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Moulin des Sauts dit Scierie Bouvard

Dossier IA74000991 inclus dans Paysage du bassin-versant du Fier réalisé en 2010

Fiche

En 1863 les graviers qui étaient retenus par le barrage ont lessivé le sol et ont laissé apparaître les bancs de molasse sur lesquels reposaient les fondations du pont. Suite à cet accident, Monsieur Bouvard ne souhaite pas reconstruire son barrage à l´identique car le coût des travaux serait trop important. En raison de la hauteur du barrage projeté. Il décide alors de reporter cet ouvrage à 60 mètres en amont du pont. Afin de faciliter l´écoulement du bief, Monsieur Bouvard a commencé en 1863 à ouvrir son canal d´amenée sur la berge de la propriété de Monsieur Délétraz en remettant dans le torrent les débris et les blocs. La commune craint alors que cet encombrement du cours d´eau menace directement le pont et décide d´obliger le scieur à reconstruire son barrage qui était antérieur au pont. Monsieur Bouvard soumet donc aux autorités, une nouvelle demande pour l´édification d´un nouveau barrage.

La retenue d´eau de l´usine détruite par une crue de septembre 1863 était formée d´un barrage en pierre et charpente établi à 14 mètres en aval de l´ancien pont des Sauts. Sa longueur était de 25 mètres environ. La vanne de prise d´eau accolée à cet ouvrage avait une largeur de 85 centimètres et son seuil se trouvait à 50 centimètre en contrebas du couronnement du barrage.

En 1878, après une nouvelle crue qui emporte le barrage, M. Bouvard demande alors aux autorités de reporter sa prise d´eau à environ 220 mètres environ en amont de l´ancienne, soit à 280 mètres du pont des Sauts. Il décide alors d´ouvrir un canal d´amenée au travers la roche. Ce nouvel ouvrage doit capter les eaux du torrent sans construire un nouveau barrage sur le lit de la rivière. De simples rigoles et des bourrelets mobiles doivent alors diriger les eaux dans la dérivation creusée sur la propriété de Mme Jeannette Granchamp dans la commune des Ollières. En 1904, le nouveau propriétaire de la scierie, M. Tissot Louis demande une nouvelle fois l'autorisation de reconstruire le barrage alimentant le bief de son usine sur le torrent de la Fillière. Le nouveau barrage est établi à 84 mètres en amont du pont des sauts pour alimenter l'ancien bief car les rigoles ne sont plus efficaces.

Parties constituantes non étudiéesbarrage
Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Thorens-Glières
Hydrographiesla), Fier Supérieur Fillière
AdresseCommune : Les Ollières
Lieu-dit : les Sauts
Adresse : route de
Créman
Cadastre : AD 1 2, 113, 114, 120, 121, 122, 123

En 1863, un conflit oppose Monsieur le Maire de la commune des Ollières à Monsieur Bouvard François meunier propriétaire d´un moulin au lieu des Sauts sur la commune des Ollières en bordure de la rivière de la Fillière. Monsieur le Maire craint pour les fondations du pont des Sauts qui enjambe ladite rivière et refuse que Monsieur Bouvard réalise de nouveaux travaux sur la rive gauche du torrent de la Fillière qui pourraient endommager les fondations du pont. L´ancienne scierie Bouvard était située sur la rive gauche de la Fillière à 60 mètres en aval du pont des Sauts. Le barrage de retenue de cette usine qui était établi à dix mètres en aval de ce pont et qui avait une hauteur de 6 mètres a été emporté par les crues survenues en septembre 1863. En conséquence les graviers qui étaient retenus par le barrage ont lessivé le sol et ont laissé apparaître les bancs de molasse sur lesquels reposaient les fondations du pont. Suite à cet accident, Monsieur Bouvard ne souhaite pas reconstruire son barrage à l´identique car le coût des travaux serait trop important. En en raison de la hauteur du barrage projeté. Il décide alors de reporter cet ouvrage à 60 mètres en amont du pont. Afin de faciliter l´écoulement du bief, Monsieur Bouvard a commencé en 1863 à ouvrir son canal d´amenée sur la berge de la propriété de Monsieur Délétraz en remettant dans le torrent les débris et les blocs. La commune craint alors que cet encombrement du cours d´eau menace directement le pont et décide d´obliger le scieur à reconstruire son barrage qui était antérieur au pont. Monsieur Bouvard soumet donc aux autorités une nouvelle demande pour l´édification d´un nouveau barrage. Par un règlement d´eau du 28 juillet 1863, Monsieur Bouvard François est donc autorisé à reconstruire son barrage et sa prise d´eau. Et par arrêté préfectoral du 1er octobre 1864, Monsieur Bouvard François est autorisé à maintenir l´activité de son moulin sur la concession qu´il dispose le long de la Fillière. Le barrage du moulin est alors fixé à 73 mètres 50 en amont du pont des Sauts. En 1878, le barrage du moulin de Monsieur Bouvard Jules est à nouveau emporté par les crues de la Fillières à deux reprises. Il demande alors aux autorités de reporter sa prise d´eau à environ 220 mètres environ en amont de l´ancienne, soit à 280 mètres du pont des Sauts. Il décide alors d´ouvrir un canal d´amenée au travers de la roche. Ce nouvel ouvrage doit capter les eaux du torrent sans construire un nouveau barrage sur le lit de la rivière. De simples rigoles et des bourrelets mobiles doivent alors diriger les eaux dans la dérivation creusée sur la propriété de Mme Jeannette Granchamp dans la commune des Ollières. En 1904, le nouveau propriétaire de la scierie, M. Tissot Louis demande une nouvelle fois l'autorisation de reconstruire le barrage alimentant le bief de son usine sur le torrent de la Fillière. Le nouveau barrage est établi à 84 mètres en amont du pont des sauts pour alimenter l'ancien bief car les rigoles ne sont plus efficaces. En 1906, la scierie du pont des Sauts appartenant à Monsieur Tissot Louis comporte une chute en eaux moyennes d´une hauteur de 4 mètres pour un débit moyen de 370 litres par seconde. Les moteurs hydrauliques de la scierie à bois fournissent alors une puissance de 15 chevaux-vapeur.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Dates1806, daté par source

L´usine de M. Bouvard connue sous le nom des moulins des Sauts se composait en 1864 de trois paires de meules, elle était située sur la rive gauche du torrent de la Fillière à 80 mètres en aval du pont des Sauts dans la commune des Ollières. En cet endroit, le torrent a une pente qui dépasse 0 m 15, il coule entre les deux berges escarpées fermées en grande partie par les bancs de molasse en limite des communes des Ollières et de Saint Martin de Bellevue. La première usine située à l´amont est à plus de 1200 mètres : les moulins des Aimes sur la commune de Charvonnex et celle à l´aval à plus de 600 mètres : il s´agit des moulins du pont de Villaz. En 2010, il reste une partie du barrage : la crête enjambe toujours les deux rives de la Fillière. Le canal d´amenée qui existe en partie est creusé dans la molasse. La partie en bois de l´aqueduc aérien a disparu. Les trois vannes motrices placées à proximité du moulin avaient chacune une largeur de 58 centimètres pour une hauteur de 32 centimètres. L´emplacement du canal d´amenée et des vannes motrices est signifié par des encoches dans le sol. De l´ancienne scierie, il ne reste que des traces comme les massifs du barrage reconstruit en 1863, un partie du canal d´amenée creusé dans la roche et une série d´encoches dans les bancs de molasse côté rive gauche de la Fillière, témoignant de l´emplacement de l´ancien aqueduc en bois. Les soubassements en pierre de taille indiquent l´emplacement des roues du moulin mais les diverses crues de la Fillières a emporté le bâtiment et les éléments de machinerie.

Murspierre
Plansplan carré régulier
Étagesen rez-de-chaussée
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Énergiesénergie hydraulique
États conservationsdétruit, envahi par la végétation, vestiges

Le bâtiment est en zone N. Le bâtiment est en ruine et il reste les fondations du barrage et du canal d'amenée.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie : 6 S 226. Demande d'autorisation pour la reconstruction d'un barrage de M Bouvard François pétitionnaire, 1863

  • AD Haute-Savoie : 6 S 127. Demande d'autorisation pour la reconstruction du barrage de prise d'eau dans le torrent de la Fillière et maintien du moulin des Sauts destiné à la mouture des grains de M Bouvard François, 1864

  • AD Haute-Savoie : 6 S 226. Demande d'autorisation pour la reconstruction du canal d'amenée du moulin de M Bouvard Jules pétitionnaire, 1878

  • AD Haute-Savoie : 6 S 156. Demande en autorisation pour la construction d'un barrage de prise d'eau dans le torrent de la Fillière en amont du pont dit des Sauts pour la mise en feu d'une scierie hydraulique de M Tissot Louis, 1904

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