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Papeterie de Cran-Gevrier dite Papeteries Aussedat

Dossier IA74001000 inclus dans Paysage du bassin-versant du Fier réalisé en 2010

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • usine
    • conduite forcée
    • barrage
    • réseau hydraulique
    • vestiaire d'usine
    • stationnement
    • salle des machines
    • magasin industriel
    • logement patronal
    • logement d'ouvriers
    • logement de contremaître
    • hangar industriel
Parties constituantes non étudiéesusine, conduite forcée, barrage, réseau hydraulique, vestiaire d'usine, stationnement, salle des machines, magasin industriel, logement patronal, logement d'ouvriers, logement de contremaître, hangar industriel
Dénominationsusine de papeterie
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Annecy
Hydrographiesle), Lac d'Annecy Thiou
AdresseCommune : Cran-Gevrier
Lieu-dit : Cran
Adresse : 25 Avenue de
La République
Cadastre : AO 7 093, 4, 235, 236, 238, 237, 149, 150

Avec leur bel ensemble de qualités physiques et chimiques, les eaux du lac d´Annecy et du Thiou expliquent l´implantation d'un centre urbain à proximité de la cascade de Crans ou (de Cran). Le Thiou est à l´origine d´une des industries jugées « les plus vénérables » et les plus prospères de la région annécienne. La papeterie demande une énergie assez importante. Cette industrie a soif d´une eau de qualité, peu chargée en calcaire. La chute de Cran développe alors une force motrice conséquente qui explique l´implantation de plusieurs artifices en aval du Fier. Dès le 27 octobre 1433, un acte établit la présence de papetiers à Cran paroisse de Saint-Etienne de Gevrier rattachée au diocèse de Genève. Cette activité entraine dans son sillage le développement d´établissements industriels et urbains à l´amont de Cran. Les tanneries, teintureries et autres abattoirs tirent aussi partie de la rivière. Les bâtiments rattachés à la famille Aussédat sont nombreux et jalonnent les deux rives de la rivière de la commune d´Annecy à la confluence avec le Fier. Nombre de moulins sont déjà mentionnés au Moyen-Age. En 1730, accrochés au pont de Cran situé plus en amont, sur la rive gauche du Thiou, les moulins et battoir appartenant à Claude Brunon, profitent d´une chute d´eau coudée dont le barrage et les divers canaux alimentés par le Thiou s´appuient sur le moulin et battoir appartenant aux sieurs Jacques Estitot et Joseph Dubouz. Ce site connaîtra un accroissement important puisqu´il deviendra le nouvel emplacement de la papeterie Aussédat. A la fin du XVIIIème siècle, la fabrique traite 300 quintaux de chiffons par an. Elle comprend une seule cuve, deux roues actionnant 24 maillets. Avec l´arrivée, d´amont en aval, de la manufacture de coton en 1804, le développement industriel des papeteries Aussedat en 1800, et l´implantation des forges en 1817, l´exploitation industrielle de la force hydraulique est amorcée dans le hameau de Cran (ou de Crans). En 1867, Monsieur Aussedat met au point un procédé permettant d´obtenir des pâtes de bois et cartons de bois. Le bois est désagrégé sous pression dans une chaudière, il est coupé en tranches puis pressé par de puissantes meules entraînées par l´eau vive du Thiou. Cette fabrication entraîne l´installation de nombreuses scieries appartenant aux frères Aussedat, le long du Thiou. Vers 1945, la construction d´une usine hydroélectrique permet à la papeterie de changer son système énergétique. Elle utilise l´électricité comme force motrice et peut s´éloigner de la rivière. En 1730, la mappe Sarde de Gevrier signale des installations sur le tronçon de la rivière. L´implantation de turbines dans la première moitié du XIX ème siècle intervient en remplacement des roues à aubes. Le site de la papeterie est alors équipé d´une vingtaine de turbines (selon les archives municipales d´Annecy) pour équiper individuellement les machines et ateliers. En 1884, le site est équipé de dynamo Edison pour l´éclairage. En 1918, une statistique A.D.H.S. 3 S 97 des renseignements généraux attestent d´un équipement de 20 turbines, mentionnées précédemment, actionnées par un débit dérivé de 7 000 litres par seconde et d´une hauteur brute de 9,91 mètres. En 1943, les papeteries modernisent leurs installations hydrauliques avec la mise en place d´une turbine unique qui fonctionne jusqu´à 2006. Cette turbine absorbe 7 000 litres sous une chute nette de 9 mètres.

