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Demeure puis couvent des trappistines de Vaise

Dossier IA69002080 réalisé en 2004

Fiche

Genrede cisterciennes
Appellationsdemeure dite La Gorge du Loup ou de Gorge de Loup, puis couvent des trappistines de Vaise
Parties constituantes non étudiéesconciergerie, jardin, dépendance
Dénominationsdemeure, couvent
Aire d'étude et cantonLyon Urgences
AdresseCommune : Lyon 9e
Adresse : 3 rue des, Deux-Amants , impasse de la, Trappe , avenue
Sidoine-Apollinaire
Cadastre : 1828 D 19-21, 23-25bis ; 1999 BW 26-32

Selon l'érudit Léon Galle, ce serait Jean-François Bini, marchand florentin et banquier d'expédition de Rome, qui aurait fait construire la demeure dite "La Gorge du Loup" ou de "Gorge de Loup" entre 1515 et 1538. Elle était entourée de terres, prés, vignes et bois. Une grande fontaine figure sur le plan cavalier de Gorge de Loup et de Champvert datant de 1591. Alexandre de Rancé dit de Gleteins, chanoine et sacristain de l'église collégiale Saint-Paul, acquiert le domaine en 1593 et y fait exécuter d'importants travaux dont une réfection de la fontaine et un portail en pierre de Saint-Germain-au-Mont-d'Or. Sous la Restauration, le père Dom Lestrange achète pour ses religieuses, les trappistines, une maison à Caluire, dans le prolongement du faubourg de la Croix-Rousse. Le 13 mai 1817, onze trappistines s'établissent dans cette maison à laquelle elles donnent le nom de Notre-Dame de Toute Consolation. Bientôt à l'étroit à Caluire, les religieuses trouvent le domaine de Gorge-de-Loup situé à l'extrémité du faubourg de Vaise, chemin des Deux-Amants, réunissant toutes les conditions favorables à leur établissement : éloignement des bruits de la ville, vastes bâtiments, quelques hectares de jardin et une source abondante alimentant la propriété. Le domaine est acquis au prix de 70 000 francs et le 18 mai 1820, les réparations achevées, elles s'y installent. Des métiers à tisser, seules ressources de la communauté, sont détruits lors des troubles qui suivent l'établissement de la Seconde République. Elles achètent alors des métiers à broder puis installent un pensionnat pour y recevoir des orphelines et des enfants de familles de classe moyenne ; le pensionnat est supprimé en 1879. Le monastère tel qu'il existe en 1908 date de 1854 : transformation et reconstruction sur de plus grandes proportions et avec de meilleures conditions d'hygiène : dépourvu de tout ornement, ses belles proportions, ses lignes régulières n'en font pas moins un édifice imposant ; on reconstruit successivement le dortoir, le réfectoire, le vaste atelier de broderie et l'église, édifiée sur un plan plus vaste. En 1900, le couvent abrite plus de cent personnes. Avant 1908, la chapelle est abandonnée, achetée, ainsi que les bâtiments, par un distillateur qui transforme tout à son usage. A l'extérieur, la chapelle est surmontée d'un petit dôme.

Période(s)Principale : 1ère moitié 16e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle

Un permis de construire est déposé à la Direction de l'Aménagement urbain de la Ville de Lyon en mars 2004 ; il concerne les parcelles BW 26, 27, 28 qui seront transformées en école privée. Inscription ci-dessus sise à l'angle de l'avenue Sidoine-Appolinaire et de la rue des Deux-Amants. Inscription gravée sur le tympan du portail : Notre-Dame/de toute/Consolation priez pour nous

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Plan du territoire de Gorge de Loup à Lyon, dossier établi par Simone Hartmann-Nussbaum en 1979

    Plan du territoire de Gorge de Loup à Lyon, dossier établi par Simone Hartmann-Nussbaum en 1979

    Lieu de conservation : Archives départementales du Rhône, série G 12.

