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Forge du Villaret ou Taillanderie du Villaret

Dossier IA74001048 inclus dans Paysage du bassin-versant du Fier réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiéesforge, maison
Dénominationsforge
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Faverges
HydrographiesRuisseau de Montmin le), Lac d'Annecy
AdresseCommune : Faverges
Lieu-dit : le Villaret
Adresse : 409 route de
La Fontaine
Cadastre : 0F 9 9, 918

Au hameau du Villaret dans la commune de Faverges, une fonderie de fer est mentionnée dès 1405, le forgeron Jacques Dumoulin est indiqué comme travaillant en ces lieux. Une reconnaissance du 26 mai 1497 envers Philippe duc de Savoie par Jacques de Inteninge de Chatillon sur Cluses mentionne aussi la présence d´un martinet en bordure de la rivière du Saint-Ruph. Son fils, Jean de Inteninge récupère les biens familiaux dès 1528. A cette date, Guillaume feu Antoine Beruardi du Villaret y travaille comme ferrier. Certaines sources mentionnent qu´ils auraient reçu des subventions ducales. La famille Raucaz habitant au Villaret reprend l´activité dans le site après une période de troubles. Se succèdent à la tête de la taillanderie entre 1638 et 1685, le ferrier Louis Raucaz et son fils Claude maître fondeur de fer. En 1743, plusieurs sources d´archives mentionnent que leurs descendants fondent, avec l´aide de trois ouvriers, dans leur martinet du Villaret, deux charges de fer en une journée en 1753. La grande et la petite forge produisent entre 1758 et 1777 : 250 quintaux de fer par an. En 1810, la grosse forge sert à réduire la fonte soit en gueuse ou en fer et la petite à convertir le fer forgé en instruments agricoles grâce à un martinet actionné par une roue hydraulique. A cette date, un autre Raucaz exploite lui aussi un martinet avec deux petites forges. L´ancien site artisanal est vendu au Comte de Villette qui fait fonctionner le site jusqu´en 1881. En 1897, la famille Raucaz du Villaret rachète la forge et le martinet, inactifs à cette époque, en vue de déblayer l´étang qui lui servirait de réservoir régulateur pour alimenter la centrale hydroélectrique et la scierie qu´il possède à 623 mètres en aval, au lieu de la Curiale. A cette époque, l´usine est alimentée par ce bassin qui dispose d´une prise d´eau en béton de ciment traversant le ruisseau du Saint-Ruph. Ce gestionnaire souhaite poser une nouvelle canalisation de 62 mètres le long du Saint-Ruph pour alimenter une centrale hydroélectrique qu´il projette de faire construire dans la forge mais un procès l´opposant à M. Gourd directeur des Soieries de Faverges ne permet pas d´utiliser le réservoir d´eau du Villaret pour alimenter la centrale hydroélectrique de la Curiale. La centrale hydroélectrique du Villaret est détruite en 1918.

Période(s)Principale : 1er quart 15e siècle
Dates1405, daté par source
1497
1685
1810
1897
1918

Le torrent du Saint Ruph, l´un des principaux affluents qui alimente le Lac d´ Annecy, prend sa source au coeur du massif des Bauges, au col d´Orgeval, à 1758 mètres d´altitude, à la limite des départements de Savoie et de Haute-Savoie. Il coule sur plus de dix kilomètres suivant un axe sud-ouest, nord-est avant de rejoindre la commune de Faverges. A partir de cette ville, ce torrent change de nom et s´appelle l´Eau morte ou la Glière pour se jeter dix kilomètres plus loin dans le lac d´Annecy. Le hameau du Villaret borde la rive gauche du torrent du Saint-Ruph. Situé en aval de la confluence formée par la rencontre de cette rivière avec ses affluents, le hameau descend dans une gorge encaissée dont l´ancienne forge constitue le verrou côté rivière. Fermant, le village du Villaret à l´est, la route du Pas du Vieux Pont conduit au pont faisant face à un premier pont situé 56 mètres en aval. Ces deux axes font communiquer le centre du hameau situé rive droite, avec la route du Villaret en rive gauche. La propriété de l´artifice se trouve au pied du vieux pont, elle termine la pente des coteaux agricoles à l´est mais butte côté rivière sur un canyon, si bien que la route du Villaret, sur l´autre rive, domine l´ensemble du complexe. Sur une parcelle de 897 m². Le bâtiment de la fonderie ne comprend qu´un étage sous comble. Situé en fond parcelle, le bâtiment de plan carré est précédé par un petit jardin attenant à la route du Pas du Vieux Pont. Coiffé d´un toit à deux pans, l´édifice dispose sur sa façade de deux travées avec baies et portes dévolues au logement, pour accéder à l´atelier, il faut passer par la porte du mur gouttereau nord. Réalisés en pierre, les murs comportent, à certains endroits, de l´enduit. Un étage sous comble aménagé récemment a permis d´agrandir la surface de ce petit espace. Des deux anciennes prises d´eau, il ne reste que quelques vestiges en amont du moulin vers le détroit des trois rivières, ainsi les maçonneries de l´ancienne canalisation sont visibles sur la rive droite du torrent Saint-Ruph. Le bassin a été comblé par le jardin.