Remploi
Période(s)Principale : 2e quart 15e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates1433, daté par source
1730
1815
1830
1899
1926
1946
2003
2010

Le Thiou est une petite rivière de 3,5 kilomètres de long, l´une des plus courtes rivières de France qui sert de déversoir naturel du lac d´Annecy dans le Fier. Il reçoit également les eaux de l´Isernon à environ 1 km du lac d´Annecy. Ce cours d´eau draine un bassin versant de 250 km². Le débit de la rivière demeure artificiel car réglé par les vannes situées en sortie du lac qui restent manoeuvrées par les services de la municipalité d´Annecy. Son débit moyen annuel est estimé à 7,5 mètres cube seconde. Le débit d´étiage étant évalué à 0,6 mètres cube seconde. Par contre le débit du Thiou en crue centennale peut aller jusqu´à 55 mètre cubes seconde. Plusieurs prises d´eau d´anciens moulins ont été installées sur ce cours d'eau, et notamment les barrages des Papeteries et des Forges de Cran-Gevrier. Ces ouvrages sont construits sur un seuil rocheux naturel d´environ 2 mètres de hauteur empêchant la montaison. Le tronçon du Thiou entre les deux barrages est donc particulièrement isolé et scindé, il présente un profil moins pentu. La centrale hydroélectrique dite des papeteries de Cran, d´une puissance d´environ 500 kW fondée en titre, est non raccordée au réseau public et a fonctionné en auto consommation pour l´alimentation des papeteries jusqu´à leur arrêt définitif en 2006. Cette installation comprend en 2006 d´amont en aval : un barrage en mauvais état composé de 9 vannes à crémaillère en partie motorisées, une passerelle piétonne permettant la traversée de la rivière, un déversoir sur la rive gauche, une prise d´eau avec grilles et dégrilleur automatisé et une vanne de tête automatique sur la rive droite. La prise d´eau raccordée à la centrale elle-même est constituée d´un bâtiment indépendant abritant en 2006 une turbine Kaplan NERPIC plaquée 690 ch double réglage accouplée directement à un alternateur de 5000 volts de marque ASEA 730 KVA ainsi que l´appareillage électrique de commande et de puissance. Le débit dérivé est maintenu à la hauteur de l´existant, soit 7 mètres cube seconde, la centrale est fondée en titre sur les bases de sa capacité actuelle. La hauteur de la chute est d´environ 10 mètres entre la crête du déversoir actuel et le rejet dans la rivière en amont du pont de Cran, le débit dérivé est de 7 m cube pour une puissance brute de 687 Kw.

Mursbois
béton
moellon
Toittuile plate mécanique
Plansplan régulier
Étages4 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans
demi-croupe
Énergiesénergie hydraulique
Jardinsbois de jardin, bosquet
États conservationsremanié

