess. : encre sur calque ; 97 x 30 cm (A école vétérinaire : [A 16])

  • Détail de menuiserie et charpente des mangeoires, rateliers et cloisons des boxes des petites écuries / Pierre-Prosper Chabrol. 21 septembre 1845, modifié le 3 novembre 1845. 1 dess. : encre sur calque ; 46 x 62 cm (A école vétérinaire : [A 26 v°])

  • Bergerie. Façade/ [R. Guinaud]. 4 décembre 1845. 1 dess. : encre sur calque ; 50 x 38 cm (A école vétérinaire)

  • [Plan du bâtiment de clinique] / [Pierre-Prosper Chabrol]. 1846. 1 dess. : encre sur calque ; 59,5 x 42 cm (A école vétérinaire : registre 1846)

  • [Bâtiment de clinique. I.] Façade principale. [2. Façade postérieure. 3. Façade latérale] / Pierre-Prosper Chabrol. 18 septembre 1846. 3 dess. (encre sur calque) ; 72,5 x 43 cm ; 62 x 36,5 cm ; 48,5 x 37,5 cm (A école vétérinaire)

  • [Plan et élévation principale du cours d'anatomie] / [Chabrol]. [ca 1846]. 2 dess. : encre sur calque. 58,5 x 64,5 cm ; 59 x 29 cm (A école vétérinaire : A 53)

  • [Cours d'anatomie]. Elévation latérale. [Elévation postérieure] / [Pierre-Prosper Chabrol]. [ca 1846]. 2 dess. : encre sur calque ; 62 x 31 cm ; 62,5 x 28,5 cm (A école vétérinaire : [A 54])

  • [Chapelle de l'Observance. 1. Plan coté. 2. Porche. 3. Coupe transversale. 4. Coupe longitudinale] / [Chabrol]. [ca 1846]. 4 dess. (encre sur calque) ; 70 x 44,5 cm ; 56,5 x 66,5 cm ; 63 x 89 cm ; 102 x 63 cm (A école vétérinaire)

  • [Chapelle de l'Observance. Rose de la façade antérieure] / [Chabrol]. 1 : 10. [ca 1858]. 1 dess. (encre sur calque) ; 54,5 x 34,5 cm (A école vétérinaire)

  • Ecole vétérinaire de Lyon. [Plan général.] Grand amphithéâtre [plan et coupe transversale, coupe longitudinale]. Dans : "Ecole vétérinaire" / Chabrol, 1872

    pl. XXV-XXX
  • Ecole vétérinaire de Lyon. Service d'anatomie / Antoine Sainte-Marie-Perrin. 1 : 100. 1872. 1 dess. (encre) ; 34,7 x 48,5 cm (AN : F21 1791)

  • Ecole vétérinaire de Lyon. Plan général / [Antoine Sainte-Marie-Perrin]. [1879]. 1 dess. (encre et aquarelle) ; 37,4 x 30,3 cm (A école vétérinaire)

  • [Galerie du musée]. [Début XXe s.] 1 photogr. pos. ; 41 x 52 cm (A. Ecole vétérinaire)

  • [Bibliothèque]. [1875-1900 ?]. 1 photogr. pos. 52 x 41 cm (A école vétérinaire)

  • [Cour des Hôpitaux]. [1875-1900 ?]. 1 photogr. pos. ; 52 x 41 cm (A école vétérinaire)

  • Ancien chenil. [ca 1875-1880 ?]. 1 photogr. pos. 52 x 41 cm (A école vétérinaire)

  • [Bâtiment de Physiologie. Angle sud-est]. [1875-1900 ?]. 1 photogr. pos. ; 52 x 41 cm (A école vétérinaire)

  • Ecole nationale vétérinaire de Lyon. Salle de dissection de 1ère année / Pacalet. [1875-1900 ?]. 1 photogr. pos. ; 38,2 x 27 cm (A école vétérinaire)

  • Chapelle de l'Observance. [ca 1930]. 1 photogr. pos. ; 16,6 x 11,4 cm (AM Lyon)

  • Ecole nationale vétérinaire de Lyon. Plan général / Tony Garnier. 1 : 200. 1935. 1 dess. : encre sur calque ; 160 x 79 cm. Rectifié par R. Thévenot en 1960 (SDAP Rhône)

  • Ecole nationale vétérinaire de Lyon. Rez-de-chaussé [du bâtiment de Physiologie-Anatomie]. [Plans des bâtiments de clinique et d'anatomie-pathologie] / Agence des Bâtiments de France de Lyon. 1 : 100. 2 dess. : encre sur calque ; 85 x 74 cm ; 96 x 79 cm (SDAP Rhône)

  • Plan général de la ville de Lyon. Feuille 10. 1 : 2000. Lyon : COURLY, 1974. 100 x 60 cm

  • Ecole nationale vétérinaire de Toulouse. 1906-1907. Levallois-Paris : H. et J. Tourte, [1906]. 18 fig. en X pl. ; 19,5 x 27,5 cm

  • Ecole nationale vétérinaire d'Alfort. Paris : Phototypie Berthaud frères, [s.d.]. 30 impr. photoméc. ; 25 x 33 cm

  • JOLIMONT, François-Gabriel-Théodore Basset de. Description historique et critique et vues pittoresques des monuments les plus remarquables de la ville de Lyon. Lyon : Impr. Louis Perrin, 1832

  • Plan d'ensemble de l'Ecole vétérinaire d'Alfort. Année 1903. 1 : 5000. Paris : Prosper Bobin, 1903. 1 impr. photoméc. ; 37,7 x 20,9 cm

  • [Plan coté de la chapelle de l'Observance, donnant l'épaisseur des murs] / [Chabrol]. [ca 1846]. 1 dess. : encre sur calque. 63 x 45 cm. (A école vétérinaire)

Bibliographie
  • Almanach historique et politique de la ville de Lyon, publ. chaque année à Lyon chez Rusand. 1822 et 1823

  • ALLMER, A., DISSARD, P. Musée de Lyon. Inscription antiques. Lyon : impr. Delaroche et Cie, 1889. T. II

    p. 316-317
  • ARLOING, Dr. Saturnin. Le Berceau de l'enseignement vétérinaire. Lyon : impr. Pitrat aîné, 1889. 149 p., 18 fig., I pl ; in-8°

  • Ecole nationale vétérinaire. In Lyon en 1906, t. I, p. 348-371, 9 fig., III pl

  • LYON. INSTITUT D'HISTOIRE DE L'ART. Colloque (27-29 octobre 1972 ; Lyon). L'Art baroque à Lyon. Lyon : Institut d'Histoire de l'Art, 1975. 409 p. offset, 129 fig. ; In-4°

  • AUDIN, Amable. Essai sur la topographie de Lugdunum. 2e éd. rev. et aug. [Lyon] : Audin, 1959. 180 p., 7 plans dont 1 dépl. h.t. ; in-8°

  • CHABROL, Pierre-Prosper. L'Ecole vétérinaire de Lyon. Rev. générale Archit. et travaux publics, 1872, t. 29

    col. 113-115
  • CLAPASSON, André. Description de la ville de Lyon avec des recherches sur les hommes célèbres qu'elle a produits. Lyon : impr. A. Delaroche, 1741. XVI-283 p. ; 17 cm. [Réimpr. Lyon, 1761 ; rééd. annotée et ill. par G. Chomer et M.-F. Perez. Seyssel : Champ Vallon, 1982]

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  • COCHARD, Nicolas-François. Description historique de Lyon, ou notice sur les monuments remarquables et sur tous les objets de curiosité que renferme cette ville. Lyon : Perisse frères, 1817. 316 p. ; 19 cm

  • COCHARD, Nicolas-François. Le guide du voyageur et de l'amateur à Lyon, ou description historique des monuments, curiosités et établissements publics et particuliers que renferme cette ville ; suivie d'une notice sur les rues, places, quais, etc. Lyon : J.-B. Pézieux, 1826. 614 p. : ill., plan dépl. ; 15 cm. Rééd. Lyon : Pézieux, 1829. 638 p. : ill., plan dépl. ; 15 cm

  • COCHARD, Nicolas-François. 26e lettre lyonnaise à M.C.N. Amanton, des académies de Lyon et Dijon, à Dijon. Arch. hist. stat. Dép. Rhône, 1827, t. 6

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  • COLLOMBET, François-Zénon. Anciennes institutions religieuses de Lyon. IX. Les Religieuses des Deux-Amants (2e monastère de Sainte-Elisabeth). Rev. Lyonnais, 1845, 1ère série, t. 21

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  • COLONIA, Dominique de, R. P. Antiquitez profanes et sacrées de la ville de Lyon, avec quelques singularitez remarquables recueillies et présentées à Monseigneur le duc de Bourgogne. Lyon : L. Pascal, 1701

    p. 290
  • COMARMOND, Dr. A. Description du musée lapidaire de la ville de Lyon. Epigraphie antique du département du Rhône. Lyon : impr. F.Dumoulin, 1846-1854. LXXIV-512p., XIX pl. ; in-4°

  • Fête du cent cinquantenaire de l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon. Lyon : A. Rey, 1913. 157 p., 2 pl. ; in-8°

  • FLORIO, R. L'Histoire de l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon. Rev. Médecine vétérinaire, 1962, 7e série, t. 113

    p. 534-562
  • GROGNIER, L.-F. Etablissements publics. Notice sur l'école royale vétérinaire de Lyon. Arch. histor. stat. Dép. Rhône, 1826, t. 4

    p. 112-128
  • HOURS, Henri. La lutte contre les épizooties et l'école vétérinaire de Lyon au XVIIIe siècle. Paris, PUF, 1957. 95p. ; in-8° (Les Cahiers d'Histoire, publ. par les Universités de Clermont, Lyon et Grenoble ; 2)

  • Inauguration de la nouvelle clinique de l'Ecole vétérinaire de Lyon, le 23 mai 1937. Toulouse : Impr. toulousaine, 1938. 11 p. ; in-8°. Extr. Bull. Soc. sci. vétérinaire Lyon, 1937, n°3

  • Inauguration du monument J.-B.-A. Chauveau à l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon, 7 novembre 1926. Rev. vétérinaire et Journal Médec. vétérinaire Zootechnie réunis, janvier 1927

    p. 9-44, 1 pl.
  • JOLIMONT, F.-T. de. Description historique et critique et vues pittoresques des monuments les plus remarquables de la ville de Lyon. Lyon : impr. L. Perrin, 1832. 39 p.-[27] f. de pl. : ill. ; 35 cm

  • JUNG, L. L'Ecole nationale vétérinaire de Lyon. Lyon-Touriste, ler trimestre 1939

    p. 5-9, 9 fig
  • LECOQ, Félix. Cordeliers de l'Observance. In Lyon ancien et moderne, t.II, 1843

    p. 1-16
  • LECOQ, Félix. Ecole vétérinaire. In Lyon ancien et moderne, t.II, 1843

    p. 17-35
  • MARTIN, Jean-Baptiste. Histoire des églises et chapelles de Lyon. Lyon : H. Lardanchet, 1908-1909. 2 vol., XXVI-372 p.-[5] f. de pl. : ill., 499 p.-[5] f. de pl. : ill. ; 33 cm

  • MAYNARD, Louis. Histoire, légendes et anecdotes à propos des rues de Lyon, avec indication de ce qu'on peut y remarquer en les parcourant. Lyon : J. Desvigne et Cie, 1922. 445 p., fig. ; in-8°

  • MONFALCON, Jean-Baptiste. Histoire monumentale de la ville de Lyon. Lyon : Bibliothèque de la ville de Lyon, 1866-1869. 8 vol. ; 36 cm. 9 t. en 8 vol. [1ère éd. 1847]