    Papier filigrané, raccordé en trois morceaux de longueur inégale. Dessin à la plume, encre brune et aquarelle : vert, rose, jaune, beige, sans préparation apparente.

    Dimensions : L. 134 cm., H. 43 cm.

    Etat de conservation : plié, froissé, terni, usé, déchiré aux pliures. Renforcé au revers, sur le pourtour, et les pliures.

    Inscriptions à l'encre brune, dans l'angle supérieur droit :

    NOUS SOUSSIGNES CERTIFFIONS AVOIR / ESTE AU LIEU APPELLE CHAMPVERT / ET AVONT DPAINT CESTE FIGURE AU / MIEUX QU'IL NOUS A ESTE POSSIBLE / AINSI QU'ELLE NOUS A ESTE MONTREE / PAR LES PARTYES ET EN FOY DU / ET AVONS SIGNE LA PRESENTE AU / JOURDHUY VING'DEUX [...] SEPTEMBRE / 1591 / BERTIN RAMUS / J .PERRISSIN //

    dans l'angle inférieur gauche :

    JE SOUSSIGNE SERTIFIE AVOIR ESCRIT LES NOMS DES / MAISONS TERRE VIGNE ET CHEMINS COMME IL / MON ESTE DECLARE SUS LE DICT LIEUX PAR LES / PROCHE VOISINS / J. PERRISSIN //

    Sur toute la surface du plan, annotations souvent illisibles des terres, vignes et maisons avec les noms des propriétaires. Parmi eux, en haut à gauche : TERRE DE FILIBERTE BOURDON // MAISON ET TERRE DE Mr NAIRON //

    en bas, au centre : MURAILLE DE GORGE DE LOU // FONTAINE DE GORGE DE LOUP // LA SERVE // PAVILLON DE GORGE DE LOUX // MAISON DE GORGE DE LOUP //.

    Plan orienté selon les mentions : VENT // MATIN // BIZE // SOIR //.

    Au revers du plan sont annotées des cotes d'archives et dans l'angle supérieur droit la mention : PLAN DU TERRITOIRE / DE GORGE DE LOUP / VENTE DE Mr LOBEANEIER//.

    Le plan du territoire de gorge de loup, ainsi nommé en raison de la forme allongée et étroite de cette vallée (cf. Maynard, t.3, p. 283) ne représente en fait qu'une partie de ce lieu-dit dont les demeures et propriétés sont traitées en vue cavalière.

    HISTORIQUE

    Exécuté pour mettre fin aux problèmes de limites parcellaires entre différents propriétaires (cf. renseignements oraux).

    Ce plan a été réalisé par Jean Perrissin (1561-1617) peintre et architecte lyonnais, en collaboration avec Bertin Ramus (1574-1595) peintre et verrier lyonnais. Signé, il porte la date du 22 septembre 1591, il a été exécuté à Lyon sur le lieu-dit de Gorge-de-Loup.

    Selon une inscription sur le revers, ce plan a fait l'objet d'une vente (vente Lobeaneier), avant d'être déposé aux archives départementales du Rhône, d'abord sous la cote : Saint-Just, Grande obéance, liasse 13, n° 12 (cf. Audin et Vial, t. 2, p. 109), avant d'être intégré dans la série G 12.

  • TALLON, C. Notice sur le prieuré des dames trappistines de Lyon (Vaise), diocèse de Lyon (primat des Gaules). Paris, 1855

    TALLON, Clément. Notice sur le prieuré des dames trappistines de Lyon (Vaise), diocèse de Lyon (primat des Gaules). Paris : impr. de Paul Dupont, 1855. 15 p. : ill. ; 17 cm

    Extraits

    pp. 1-4

    Ce monastère s'appelle la Trappe de Lyon, mais il est aussi connu sous le vocable de Notre-Dame de Toute Consolation : il est situé à l'extrémité d'un des faubourgs de Lyon dans un endroit appelé Gorge-de-Loup, à deux minutes de la gare du chemin de fer de Lyon à Paris, à un kilomètre de Notre-Dame de Fourvière, pèlerinage très fréquenté où il se fait un grand nombre de miracles.

