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Demeure, ferme

Dossier IA42003190 réalisé en 2007

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesécurie, puits
Dénominationsdemeure, ferme
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Mornand-en-Forez
Lieu-dit : le Merle
Cadastre : 1809 A 88, 93 ; 1987 A3 381

La ferme ou maison du Merle est déjà présente sur la carte de Cassini (2e moitié 18e siècle). L'édifice est représenté sur le plan cadastral de 1809 : la parcelle A 88 regroupe alors "deux maisons, cours et bâtiments ruraux" appartenant à Imbert, juge de paix à Montbrison. Il s'agit sans doute dès ce moment d'une maison de maître et d'une ferme adjacente. Le pigeonnier (étudié), bien que dessiné sur le plan de 1809, n'est pas cité dans la matrice. La maison de maître peut dater de la 1ère moitié du 19e siècle (avec remploi d'éléments antérieurs, comme la cheminée du grand salon ?). En 1860, elle appartient à l'abbé Antoine Dumas, professeur de théologie à Lyon (renseignement oral ; voir aussi inscriptions), mort en 1876 (AD Loire). Le logis de la ferme a été détruit et remplacé par un hangar en 1965 (renseignement oral). Le bâtiment situé entre les deux a été reconstruit en 1942 (à usage de remise et d'habitation). Une porcherie édifiée perpendiculairement séparait au 20e siècle la cour de la ferme de celle de la demeure : visible sur un cliché du milieu du 20e siècle, elle n'existe plus sur une vue aérienne datable de la fin du 20e siècle (A. Privées). Le corps de bâtiment situé en face de la demeure peut être daté de la 1ère moitié du 19e siècle ; la grange-étable située au milieu a été reconstruite (avec inversion de l'axe du bâtiment) avant la Première guerre mondiale. Les box situés à l'extrémité ouest de ce bâtiment ont servi pour l'élevage de chevaux pour la remonte de l'armée, à la fin du 19e siècle. Le petit bâtiment isolé à l'extrême ouest, déjà existant en 1809 (sur la parcelle A 93), était à vocation agricole et a été transformé en logements au 20e siècle. L'exploitation a compté jusqu'à 80 hectares, avec un hectare de vigne réparti dans deux clos, arrachée vers 1940 (renseignements oraux).

Période(s)Principale : 1ère moitié 19e siècle
Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Dates1860, porte la date

L'édifice se compose de deux ensembles de bâtiments séparés par une cour, le bâtiment sud faisant retour au nord-ouest. La cour est fermée dans son angle sud-est par un portail à génoise, avec quatre plaques émaillées portant des inscriptions sur le linteau, et une croix au-dessus (fragment de fût en granite avec un tore à la base, croix en fonte). Le bâtiment nord se compose d'une maison de maître à son extrémité est, avec des dépendances dans le prolongement (habitation-remise, puis hangar). La maison a un étage carré et un étage de comble. Elle comporte quatre travées ; le rez-de-chaussée est divisé en deux par un couloir au fond duquel se trouve l'escalier (tournant, en bois), qui distribue un grand salon traversant à l'ouest (cheminée en pierre peinte en faux marbre, à décor sculpté) et trois pièces en enfilade à l'est. La façade est ornée d'un balcon sur consoles en granite au premier étage, au-dessus de la porte d'entrée. Les bâtiments bordant la cour au nord regroupent les parties agricoles : d'est en ouest, hangar, écurie et grenier, passage couvert, grange-étable, étable et fenil, écurie à chevaux, hangar en retour. Un petit édifice isolé à l'ouest abrite deux logements (mur de clôture avec portail à génoise). Les bâtiments sont en pisé enduit (ciment sur la maison de maître, chaux sur les autres bâtiments), avec des encadrements en granite (en bois pour le comble de la maison ; en brique pour la grange-étable ; en ciment pour les parties édifiées au 20e siècle). Les toits sont à longs pans (croupes sur la grange-étable), en tuile creuse ou en tuile plate mécanique (maison de maître, grange-étable). Puits dans le jardin derrière le logis, près du pigeonnier. Deux vastes clos jouxtaient les constructions, au sud et à l'ouest. Relevé des inscriptions : 1ère plaque : QUOD AB ANTONIO DUMAS. / PRESBYTERO EST AEDIFICATUM. / ANNO 1860. 2e plaque : 1860 / C´EST A LABBE DUMAS QU´ON DOIT LA PIECE DEAU / QUI, RENDANT CE JARDIN SI FERTILE ET SI BEAU, / SEMBLE AVOIR LA VERTU DE L´EAU SACRAMENTELLE / QUI LAVE DU PECHE LA TACHE ORIGINELLE. 3e plaque (très détériorée, inscription en partie illisible) : 1860 / HEUREUX QUI DANS LE SEIN DE SES DIE... ES / DEROBE AU FRACAS DES TEMPETES... / ... UN DOUX ABRI ICOMP... / ... SES JARDINS, LES VER... 4e plaque : PAX HUIC DOMUI / ET OMNIBUS HABITANTIBUS IN EA. Inscriptions sur des plaques en métal émaillé : voir relevé en Description.

Murspisé
enduit
Toittuile creuse, tuile plate mécanique
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant en charpente
Techniquesfonderie
Précision représentations

Au-dessus du portail sud-est : croix en fonte, ajourée, avec le monogramme AM. Balcon à garde-corps en fonte sur la maison.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série O : 1083. Liasse 329. Mornand, 1838-1888. Délibération du conseil municipal du 10 décembre 1876. Antoine Roux demande une concession au cimetière où repose le corps d'Antoine Dumas, prêtre, mort le 19 août. Le conseil lui cède 2x1 m, où il pourra poser une pierre tumulaire avec une inscription.

Documents figurés
  • [Vue du bâtiment nord, depuis le sud-ouest, vers 1950 ?] / 1 photogr. pos. : tirage argentique noir et blanc, milieu 20e siècle. Coll. Part.

  • [Vue aérienne de la ferme et de la maison du Merle, depuis le sud-est] / 1 photogr. pos. : tirage argentique couleur, 4e quart 20e siècle. Coll. Part.

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