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Fiche

Destinationsimmeuble à logements
Parties constituantes non étudiéescour
Dénominationsimmeuble à logements
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 4e
Lieu-dit : Croix-Rousse
Adresse : 34 grande rue de la
Croix-Rousse
Cadastre : 2012 AS 112 Section et numéro du cadastre ancien : Section C de Saint-Clair n° 160-160 bis ; 2012 AS 181 Section et numéro du cadastre ancien : Section C de Saint-Clair n° 160-160 bis

La parcelle faisait partie d’un vaste domaine qui appartenait dès 1485 à Claude Paquelet. Ce domaine s’étendait entre la rue d’Ivry, la Grande rue de la Croix-Rousse, la rue Janin et la rue des Gloriettes. Autour de 1550, il est morcelé une première fois par Marie Peyrat, belle-fille de Claude Paquelet. Celle-ci décide de vendre les terrains nord longeant la Grande rue de la Croix-Rousse. Il s’agit de la première phase de lotissement de la Grande rue de la Croix-Rousse qui se déroule au cours du troisième quart du XVIe siècle. Concernant la partie sud de la Grande rue de la Croix-Rousse, il faut attendre le troisième quart du XVIIe siècle pour qu’Yzabeau Marlhet, descendante de la famille Paquelet, décide de vendre les terrains sur la partie sud de la Grande rue. Il s’agit de la deuxième phase de lotissement de la Grande rue de la Croix-Rousse qui s’effectue à partir de 1663. L’Historique des propriétés et maisons de la Croix-Rousse de 1350 à 1790, de Joseph Pointet mentionne qu’en 1668 Louis Bicornet, jardinier demeurant à la Croix-Rousse, achète la parcelle. Lors d’une reconnaissance de propriété de 1674, il est mentionné que Madame Marlhet a conservé la partie sud du terrain afin d’établir une allée permettant de desservir son clos depuis la Grande rue de la Croix-Rousse. L’emplacement de cette ancienne allée correspond aujourd’hui à la parcelle du n° 32 Grande rue de la Croix-Rousse. En 1675, une reconnaissance décrit une première fois la propriété de Monsieur Bicornet consistant en une maison avec cour. D’après le Petit Guide des architectures en pisé à Lyon de Dorothée Alex, la maison actuelle aurait été construite au cours du XVIIIe siècle par François Cointeraux qui décrit le bâtiment dans une de ses publication intitulée L’école d’architecture rurale, ou Leçons par lesquelles on apprendra soi-même à bâtir solidement les maisons de plusieurs étages avec la terre seule ou autres matériaux les plus communs et de plus vil prix. L’immeuble accueille aujourd’hui une parfumerie au rez-de-chaussée et les étages sont occupés par des logements.

Période(s)Principale : 18e siècle
Dates

L’immeuble présente deux étages et deux travées. Le rez-de-chaussée est de plain-pied et est composé de travées rectangulaires. Une devanture de magasin en bois masque une grande partie du rez-de-chaussée

Les baies sont rectangulaires et de hauteur dégressive. Les appuis sont saillants, sauf au premier étage. Le trumeau est large et sans décor. Les fenêtres sont homogènes et présentent des persiennes en métal. L’enduit de la façade est en très mauvais état, de même que la corniche en bois. L’absence d’enduit sur une petite partie de la façade, laisse apparaître la structure en pisé.

La porte d’entrée se situe à gauche de l’axe médian de la façade. Il s’agit d’une porte piétonne récente en bois avec une petite imposte avec un arc segmentaire. La porte est à un battant avec tables affleurées. Une clef pendante et passante figure au niveau de l’encadrement de la porte. L’allée et l’escalier sont communs avec le n° 32 Grande rue de la Croix-Rousse et sont en très mauvais état. L’allée présente un plafond à solives apparentes, un sol en ciment et des murs en maçonnerie de pierre apparente. Elle est large et adopte une forme de L. L’emplacement d’un ancien puits est encore visible au niveau du départ de l’escalier. Celui-ci est dans-œuvre et est parallèle à la rue. Il est tournant avec main courante en bois. Le départ de la main courante de l’escalier menant au deuxième étage présente un décor sculpté. Le palier du premier étage dessert deux appartements et celui du deuxième étage en dessert trois. Les portes palières sont hétérogènes. L’éclairage de la cage d’escalier s’effectue par un vasistas sur le toit. L’escalier et les paliers sont en bois.

L’arrière de la parcelle est privé. L’accès s’effectue par une porte située au bout de l’allée. Celle-ci dessert un bâtiment sur cour consistant en une habitation privée, et une cour.

Murspisé pan de bois enduit
Toittuile mécanique
Étages2 étages carrés
Couvrements
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant

États conservationsmauvais état
Statut de la propriétépropriété privée
Protectionsédifice non protégé

Références documentaires

Documents d'archives
  • 3 WP 027 1 à 3 WP 061 : Registres de recensements de la population de la commune de la Croix-Rousse, 1825-1900.

    AC Lyon
  • 3 P 138/168 : Etats de sections des propriétés non bâties et bâties : Section C dite de Saint-Clair, 20 octobre 1828.

    AD Rhône
  • 1 C 316 1 et 2 : POINTET Joseph, Historique des propriétés et maisons de la Croix-Rousse de 1350 à 1790, 1926.

    AC Lyon
Bibliographie
  • ALEX Dorothée, Petit Guide des architectures en pisé à Lyon, ENSAL, 2010-2011, p. 46.

  • COINTERAUX, François. L'école d'architecture rurale, ou Leçons par lesquelles on apprendra soi-même à bâtir solidement les maisons de plusieurs étages avec la terre seule ou autres matériaux les plus communs et de plus vil prix. Paris, 1790, 52 p. ; Lyon : Ecole d'architecture rurale, 1796, in-8°, 110 p.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Madjar Sandrine - Halitim-Dubois Nadine