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Lycée de jeunes filles actuellement école primaire municipale et bureaux

Dossier IA38000848 réalisé en 2006

Fiche

Destinationsbureau
Dénominationslycée
Aire d'étude et cantonVienne patrimoine industriel - Vienne
Hydrographiesla Gère
AdresseCommune : Vienne
Lieu-dit : Vallée de la Gère
Adresse : 8 place, Saint-Louis , 2, 4 rue
André Colombier
Cadastre : 2005 AN 189

Cet édifice faisait parti de l'ensemble de l'abbaye Saint-André-le-bas, qui marque le point de liaison entre le centre ville et le début de la vallée de Gère. On se situait donc dans la ville intra muros.Selon Renée Bony, cette abbaye a été construite au VIème siècle sur d'anciennes fondations romaines. Elle a été restaurée au IXème et Xème siècle ainsi qu'au XIIème. Elle a été vendue comme bien national en 1791.Sur le plan de 1809, représentant les bâtiments du chapitre de Saint-André-le-bas tels qu'ils se comportaient lors de leur vente comme biens nationaux les 3 et 18 juillet 1791, la forme de la parcelle est différente. On entrait dans le domaine par l'est. Un grand portal s'ouvrant sur la place Modène (actuelle place Aristide Briand) donnait sur une cour longitudinale. Au nord de cette cour étaient situées des écuries. En dessous, s'étendait une cave voûtée, en bon état, avec une entrée sur la petite rue Ecorcheboeuf. Ces communs étaient alors en location à des particuliers.On entrait ensuite dans un bâtiment situé en face du grand portail par une allée voûtée. Celle-ci amenait à une chapelle au sud, à une remise au nord et au cloitre à l'ouest.De ce cloitre, on allait à l'église au sud ou à une terrasse dont la terre est soutenue par des murs au nord.L'édifice dont il s'agit ici a sans doute été construit après la vente de 1791 sur l'emplacement des anciennes écuries et en prenant du terrain sur la voie publique. Il a été donc construit entre 1791 et 1824 et aligné en suivant les indications du plan d'alignement de 1785 concernant le quartier Cuvière. Sur le cadastre napoléonien, les parcelles sont référencées aux n°16 et 17, section H.En 1875, François Raymond attribue ce lieu à la propriété de Rozier Jean Louis, coiffeur et à Domer Jean Baptiste et Guillaume, limonadiers.Il a été transformé en lycée de jeunes filles en 1930, ce qui a donné lieu à des réaménagements intérieurs. Il a été ensuite réaménagé en école primaire municipale et en bureaux.

