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Moulins aux Vignes de la Combe puis Taillanderie Bertholio puis Martinet Bertholiot et Scierie Laperrière

Dossier IA74001076 inclus dans Paysage du bassin-versant du Fier réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiéeslogement, bief, scierie, remise, lavoir
Dénominationsmartinet
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Faverges
Hydrographiesle), Lac d'Annecy Torrent de l'Ire
AdresseCommune : Doussard
Lieu-dit : Vignes de la Combe
Adresse : 410 route du
Moulin
Cadastre : 0B 1 76, 1877, 1018, 1693, 2620, 1017, 2623, 1016, 2622, 2624, 1013, 1011, 1012, 1010,

Le massif des Bauges accueille depuis le Moyen-Age de nombreuses forges rattachées au mandement de la paroisse de Faverges et à l´Abbaye de Tamié. Le clergé régulier a su valoriser un artisanat du fer qui a perduré au XVIIIème et au XIXème siècle. L´eau du torrent de l´Ire relevant d´une abbaye reste difficilement exploitable mais sous l´Empire français, plusieurs écrits témoignent de l´implantation d´un Forge à la Combe de l´Ire. Implantée à plus de 4 km en aval des artifices situés aux Vignes de la Combe au sud du hameau d´Armand, ce site est à l´origine de l´implantation d´un artisanat du fer sur les rives de l´Ire. En 1835, Jean fils de Jospeh Bertholio, taillandier, installe dans les bâtiments de moulins aux Vignes de la Combe, un martinet dévolu à production d´outils aratoires. Représentés sur la mappe sarde de la paroisse de Doussard de 1730, ces artifices fonctionnent jusqu´en 1965. Par pétition du 4 mai 1861, les frères Joseph, Jean-Baptiste et Jacques Bertholio, propriétaires, domiciliées à Doussard, en vertu de l´ordonnance de l´Intendant de la province du Genevois en date 16 mars 1855 accordée à M. Jean Berholio, défunt père, avait été autorisé à établir dans son usine, une scie à bois. Par leur pétition, les enfants souhaitent une prolongation du droit d´eau liée à cette usine. Le bâtiment en question se compose d´une scierie attenante à un hangar qui sert de dépôt de bois. Cette scierie fait partie d´une usine plus importante qui se compose en outre de deux martinets, d´une forge et d´un moulin à blé et qui est mise en mouvement par deux roues hydrauliques dont l´une fait marcher le martinet, la forge et la scierie et l´autre le moulin à blé. Ces roues sont mues par les eaux transmises par une scierie située à 140 mètres en amont appartenant à M. Laperrière qui tire lui-même du torrent de l´Ire au moyen d´un barrage de retenue d´une prise d´eau de 1 m² de superficie établi sur la rive droite et d´un canal de dérivation de 190 mètres. L´usine des pétitionnaires existait d´ancienne date, lorsque leur père a obtenu l´autorisation d´y ajouter une scierie en vertu d´une ordonnance de l´Intendant de la province en date du 14 mars 1855 qui fixe à trois ans la durée de la concession. Cette autorisation a été prorogée pour trois autres années par une nouvelle ordonnance du 15 avril 1858. En 1908, la scierie appartenant à M. Claude François Laperrière située en aval du martiner, est rachetée par M. Thomas Routin pour être démolie en 1924. Les fondations restent encore visibles en 2011. Le martinet de la famille Bertholiot fonctionne jusque dans les années 1925, pour être remplacé par un outillage moderne.

Période(s)Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1730
1855
1861
1908
1925
1960

Le torrent de l´Ire prend sa source dans la commune de Jarsy, au col de Cherel dans le département de la Savoie à 1501 m d´altitude. Cette rivière coule du sud au nord, dans une combe boisée dominée à l´ouest par la montagne de Charbon. A la sortie de la combe, l´Ire ouvre sur une plaine agricole située au sud du lac d´Annecy. Le cours de l´Ire a une longueur de 15 km environ depuis sa source jusqu´à sa confluence avec le torrent de l´Eau Morte dont il est l´affluent. L´ancien Martinet des Vignes de la Combe est historiquement la troisième prise d´eau aménagée sur ce torrent. Sa dérivation d´eau en rive droite est alimentée par un barrage qui coupe le torrent dans sa largeur à 328 mètres en aval du martinet. Pour suivre le cours de ce bief, il faut emprunter la route du moulin bordée à l´ouest par le petit bois bordant le lit de la rivière et à l´est par les terres agricoles vallonnées. Sur ce parcours, des vestiges contigus au bief signalent l´emplacement de l´ancienne scierie Laperrière protégée par les arbustes d´un petit jardin. A plus de 126 mètres, le petit bourg formé par le martinet Bertholio constitue une étape avant d´arriver au hameau d´Armand situé plus au Nord. L´artifice est une borne visuelle qui marque la limite de ce hameau au sud. Se développant à l´ouest de la route du Moulin, les terres de la propriété dessinent une courbe, le manque d´espace induit par la proximité de l´Ire, explique la linéarité de l´ensemble. Depuis la route, les bâtiments situés en devant de parcelle forment un petit front bâti assez compact. De plan en L, le bâtiment du martinet est précédé par un petit jardin. D´une longueur de 33 mètres, cet édifice dispose depuis la route du Moulin, d´une série de travées dévolues à la desserte des logements et de l´atelier du martiner situé au nord du bâtiment. Composé d´un sous-sol, d´un rez-de chaussée et d´un étage carré, le bâtiment est habilement protégé par un toit à deux pans débordants. Si bien que l´avancée prononcée de la toiture côté route permet l´aménagement d´un abri sur toute la longueur du bâtiment. Côté jardin, l´espace plus intimiste est agrémenté de petites haies et d´arbres qui consolident la plate forme du martinet. Le bief se termine par un aqueduc maçonné formant un petit bassin dont une conduite souterraine va alimenter le bâtiment du lavoir mais aussi la turbine Francis installée en 1935 dans la salle d´eau du martinet. Un soin particulier a été apporté à la digue qui borde la rivière. Sur toute la longueur de la propriété, les pierres de la digue forment un quai surélevé protégeant ainsi la parcelle des crues du ruisseau. Sur la façade postérieure du bâtiment, les baies moins présentes mais plus grandes témoignent de la fonction plus utilitaire de cette partie du bâtiment. Les matériaux de construction, utilisés sont assez riches : la pierre de taille en calcaire ou le marbre souligne les chaînages d´angle. Plus au nord, le bâtiment est prolongé dans son axe par un second édifice, tout aussi imposant, cette remise constitue un second atelier construit au XXème siècle. Sous cet édifice le canal de fuite ouvre sur un autre barrage dont le seuil en bois à été abaissé. Il s´agit du barrage qui alimentait la dérivation du battoir de M. Chambaz situé plus en aval.

Murspierre
bois
béton
ciment
marbre
enduit
moellon
Toittuile plate mécanique
Plansplan régulier
Étages3 étages carrés
Énergiesénergie hydraulique

Il s'agit d'un ensemble relativement bien préservé.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Cadastre 2011, Conseil général de la Haute-Savoie/ Direction des Affaires Culturelles/ SIG/ BDORTHO® - BDCARTO® - © IGN - copie et reproduction interditesPlan

    CAH Haute-Savoie
Bibliographie
  • TISSOT R. Les hauts fourneaux et martinets du Mandement de Faverges. In Bulletin d'Histoire et d'Archéologie, Les Amis de Viuz Faverges. Lyon : CCF, 1973, n°14, 4ème trimestre, 37 p.

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