    Ce monastère possède un très beau parc avec terrasse et vue délicieuse ; il y a des jardins potagers, arrosés par des jets d'eau vive ; plusieurs chapelles disséminées dans les jardins servent de but de promenade. On y voit de belles statues de la sainte Vierge, de saint Joseph, de Notre-Dame des Sept-Douleurs, et une statue de l'archange saint Michel, prince de la milice céleste dont la force invincible repousse loin de ce séjour de paix et de bonheur les traits empoisonnés de l'ennemi du Salut. Plus loin on trouve un calvaire, un ermitage, une salle d'arbres entourée de jasmins et de rosiers, - une fort belle bibliothèque, - une cascade dont les eaux pures comme le cristal serpentent gracieusement au milieu d'une vaste et belle prairie, émaillée de fleurs et bordée d'arbres fruitiers de toutes les espèces.

    Dans le haut du parc de la Trappe de Lyon, il existe, de chaque côté d'une fontaine d'eau vive, deux antiques figures en relief sur pierre : l'un représente l'empereur Galba, qui régnait au premier siècle de l'ère chrétienne ; l'autre est la figure du grand Constantin au IVe siècle.

    La communauté se compose alors de 102 religieuses sous la conduite de la Très-Révérende Mère Pacifique de Spandl, prieure actuelle.

    Les religieuses de ce monastère s'occupent à la confection des ornements d'église. Lorsque Messieurs les curés des environs ont besoin de quelques ornements tels que chasubles, dalmatiques, chappes, aubes, bannières ou dais pour le Saint-Sacrement, ils adressent leurs demandes dans cette maison située au centre de l'industrie lyonnaise ; ce qui permet aux Dames Trappistines de se procurer en fabrique même et à des conditions avantageuses les matières premières nécessaires à ce genre de travail.

    Monastère de Notre-Dame de Toute-Consolation des Dames Religieuses de l'Ordre de Cîteaux de Notre-Dame de la Trappe de Lyon (Vaise)

    p. 12

    C'est dans ce monastère de la Trappe de Lyon que mourut (1), le 16 juillet 1827, à l'âge de 73 ans, le Très-Révérend père Dom Augustin, qui fut choisi de Dieu pour sauver la Trappe quand des jours de deuil s'élevèrent sur la France.

    (1) : On lit cette épitaphe sur la pierre de son tombeau qui se trouve dans le cimetière du couvent : Ci-gît/Dom Augustin de Lestrange,/abbé de la Trappe,/âgé de 73 ans, décédé le 16 juillet 1827/Zelus Domini devoravit eum/Dies pleni inventi sunt in eo./R. I. P.

  • GALLE, L. La villa d'un marchand florentin du XVIe siècle à Gorge de Loup près de Lyon. Lyon, 1906

    GALLE, Léon. La villa d'un marchand florentin du XVIe siècle à Gorge de Loup près de Lyon. Lyon : Revue d'histoire de Lyon, A. Rey et Cie Editeurs, 1906. 32 p. : ill.

    Extraits

    p. 3

    L'extension de l'agglomération lyonnaise dans la banlieue ne commença que vers 1850. Gorge-de-Loup offrait encore en 1820 une agréable retraite. C'est à cette époque que les Trappistines vinrent y fonder un monastère.

    p. 4-6

    Le 5 janvier 1821, Mmes Jeanne-Marie Perrayon, de Vaise, Marie Bernard, Marie-Madeleine Chanain, mandataires de la congrégation naissante, achetaient de M. Claude Ginot et de Mme Elisabeth Servan, son épouse, suivant un acte passé devant Maître Mondesert, Lyon, un domaine "situé au territoire de Gorge-de-Loup ou du Vivier, commune de Vaise, faubourg de Lyon, consistant 1- en bâtiments pour le maître et pour les cultivateurs et toutes les dépendances, et en un tènement de fonds contigus et clos de murs composé de jardins, terres, allées d'arbres et fontaine de la contenance d'environ 387 ares 90 centiares (30 bicherées, ancienne mesure de Lyon), 2- en un pré situé en même territoire et commune, séparé des bâtiments et clos, par le chemin qui conduit du faubourg de Vaise audit domaine, 232 ares 74 centiares. 70 000 francs.

