Dossier d’œuvre architecture IA03000659 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Inventaire du Val-d'Allier (nord)
Maison forte dit ancien château de la Beaume puis ferme actuellement maison d'habitation.
Œuvre étudiée
Copyright
  • © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Val d'Allier (nord)
  • Commune Le Veurdre
  • Lieu-dit
  • Cadastre 2024 B2 297  ; 1831 B2 492

Ce second château, consistant plutôt en une maison-forte, est construit à la fin du XIIIe siècle avec les matériaux du précédent, en contrebas d'un rocher, proche de la rivière Allier. En 1410 cette maison-forte appartient à Perrin Blanc troisième du nom et par la suite reste dans la même famille.

La cheminée à hotte, sur colonnes en piedroit, de la pièce principale remonte probablement à la limite des 15e et 16e siècle comme la fenêtre de l'aile nord édifiée contre le mur gouttereau est.

Au milieu du 17e siècle, la maison-forte appartient à Gabriel de Châteaubodeau qui la répare ; elle est durant cette période qualifiée de "château". Les deux baies centrale de la façade occidentale stylistiquement datable de cette époque font peut-être partie de cette campagne de restauration. Selon Eugène Le Brun, la demeure est vendue à Gilbert Alarose par acte passé devant le notaire Amonnin le 27 octobre 1671, ainsi décrite : " la maison, terre et seigneurie de la Baulme, consistant en masure de château et un petit bâtiment où il y a deux chambres basses entourées de fossés, grange, écurie et cellier, le tout couvert en tuile, basse-cour, vigne de la contenance de trente oeuvres, jardin entouré de murailles ...". Gilbert Alarose rénove les bâtiments alors en très mauvais état avant sa mort en 1680.

En 1701, le "Plan géométrique de la carte de la ville et paroisse du Veurdre ..." montre l'édifice médiéval, de plan centré, flanqué de quatre tours d'angle.

Jusqu'en 1780, l'édifice appartient encore à la famille Alarose qui fait construire le troisième château : IA03000658 de 1748 à 1758. L'ancien château est alors loué à des métayers. Il passe, par alliance, comme le nouveau château, au Comte de Chalus en 1780.

En 1832, les matrices cadastrales mentionnent encore le comte de Chalus en tant que propriétaire de "maison, bâtiment et cour" sur la parcelle 492. A cette date le plan masse du plan cadastral montre un édifice à cour fermée dont les bâtiments de l'ancienne maison forte présentant une disposition en L.

En 1852, la propriété de la Beaume est acquise par Jules Bignon (1823-1902), transmise à sa mort à l'une de ses filles Marie Bignon épouse de Charles Lebrun. Lors de travaux menés en 1902 et 1903, la tour du château est restaurée et probablement couverte alors d'un toit en poivrière. La souche de la cheminée centrale a probablement été modifiée à cette époque, entre le dessin "ruines de l'ancien Château de la Beaume" et la carte postale ancienne "du bâtiment transformé en ferme". A une date indéterminée les bâtiments sont effectivement transformés en ferme et apparaissent comme tels sur cette carte postale du premier quart du 20e siècle.

Au fil du 20e siècle l'édifice est de nouveau restauré et transformé en maison d'habitation puis en gite touristique.

Le puits a été orné de plaques de sculptures néo-romanes rapportées dans le cours du 20e siècle, peut-être par Eugène le Brun, propriétaire de la Baume et historien du Veurdre qui n'en fait toutefois nulle mention dans son ouvrage.

  • Période(s)
    • Secondaire : 14e siècle
    • Principale : 15e siècle
    • Principale : 17e siècle
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle

L'édifice, de plan allongé est flanqué de deux ailes perpendiculaires à l'est (la plus au sud est plus large) ainsi que d'une tour sur l'angle sud-est. Hormis la tour de plan circulaire qui présente un étage auquel on accède par un escalier de pierre extérieur, l'édifice est en rez-de-chaussée couvert de tuiles plates sur toit à long-pans.

La façade occidentale présente en son centre deux baies : une porte à arc en anse de panier (à clef et sommiers saillants) et une fenêtre quadrangulaire soulignées d'encadrements en pierre de taille de calcaire. De part et d'autre, des paires de fenêtres aux piédroits de briques sont des percements ultérieurs ou à encadrements de bois refaits. Au dessus d'une corniche à rangs de briques, quatre lucarnes à la capucine éclairent les combles ; les encadrements de leurs fenêtres sont en bois.

A l'est, plusieurs baies des deux ailes perpendiculaires ont été modifiées aux 19e et 20e siècles. Il subsiste toutefois sur le pignon de l'aile au nord une baie de fenêtre antérieure, à encadrement de pierre de taille de calcaire, à linteau et appui monolithes, soulignée d'une mouluration en cavet. L'aile méridionale est couverte d'un toit en croupe, l'autre d'un toit en bâtière tous deux recouverts de tuiles plates.

A l'intérieur de l'édifice a été conservée une cheminée murale engagée, à hotte, en pierres de taille dont le manteau est constitué d'un linteau appareillé à crossettes sur piédroits en colonnes.

Plus à au sud-est est situé un puits dont le mur de margelle est constitué de plaques sculptées de motifs néo-romans.

  • Murs
    • calcaire grand appareil
    • calcaire moyen appareil
    • brique
    • bois
  • Toits
    tuile plate
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Bibliographie

  • LE BRUN, Eugène, Une petite ville bourbonnaise, le Veurdre : ses seigneurs, ses châteaux et leurs possesseurs. Paris : Champion ; Moulins : Louis Grégoire,1913. (Reprint : Paris : Le livre d'histoire-Lorisse, 2006)

    p. 198-206
  • GERMain, René, dir. Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais. Romagnat : Gérard Tisserand, 2004.

    p. 136-137
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2025
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel