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Village

Dossier IA01000047 réalisé en 1992

Fiche

Parties constituantes non étudiéesjardin public, boulodrome, église, enceinte, château fort, porte de ville, puits, restaurant, pont, croix de chemin
Dénominationsvillage
Aire d'étude et cantonTrévoux
AdresseCommune : Saint-Bernard

Site attesté dès la Protohistoire puis à l'époque gallo-romaine (fouilles de 1862) , dont le nom primitif, Spinosa, vient probablement de sa forme en pointe sur la rive d'un méandre de la Saône. Deux gués existaient dès l'Antiquité. Au 9e siècle, le territoire appartient à Barnard, abbé d'Ambronay puis archevêque de Vienne, qui en aurait donné une partie aux bénédictines pour fonder un prieuré (la Bruyère), et le reste, après sa mort en 842, à l'abbaye fondée par lui à Romans (Drôme). Après le concile d'Anse (Rhône) réuni en 994, on bâtit à Spinosa l'église Saint-Barnard, citée en 1032 dans une charte de dotation. Guichard de Montmerle la dote en 1066. Les Palatins de Riottier, premiers seigneurs connus de Saint-Bernard, apparaissent en 1231 en la personne d'Ulrich Palatin qui fait un legs pour la réparation de l'église. Le château fort, élevé au sud de l'église, est attesté au 13e siècle, et vers la même époque un embryon d'agglomération s'établit au nord de celle-ci. En 1250, Guillaume Palatin vend le fief à Guichard de Beaujeu qui le cède à l'Eglise de Lyon en 1264, avec le port de Saint-Bernard d'Anse, cité dans l'acte. Ce fief fera ainsi partie du Petit Franc Lyonnais. Le village fortifié aurait été clos de murs et entouré de fossés : il ne subsiste rien de ces dispositifs, les murailles, sans doute en brique (comme beaucoup de fortifications de Dombes), n'ont pas résisté aux assauts du sire de Beaujeu (1345), des habitants de Trévoux et Reyrieux (1376) et des troupes du roi de France marchant contre le comte de Savoie qui occupait Saint-Bernard (1468) . Deux portes en pierre donnaient accès au village, l'une à l'entrée est, dont il ne reste que la trace (piédroit nord), l'autre à l'ouest, dite porte d'Anse, ouvrant sur la rive de la Saône. En 1599, le chapitre de Lyon vend la seigneurie à Martin Covet, baron de Montribloud ; sa famille la conserve jusqu'à la Révolution. Le village s'est peu développé : il s'étend le long d'une rue d'axe est-ouest (rue de la Saône), coupée de quelques ruelles et impasses perpendiculaires. Des auberges et relais de chevaux de halage bordent le rivage. La plupart des maisons comportent des parties agricoles : un peu d'élevage et d'agriculture complétait l'activité essentielle des habitants, la pêche, aujourd'hui disparue. Les plus anciens éléments d'architecture subsistants ne sont pas antérieurs au 15e siècle. En remploi dans une façade, une pierre porte la date 1680 (annexe). Puits couvert en dôme daté 1777 près de la porte est (maison de l'Octroi). Sur les constructions en pierre du bas du village, des marques gravées commémorent la grande crue de 1840. En 1863 s'ouvre une école mixte tenue par les soeurs de Saint-Joseph de Bourg, les soeurs de Saint-Régis construisent une maison d'école en 1867, tandis que l'école publique mixte s'installe vers 1880 dans le presbytère, acheté en 1823 et occupé actuellement par la mairie. Autour de l'église, qui reste isolée au sud, une place et un jardin se substituent au cimetière, transféré hors les murs en 1869, au lieu-dit La Croix Vieille (croix de carrefour du 17e siècle), un jeu de boules borde la place à l'est. Le passage d'eau (bac à traille) n'est remplacé qu'en 1834 par un pont suspendu, reconstruit en 1850, puis en 1939 en ciment armé et partiellement détruit en 1944 (refait dans les années 1980). Lotissements récents.

Période(s)Principale : 15e siècle, Temps modernes, Epoque contemporaine
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Jourdan Geneviève