Les parcelles de la Papeterie de Cran ont été déclassées, la municipalité de Cran-Gevrier, la communauté d'Agglomération d'Annecy et le promotteur Priams prévoient la mise en place d'un éco-quartier sur l'ancien ténément de la papeterie. La prise d'eau de la centrale d'appoint est rénovée pour être remise en service d'ici septembre 2010. Zone urbaine type UXd.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • En 1614, Pierre Verdel dispose d´un atelier de papeterie sur les berges du Thiou. En 1665, Jacques Dubouz maître papetier près du hameau de Crans (ou de Cran) reprend cette activité. En 1777, des récits de voyageurs signalent que le village de Crans possède onze moulin, tous à deux rouages dont plusieurs à trois. Les battoirs à foulons et une papeterie complète cette industrie locale. En 1800, Alexis Aussedat reconstruit un vaste moulin pour accueillir sa papeterie, sur l´emplacement d´une ancienne usine à limes ( ?). La matière première traitée est alors le chiffon dont on extrait les fibres végétales : le chanvre, le coton ou le jute. En 1813, l´usine du village de Cran possède 81 pilons, un cylindre à la hollandaise et 3 cuves. La pile hollandaise remplace progressivement les anciens pilons. Cette machine à fonctionnement rotatif continu est raccordée directement aux roues du moulin Le traitement annuel est alors de 90 000 kg de chiffons pour produire annuellement 2 350 rames de papier. En 1838, Alexis Aussedat décède, il est remplacé par son fils Jean Marie (1814-1867). En 1844, les gestionnaires installent la grande machine. L´année 1846 marque le début de l´utilisation de la tourbière de Poisy qui alimente l´usine en combustible bon marché mais à fort rendement calorifère. L´usine continue son développement et comprend 16 cylindres pour défiler et raffiner et 16 piles hollandaises en 1860. Les turbines viennent progressivement remplacées les roues à augets. Une vingtaine de turbines achetées pour la plupart à l´établissement Bouvier de Grenoble sont installées et entraînent les piles, les deux machines à papier ainsi que les machines annexes. En 1882, on remplace la petite machine par la machine ALLIMAND n° 2. En 1884 on installe une dynamo EDISON, entraînée par une turbine Bouvier, elle possède une puissance de 120 lampes. Cette dynamo était conservée dans la halle centrale hydroélectrique des Papeterie. En 1901, la Société des Forces du Fier demande à la papeterie de la suppléer pour fournir l´éclairage de la gare P.L.M. d´Annecy en attendant la fin de la construction de la centrale hydro-électrique de Brassilly. Les deux entreprises fournissent alors entre 1902 et 1904 15 kW à la gare d´Annecy.

    Par pétition du 16 mai 1899, les gestionnaires de la papeterie de Cran-Gevrier demandent au préfet de la Haute-Savoie et à la municipalité d´Annecy, l´autorisation de faire des travaux sur le domaine public pour l´établissement de la prise d´eau du lac d´Annecy concédée par arrêté préfectoral. Cette prise d´eau qui fait l´objet d´un arrêté préfectoral du 4 octobre 1898 au profit de Monsieur Aussedat n´est plus utilisée depuis 1908. Toutefois les canalisations subsistent et les papeteries ont toujours désiré conserver les installations en payant des redevances pour occupation du domaine public. A la veille du XXème siècle, la papeterie est raccordée au réseau ferroviaire et dispose de sa propre gare de triage. C´est à cette époque que la microcentrale fournit l´énergie électrique à toutes les installations qui se développent de part et d´autre des rives du Thiou. A ce moment, les propriétaires disposent d´un complexe industriel complet qui va de l´usine à l´habitat ouvrier. Autour du pont de cran, les deux hameaux rattachés aux forges et à la papeterie constituent la paroisse de Cran (ou de Crans). Disposant d´une réserve foncière conséquente, les deux usines en profitent pour grignoter ces espaces. En 1946, avec la construction des deux halls jumeaux de la machines n° 4 et de la machine n° 5, le hameau rattaché à l´usine disparait. Toujours à la pointe des innovations, le site se modernise aussi à la veille de sa fermeture le bâtiment de la patte à papier est entièrement rénové. Le 3 avril 2008, la société CRAN 2005 vend à la société COEXHYE, la centrale hydroélectrique. Le 19 mars 2010, la S.A.R.L. COEXHYE, Construction Exploitation Hydro-électrique demande au préfet de la Haute-Savoie, l´autorisation de réparer la vanne aval de la centrale des papeteries de Cran-Gevrier. La réfection du barrage de la prise d´eau alimentant la centrale hydroélectrique des papeteries dont la prise d´eau d´une largeur de 7,5 mètres environ et de 2,3 mètres de profondeur en niveau des grilles est conservé en état. D´ici 2012, les halls des machines n° 4 et n° 5 feront l´objet d´un projet de requalification inscrivant la papeterie dans la continuité de la promenade du Thiou et de la ville de Cran-Gevrier.