  • MOREL DE VOLEINE. Cordeliers de l'Observance. Lyon-Revue, 1866, t. 10

    p. 7-11
  • PAVY, Abbé. Les Cordeliers de l'Observance. Rev. Lyonnais, 1836, 1ère série, t. 3

    p. 257-339, 1 pl
  • PELADAN, Adrien fils. Guide de l'amateur et de l'étranger à Lyon et dans les environs, historique, archéologique, monumental, commercial et industriel. Paris : Benjamin-Duprat, Maisonneuve et Cie ; Lyon : la France littéraire, 1864. VI-557 p., 1 plan dépl. h.t. ; in-16

  • POULLE-DRIEUX, Yvonne. A propos du bicentenaire de l'Ecole vétérinaire de Lyon. Rev. Hist. Sci., 1963, t. 26

    p. 227-232
  • Recherche curieuse de la vie de Raphaël Sansio d'Urbin, de ses oeuvres, peintures et stampes, qui ont esté gravées en taille douce par Marc-Antoine Bolognois et autres graveurs : avec une adresse des lieux où les principaux peintres d'Italie ont travaillé, décrite par Georges Vasary. Et un petit recueil des plus beaux tableaux tant antiques que modernes, architectures, sculptures et figures qui se voyent dans plusieurs églises, rues et places publiques de Lyon, le tout recueilly par I. de Bombourg. Lyon : André Olyer, 1675. 126 p. ; in-16

  • ROGUINSKY, Michel. Contribution à l'historique de l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon, MDCCCXII - MCMLXI. Lyon : impr. Bose frères, 1964. 72 p., II pl. ; in-8°

  • RUBYS, Claude de. Histoire véritable de la ville de Lyon, contenant ce qui a été obmis par maistres Symphorien Champier, Paradin et autres qui cy-devant ont escript sur ce subject... avec un sommaire recueil de l'administration politicque de la dicte ville. Lyon : Bonaventure Nugo, 1604. 538 p. ; 34 cm

  • SPON, Jacob. Recherches des antiquités et curiosités de la ville de Lyon, ancienne colonie des Romains et capitale de la Gaule celtique. Lyon : impr. J. Faeton, 1673. 238 p.-[3] f. de pl. : ill. ; 23 cm. 2e éd. par J.B. Monfalcon. Lyon : L. Perrin, 1858. Nlle éd. Genève : Minkoff reprint, 1974

  • TAGAND, R. Inauguration des nouveaux laboratoires d'anatomie et de physiologie, 27 novembre 1938. Toulouse : Impr. toulousaine, 1939. 12 p. ; in-8°. Extr. de la Rev. Médecine vétérinaire, février 1939

  • Le Tiers-Ordre régulier cloîtré et les religieuses de Sainte-Elisabeth. Albi : Ateliers professionnels Saint-Jean, 1943. 338 p., 4 fig., 1 pl. ; in-8°

  • TRICOU, Jean (éd.) Notes et souvenirs d'Antoine Sabatier sur les églises et chapelles de Lyon (1768-1770). Lyon : M.Audin et Cie, 1923. 55 p. ; in-82

  • VACHET, Adolphe Abbé. Les Anciens couvents de Lyon. Lyon : impr. Emmanuel Vitte, 1895. 675 p., fig., 1 pl., 1 carte ; in-4°

  • VINGTRINIER, Emmanuel. Le Lyon de nos pères. Lyon : Bernoux, Cumin et Masson, 1901. 334 p.-[25] f. de pl. : ill. ; 32 cm

  • VINGTRINIER, Emmanuel. Vieilles pierres lyonnaises. Lyon : Cumin et Masson, 1911. 328 p.-[33] f. de pl. : ill. ; 33 cm

  • VOISARD, P. Histoire de l'Ecole vétérinaire pendant la période révolutionnaire, 1792-1799. Lyon : Bosc et Riou, 1932. 83 p. ; in-8°

  • Recherches des antiquités et curiosités de la ville de Lyon. Lyon : impr. J. Faeton, 1673, p. 119 (Estampe)

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