Dossier d’œuvre architecture IA03000670 | Réalisé par
  • inventaire topographique, Inventaire du Val-d'Allier (nord)
Ferme dite locaterie de Jolivet puis domaine Jolivet actuellement maison d'habitation.
Œuvre étudiée
Copyright
  • © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Val d'Allier (nord)
  • Commune Le Veurdre
  • Lieu-dit
  • Cadastre 2018 A1 519 ; 580  ; 1831 A1 196 ; 197

D'après Eugène le Brun (Le Brun, 1913 p. 241-242), en 1701 la locaterie de Jolivet appartient à Antoine Jolivet marchand à Lurcy-Lévis puis, à sa mort, à sa fille Marguerite, qui épouse Hugues Subert. En 1777 Jolivet appartient à Madeleine Subert. En 1787, François Raffier, fermier au Pavillon acquiert le domaine [sic. Le Brun]. La locaterie est devenue un domaine à une date indéterminée mais se trouve occupée en partie au moins, d'après les registres d'état civil, en 1797 par François Avignon, vigneron (probablement depuis peu car en 1795 il est encore "laboureur" au Pavillon). Entre 1799 et 1803, Joseph Martinet s'y trouve domicilié, qualifié tour à tour de "vigneron" et "locataire à Jolivet". Le domaine passe de main en main ; en 1827 il devient la propriété de Jean-Baptiste de Froment au même titre que la propriété du Pavillon.

En 1831 et 1832, le plan cadastral dit napoléonien de même que l'état des propriétés... montrent une maison rattachée à deux parcelles différentes 196 et 197 dont l'une contient également un bâtiment. La parcelle 196 contenant "une maison, bâtiment et cour" comme la parcelle 197 constituée d'une seule maison, appartiennent à Jean-Baptiste de Froment. A ces dates la grange à auvent située actuellement en vis-à-vis de la maison n'existe pas et la maison actuelle, au même emplacement possédait deux excroissances (des appentis?),détruites à une période indéterminée, dont seule la trace subsiste dans le tracé de la parcelle actuelle.

Vers 1896, des travaux de construction d'une nouvelle porcherie et d'une grange sont confiés par Joseph Faulquier à l'architecte Gustave Baër (père) probablement de façon concomitante avec ceux du Pavillon IA03000669.

Le plan cadastral de 2018 présente des bâtiments construits en trois temps : une maison à l'est antérieure à 1831, une grange en vis-à vis postérieure à cette date ainsi qu'une porcherie à l'est et une nouvelle grange au sud datant des années 1890-1900.

  • Période(s)
    • Principale : limite 18e siècle 19e siècle , (incertitude)
    • Secondaire : milieu 19e siècle
    • Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle
  • Auteur(s)

L'édifice comprend des bâtiments dissociés bâtis en U au sein d'une cour fermée.

La maison a conservé le même emplacement que sur le cadastre napoléonien. Précédemment constituée de deux logis juxtaposés elle constitue actuellement une seule unité d'habitation comportant à l'ouest deux portes d'entrées (une troisième a été transformée en fenêtre) à degrés d'accès. Cinq fenêtres en façade éclairent cette habitation en rez-de-chaussée surmonté d'un toit à longs-pans couvert de tuiles plates. Une corniche de briques souligne la toiture. L'encadrement des baies est en pierre calcaire. Le pignon nord est flanqué d'un appentis éclairé d'une fenêtre à l'intérieur duquel se trouvait un four à pain aujourd'hui détruit. Le fournil est pavé de tomettes de terre cuite.

Un soupirail en façade aère la cave qui court sous une partie de logis, à laquelle on accède par un escalier de pierre à l'est. Un arc en plein cintre surmonte sa porte d'entrée ; la descente de cave était autrefois recouverte d'une toiture. Quatre fenêtres et trois portes éclairent la façade est dont une fenêtre et une porte ayant conservé leur encadrement de pierre de taille de calcaire. Les autres encadrements ont été remaniés. Quatre lucarnes à la capucine, à encadrement de bois et linteaux curvilignes, éclairent les combles à ancien usage de grenier. Aucune corniche de brique n'apparait à l'est au sommet du mur gouttereau.

En vis à vis de la maison d'habitation la grange-étale, entre une porte simple et une porte double d'accès aux étables, d'un auvent recouvrant le "battan de la grange". Les encadrements des portes, chainages d'angles et piédroits de l'auvent sont en pierre de taille calcaire. une corniche de briques court en bordure de la toiture à longs pans de la grange et de celle en pavillon de l'auvent. Les angles de la corniches sont à pierre calcaire taillées de même profil. A l'intérieur du battan subsistent au sud les fenêtres à volets de bois permettant le distribution du fourrage dans l'étable contiguë. Ces fenêtres comme la porte sud et les trois portes au nord sont à encadrement de bois. Au dessus des étables on accède au fenil par une échelle de bois.

La porcherie est un bâtiment en rez-de-chaussée recouvert d'un toit à longs pans recouvert de tuiles plates. La façade est percée de quatre portes donnant accès à la porcherie pour trois d'entre elles et à une partie "cuisine" pour les porcs pour la dernière. Des petites baies d'aération oblongues sont percées à l'ouest, la porte centrale d'accès à la cuisine a été obturée de ce coté. Un petit espace de stockage est aménagé sous les combles auxquels on accède par une porte haute au pignon sud.

Contemporaine de la porcherie, la seconde grange-étable édifiée au sud présente en façade un étage carré sur rez-de-chaussée, surmonté d'un toit à longs pans. La façade est percée trois portes doubles, trois fenêtres en rez-de-chaussée et de deux portes hautes ainsi que quatre ouvertures d'aérations. Le rez-de-chaussée est entièrement aménagé en étables ; à l'arrière au sud un appentis moins large est occupé par l'étable des veaux. Le couloir de distribution de l'alimentation est parallèle aux murs gouttereaux ; il permet de distribuer l'alimentation dans des mangeoires. A l'est seulement, l'étage carré, factice, est occupé par l'entièreté des combles du fenil, la charpente s'en trouve modifiée.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    tuile plate
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Bibliographie

  • LE BRUN, Eugène, Une petite ville bourbonnaise, le Veurdre : ses seigneurs, ses châteaux et leurs possesseurs. Paris : Champion ; Moulins : Louis Grégoire,1913. (Reprint : Paris : Le livre d'histoire-Lorisse, 2006)

    p. 241-242

Documents figurés

  • AD03 : 16J : 58 : Fonds Baër Gustave père et fils : Propriété de Monsieur Foulquier au Pavillon : construction d'une porcherie au domaine de Jolivette [sic] : élévation, coupe longitudinale ; plan, coupe transversale. s.n., s. d. [v. 1896?]

    AD Allier : 16J 58
  • AD03 : 16J : 58 : Fonds Baër Gustave père et fils : Détail de la pierre de taille In : [Propriété de Monsieur Foulquier au Pavillon : construction d'une porcherie au domaine de Jolivette [sic] ] . s.n., s. d. [v. 1896?]

    AD Allier : 16J 58
  • AD03 : 16J : 58 : Fonds Baër Gustave père et fils : Projet de construction d'une grange à la Jolivet, propriété de Mr Faulquier : façade, pignon plan et coupes, détail de la façade principale. s.n., s. d. [v. 1896?]

    AD Allier : 16J 58
  • AD03 : 16J : 58 : Fonds Baër Gustave père et fils : Projet de construction d'une grange à la Jolivet, propriété de Mr Faulquier : façade, pignon plan et coupes. s.n., s. d. [v. 1896?]

    AD Allier : 16J 58
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2025
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel