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Tissage Badin-Lambert dite usine de Béchevienne puis Manufacture Spéciale de Draps teints et Imprimés Bonnier et fils puis usine Pascal Valluit puis Etablissements réunis dite usine Béchevienne actuellement parc d'activité économique

Dossier IA38000605 réalisé en 2007

Fiche

Parties constituantes non étudiéescheminée d'usine, bureau
Dénominationstissage
Aire d'étude et cantonVienne patrimoine industriel - Vienne
Hydrographiesrivière dite de Leveau , canal aménagé pour la force de l'eau
AdresseCommune : Vienne
Lieu-dit : Estressin
Adresse : 13 route de
Béchevienne
Cadastre : 2006 AE 113 ; 111 ; 112 ; 186 ; 185 ; 183 ; 184 ; 181 ; 174 ; 156 ; 158 53 ; 159 ; 160 ; 186

L'usine de Béchevienne est la plus ancienne des trois usines qui constitueront les établissements réunis. Son fondateur est l'industriel Pierre Badin. En 1816, les établissements Badin-Lambert décident de s'agrandir et de s'implanter dans la vallée de Levau. Ils choisissent cette rivière en raison de la qualité de l'eau qui se prête parfaitement aux apprêts et la teinture. Il ne reste aucun bâtiment de cette époque, mais l'entreprise était importante puisqu'elle reçut la visite du duc d'Angoulème. En 1838, une machine à vapeur est installée. En 1843, l'entreprise emploie 72 hommes, 52 femmes et 24 enfants, elle a 32 métiers, un moteur et 32 mécaniques. En 1856, l'usine est louée à Antoine Bonnier qui l'achète en 1871. L'usine est agrandie de 1871 à 1884 mais aucun document ne porte sur ces travaux. En 1884, Antoine cède l'usine à son fils Francisque. Celui-ci agrandit l'usine. Cela devient la Manufacture spéciale de draps teints et imprimés, spécialisé dans le cheviots mélangés, diagonales, présidents, moskovas, ainsi que les molletons. Les travaux portent sur le bâtiment principal, ceux de l'entrée (conciergerie et bureau), ceux qui longent la rivière ainsi que les entrepôts situés à l'est. Francisque Bonnier fait appel à l'architecte Georges Boutin (parisien d'origine, il débute sa carrière à Lyon en tant qu'architecte voyer, puis se fixe à Vienne. Suite à un litige avec la mairie, il quitte son poste et ouvre sonn propre cabinet. Ses principales réalisations concernent les bâtiments industriels). En 1905, Francisque Bonnier demande à Georges Boutin, architecte, de réaliser le bâtiment du pré, à l'est de l'usine entre le canal de dérivation et la rivière. A l'origine l'atelier abritait des lavages et des ateliers d'effilochages. La transmission des effilocheuses étaient actionnées par une machine à vapeur situés au nord du bâtiment, près du canal ; des chambres à poussière, placées au-dessus du canal, recueillaient les débris. Le 31 janvier 1917, Francisque Bonnier vend l'usine à Antoine, Joannès et Joseph Sylvestre, et l'usine passe sous le contrôle de la société Pascal Valluit (également une Manufacture de draps teints et imprimés), Colas et Silvestre. La circulation des marchandises à l'interieur de l'usine s'effectuait par l'intermédiaire de wagonnets (cf illustration 07380121NUCA). La rivière dite de Leveau passe devant l'usine on y accède par un pont. Elle alimente deux canaux : un en amont pour les besoins de l'usine, un second à la hauteur de l'entrée de l'usine qui a pour fonction d'alimenter l'ancienne usine ainsi que l'usine Trompier (au sud de l'usine Béchevienne). Ce canal est déjà mentionné en 1782 comme alimentant la fabrique de carton du chapitre Saint Maurice. Les industriels de Béchevienne ont demandé l'autorisation d'installer une machine à vapeur de remplacement pour pallier le manque d'eau les mois d'été (Dufroid). Les établissements réunis logent leurs ouvriers dans deux immeubles collectifs qu"ils mettent à leur disposition (15 et 13 rue Maugiron) Actuellement la grande majorité des terrains a été racheté par l'entreprise Celette, une partie des locaux a été découpé entre plusieurs sociétés. Le site est aujourd'hui occupé par un parc d'activité.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Dates1838, daté par source
1884
1905
Auteur(s)Auteur : Boutin Georges architecte