    Le Thiou est une petite rivière de 3,5 kilomètres de long, l´une des plus courtes rivières de France qui sert de déversoir naturel du lac d´Annecy dans le Fier. Il reçoit également les eaux de l´Isernon à environ 1 km du lac d´Annecy. Ce cours d´eau draine un bassin versant de 250 km². Le débit de la rivière demeure artificiel car réglé par les vannes situées en sortie du lac qui restent manoeuvrées par les services de la municipalité d´Annecy. Son débit moyen annuel est estimé à 7,5 mètres cube seconde. Le débit d´étiage étant évalué à 0,6 mètres cube seconde. Par contre le débit du Thiou en crue centennale peut aller jusqu´à 55 mètre cubes seconde. Le Thiou arpente les méandres d´une plaine alluviale relativement plane suivie d´un dénivelé d´environ 30 mètres à la confluence avec le Fier. Plusieurs prises d´eau d´anciens moulins ont été installés et notamment les barrages des Papeteries et des Forges de Cran-Gevrier. Ces ouvrages sont construits sur un seuil rocheux naturel d´environ 2 mètres de hauteur empêchant la montaison. Le tronçon du Thiou entre les deux barrages est donc particulièrement isolé et scindé, il présente un profil moins pentu. La centrale hydroélectrique dite des papeteries de Cran d´une puissance d´environ 500 kW fondée en titre, non raccordée au réseau public, qui a fonctionné en auto consommation pour l´alimentation des papeteries jusqu´à leur arrêt définitif en 2006. Cette installation comprend d´amont en aval : un barrage en mauvais état composé de 9 vannes à crémaillère en partie motorisées, une passerelle piétonne permettant la traversée de la rivière, un déversoir sur la rive gauche, une prise d´eau avec grilles et dégrilleur automatisé et une vanne de tête automatique sur la rive droite. La prise d´eau est raccordée à la centrale elle-même constituée d´un bâtiment indépendant abritant en 2006 une turbine Kaplan NERPIC plaquée 690 ch double réglage accouplée directement à un alternateur de 5 000 volts de marque ASEA 730 KVA ainsi que l´appareillage électrique de commande et de puissance. Le débit dérivé est maintenu à la hauteur de l´existant, soit 7 mètres cube seconde, la centrale est fondée en titre sur les bases de sa capacité actuelle. La hauteur de la chute est d´environ 10 mètres entre la crête du déversoir actuel et le rejet dans la rivière en amont du pont de Cran, le débit dérivé est de 7 m cube pour une puissance brute de 687 Kw.

  • Caractéristiques physiques de la rivière du Thiou :