    Un avantage fort appréciable pour une communauté nombreuse détermine surtout le choix des religieuses. C'était une fontaine très abondante, jaillissant du flanc de la colline à 7 ou 8 mètres au-dessus du sol des bâtiments... Une fois les constructions terminées, cette fontaine alimentait huit bassins disséminés dans les jardins et quinze robinets distribuant l'eau dans les différentes parties du monastère.

    Pendant de longues années les religieuses s'accommodèrent des locaux primitifs, auxquels on avait ajouté de modestes annexes. Ce n'est qu'en 1854 que furent commencés d'importants travaux de transformation et d'agrandissement. Le plan de ce bâtiment qui a sa façade au sud et forme l'aile droite du monastère est simple comme il convient à des Trappistines pauvres et austères. Mais, quoique dépourvu de tout ornement, ses belles proportions, ses grandes lignes très régulières en font un édifice imposant. De nombreuses et hautes fenêtres à plein cintre lui donnent un cachet vraiment monastique. Il y a deux étages au-dessus du rez-de-chaussée, qui servent de dortoir. Au rez-de-chaussée se trouve l'immense et magnifique atelier de broderie, ainsi que d'autres salles spacieuses ayant des destinations diverses. La chapelle est construite en 1858. Le choeur des soeurs converses et l'infirmerie datent de 1859. Enfin, en 1864, avec la construction du réfectoire on vit l'achèvement du monastère.

    Les religieuses avaient établi un atelier de métiers à tisser la soie, dans lequel étaient employées quelques orphelines qu'elles avaient recueillies. [En 1848, les émeutiers démolissent les métiers.] Les religieuses s'adonnèrent par la suite à des travaux de broderie. Plus tard, elles entreprirent la fabrication de certaines liqueurs, pastilles, bonbons, etc.

    La superficie avait presque été doublée par l'acquisition d'une propriété voisine jusqu'à huit hectares et demi mis en vente le 26 mars 1904 au profit de Marc Léon Prosper Bandin, marchand de domaines à Voiron pour 85 000 francs.

    Une (sic) nymphée "salle de repos" époque de Louis XIII.

    Une fontaine [se trouve] tout en haut de la propriété à environ 200 mètres des bâtiments appuyée contre un mur qui sert de soutènement à une balme escarpée. A droite une porte donne accès dans une sorte d'excavation souterraine contenant les réservoirs et la tuyauterie. La source alimentant la fontaine est située assez loin, dans une propriété voisine.

    Dimensions de la vasque : 2 m 25 de largeur, 95 cm de hauteur. La base des angles est garnie par des têtes de faune dont la chevelure se termine en feuillage. Deux cariatides supportent un entablement auquel la corniche manque ; dans la frise, on lit une inscription "IMPUR[U]M MEDUSA PURUM PURUS / PURIOREM IMPURE REDDAT PURA" (traduction proposée : "Que la source pure des muses (l'Hippocrène) rende l'impur pur, plus pur, tout en souillant ses eaux que l'onde pure ". La cariatide de gauche est détruite, celle de droite est ornée d'une tête d'homme. De chaque côté de la fontaine, deux larges médaillons, à gauche : Galba, à droite : Constantin.

    p. 10

    A une petite distance de la fontaine s'étend un vaste bassin.