Le bâtiment principal se compose de deux corps de bâtiments parallèles. Le premier bâtiment comprend trois étages alors que le second plus au nord n'en comprend que deux. Les bâtiments sont couvert de toit à longs pans dissimulé par un attique. Le bâtiment à un pignon à redans : les trois niveaux sont surmontés d'un attique qui couvre la partie centrale du bâtiment, sur lequel était inscrit le nom Manufacture Bonnier. La partie centrale de l'attique est elle même surmontée d'un petit attique sur lequel il est inscrit Béchevienne, cela souligne la partie centrale du bâtiment. De plus cet axe est mis en valeur par divers procédés architecturaux : fenêtre à arc segmentaire plus large et petit pillastre en pierre blanche, délimitant cette partie centrale et rompant ainsi l'aspect horizontal du bâtiment. Les anciens bureaux sont composés d'un étage carré, couvert par un toit à longs pans et rythmé par cinq travées. La porte d'entrée est au centre du bâtiment au dessus reste l'inscription bureaux. Une horloge centrale est située dans l'attique. Les fenêtres et la porte sont encadrés de brique, d'un piedroit en pierre blanche, et d'une clef d'arc de décharge.

Murspierre
brique
Toittuile mécanique
Étages3 étages carrés, 2 étages carrés, en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
État de conservationbon état, remanié

ZPPAUP projet. Le périmètre d'étude de la ZPPAUP, a été validé lors du comité de pilotage du 16 juin 2006 : centre ancien, quartier d'Estressin, vallée de la Gère, quartier sud, les collines. Cet ensemble important a beaucoup muté.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Extrait de Paysage industriel à Vienne

    Extrait de Paysage industriel à Vienne, usines en usines, exposition du 7 juillet 1997 (page 58) :

    Les papiers de commerce ou papier en-tête donnent une bonne représentation de l'architecture générale des établissements industriels.

    Le dessin sait mettre en valeur des éléments symboliques : par exemple les inscriptions gravées sur les attiques des façades des bâtiments de l'usine de Béchevienne, sur les bords de la Sévenne, où l'on trouve aussi la mention Manufacture Bonnier et Fils ; de même pour Pascal-Valluit où les ateliers sont individualisés par des inscriptions : filature, tissage. Les dispositifs techniques particuliers sont bien signalés : les cheminées cylindriques qui s'élèvent partout dans le ciel viennois ; les machines à vapeur ou les châteaux des industriels (papier Pascal-Valluit). Le degré d'exactitude reste très variable. Dans les vues de ses usines du quartier d'Estressin, au début Xxe siècle , Pascal-Valluit n'a pas eu de scupule à éliminer , à l'arrière, les bâtiments voisins de la manufacture de draps de Béchevienne.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Vienne : C 3-5 A1 papier en-tête de la manufacture Bonnier et fils et de la manufacture Pascal-Valluit vers 1894

Bibliographie
  • BODIN, Pascale. Un exemple d'architecture industrielle : les anciens établisements Pascal-Valluit à Vienne en Isère. BM de Lyon, Le monde alpin et rhonadien, N°2-4, 1996

    p. 183-194
  • DUFROID, Roger. Les classeurs de l'industrie. BM Vienne, Tome 4, cote MD 1O5, sans date

Documents audio
  • DUFROID, Roger. Les classeurs de l'industrie, BM Vienne, Tome 8, cote MD 1O9, sans date

  • Témoignage oral de monsieur Deperdu, ancien responsable social des Etablissements Réunis. Juin 2007

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