    Le débit du Thiou est déterminant pour la puissance de cette centrale hydroélectrique de la papeterie. Ainsi, les services de la ville d´Annecy assurent pour le compte de l´Etat, la régulation du niveau du lac suivant le règlement établi en 1876, en effectuant les manoeuvres nécessaires de la vanne clapet sur le Thiou, à hauteur du quai de Vicenza, et de l´ensemble des cinq vannes guillotine sous le pont Albert Lebrun devant Bonlieu sur la canal du Vassé. Les compagnies se trouvant en aval sont donc toujours informées de ces manoeuvres de régulation : la mairie de Cran-Gevrie, EDF Vallières, la Compagnie Alpine d´Aluminium et les papeteries de Cran (ou de Crans). Depuis sa fermeture, le site de la papeterie a été souvent inondé car la Compagnie Alpine d´Aluminium n´était plus en mesure de manoeuvrer électriquement les vannes de la papeterie, une partie des installations étant hors d´usage. En 2010, la S.A.R.L. COEXHYE, Construction Exploitation Hydro-électrique demande au préfet de la Haute-Savoie, l´autorisation de réparer la vanne aval de la centrale des papeteries de Cran-Gevrier. La réfection du barrage de la prise d´eau alimentant la centrale hydroélectrique des papeteries dont la prise d´eau d´une largeur de 7,5 mètres environ et de 2,3 mètres de profondeur en niveau des grilles, est conservé en état. Le projet comprend l´installation d´une vanne amont d´isolement pour permettre toutes réparations et entretien, sans intervention dans le lit du Thiou. En remplacement des conduites forcées partant actuellement de la prise d´eau, sera construite une seule conduite aérienne sur plots, elle suivra le tracé de la rivière. Le canal de fuite en tunnel sous l´usine, est actuellement ensablé, il sera curé pour enlever les dépôts. Une passerelle piétonne, métallique, d´une largeur de 1 mètre, sera construite sur le Thiou, au droit de la centrale hydroélectrique qui sera installée sur l´emplacement d´une ancienne turbine dans l´atelier limitrophe avec la rivière. La première phase des travaux comprend : la réfection de la vanne de tête de la conduite, de la prise d´eau, l´installation de la vanne d´isolement en amont des grilles, la réfection de la prise d´eau industrielle pour alimenter le bassin de reprise des pompes et filtres et la couverture du dégrilleur par un abri. La seconde phase comprend la mise en place d´un batardeau oblique partant de la rive droite pour rejoindre l´angle Est de la vanne d´isolement, en bloc de béton, pour assécher l´emplacement de la vanne de fond et de la vanne levante. Ces travaux comprennent aussi la pose d´une vanne avec mécanisme de levage, la réfection de la vanne de vidange et l´installation d´un automatisme.

  • Descriptif détaillé de l´usine de la Papeterie de Cran-Gevrier :

    Etude en cours.

  • Extrait de l'ouvrage Statistique générale de la France, publiée par ordre de sa Majesté l'Empereur et Roi,

    « Au sortir de la ville d’Annecy, les eaux du lac se réunissent en un même canal appelé le Thiou, nom d’une petite rivière qui se jette dans le Fier, à une demie-lieue de là. Les eaux du Thiou s’écoulent d’abord avec lenteur pendant l’espace de 2 kil., et font divers circuits dans un lit très profond ; ensuite, un peu avant d’arriver au village de Cran, elles deviennent rapides et se précipitent en formant plusieurs cascades. Leur abondance et leurs chutes multipliées, ont déterminé, en cet endroit, l’établissement d’un grand nombre d’usines. Le Gouvernement y fit construire, en l’an 1794, pour la fabrication des limes et des platines, un grand atelier, mais qui ne fut point achevé, et qui reste comme abandonné jusqu’à ce qu’une main habile vienne l’utiliser ; plus bas, on trouve moulins à blé, à tan, à foulons ; des meules à chanvres ; une papeterie ; un martinet avec deux forges, activés par des trompes, ect… Cette multiplicité de fabriques, dont le bruit se mêle à celui des chutes d’eau ; leur mouvement, les nombreuses cabanes, disséminées sur les bords ou dans de petites îles couvertes de verdure ; les rides plus ou moins profondes dans l’eau a sillonné les bancs de grès sur lesquels elle fuit ; tous ces accidens, toutes ces variété, offrent un paysage des plus riants et des plus animés. »

    Dans Joseph de Baron VERNEILH PUIRASEAU, Statistique générale de la France, publiée par ordre de sa Majesté l'Empereur et Roi, sur les mémoires adressés au Ministre de l'Interieur, par MM. les Préfets (Département du Mont-Blanc). Paris : Chez Testu, Imprimeur de sa Majesté. 1807. 560 p.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie : 6 S 59. Demande pour la construction d'une passerelle en bois sur la rivière du Thiou, hameau de Cran, commune de Gevrier par M. Aussedat Jean Marie fabricant de papier. 1867.

  • AD Haute-Savoie : 6 S 59. Demande de porogation de la concession de prise d'eau sur la rivière du Thiou par M. Aussedat Alexandre. 1867.

  • AD Haute-Savoie : 3 S 114. Demande en autorisation pour la mise en chantier d'une conduite alimentant la papéterie de Cran Gevrier, partant du lac d'Annecy en 1898. 1872.

  • AD Haute-Savoie : 6 S 59. Plainte de M. Lacuffer, M. Eminet et M. Dubouloz fabricants de chapeaux à l'encontre de M. Aussedat Alexandre. 1889.

  • AD Haute-Savoie : 56 J 7. Devis pour la mise en place d'une nouvelle pompe dans la conduite alimentant la papeterie en 1913. 1913.

  • AD Haute-Savoie : 56 J 8. Canalisation, pièces officielles concernant l'autorisation. 1913.

  • AD Haute-Savoie : 56 J 10. Divers plans des tours de la papeterie. 1919.

  • AD Haute-Savoie : 56 J 4. Polices d'assurance des bâtiments, périmées. 1919.

  • AD Haute-Savoie : 56 J 9. Frais d'entretiens. 1947.

Bibliographie
  • TONIN Christophe, Du moulin à la manufacture : six siècles de papeterie savoyarde. Chambéry : Université de Savoie, mémoire de maîtrise d´Histoire, 1993. 353 p.

  • Etude économique du bassin d´Annecy ; 2ème partie : Activité industrielle en 1962, évolution 1962-1966. 1968. 115 p.

  • LAYDERNIER L, Guide industriel de la Haute-Savoie, étude sur les ressources et leur utilisation. Annecy : [s.n.], 1917, 24 p.

  • Granchamp G., Le Genevois et l'industrie Annecienne. Mémoires et Documents des Sociétés Savantes de la Savoie, Bourget-du-Lac, 1985, t. XXX, p. 279-288.

  • Mestre T., Annecy, la ville du Thiou. Alpes Magazine, Milan : Presse, 1996, n° 39, p. 28-39.

  • Chêne M., Industries savoyardes. Evolution de la papeterie, naissance, développement de l'électrochimie et de l'électrométallurgie. Revue de Savoie, 1960, p. 253-293.

  • RAYMOND Justinien, La Haute-Savoie sous la IIIe République. Tome 1 : histoire économique, sociale, et politique, 1875-1940. Atelier national de reproduction des thèses, Champ Vallon, 1983, t.1, 257-397

  • REYDET Colette, L´eau dans la ville, le Thiou et ses canaux : Annecy et Cran-Gevrier. Annesci Soc. Amis Vieil Annecy, Saint Etienne : Impression Dumas, 1997, t.34, 381p.

  • SERRATE B., Analyse du tissu industriel de l´agglomération d´Annecy. Université des Sciences sociales de Grenoble : Institut de recherche économique et de planification, 1986. 92 p.

  • SERRATE B., Industrialisation et développement à Annecy. Approche à partir de la notion de système productif local. Actes du TANTe Congrès des Sociétés Savantes de Savoie, 1989. 347p.

  • TONIN C., Six siècles de papeterie savoyarde. L´Histoire en Savoie, Chambéry : S.S.H.A, 1995, t.119, 48p

  • VIALLET Hélène, Au fil de l´eau : moulins et artifices d´autrefois. Les Amis des moulins savoyards. Annecy : Archives départementales de la Haute-Savoie, Conservatoire d´art et d´histoire, 1996.173p.

  • SERRATE Bénédicte, Industrialisation et développement à Annecy. Une approche à partir de la notion de Système Productif Local. Grenoble : thèse de doctorat d´Economie du Développement, 1989. 347 p.

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