    La nymphée est encore fort bien conservée, sauf quelques effritements de la pierre et les modifications apportées par les Trappistines pour la convertir en oratoire. Exposée au nord, abritée par d'épais bosquets, ombragée de beaux arbres, au milieu desquels on a disposé une éclaircie qui permet d'admirer un merveilleux point de vue sur tout le vallon de Gorge de Loup, les collines boisées de Saint-Didier, de Saint-Cyr et le dôme du Mont-Cindre.

    p. 16

    Juste Zinzerling, connu sous le nom de Jodocus Sincerus, a laissé des relations de voyages faits au commencement du XVIIe siècle [entre 1610 et 1618] en France et dans les pays voisins. Il raconte que : "Dans les environs [de la Duchère et de la Claire] se trouve une maison de campagne appartenant à un marchand et appelée "la Gorge du Loup". On y voit plusieurs jets d'eau, l'un desquels est formé d'une tête de méduse qui rejette l'eau par cinq tuyaux différents." Peu d'années après, un autre voyageur allemand, Abraham Golnitz, nous dépeint à peu près dans les mêmes termes la fontaine de Gorge de Loup en ajoutant : "Plusieurs tuyaux dont le principal a fait donner à cette propriété, à cause de la forme qu'il présente, le nom sous lequel elle est connue, distribue l'eau de tous les côtés".

    p. 16

    note 1 : Golnitz donne à entendre que la dénomination de Gorge-de-Loup viendrait d'un tuyau de la fontaine en forme de gueule de loup. Il n'en est rien, car des documents du XVe siècle nous montrent que l'appellation de Gorge-de-Loup ou Bouche-de-Loup était déjà usitée.

    p. 18

    D'après la succession non interrompue des actes ou pièces de transmission, depuis le XVIe siècle jusqu'en 1904, on peut considérer que Jean-François Bini fut le créateur de la villa.

    Jean-François Bini (Biny, Byny, Byni), qualifié de marchand florentin et aussi de banquier d'expédition de Rome ..., vivait à Lyon dans la seconde moitié du XVIe siècle. Il était associé avec son frère Pierre ...

    p. 19

    Sa situation de fortune devait être florissante car nous le voyons acquérir coup sur coup des prés, des terres, des vignes à Gorge-de-Loup, "plus il tient aud... lieu une belle maison qu'il a bastie de neuf contenant plusieurs membres."

    Nous ignorons l'époque exacte des acquisitions et des constructions de Bini, les inscriptions du livre des nommées n'étant point datées. Mais en se reportant à la cote du registre qui va de 1515 à 1538, on peut en conclure qu'elles ont eu lieu entre ces deux années extrêmes ...

    Claude Servain, vigneron et jardinier au faubourg de Vaise, dit que "Jean-François Biny a tenu ledict tènement de Gorge-de-Loup, à présent ledict Bullion ... et que ledict lieu de Gorge-de-Loup s'appelait Bouche-de-Loup ... Avant Biny tenu par un nommé le Rousseau qui était orfèvre."

    Antoine Digny, notaire, demeurant à Lyon rapporte que : "Le tènement appelé Gorge-de-Loup, lequel il a autrefois vu en hermage et appelé Bouche-de-Loup, depuis occupé par un nommé François Biny, banquier d'expédition de Rome, demeurant à Lyon ...qui avait fait faire les bâtiments qui y sont à présent somptueusement et magnifiquement comme ils sont de présent..."

    Guillaume Bertholon, natif de Grézieu-la-Varenne, demeurant depuis trente ans passés à Tassin "a vu Jean-François Bigny qui fit bastir les édifices somptueux ... au territoire qu'il a ouï appelé du Vivier, constituant en terres, vignes, prés, bois et fontayne au susdict lieu de Gorge-de-Loup."

    Jehan Montalan, tonnelier, natif de Riverie, demeurant à Lyon, dit que "Biny a fait bastir et construire ladicte maison de plaisir..."

    [Le 18 décembre 1593, Alexandre de Rancé dit de Gleteins, chanoine et sacristain de l'église collégiale de Saint-Paul devint propriétaire du domaine]. [Il] prit en affection sa villa de Gorge-de-Loup et y fit exécuter d'importants travaux. Le 15 décembre 1594, il avait passé devant Darbeyron, notaire, un prix fait avec Pierre Jaillet, fontainier, et Olivier Clerc, son compagnon, pour la construction d'une fontaine. [La fontaine est achevée au plus tard le 17 juillet 1595]. Or sur un plan de 1591, la grande fontaine figure déjà.

    p. 26

    Je [Léon Galle] suis porté à admettre que Gleteins ne fit exécuter qu'une simple réfection de la fontaine, réfection ayant nécessité une canalisation des voûtes, des tuyautages assez considérables dans le but d'augmenter le volume d'eau.

    Le 6 juin 1595, [Alexandre de Gleteins] passe un accord avec Benoist Maillet et Pierre Chastelet, pour lui livrer des pierres taillées, fouillées, destinées à un portail ; ces pierres doivent être tirées de Saint-Germain-au Mont-d'Or où ces deux ouvriers sont établis. Ils conviennent de livrer ce travail fin 1595, au port Mouton d'où M. de Gleteins les fera transporter à son tènement de Gorge-de-Loup.

    p. 32

    Le domaine doit être morcelé, divisé en petit clos pour la construction d'habitations ville et campagne ; le couvent sera démoli ou converti en usine. La jolie fontaine est déjà dépouillée de ses médaillons ...

    Lyon, 15 mars 1905

Références documentaires

Documents figurés
  • Arch. dép. Rhône. G 12. Plan cavalier de Gorge de Loup et de Champvert dressé par Bertin Ramus et Jean Perrissin, 1591

  • GALLE, Léon. La villa d'un marchand florentin du XVIe siècle à Gorge de Loup près de Lyon. Lyon : Revue d'histoire de Lyon, A. Rey et Cie Editeurs, 1906. Dessin, 1905

    AC Lyon : 305 210
  • GALLE, Léon. La villa d'un marchand florentin du XVIe siècle à Gorge de Loup près de Lyon. Lyon : Revue d'histoire de Lyon, A. Rey et Cie Editeurs, 1906. Photographie

    AC Lyon : 305 210
  • GALLE, Léon. La villa d'un marchand florentin du XVIe siècle à Gorge de Loup près de Lyon. Lyon : Revue d'histoire de Lyon, A. Rey et Cie Editeurs, 1906. Dessin

    AC Lyon : 305 210
  • GALLE, Léon. La villa d'un marchand florentin du XVIe siècle à Gorge de Loup près de Lyon. Lyon : Revue d'histoire de Lyon, A. Rey et Cie Editeurs, 1906. Dessin, 1904

    AC Lyon : 305 210
Bibliographie
  • AUDIN, Marius, VIAL, Eugène. Dictionnaire des artistes et ouvriers d'art de la France, Lyonnais. Paris : Bibliothèque d'Art et d'Archéologie, 1918. 2 vol. 891 p. ; 25 cm.

    t.2, p. 108, 151
  • GALLE, Léon. La villa d'un marchand florentin du XVIe siècle à Gorge de Loup près de Lyon. Lyon : Revue d'histoire de Lyon, A. Rey et Cie Editeurs, 1906. 32 p. : ill. ; cm

  • MARTIN, Jean-Baptiste. Histoire des églises et chapelles de Lyon. Lyon : H. Lardanchet, 1908-1909. 2 vol., XXVI-372 p.-[5] f. de pl. : ill., 499 p.-[5] f. de pl. : ill. ; 33 cm

    t. 1, p. 112-116
  • MAYNARD, Louis. Dictionnaire de lyonnaiseries. Lyon : chez l'auteur, 1932. 4 vol. 1538 p., fig. ; 27 cm.

    t. 1, p. 367, t. 2, p. 283
  • TALLON, Clément. Notice sur le prieuré des dames trappistines de Lyon (Vaise), diocèse de Lyon (primat des Gaules). Paris : impr. de Paul Dupont, 1855. 15 p. : ill. ; 17 cm

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