Murspierre
enduit
Plansplan régulier, plan régulier en L
Étages1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans
Énergiesénergie hydraulique
États conservationsremanié

Au regard du PLU de Faverges, ce site se trouve en zone Uh, ce vocable désigne le centre d'un hameau se trouvant aux franges d'une centre ville. Il s'agit essentiellement dans un ancien bourg urbanisé dans sa périphérie par une zone pavillonaire.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie : 2 O 978 Adjudication de l´éclairage des rues et places publiques 1869-1887.

  • AD Haute-Savoie : 2 O 978 Exhaussement de la digue du Crêtet. 1879.

  • AD Haute-Savoie : 2 O 978 : Projet de construction de digues en aval du pont d´Englennaz sur le torrent de Saint-Ruph. 1884.

  • AD Haute-Savoie : 2 O 978 Exhaussement du barrage sous Glaise. 1888.

  • AD Haute-Savoie : 6 S 77. Construction d´un barrage de prise d´eau dans le torrent de Saint-Ruph pour mettre en mouvement les artifices d´une usine destinée à l´éclairage électrique de la ville de Faverges par M. Dumont Pierre. 1892.

  • AD Haute-Savoie : 6 S 77 Barrage de prise d´eau dans le torrent du Saint-Ruph pour amener la conduite forcée en ciment, la force destinée à actionner une dynamo pour la production de l´éclairage électrique de la ville de Faverges par M. Sicaud. n.p.

  • AD Haute-Savoie : 2 O 978 Traité de concession pour la distribution électrique. 1892-1905.

  • AD Haute-Savoie : 6 S 77. Réparation du bief des usines de Faverges pour protéger les caves à la Curiale de M. Chevrier Fernand, distillateur. 1924

  • AD Haute-Savoie : 2 O 978 Renforcement des digues de protection de Faverges et du hameau d´Englennaz. 1917.

  • AD Haute-Savoie : 2 O 978 Reconstruction d´une passerelle sur le torrent de Saint-Ruph. 1928.

  • AD Haute-Savoie : 2 O 978 Reprise de la concession par la société des Forces du Fier : cahier des charges, relèvements de tarifs 1915.

  • AD Haute-Savoie : 2 O 978 Extension de la concession pour l´électrification des hameaux, avenant au cahier des charges, plan, décompte de travaux 1925-1933.

Documents figurés
  • Cadastre 2011, Conseil général de la Haute-Savoie/ Direction des Affaires Culturelles/ SIG/ BDORTHO® - BDCARTO® - © IGN - copie et reproduction interditesPlan

    CAH Haute-Savoie
Bibliographie
  • CHAIZE, Les maîtres de forge en Bauges. dans L'Histoire en Savoie, n°129. Chambéry : SSHA, 1998.

  • Garioud N, Histoire et archéologie des mines de fer et des installations métallurgiques du massif des Bauges, Antiquité - milieu XIXe siècle. Grenoble : Université Pierre Mendès-France, 1997.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Assemblée des Pays de Savoie © Assemblée des Pays de Savoie - Mahfoudi Samir