Période(s)Principale : limite 18e siècle 19e siècle

Cet ancien lycée de jeunes filles situé côté rive gauche de la Gère, à l'ouest de la place Saint Louis, est bordé à l'est par la rue André Colombier. Il forme un grand ensemble de plusieurs bâtiments organisés autour d'une cour centrale intérieure, et qui remontent jusqu'au centre ville au sud. Le bâtiment en forme de L qui ferme la cour au nord-est, présente sa façade la plus longue sur la rue André Colombier. Cette construction de quatre niveaux étant située sur un terrain dénivelé, le premier niveau donnant sur la place au nord est en partie enterré au sud, et le deuxième niveau où se situe la cour intérieure est de plain-pied sur l'arrière du bâtiment. Les deux ailes de ce bâtiment sont couvertes par des toitures à deux et trois versants portées par des charpentes en bois et couvertes de tuiles canal. Les avant-toit sont fermés sur toutes les façades par une grande corniche en adoucissement (formant une scotie). La façade est, donnant sur la rue André Colombier, mesure environ quarante mètres de longueur, et est percée à son extrémité sSud d'un grand porche à deux vantaux permettant de pénétrer dans la cour intérieure. Celui-ci est flanqué à gauche d'une porte piétonne à un vantail en bois et surmontée d'une imposte métallique portant les initiales AB, et à droite d'une seconde porte piétonne, à deux vantaux en bois, encadrée de pilastres engagés et couronnée d'un tympan portant l'inscription ENTRÉE. Les trois ouvertures sont surmontées de la même corniche. Un seul niveau couvre le passage du porche. Il est éclairé sur la rue par deux baies rectangulaires à chambranle renfoncé et appui saillant mouluré (éléments que l'on retrouve sur absolument toutes les baies du bâtiment), et couronnées d'une corniche. La fenêtre de gauche est plus étroite, comme occultée à moitié par le corps de bâtiment voisin qui vient s'accoter à la façade. L'avant-toit de ce passage couvert est fermé d'une corniche à modillons. Le reste de cette façade est est composé de neuf travées, dont la première correspond à l'entrée piétonne décrite ci-dessus. Cette porte qui donne sur une cage d'escalier, est surmontée de deux baies rectangulaires et d'une petite fenêtre à arc segmentaire.Les cinq travées suivantes comportent chacune :un premier niveau aveugle et décoré d'un soubassement à cimaise qui suit la pente de la rue par palier ; de deux fenêtres rectangulaires aux niveaux 2 et 3 ; d'une baie barlongue à arc segmentaire au niveau 4. Les trois dernières travées au nord, sont quasi identiques, à l'exception du premier niveau qui est percé de baies barlongues à arc segmentaire et décoré d'un parement à bossages continus en table, couronné d'une corniche.L'angle nord de cette façade est adoucie par le décor d'une fausse colonne engagée. La façade nord, qui donne sur la place Saint-Louis et mesure environ vingt mètres de longueur, se compose de six travées, réunies en deux groupes de trois. Le rez-de-chaussée prolonge le même décor à bossages que sur la façade est, et est percé de trois baies à arc segmentaire identiques. Deux grandes ouvertures rectangulaires (un porche et une fenêtre) occupent également ce premier niveau.Les niveaux 2 et 3, sont éclairés par des baies rectangulaires couronnées d'une corniche à modillons, tandis que le niveau 4 est éclairé de baies à arc segmentaire, chacune encadrée de deux grands modillons décoratifs. Un bandeau filant mouluré relie les baies entre elles au niveau de ces modillons. L'entrée principale de cet ensemble architectural se fait en haut de la rue André Colombier, par un grand porche décrit ci-dessus.Les façades donnant sur cette cour intérieure ne comportent que trois niveaux.La plus grande, orientée à l'ouest se compose de six travées.Son rez-de-chaussée est percé de deux fenêtres rectangulaires et de cinq portes piétonnes dont une à gauche est protégée d'une marquise. L'entrée la plus à droite ouvre sur un bel escalier en pierre suspendu, avec rampe métallique, à deux volées droites et repos formant retour. La cage d'escalier est éclairée par une travée de baies donnant sur la rue à l'est. Les étages sont éclairés par le même type de baies que l'on retrouve sur les autres façades : des fenêtres rectangulaires au premier étage et des baies barlongues à arc segmentaire, encadrées de gros modillons, au deuxième étage.La façade orientée au sud, ne comporte que trois travées.Le rez-de-chaussée est éclairé par deux baies rectangulaires presque deux fois plus larges que celles des autres façades. Une troisième baie identique a été semble-t-il remaniée pour y installer une porte piétonne. Celle-ci donne sur un escalier identique à celui décrit précédemment, bien qu'un peu plus petit. Il est éclairé par une travée de baies donnant sur la place Saint Louis.Les fenêtres du premier étage reprennent le même vocabulaire que pour les autres façades, mais celles du second étage divergent. En effet, il ne s'agit plus de baies à arc segmentaire, mais de deux fenêtres rectangulaires hautes et étroites jumelées, qui occupent les deux travées des extrémités de la façade. L'homogénéité de l'ensemble est conservée par les modillons qui encadrent ces deux groupes, et le bandeau filant mouluré que l'on retrouve sur toutes les façades. Les deux ailes de se bâtiment en L, sont couvertes par des toitures à deux et trois versants portées par des charpentes en bois et couvertes de tuiles canal. Les avant-toit sont fermés sur toutes les façades par une grande corniche en adoucissement (formant une scotie).

État de conservationbon état

Lycée de jeunes filles réaménagé en école primaire municipale et bureaux : Police municipale maison des sociétés et service des sports.

Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan napoléonien, échelle : 1/2500ème, services techniques, Mairie de Vienne 1824

Bibliographie
  • RAYMOND, F., Plan général d'alignement à parcelles fermées de la ville de Vienne, accompagné de son index de noms, échelle 1/2000, CREAM, 1875 RAYMOND, F., Plan dressé par le géomètre soussigné, échelle 1/2000, CREAM, 1891

  • BONY, R., Urbanisme à Vienne du XVIème au XVIIIème siècle, thèse d'histoire de l'art, sous la direction de Mr Ternois, Université Lyon II 1985 Plan d'alignement du quartier Cuvière 1785

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