Le château de Beauregard est situé en bordure de la rivière Allier (à 150 mètres), au nord ouest des forges de Beauregard aujourd'hui disparues et au nord du domaine. Sur le site, le réseau hydrologique est dense ; il comprend outre la rivière, un grand étang en bordure des anciennes forges et d'une tuilerie, relié à un petit étang proche du domaine ainsi que le ruisseau dit "Rio de la Burge".
- inventaire topographique, Inventaire du Val-d'Allier (nord)
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Durin-Tercelin MaryseDurin-Tercelin MaryseCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
- © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Val d'Allier (nord)
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Commune
Le Veurdre
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Lieu-dit
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Cadastre
2018
D1
198 ; 199
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1831
D1
71 ; 72 ; 73
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Dénominationschâteau
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Appellationschâteau de Beauregard
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Parties constituantes non étudiéescommuns, grange, étable, fenil, remise, cuvage, four à pain, logement
Le château de Beauregard a remplacé un ancien château éponyme situé, d'après Eugène Le Brun à l'emplacement des forges et en partie détruit en 1760. Cependant le Plan géométrique... de 1701 indiquerait plutôt un emplacement vers le domaine de Beauregard d'un édifice fossoyé ; l'emplacement des forges est alors occupé par un moulin.
D'après Eugène Le Brun (Le Brun, 1913, p. 228), la terre de Beauregard est mentionnée dans un acte de 1340 comme appartenant à Jean de Troussebois, chevalier, seigneur de Chanteloup. En 1406, probablement par alliance, la maison-forte est passée des Troussebois à la famille Murat car Jean de Murat rend hommage pour son "hostel" de Beauregard. De nouveau par alliance à la fin du 16e siècle et au début du 17e siècle, Beauregard est passé à la famille d'Aubrun possesseurs aussi des terres et château de la Beaume. Le 27 mai 1777 lors du partage des biens de Gilbert Alarose, écuyer, Beauregard échoit à Philibert Alarose de la Tour qui la vend à son frère Claude Alarose de la Charnée le 5 janvier 1789. Philibert-François Alarose de la Tour est le bâtisseur de l'actuel château édifié en 1778 (d'après les archives de la Beaume détenues par Eugène Le Brun), avec des matériaux provenant pour partie de la démolition du fourneau à fonte de la forge. Le château et deux des trois granges qui forment ses dépendances sont contemporains, la troisième au sud-ouest est de construction postérieure. Le 16 juin 1803 Marie Alarose de la Charnée épouse Charles le Gros mentionné comme propriétaire notamment de la tuilerie, des forges, du château et ses dépendances sur le Tableau des propriétés bâties…. de 1832.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 18e siècle
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Dates
- 1778, daté par travaux historiques
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Auteur(s)
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Personnalité :
Alarose de la Tour Philibert-FrançoisAlarose de la Tour Philibert-FrançoisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Personnalité :
Le château et trois granges s'organisent selon un plan masse à cour fermée à laquelle on accède par deux portails constitués de paires de colonnes de pierres appareillées surmontées de vases.
Le château :
De plan quadrangulaire à un étage carré, il est surmonté d'un étage de combles à croupes peu élevé couvert d'ardoises. Au nord-ouest la façade est percée d'une porte centrale et de quatre fenêtres en rez-de-chaussée, de cinq fenêtres à l'étage et de deux lucarnes en capucine éclairant les combles. La façade nord-est est quant à elle percée de deux portes et quatre fenêtres en rez-de-chaussée, six fenêtres à l'étage et trois lucarnes au niveau des combles. A l'intérieur des lambris de revêtement et des cheminées forment un décor néo-classique quand la rampe de fer forgé de l'escalier a conservé les tracés en volutes de la période précédente. L'étage de comble, à charpente apparente, est carrelé de tomettes de terre cuite.
Les dépendances :
Elles sont constituées par trois bâtiments sur le pourtour de la cour (grange-étable au nord-ouest ; grange-remise au sud-est ; grange viticole au sud-ouest) et par un édicule à usage de lieu d'aisance au nord-est, couvert d'un toit en pavillon.
Les granges sont des bâtiments en rez-de-chaussée couverts de toits à longs pans terminés en croupe recouverts de tuiles plates. Le gros-oeuvre est à moellons enduits (présence de scories provenant des forges dans le bâtiment nord-est) et pierres de taille calcaire en encadrement de baies et chainages d'angle. Des corniches de trois rangs de briques, comportant des angles de pierres calcaires de même profil, soulignent les toitures.
La grange-étable est percée d'une large porte charretière centrale en arc cintré, de deux portes latérales dont l'une, au nord-est est flanquées de deux fenêtres horizontales. La partie centrale sans comble est réservée au fenil comme les combles des parties latérales à usage d'écuries. Au sud-ouest, les "fourrières", de grands panneaux de bois ménageant le passage des têtes des bovins grâce à de grands percements ovales leur permettant d'accéder au fourrage, subsistaient encore en 1993.
La grange-remise, de plan quadrangulaire, possède un four à pain sur son pignon nord-est. En son centre elle est percée, comme la grange étable, d'une porte charretière centrale, cintrée, et de deux portes piétonnes, celle du nord-est garde des traces d'une imposte et se trouve flanqué d'une fenêtre. Cette porte et cette fenêtre éclairent une pièce pavée de tommettes de terre cuite à cheminée dans laquelle s'ouvre le four à pain. Une seconde pièce communique avec la première, à l'arrière. Ces aménagements laissent à penser que cet espace servait d'habitation au commis de ferme. Un escalier construit dans la remise à l'arrière de la porte charretière donne accès aux combles courant sur toute la longueur du bâtiment à usage de grenier.
La grange-viticole, semi enterrée au sud-est, de plan quadrangulaire est percée d'une porte centrale à linteau droit surmonté d'un arc de décharge, de trois portes piétonnes et d'une fenêtre. Deux pièces dont l'une garde des traces de chassis de pressoir et l'autre un pressoir et une cuve. Au sud-est sur toute la longueur du bâtiment se trouve une cave voutée en plein cintre, semi enterrée.
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Murs
- calcaire moellon
- calcaire pierre de taille
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Toitstuile plate
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Plansplan carré régulier
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Étagesen rez-de-chaussée
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Couvrements
- charpente en bois apparente
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
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Escaliers
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsinscrit MH, 1991/10/07
- © Archives départementales de l'Allier
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Documents d'archives
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AD Allier : 3P 1036
AD Allier. 3P1036. Le Veurdre : tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus (section A à D).1832.
Bibliographie
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LE BRUN, Eugène, Une petite ville bourbonnaise, le Veurdre : ses seigneurs, ses châteaux et leurs possesseurs. Paris : Champion ; Moulins : Louis Grégoire,1913. (Reprint : Paris : Le livre d'histoire-Lorisse, 2006)
p.226-230 -
Ministère de la culture et de la francophonie. Services régionaux de l'archéologie Auvergne et Bourgogne. Barrage écrêteur du Veurdre : étude de diagnostic archéologique : prospections et études de bati, mars 1993 / services régionaux de l'archéologie Auvergne et Bourgogne, établissement public d'aménagement de la Loire et de ses affluents ; Ulysse Cabezuello, Denis Liégard, Jean-Olivier Delaye.
p. 65-80
Fait édifier le château de Beauregard (Le Veurdre-03), en 1778.